Le ver est dans la pomme
La France a beau célébrer
Steve Jobs, elle continue
de mépriser les entrepreneurs
Le Président du Parti libéral démocrate Aurélien Véron pointe l'incohérence de la France qui célèbre Steve Jobs et entretient dans le même temps "le culte du principe de précaution, de l’aversion au risque et du rejet de l’entreprise".

"Steve Jobs ne rentre pas dans nos schémas nationaux. C'est un élève médiocre au regard des standards de la méritocratie française." Crédit Reuters
La disparition de Steve Jobs a donné lieu à une vague d’hommages sans précédent. Même la France n’a pu échapper à ce moment d’idolâtrie mondiale pour un patron. La veille pourtant, les six candidats à la primaire du PS n’avaient presque pas parlé de l’entreprise. Le sujet semble absent de leur campagne. La droite ne semble pas davantage concernée par le secteur privé et les entrepreneurs. Devant le mutisme de notre classe politique qui préfère consacrer ses discours à l’État et aux taxes nouvelles, cet emballement populaire pour une grande figure du capitalisme globalisé peut surprendre. Les Français seraient-ils moins anticapitalistes qu’on veut nous faire croire ?
Steve Jobs ne rentre pas dans nos schémas nationaux. C'est un élève médiocre au regard des standards de la méritocratie française. Il sèche ses cours de fac pour suivre des cours en auditeur libre, assister à des cours de calligraphie…et fonder une petite entreprise dans le garage de ses parents. Nous sommes loin du pantouflard issu sorti de l’ENA ou du jeune sorti de la très élitiste école ESCP ou HEC. En fait, Steve Jobs est un pur entrepreneur. Très vite, son génie en action contribue au déclenchement de la révolution informatique et Internet. Il fabrique le premier micro-ordinateur du marché en 1976 a prix de 666.66 $. Il lance le premier micro-ordinateur compact, le Macintosh, puis le premier mulot, etc. Il participe à tous les sauts technologiques jusqu’au smartphone en 2007, et la tablette en 2010.
La dimension marketing de ses créations est incontestable. Mais elle vient enrober des innovations sans lesquelles Google, Facebook et d’autres applications du net n’existeraient pas aujourd’hui. Steve Jobs illustre bien à quel point le capitalisme, loin de se limiter à des principes économiques abstraits, est un moteur de changement du monde. Depuis 50 ans, aucun homme politique n’aura eu autant d’influence sur notre quotidien et sur les mentalités qu’Apple. Au contraire, un certain nombre de gouvernements sont tombés grâce aux révolutions technologiques directement ou indirectement dues à Steve Jobs. Larry Page, Sergey Brin ou Mark Zuckerberg sont tous les enfants de Jobs. Les outils du net sont devenus de formidables moyens d’échanger, mais aussi dans le même temps des armes de résistance contre toutes les formes de censure, contre les menaces de gouvernements prédateurs.
Si les Français partagent un tel engouement pour ce grand patron qui a érigé son entreprise au rang des plus grosses capitalisations boursières au monde en 35 ans, pourquoi n’avons-nous pas de tels entrepreneurs dans notre pays ? Le génie est aussi présent en France qu’ailleurs. Nos ingénieurs sont remarquables, l’esprit d’entreprise n’est pas éteint. Peut-être devons-nous chercher ce retard dans notre modèle économique et social ? On peut citer pêle-mêle les multiples normes et réglementations, le poids des charges sociales, la menace que fait peser le code du travail sur des activités risquées et la paperasse comme obstacles à la création et au développement des entreprises. Mais la raison essentielle n’est sans doute pas là. Le contenu de notre enseignement, notre classe politique et une bonne part de nos médias entretiennent le culte du principe de précaution, de l’aversion au risque, du rejet de l’entreprise. Nous ne sommes d'ailleurs jamais loin de la chasse aux riches, qu'elle cible les rentiers ou les entrepreneurs.
Yannick Noah, ce tennisman richissime reconverti dans la chanson qui vit à l’étranger pour échapper au fisc, a pu rester classé personnalité favorite des Français pendant des années. Mais un entrepreneur qui crée des emplois et de la richesse est immédiatement condamné dans l’opinion s’il procède de même. Cet esprit de défiance explique la schizophrénie bien française. Entreprendre, c’est bien tant qu’on parle des petits patrons laborieux. Les entreprises offensives qui grandissent son facilement vues de travers. Le paroxysme est atteint avec les grandes entreprises suspectes de connivence avec un pouvoir politique qui n'inspire pas plus confiance. En fait, la valeur du succès est polluée par le doute qu’alimente l'omniprésence de l'Etat dans l'économie française. Comme ailleurs, nous respecterons davantage nos grands entrepreneurs le jour où l'Etat limité ne sera plus un acteur majeur du marché par ses monopoles, ses commandes et ses interventions administratives ou réglementaires. Ce jour-là, nous aurons nos Steve Jobs.
Aurélien Véron
Aurélien Véron est président du Parti libéral démocrate.
Il est aussi membre du bureau de Réforme et Modernité, association présidée par le député Hervé Mariton. Depuis septembre 2008, Aurélien Véron a lancé les campagnes suivantes : lutter contre la dette en réduisant la dépense publique, baisser la pression fiscale pour libérer la croissance, introduire la capitalisation dans la réforme des retraites.


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presqu'aussi connue que apple ,c'est Ubisoft ,mais elle est Bretonne ,5 frères d'un petit village entre redon et malestroit ,qui l'ont crée ,un géant mondial ,et une entreprise avec une super ambiance ,ce sont eux qui ont déclaré la guerre des post'its avec la bnp et d'autres à paris.
Et nous Bretons en sommes extrèmement fiers .
Jobs is gone. Ça nous fera des vacances! Jobs aura infantilisé des millions de "consomm'esclaves": quand qu'il est le prochain iPhone qui lit pas le flash et les Divx? Mais si, c'est la révolution le 4S! Une camera de 8 megapix au lieu de 5, waouuh! Apple est devenue la coqueluche d'une pseudo-élite en mal de frime, elle est la réconciliation entre les ultras conservateurs et les bobos hippies.
Avant, yavait 3 guichets distincts.... mais cela fonctionnait...
avec le RSI... cette réforme conduite à la hussarde, sans aucune analyse préalable... fait que le temps nécessaire à la paperasse est largement doublé...
Ma femme, qui entreprenait juste son emploi... (n'est pas Jobs qui veut) cesse faute d'avoir un appel à cotisation juste depuis 3 ans... et 1000 euros de credit au RSI...
absolument d'accord avec cet article il est sur lorsque l'on voit la plupart des patrons du cac 40 , avec l'air d'ecraser tout le monde , ils sont si minuscules par rapport a ce visionnaire qu'est Jobs, La france n'innove plus rien depuis bien longte,mps c;est son choix de l'assistanat mais son avenir est plus que sombre. pour avoir vecu aux USA je peux affirmer quie la difference est de taille
Voilà tout le problème en France, si on n'a pas de diplôme, on est bon à RIEN !!!
Et pourtant des gens compétents, sans rien, il y en a !...
Quand je dis anglo-saxons, je parle de personnes de culture anglo-saxonne. S. Jobs n'était pas un 'wasp", mais qqn avide d'entreprendre et ayant des idées. En France seule la culture non scientifique est reconnue et aidée. Les Lang, bobos, socialos ne sont intéressés que par faire passer un bac pour "apprendre à réfléchir". Mais on ne réfléchit plus et on ne fait que des chômeurs.
Le mépris difficilement caché de la classe politique en France à l'égard des "manufacturiers et innovateurs" suinte de tout leurs pores. Comment voulez vous qu'un avocat défroqué comprenne quoique ce soit à un centre d'usinage à commande numérique ?
A vrai dire il s'en moque comme tout ses confrères, sauf à donner son avis "autorisé".
D'autre part l'articulation douteuse avec deux antiennes libérales: la France ne respecterait que des diplômés stériles dépositaires d'une culture passéiste (on est pas loin de "quand j'entends le mot culture je sors mon revolver" du bon DrGoebbels) et le credo naïf du net panacée magique: quid des captations d'info privées incontrôlées par des opérateurs commerciaux aux méthodes de KGBiste?
Que dire à la lecture de cet article... Il se fonde à mon sens sur une observation de départ en partie correcte mais en tire une série d'assertions pour le moins naïves ou douteuses; personnellement Steve Jobs, Bill Gates, Zuckerberg ne sont pas pour moi les quasi héros présentés mais plutôt de petits malins qui ont su capter et s'approprier par un storytelling habile les création de groupes
Tout à fait d'accord sur les élites des grandes écoles (et sur le reste), vous pouvez le voir sur mon article faisant le parallèle Steve Jobs-Dexia.
"Si une entreprise marche, taxez-la. Si elle marche moins bien, réglementez-la. Lorsqu'elle ne marche lus, subventionnez-la." Voilà la politique systématique menée par nos gouvernements successifs. Tout ceci engendre opacité, inégalités et suspicion du grand public à l'égard de cette concurrence faussée, profondément déloyale.
la force de ces entrepreneurs est de croire plus fort que de raison à leurs projets... et donc d'être capable d'obtenir le meilleur des chercheurs, ingénieurs, marketeurs etc.. qui les accompagnent...
En France, pour trouver le financement même ridicule, il faudra d'abord avoir le CV avec le bon diplôme... et disposer de garantie pour couvrir le risque...
iStone
Qui pour succéder à ce monstre sacré de l'informatique en liberté ?
Personne...
Je ne vous le fais pas dire... qui peut mieux faire ? Personne...
Je ne vous ai rien dit mais je vais tout vous dire...
J'ai entre les mains l'invention qui dispense de toutes les inventions...
http://www.lejournaldepersonne.com/2011/10/istone/
ains sont elevés dans l'esprit d'entreprise pendant les jeunes français défilent dans la rue avec la CGT pour leur retraite.
les américains cultivent l'esprit pionnier. S'ils sont inventifs et toujours en avance d'une longueur, c'est parce qu'ils ont créé une société libre qui encourage la créativité, le courage et l'optimisme. A l'inverse, les français sont des trouillards qui appellent l'état à l'aide dès qu'ils ont un problème plutôt que de trouver leurs propres solutions indivividuellement. les jeunes améric
C'est incroyable ça, les Français n'ont jamais méprisé les créateurs, les capitaines d'industries, les grands patrons. Mais aujourd'hui, à qui fait-on face ? A des otages de la finances, contraints de délivrer du 10%-15% par an de rendement. Et l'aversion au risque, elle est du côté des financiers, des banquiers. Chiche que vous direz cela à votre cercle de "Libéraux".
Pour quelques Steve Jobs qui ont de l'envergure, qui CREENT, et qui sont légitimement riches, combien de fils à papa nuls, qui ne font rien sinon HERITER et PROFITER de ce que leurs ancêtres ont fait?
N'aiment ni les entreprises ni ceux qui les dirigent et les créent..nous ce qu'on aime dans notre beau pays c'est les fonctionaires les syndicats mais pas le travail !!..et c'est tout!!
Et on lui fera rendre gorge (cf. la haine contre Total).
Notre pays s'installe de plus en plus dans une société compatible avec l'Afrique (cf. d'ailleurs l'article sur les liens plus nombreux de la France vers l'Afrique que vers l'Europe).
Le comble est la sympathie qu'un Montebourg peut inspirer en proposant une économie digne du programme commun de 81! Dommage l'URSS n'existe plus, ni le PC.
à créer une entreprise, créer des produits, créer des emplois et se faire traiter de tous les noms par notre chère gauche bien pensante qui veut éliminer le chômage mais n'a que mépris pour les gens qui donnent du boulot et qui évidemment ont un bon salaire !
Total, un des fleurons de notre industrie, est vilipendé à longueur d'année par les élites de gauche notamment. Point de salut dans l'Hexagone sans le fameux service public et ses millions de fonctionnaires dont certains (casés par les politiciens) ne se tuent pas au boulot. Avec le retour possible des Socialistes, les folies vont recommencer. Jusqu'à la perte irrémédiable du AAA..
Tout à fait d'accord avec toi Aurélien.
cf un précédent com sur PL
L'exigence de Steve Jobs, sa clairvoyance […] devraient inspirer encore longtemps notre capacité à impacter l'avenir, ou si ce n'est le cas en ce "petit" pays, la France, où il est dur d''entreprendre, amener à un meilleur accueil des inventeurs, ceux qui mettent dans le vent, de nouveaux élans…
tout à fait, les monopoles sont dirigés par des amis du pouvoir (droite et gauche d'ailleurs), qui a tout intérêt à conserver ce pouvoir économique.
Non seulement, l'entrepreneuriat n'est pas favorisé, mais en plus il y a une collusion forte entre les milieux économiques et politiques (qui sera le parrain du futur petit prince ?), pour bloquer l'émergence de nouvelles entreprises concurrentielles.
le créateur de Free est-il détesté en France ? il est juste peu connu, comme beaucoup d'entrepreneurs français."
Aux USA, Niel serait numéro 1 depuis longtemps. En France, il a dépensé l'essentiel de son énergie à se battre contre les monopoles dirigés par les hauts fonctionnaires ou les amis du pouvoir en place France télécom, SFR, Bouygues qui ont usé de tout leur pouvoir pour lui faire obstacle
Mieux. Les Européens, en particulier les Français, qui avaient inventé le principe d'Internet (réseau cyclade, à chercher avec... Google) a abandonné ces recherches au profit de systèmes transpac qui ont conduit à ce modèle d'économie féodale qu'est le Minitel.
Les Européens avaient les moyens humains, techniques et financiers pour offrir Internet au monde, ce sont les Américains qui l'ont fait.
Ce n'est pas qu'en France. Les Steve Jobs, Bill Gates, Mark Zuckerberg, Larry page sont interdit de séjour en Europe. Si Sergueï Brin, l'associé de Larry page, qui est né à Moscou, était resté en Europe, il n'aurait pas eu le droit de faire ce que son Université l'a encouragé à faire pour développer Google.
Merci de m'indiquer les sociétés qui versent 15 % de dividentes à leurs actionnaires pour que j'achète tout de suite des actions Si vous vous étiez renseigné au lieu de laisser parler l'idéologie à votre place vous sauriez que le taux moyen est celui de la Caisse d'Epargne et qu'exeptionnellement dans de très bonne année quelques très rares société versent 7%
Malgré le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite , le nombre a augmenté, + 1% l'an dernier, ceci grace aux hôpitaux et aux collectivités locales.
Vous pouvez imaginer le désastre si la gauche revient aux affaires + 60.000 à l'éducation nationale + police et justice + à l'hôpital + .
Je comprends mieux pourquoi les + fortunés commencent à s'exiler en Suisse, Belgique.
@Rhumy. Les subprimes sont le fruit de la politique incohérente de maintien des taux d'intérêt bas par le FED, soit une autorité gouvernementale, sans rapport avec le marché plus enclin à la recherche d'équilibre.
Nous rabacher "l'aversion au risque" 3 ans après les subprimes c'est quand même gonflé !
Derrière ce genre d'articles on trouve souvent un culte pour les USA dont on vante l'entreprenariat, etc.. alors qu'ils ne font que survivre par l'endettement privé
@ZOEDUBATO
A 15% de dividendes dans les grosses boites, ce ne sont pas les fonctionnaires qui exploitent les salariés du privé.
Article injuste car ça fait 2 ans que l'on oppose "patron entrepreneur" et "capitaux carnivores".
le créateur de Free est-il détesté en France ? il est juste peu connu, comme beaucoup d'entrepreneurs français.
Les seules personnes qui servent de référence comme patrons en France sont les dirigeants des grosses sociétés du CAC40... forcément, ça fait pas envie, les Bouygues, de Margerie, Ghosn, Sellière, etc...
Les politiques doivent donner les conditions favorables pour que les entrepreneurs puissent développer leurs entreprises, les entreprises ne pas oublier que l'humain est leur richesse. Récent débat sur mondialisation et compétitivité sur un site qui ne déforme pas l'avis des dirigeants d'entreprises : http://www.labourseetlavie.com/Videos/Debat-economique-et-dossiers
La stigmatisation (raciste ?) est pour le privé qui fournit à la France les moyens dont elle a besoin pour mener une politique sociale dynamique comme celle de N. SARKOZY. Mais ceux qui nous ont ruiné en dépensant sans compter, en privilégiant les postes de dépenses ("qui veut dépenser plus") tiennent le haut du pavé et traite en serfs les travaileurs du privé exploités par la sphère Public
providence et à l'excès de la présence de l'Etat dans l'économie national. Finalement, il n'ya pas que du mauvais à cette crise, car l'Etat doit maigir fortement et nos prochains dirigeants auront à coeur de diminuer le nombre de fonctionnaires, de favoriser la compétitivité de notre économie, de moderniser l'éducation, autant de chantier dont dépendra l'avenir de l'Europe et notamment la France.