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La France n'a pas besoin d'immigration et autres enseignements sur l’emploi que révèle l’étude de notre démographie à horizon 2030

Selon une étude rendue au mois de juillet 2014 par le cabinet international de conseil en stratégie BCG, la France pourrait se trouver en pénurie de main-d’œuvre d'ici 2030. Une évolution que les démographes Gérard-François Dumont et Michèle Tribalat, interrogés par Atlantico, contestent formellement.

Autosuffisance démographique

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Une autre donnée des projections démographiques de la France à l’horizon 2030 à prendre en compte est celle des différences de composition par âge et de vieillissement selon les territoires (6). Entre Paris et certains départements ruraux, la disparité en termes de vieillissement pose, pour satisfaire de façon équitable les besoins des populations, des problèmes de péréquation difficile à mettre en œuvre.

Il est donc nécessaire d’anticiper une révision de nos systèmes de formation et de nos systèmes de protection sociale en fonction de l’évolution du vieillissement de nos populations.

Parmi les mesures envisageables, je réitère ma proposition de transformer les actuels lycées de formation professionnelle en lycées de formation professionnelle initiale et continue selon un statut inspiré d’une logique de partenariat entre l’éducation nationale, les employeurs et les territoires. Il s’agirait de lycées dans lesquels on verrait se former des jeunes de 18 ans, mais aussi des personnes de 40 ans qui, du fait de la rapidité de l’évolution des technologies, doivent en permanence "se recycler". Or, la synergie entre un jeune qui se trouve en formation initiale et un adulte qui se trouve en formation continue est extrêmement favorable.

Le vieillissement de la population impliquant le développement de tout un ensemble de services, la France s’y prépare-t-elle comme il se doit ?

Gérard-François Dumont : La demande économique des consommateurs est le résultat de la combinaison des effets de génération, c’est-à-dire du comportement du consommateur lié à son année de naissance, donc la période historique où se déroule son existence, et des effets d’âge, qui impliquent des besoins différents selon que l’on a 25 ou 75 ans. L’économie doit s’adapter mieux à ce vieillissement de la population. Par exemple, la SNCF a une population de clients qui vieillit, ce qui implique que de plus en plus sont ou seront presbytes : elle devrait donc davantage adapter les billets de train et la signalétique dans les trains ou les gares. Le ministère des finances, quant à lui, devrait tenir compte dans ses envois de déclarations d’impôt – papier ou courriel – qu’il existe de plus en plus de personnes âgées qui ont besoin d’avoir une lecture plus aisée de documents pour lesquels ce ministère utilise aujourd’hui des corps fort petits.

Propos recueillis par Gilles Boutin

 

L'analyse détaillée de l'étude du Boston Consulting Group, par Michèle Tribalat :

Le Boston Consulting Group (BCG) a publié en juillet dernier un exercice de projection sur 25 pays, dont la France, pour examiner quels pourraient être les surplus ou déficits de main-d’œuvre d’ici 2030. La France pourrait ainsi, d’après lui, subir un léger déficit dès 2030.

Il convient d’examiner les hypothèses du BCG avant d’en tirer des conclusions hâtives et définitives. Le BCG a estimé la taille de la population active effectivement en emplois qu’il faudrait à ces 25 pays en 2030 si chacun d’entre eux voulait conserver la croissance du PIB connue au cours des dix (2003-2012) ou vingt (1993-2012) dernières années, avec une augmentation de la productivité à un rythme identique à celui de ces dix ou vingt dernières années.

Il a confronté cette estimation à l’offre d’emploi tirée des projections démographiques des Nations Unies, sous l’hypothèse d’un maintien des taux d’activité actuels. Les hypothèses démographiques des Nations unies reposent sur les données fournies par les pays. Pour la France, la migration projetée est sans doute plutôt faible car fondée sur les estimations effectuées par l’Insee du solde migratoire qui tourne, ces dernières années, autour de 40 000 par an et ne dit rien, rappelons-le, de l’immigration étrangère. En effet, ce solde fait la moyenne entre un solde négatif pour les natifs (beaucoup plus de sorties que d’entrées) et un solde positif pour les immigrés (beaucoup plus d’entrées que de sorties). Nous perdons des jeunes actifs et gagnons des immigrés à l’employabilité probablement plus faible.

Les hypothèses du BCG sont très conservatrices. Il projette, par exemple, une croissance de 1,8 % sur dix ans ou de 2,6 % sur 20 ans aux Etats-Unis, contre respectivement 1 % et 1,5 % en France. Ainsi, la crise économique connue récemment par l’Espagne est si sévère (sans toutefois lester trop fortement sa performance moyenne au cours des vingt dernières années) qu’elle la positionne en début de période avec gros sous-emploi. En dépit d’une fécondité très basse, elle ne connaîtrait donc pas de pénurie de main-d’œuvre en 2030, pour arriver à une croissance de 2,2 % sur 20 ans. Par contre, avec une croissance à 10 % au cours des vingt dernières années, la Chine pourrait être à court de main-d’œuvre, dès avant 2030,si elle cherche à maintenir le même rythme de croissance.

Les conclusions auxquelles parvient le BCG font donc l’hypothèse que les conditions du marché du travail ne changeront pas pour s’adapter aux évolutions démographiques. Pour échapper à ses propres prévisions, il propose d’agir sur différents leviers : âge de départ à la retraite, employabilité, taux d’activité des femmes, accroissement du temps de travail, productivité et politique migratoire.

Par ailleurs, contrairement à ce que postule le BCG, ce qui compte ce n’est pas tant la croissance du PIB en tant que telle que sa croissance par habitant. Des pays développés à la démographie déclinante ne peuvent espérer connaître un taux de croissance équivalent à ceux qui ont une démographie encore très dynamique. Cette démographie déclinante aura des effets importants sur la charge des personnes qui ne travaillent pas en raison du vieillissement. Il faut donc veiller à ce que cette charge ne s’accroisse pas  excessivement.

La France, pour l’instant au moins, connaît une démographie beaucoup plus dynamique que beaucoup de ses voisins, et notamment l’Allemagne dont la fécondité est très basse depuis 40 ans. Malgré une supériorité numérique globale de près de 17 millions, le nombre des moins de 20 ans y est aujourd’hui inférieur de 1,3 million à celui de la France. Les perspectives de vieillissement ne sont pas aussi terribles en France qu’en Allemagne. Cette dernière aura recours à l’immigration étrangère et à une intensification de la participation au marché du travail pour ne pas être écrasée par la charge du vieillissement. Avec ou sans migration, sa population d’âge actif, au sens actuel (15-64 ans), va diminuer considérablement, sauf à imaginer une immigration étrangère beaucoup plus massive. La version moyenne des projections de population d’Eurostat (l’institut de statistique de la Commission européenne) anticipe une diminution de 33 % à 44 % avec ou sans migration entre 2010 et 2060. Il en va tout autrement pour la France qui verrait sa population d’âge actif diminuer de seulement 8 % d’ici 2060 sans migration et légèrement augmenter avec migration.

En France, l’immigration n’a été et ne sera d’aucun secours si rien n’est fait pour améliorer les taux d’emploi de l’ensemble de la population. Il ne suffit pas, en effet, de maintenir une croissance démographique suffisante de la population en âge de travailler pour escompter maintenir ou améliorer les performances françaises. Je viens d’estimer l’apport démographique de l’immigration étrangère depuis 1960 jusqu’en 2011. En l’absence d’immigration étrangère depuis 1960, il manquerait 9,7 millions d’habitants en 2011. Si cet apport a un peu rajeuni la pyramide des âges, la prise en compte des taux d’emploi effectifs en 2011 modère grandement ce résultat. L’apport démographique de près de 10 millions de personnes en à peine plus de cinquante ans n’a pas amélioré le rapport de soutien réel en 2011, c’est-à-dire le nombre de personnes qui travaillent rapporté à celui des personnes qui ne travaillent pas, quelle qu’en soit la raison. Les taux d’emploi des personnes apportées par l’immigration étrangère sont trop bas pour contribuer à alléger la charge des personnes sans emploi. Il en va de même lorsqu’on examine les projections d’Eurostat 2010-2060 ou les projections françaises 2007-2060. Si l’on veut que le rapport de soutien réel ne se dégrade pas trop, il y a plus à attendre d’une amélioration de l’employabilité pour parvenir à des taux d’emploi rivalisant avec ceux du Nord de l’Europe que de l’immigration étrangère. C’est seulement à cette condition que l’immigration étrangère pourrait donner un léger coup de pouce. Aller répétant que l’immigration étrangère est la solution à nos problèmes c’est choisir, dans la palette de solutions proposées par le BCG,celle qui paraît la plus facile à court terme mais est au fond peu efficace et problématique à plus long terme. En effet toute solution aux problèmes de structure de la pyramide des âges par immigration suppose, à plus long terme, la perpétuation de cette immigration, car les populations apportées par l’immigration étrangère vieillissent elles-aussi. À très long terme, la planète ne suffirait pas à traiter les problèmes de vieillissement qui vont finir par toucher tous les pays.

 

(1) Cf. Dumont, Gérard-François, Verluise, Pierre,Géopolitique de l’Europe, Paris, Armand Colin/Sedes, 2014.

(2) Dumont, Gérard-François, "La fécondité en Europe : quelle influence de la politique familiale ?", Population & Avenir, n° 716, janvier-février 2014.

(3) Zouari, Ilyes, "France - Royaume-Uni : un match démographique très disputé", Population & Avenir, n° 717, mars-avril 2014.

(4) Kante, Seydou, Géopolitique de l’émigration sénégalaise en France et aux Etats-Unis, Paris, L’Harmattan, 2014.

(5) Dumont, Gérard-François et alii, Les territoires face au vieillissement en France et en Europe, Paris, Ellipses.

(6) Dumont, Gérard-François (direction), Populations et territoires de France en 2030, le scénario d’un futur choisi, Paris, L’Harmattan.

 

Pour lire le Hors-Série Atlantico, c'est ici : "France, encéphalogramme plat : Chronique d'une débâcle économique et politique"

 
Commentaires

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  • Par essentimo - 01/09/2014 - 06:47 - Signaler un abus immigration

    et que fait-on des 5 000 000 de chômeurs actuels auxquels viendront s'ajouter les 5 000 000 supplémentaires d'ici 2030 (au rythme d'aujourd'hui) ?

  • Par winnie - 01/09/2014 - 07:48 - Signaler un abus Les immigrés,

    principalement musulmans ,ne feront pas certains métiers où il y a pénurie tels que la restauration, les abattoirs , l'élevage , l' agriculture sauf ce qui est hallal de plus @essentimo le rappel il y a

  • Par tubixray - 01/09/2014 - 10:39 - Signaler un abus Mise en bouche

    C'est la rentrée alors allons y franchement: La lecture de "faible appétence de nos nationaux pour un certain nombre de métiers." pourtant bien connue me donne le vertige. Un vrai cauchemard, 3 ou plutôt 5 millions de chomeurs tous dans l'attente d'un métier de haut niveau à rémunération + de 50 k€ / an et tout ça avec un niveau BEPC ????? Formation des demandeurs d'emploi + durcissement des conditions des alloc ou de l'aide sociale devrait redonner à plus d'un le gout du travail ....

  • Par sandhom - 01/09/2014 - 11:55 - Signaler un abus Excellent et intéressant.

    Excellent et intéressant.

  • Par yeneralobregone - 01/09/2014 - 11:56 - Signaler un abus d'ici 2030

    le système français d'état providence poussé à l'extrème aura été liquidé par la concurrence international, montbourisme ou pas, et tant mieux, et les cartes du travail vont ainsi etre totalement rebattues ...

  • Par vangog - 01/09/2014 - 12:20 - Signaler un abus et, depuis quarante ans, la France aurait eu besoin

    d'immigration choisie...trop tard pour réparer les erreurs de l'UMPS!

  • Par daerlnaxe - 01/09/2014 - 12:33 - Signaler un abus A mon sens plusieurs erreurs mais pas méchantes

    D'abord oui l'immigration pèse, on a récemment admis du bout des lèvres qu'elle coutait 30 milliards sur une chaine publique quand Gourevitch en 2012 tablait à 80 Milliards, mais lui prend beaucoup de facteur s en compte que les autres ne prennent pas. 1) niveau formation, il faut arreter de suite les diplomes au profit d'UVs, permettant plus de polyvalence, j'aurais pu supprimer un uv de Synthèse/Francais au profit d'un uv d'informatique.. j'avais 18/20 en BTS en Francais. Meme note en anglais technique, ca ne m'apportait rien. 2) Permettre une embauche aux compétences, pas aux diplomes et faciliter les reconversions. Actuellement faut avoir un poste pour passer une équivalence.. stupide. Je suis un pur geek, limite nerd, je monte et dépanne un pc comme je prends mes céréales le matin. Je programme etc... mais je suis electrotechnicien... pire 2 boites ,sur les 100 où j'ai candidaté, qui ont accepté l'entretien pour un bts en alternance m'ont expliqué que j'allais m'ennuyer. Donc refus... Enfin les jobs ouverts sous Sarkozy ont vu aussi de l'abus, on ouvrait le job de dessinateur electrotechnique alors que la filière est bouchée.. d'ou le fait que je sois surtout sur chantiers

  • Par daerlnaxe - 01/09/2014 - 12:39 - Signaler un abus J'ajoute..

    En ce qui concerne les jobs dans la restauration, comme tout job peut reluisant, il faut aussi que le patronat sache un peu le rendre attractif. Et surtout, c'est à l'état de l'ouvrir plus aux... étudiants, et peu qualifiés. On pourrait croire que serveur pourrait se faire comme un job un peu bidon, pour faire ses études, arrondir ses fins de mois. Mais on a professionnalisé comme on professionnalise tout... Comme si tous les serveurs allaient finir dans un 5 étoiles. Qui ne sait pas etre courtois, prendre une commande, porter un plateau ...? Je vois sur les annonces, expérience éxigée.. jusqu'a 5 ans sur Marseille , pour des établissements tout juste populaires. Quand on est boursier on ne peut pas non plus travailler à coté sans perdre sa bourse. Et un tas d'autres mécanismes stupides. Sur ls chantiers, cadence, salaire de misère pour des gens qu'on ne prendra qu'en intérim. Et les plus imbéciles sont contents car cela fait plus dans la gamelle de toucher la prime de précarité et les congés payés... mais le taux horaire est minable. Pour un job pénible, ou la sécurité est rarement de mise si l'on sort de gros chantiers.. et encore..et on ne fait rien pour soulager l'ouvrier.

  • Par daerlnaxe - 01/09/2014 - 12:44 - Signaler un abus Le Batiment...

    En ayant fait plaisir au groupe Bouygues avec le regroupement familial, l'immigration de masse, il n'y a plus de syndicat du batiment. On y fait ce qu'on veut, les employés sont interchangeables à volonté la queue est longue... donc oui le btp ne veut pas perdre ce pouvoir et s'oppose à la régulation de l'immigration. On demande même maintenant de l'expérience pour manoeuvre.... donc gacher du béton, amener une brouette et porter un seau à un macon requiert une expérience... je l'ai fait pour me payer mes études l'été, en 3 jours on est opérationnel.. par contre c'est extrêmement physique, le manoeuvre fait tout ce que le macon ne veut pas faire. Ailleurs étrangement cette pénurie ne manque pas. Au JApon au lieu de miser sur le physique des gens et les épuiser on achète des machines. Or chez nous sorti des grosses machines on ne trouve rien., quand elles sont là. A Nans-les-pins j'ai gaché le premier étage d'une maison, sans camion toupie, en amenant les brouettes sur une planche... a 3m de hauteur... bien mince la planche avec les ferraillages en dessous si je me manquais... donc un risque d'empalement; on ne devait pas abattre les pins pour le client... au smic. Tenez compte !

  • Par Jean Bart - 01/09/2014 - 13:16 - Signaler un abus Mauvais calcul

    Ceux qui sont chez nous se reproduisent à une cadence infernale. Ils sont environ 6 millions, voir plus, donc à peu près 3 millions de femmes. Si chacune fait 5 enfants sur 8 ans ça fait 16 millions d'enfants. Calcul simpliste mais assez réaliste. Sur 20 ans ça représente 40 millions de jeunes. Et nous ? Nous serons foutus ou exilés.

  • Par assougoudrel - 01/09/2014 - 14:26 - Signaler un abus C'est exactement ce que

    je dis dans mon commentaire. L'oisillon qui fait tomber l'autre du nid pour avoir tous les vers. Seulement cet oisillon n'avait rien à faire dans ce nid. Quel est le nom de l'oiseau qui pond dans un nid qui ne lui appartient pas. Ce n'est pas le coucou?

  • Par sheldon - 01/09/2014 - 15:04 - Signaler un abus La forte immigration se base sur l'assimilation à la française !

    On a cru bêtement que l'on continuerait à "assimiler" les étrangers. Puis sous couvert d'aide à l'intégration (qui n'est pas l'assimilation) on a grandement ouvert les vannes des mesures communautaristes. Déjà chez Renault dans les années 70 (comme par hasard alors régie d'état !) on a arrêté les chaines pour la prière avec cartons étendus comme tapis de prière. On se rend donc compte que l'on n'a pas besoin d'immigration d'un point de vue numérique, mais en plus on a engendré des communautés aux valeurs culturelles très fortes qui nous imposeront, d'autant plus qu'elles seront en grand nombre, leur mode de culture et de vie. (Hier encore j'ai été très étonné de voir 2 jeunes femmes très bien habillé, avec coiffure religieuse, et un bébé, dans le bus, parlant un français parfait sans accent au chauffeur, mais ne parlant avec le bébé que dans leur langue maternelle : on ne peut pas parler d'assimilation, et peut être même pas d'intégration à la culture française)

  • Par zouk - 01/09/2014 - 15:59 - Signaler un abus Démographie et attractivité de la France

    A force d'accumuler les "protections des salariés", négociées avec -à la vérité exigées par les syndicats- en plus de l'accumulation d'impôts et contraintes de toute nature au développement, nos jeunes diplômés émigrent et nous ne pouvons attirer les jeunes diplômés africains de culture et formation françaises: ils choisissent l'Amérique du Nord, et on les comprend!

  • Par zouk - 01/09/2014 - 16:03 - Signaler un abus Démographie et attractivité de la France

    Si nous manquons à attirer les jeunes Africains diplômés, nos "avantages sociaux" attirent les très nombreuses cohortes de gens sans formation, qu'ils nous faut accueillir, loger, former si possible, et en tous cas faire vivre. Je vous laisse le soin de faire le bilan.

  • Par DES VESSIES POUR DES LANTERNES - 01/09/2014 - 18:16 - Signaler un abus Oui mais ......?

    Y a t' il suffisamment d'emploi en France ? après les génocides d'emploi dans l'agriculture ,dans l'industrie (automobile ,électronique chantier naval textile ,acier ,aluminium ,bientôt ciment etc.....) Venir dire il y a du taf dans les chr (cf leurs promesses d'emploi) ,dans le bâtiment ou l'agriculture est quand même réducteur pour notre glorieuse EN Nos élites ont-elles bien fait le job ?

  • Par assougoudrel - 01/09/2014 - 19:34 - Signaler un abus @ DES VESSIES POUR DES LANTERNES

    C'est vrai. Le mal est fait. Plus d'industrie. On vient de donner de l'argent pour la rentrée scolaire, qui a servi à acheter des écrans plats fabriqués en Corée. De plus, les "cerveaux" s'en vont ailleurs et surtout les retraîtés qui vendent tout pour remplir les caisses d'autres pays, fuyant l'enfer fiscal qu'est la France. Le bâteau France donne de la gîte. Si on ne le redresse pas, on ira rejoindre le Titanic. Si les roumains viennent en France, quand on sera au fond du trou, ce seront des français qui risquent de faire l'inverse. Seulement, les dirigeants des autres pays ne sont pas aussi crétins que les notres. Mais je préfère des enfants issus de l'immigration européenne que ceux du continent africain et autres pays musulmans.

  • Par Anguerrand - 01/09/2014 - 20:46 - Signaler un abus De toute façon il ne nous demanderons pas notre avis

    Les sans papiers immigrés ne nous demandent pas notre avis, ils achètent sur internet des dossiers pour devenir français avec de vrais papiers, après on se targue de l'augmentation de population qui serait une " richesse" comme on peut le constater chaque jour un peu plus.

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Gérard-François Dumont

Gérard-François Dumont est géographe, économiste et démographe, professeur à l'université à Paris 4-Sorbonne, président de la revue Population & Avenir, auteur notamment de Populations et Territoires de France en 2030 (L’Harmattan), et de Géopolitique de l’Europe (Armand Colin).

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Michèle Tribalat

Michèle Tribalat est démographe, spécialisée dans le domaine de l'immigration. Elle a notamment écrit Assimilation : la fin du modèle français aux éditions du Toucan (2013). Son dernier ouvrage Statistiques ethniques, une querelle bien française vient d'être publié (éditions de l'Artilleur).

Elle s'intéresse aussi à l'islam.

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