Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Lundi 05 Décembre 2016 | Créer un compte | Connexion
Extra

Le FMI renverse les théories économiques ayant fondé les politiques de l’austérité

L'idée selon laquelle une dette très élevée serait la cause d'une croissance faible est tenace, bien que les conclusions des économistes Rogoff & Reinhart aient été remises en cause depuis quelques temps déjà. Une récente étude du FMI vient rappeler que dans les faits, c'est tout l'inverse, montrant une fois de plus le caractère contreproductif des politiques d'austérité.

Insister, toujours insister

Publié le
Le FMI renverse les théories économiques ayant fondé les politiques de l’austérité

Christine Lagarde. Crédit REUTERS/Jonathan Ernst

Atlantico : Une récente étude du FMI (voir ici) semble remettre en cause l’idée selon laquelle la croissance d’un pays serait limitée à partir d’un certain seuil de dette. Cette étude est-elle pertinente ? Remet-elle en cause l’étude des économistes Rogoff & Reinhart qui démontrait que le seuil de 90 % de dette sur PIB était décisif pour la croissance ?

Nicolas Goetzmann : L’étude réalisée par les économistes Pescatori, Sandri et Simon tend à démontrer la faiblesse du lien entre dette et croissance et à remettre en cause l’idée pourtant très tenace qu’une dette élevée serait la cause de la faible croissance. Les économistes reviennent dès lors sur la théorie de Rogoff & Reinhart. Ces derniers prétendaient en effet qu’une dette de 90 % sur PIB était un seuil néfaste pour le développement économique. Selon eux, au-delà de ce seuil, la croissance ralentit très fortement.

Déjà en 2013, la thèse de Rogoff & Reinhart avait subi un certain discrédit car les calculs réalisés s’étaient révélés faux.

››› Lire à ce sujet : Magnitude 9 : l'étude choc qui fait trembler sur ses bases la théorie économique qui justifiait l'austérité

Dans cette récente analyse du FMI, les trois économistes soutiennent qu’au-delà même du niveau de dette, ce qui est en fait essentiel c’est la trajectoire de celle-ci. Si un État s’endette toujours plus, ils considèrent que la croissance va en souffrir. A l’inverse si un État réduit sa dette, l’économie pourra croître aussi bien que dans un pays faiblement endetté. C’est donc l’idée de niveau qui est réfutée et qui est remplacée par l’idée de trajectoire.

Le point le plus important de cette étude est la prise en compte de la "reverse causality"; d’une causalité inversée. Ce n’est pas l’endettement qui affaiblit la croissance, c’est la faible croissance qui provoque l’endettement. Bien que cela puisse paraître évident, il n’en est rien, et Rogoff & Reinhart prétendaient même l'inverse.

Quelle est la portée de cette démonstration sur les politiques d’austérité ?

La politique de l’austérité revient à considérer que la pluie se met à tomber lorsqu’on ouvre son parapluie, ce qui pose un problème de cause et de conséquence. Cela paraît absurde, mais pas plus que la notion de politique d’austérité telle qu’elle appliquée aujourd’hui. Ce qui est assez incroyable, c’est que cette théorie n’a plus aucun sens, qu’elle est décriée partout, mais qu’elle est toujours la base de la politique européenne. Et tout cela avec le sourire, la conscience du travail bien fait et une certaine moralité retrouvée.

La cause de notre endettement massif est le ralentissement structurel de notre croissance. Car les États ne parviennent pas à s’adapter suffisamment rapidement au ralentissement économique, doivent faire face à des dépenses de protection sociales qui s’alourdissent en raison même de la hausse du chômage, etc. En luttant en priorité  contre l’endettement nous luttons contre le symptôme sans agir sur la cause.  Et la conséquence de tout cela est que nous ratons la cible depuis 7 ans. C’est une véritable épreuve de constater que cette absurdité fait encore débat et qu’elle est même encore dominante en Europe.

Baisser les déficits, tenir le budget de l’état, réduire le niveau de dettes sont des priorités qui n’ont aucune chance d’être traitées correctement si nous n’agissons pas sur la cause du manque de croissance. Et cette cause est simple ; la Banque centrale européenne agit comme un puissant frein à tout développement. Le fait est que  les taux de la BCE sont proches de 0, et ceci est considéré par de nombreux dirigeants, économistes, ou commentateurs, comme le signe d’une politique monétaire ultra accommodante. En réalité des taux bas sont le signe d’une répression monétaire de grande envergure. Milton Friedman déclarait à ce titre en 1998 : « Je pensais que cette vieille ineptie qui consiste à identifier des taux bas à une politique accommodante avait disparue. Apparemment, les vieilles inepties ne meurent jamais » car « des taux bas sont le signe d’une politique monétaire stricte ». Malheureusement pour Friedman et les européens, l’idée n’est toujours pas morte et elle est dévastatrice. Il revient dès lors aux dirigeants européens de donner mandat à la BCE de procéder à un plan de relance monétaire de très grande envergure. Pour se faire une idée des montants nécessaires, il suffit de regarder ce qu’on fait les Etats-Unis, le Japon, ou le Royaume-uni, qui ont tous mis en place des plans correspondant à plus de 20 % du PIB. 

Peut-on considérer cette étude comme une caution pour les Etats qui veulent relancer leurs économies par la dette ? N’y a-t-il aucune limite à l’endettement ?

Bien sûr que non. La dette n’apporte rien, et il faut bien se rendre compte que toute relance économique par la dette est vouée à l’échec. Les déficits doivent être tenus, et ce pour une raison simple : la baisse des déficits permet la réduction des taux d’imposition qui eux-mêmes permettent de développer le potentiel de croissance de l’économie. Il s’agit de mettre en place ce cercle vertueux.

Concernant le niveau d’endettement, la limite c’est la confiance du marché. Ce que le marché va juger c’est la capacité d’un État à honorer son dû, c’est-à-dire sa capacité de générer une croissance plus importante que son déficit, et ce de façon structurelle. A partir du moment où la croissance est supérieure au déficit, le niveau de dette sur PIB se réduit mécaniquement et progressivement. C’est l’objectif que nous devons atteindre. Mais nous n’arriverons à rien aussi longtemps que les dirigeants européens ne voudront pas comprendre que la priorité c’est la croissance et qu’elle est la base nécessaire qui permettra de réduire les déficits et la dette.

Lorsque les marchés ont sanctionné l’Espagne, l’Italie, La Grèce, etc., ils ont sanctionné deux choses : une dette importante, mais aussi l’incapacité de ces État à agir sur la politique de la BCE et donc sur leur croissance. C’est le rapport entre croissance et dette qui est important, le déficit seul ne veut rien dire. Si la BCE avait ne serait-ce que levé le petit doigt pour soutenir l’économie, la crise de la dette n’aurait simplement pas eu lieu. Car ce que les dirigeants européens semblent oublier, c’est que le pouvoir  monétaire est seul maître en termes de demande intérieure en Europe. Et lorsque les carnets de commande sont vides, cela s’appelle un problème de demande.

 

Pour en savoir plus sur ce sujet, lisez le nouveau livre de Nicolas Goetzmann : Sortir l'Europe de la crise : le modèle japonais, (Atlantico éditions), 2013. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par Jean-Pierre - 20/02/2014 - 08:02 - Signaler un abus Quelle que soit la théorie, Hollande a faux, tout faux !

    . Dette : c'est donc "l’idée de niveau qui est réfutée et qui est remplacée par l’idée de trajectoire." . Nous avons les deux, Mon Général ! Une dette colossale, qui ne cesse d'enfler avec une trajectoire très dynamique, faute de volonté / capacité de toute réforme... . - "C'est à cause des gouvernements précédents qui ont augmenté la dette, heiiiinnnnn !" .

  • Par ZOEDUBATO - 20/02/2014 - 08:50 - Signaler un abus C'est le retour à la politique économique de NS

    Il a emprunté pour relancer l'économie (programme de recherche et développement, financement des entreprises) afin de traiter les les problèmes vitaux : maintenir les emplois et investissements rentables des entreprises privées Le principe faire des économies sur ce qui n'est pas vitale, mettre en attente les problèmes les moins urgents d'où au bilan: -le chômage a augmenté moins vite que la moyenne européenne - les actions de baisse du coût du travail (heures supplémentaires, TVA anti-délocalisation, aide aux entreprises pour passer les caps difficiles) - début d'un programme de lois cadres ne s'ingérant pas dans la vie privée et permettant au citoyens de se construire un avenir -réduction de la fonction publique Bref une France Forte qui commençait à sortir d'u pouvoir des partis, de l'idéologie et qui appliquait le pragmatisme etc... Mais toutes ces avancées économique et sociales ont été balayées par les 1 500 000 voix du FN qui ont contribué à élire FH et provoqué le déclin de la France au rang de pays de 3ème niveau

  • Par lexxis - 20/02/2014 - 09:09 - Signaler un abus UNE SCIENCE, VOUS CROYEZ?

    Décidément, la prétendue science économique nous fait toujours penser aux devins de Cicéron où l'un ne pouvait voir l'autre sans éclater de rire. Il serait temps que que l'on considère l'économie non plus comme une science, mais comme une sorte de laboratoire de recherche permanent, où prévalent l'humilité, le doute, l'observation du réel,le souci de l'échange . A cent lieues donc de cette innombrable cohorte de communicants pontifiants qui , sans souci pour le réel qui les contredit régulièrement, tentent de capter l'attention de la planète par des assertions hautaines, loufoques ou définitives, dont le seul but est de provoquer, de choquer ou de se démarquer du sens commun. Quant au FMI, ce n'est pas la première fois qu'il reconnaît avoir commis des erreurs de taille et l'on aimerait que l'exemple serve à l'éducation de ceux qui ont toujours besoin de quelque gourou pour se dispenser de réfléchir par eux-mêmes. Et très certainement l'économie ainsi ramenée à sa fonction de recherche, d'expérimentation et d'interrogation rendrait bien davantage de services à la Cité en lui permettant de se poser les bonnes questions, plutôt que de la perdre dans de mauvaises solutions

  • Par Benvoyons - 20/02/2014 - 10:04 - Signaler un abus Nicolas Goetzmann quand vous faites un article, merci d'écrire

    la vérité sur l'erreur de Reihart et Rogoff. Il faut être honnête pour vouloir avoir raison et que vos lecteurs puissent accepter votre raison. Hors l'erreur de Reihart et Rogoff, une fois la correction effectué, donne toujours raison à Reihart et Rogoff. http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130527trib000766784/la-controverse-reinhart-rogoff-est-loin-de-mettre-fin-au-debat-dettecroissance.html Le mensonge par omission ne prouve pas votre talent.

  • Par 20dicte - 20/02/2014 - 10:10 - Signaler un abus Quand je suis à decouvert dz

    Quand je suis à decouvert dz 100 € je reçoit des lettres de menace d huissiers. Et quand il s agit de s endetter au nom d un puit sans fond qui est l'état c est vertueux ?

  • Par yavekapa - 20/02/2014 - 10:35 - Signaler un abus Normal le FMI est dirigé par une française

    donc le FMI a encore tout faux

  • Par Ravidelacreche - 20/02/2014 - 10:44 - Signaler un abus Le FMI renverse les théories

    Manquerais plus qu'ils montent la garde !

  • Par Benvoyons - 20/02/2014 - 10:55 - Signaler un abus lexxis - 20/02/2014 - 09:09 Tu as parfaitement raison

    l'économie n'est pas une science puisque les économistes peuvent tous avoir raison avec des théories opposées. Ben la cause est que l'homme n'est pas toujours rationnel, que chaque culture apporte des psychologies différentes, que chaque région du monde n'a pas les mêmes critères, les mêmes besoins,qu'enfin finalement personne n'a une certitude sur le résultat et le quand du résultat. Donc nous avons une meute de charlatans mais avec des diplômes, et que malheureusement le savoir n'est toujours pas signe d'intelligence, ni d'humilité. L'économie, c'est comme un homme en lévitation dans l'ISS, mais pas comme un homme marchant sur terre. C'est à dire qu'une théorie toute seule fonctionne, mais lorsqu'une autre est ajoutée elle marche moins bien, c'est sûr. La relativité sur l'économie est-elle qu'il vaut mieux savoir faire son jardin.

  • Par fentreti - 20/02/2014 - 10:56 - Signaler un abus Qui dit dette , dit impôt

    Qui dit impôt , dit ralentissement économique. Vérité de la palice .

  • Par Benvoyons - 20/02/2014 - 11:32 - Signaler un abus Mr Nicolas Goetzmann l'Europe relancera au moment ou

    tous les pays dont et surtout la France aura fait la restructuration qui est nécessaire. La France est le n°2 en Europe et si il y avait une relance maintenant et bien la structure France continuerait dans ses égarements structurels du tout État. La France c'est le despotisme de l'oligarchie Fonctionnaires qui a tous les pouvoirs depuis 30 ans. Il a tous les pouvoirs et même législatif ( 55 à 60% des élus) et le contrôle. Pourquoi les autres pays peuvent se restructurer et bien il y a une loi qui interdit aux Fonctionnaires d'être des élus.( il doit démissionner et ne plus revenir dans la fonction public si il est élu). Quand l’État France ne représentera que 45% du PIB et bien, il pourra y avoir une relance digne de ce nom et efficace. Avant et bien vous alimentez le puit sans fond de nos Fonctionnaires, qui pensent soi-disant toujours aux autres, mais qui finalement ne fonctionne bien que pour eux. C'est le pourquoi des réformes qui ne se font pas.

  • Par Rouletabille - 20/02/2014 - 11:44 - Signaler un abus UMP incapable de faire son autocritique

    réponse à @zoedubato On ne comprend pas bien comment avec des mesures économiques aussi vigoureuses nous nous sommes retrouvés en fin de mandat avec un chômage supérieur à celui de l’Europe du Nord, un PIB en berne et 25 milliards d’impôts supplémentaires dans le budget de 2012, qui faisaient suite à ceux de 2011. En tout, depuis le début de son mandat, 42 impôts nouveaux, pour stimuler l’économie, n’est-ce pas ? Je passe sous silence la campagne de Lybie dont nous sommes si fiers, la réduction du budget des armées, l’introduction de la théorie du genre en sciences sociales, la poursuite de la crétinisation de nos écoliers et de nos universités usines à chômage, le tout acté par nos scores comparatifs avec las pays développés. L’UMP, pour justifier son échec électoral, met en avant, non les consignes du vote de MLP, laquelle n’en a pas données, puisqu’elle a laissé libres ses électeurs de voter comme ils l’entendaient, mais ces chiffres de 1 500 000 voix qui seraient allés à l’abstention ou vote nul. Ou pire encore, directement à Hollande. Je croyais que l’UMP n’avait que mépris pour les électeurs du FN, alors je ne vois pas de quoi vous vous plaignez.

  • Par saintu - 20/02/2014 - 11:47 - Signaler un abus DQSM

    Oui de quoi se marrer ! Si j'emprunte, mon banquier m'engueule en me disant "attention tu es trop endetté par rapport à tes revenus". La théorie fumeuse du FMI voudrait nous faire croire le contraire en disant qu'un pays peut vivre normalement en devant de l'argent au monde entier sans que cela ait une incidence sur la vie de ses habitants ! DQSM ! Si je gagne 100 et que je dépense 200 forcément qu'à un moment il y aura un problème! Depuis 1975 nos dirigeants créer de la dette, mais aucune richesse. Créer de la dette n'est rien, à la condition que de la richesse soit créé à coté pour compenser ! Mais dans ce pays c'est très loin d'être le cas. C'est tout le contraire ! Tout ce que nous savons créer ce sont des emplois de fonctionnaires ou assistés, c'est à dire des non productifs en terme de richesse. Dans le même temps plus de 3 millions d'emplois productifs ont disparu dans le pays au profit de pays étrangers ! Nos enfants et petits enfants doivent chacun plus de 20.000 € et cela va continuer d'augmenter! La dette c'est de l'impôts: lorsque le FMI sera capable de me prouver le contraire je les écouterai. Pour l'instant ils feraient mieux de se taire !

  • Par Fan2Bastiat - 20/02/2014 - 11:56 - Signaler un abus bulles

    1. La dette d'aujourd'hui n'est jamais que les impôts de demain (théorème de Barro-Ricardo) 2. Que se passe-t-il si cette dette phénoménale voit ses taux d'intérêt augmenter dans quelques années? (Cher, très très cher contribuable, l'état ne t'oubliera pas ce jour là et s'il te reste de quoi acheter du pain, dis toi que l'herbe des champs avec un peu de sel, c'est bon aussi) 3. Les états sont-ils capable d'allouer des capitaux mieux que ne le ferait le marché? (Toutes ces superbes salles polyvalentes, sièges de conseils généraux, etc.. quel argent bien investi n'est pas? Relisons Bastiat et son merveilleux "Que deviendraient les vitriers, si l'on ne cassait jamais de vitres?") 4. Il est bon de fustiger les bulles dites spéculatives (immobilier, matières premières, bourse, etc...) soit disant créées par le marché. Mais curieusement, personne ne s'intéresse à la bulle de liquidité créée par les politiques de Quantitative Easing partout dans le monde (qui n'ont d'ailleurs que des effets marginaux, et au contraire freinent la réorganisation naturelle de l'économie). Le Quantitative Easing d'aujourd'hui seront les catastrophes de demain.

  • Par ZOEDUBATO - 20/02/2014 - 12:03 - Signaler un abus Rouletescitoyens :Comme d'habitude des insultes, du baratin

    mais aucun factuel en rapport avec mon post Le FN est le roi de la TARTARINADE à la crème jeté à la figure des citoyens car faute d'avoir des résultats à présenter il révise l'histoire et les donnée Vous raisonnez comme les politiciens du PS et ceux de la IVème République que vous voulez remettre en place NB : Les 1 500 000 voix pour FH correspondent à la moyenne des études de transfert de voix effectuées après le 2ème tour et il s'agit bien d'une volonté de la direction du FN comme ils en ont débattus dans un lieu public a coté de moi et d'autres personnes 2/ J'ai parlé de moyenne Européenne et pas d'Europe du Nord Etc : tout le rest à l'avenant

  • Par BonSensPaysan - 20/02/2014 - 12:16 - Signaler un abus Disserter sur la poule et l'oeuf

    Ces discussions sur la croissance et la dette sont aussi futiles que de disserter sur la poule et l'oeuf, mais surtout permettent d'éviter d'aborder les fondamentaux et de laisser développer des théories fumeuses. Back to basics. La France est depuis 40 ans comme un ménage surendetté, et dépense plus qu'elle ne gagne. Si le gouvernement appliquait des méthodes de bon père de famille, la situation s'améliorerait rapidement : Plus de gaspillage (mes parents m’apprenaient à ne pas gâcher de la nourriture), réduire les dépenses superflues (les loisirs avant la nourriture et le logement). Et essayer de gagner plus, en se prenant par la main en changeant de job ou de société, et en se formant pour garder une valeur sur le marché. L'analogie a ses limites, car contrairement à un particulier, le gouvernement ne peut pas jouer à EuroMilliards en espérant toucher le gros lot en ayant de la chance !

  • Par prochain - 20/02/2014 - 12:30 - Signaler un abus Généralités ou le cas de la France dans un monde en mutation...

    L'incertitude, dette, déficits, chômage en augmentation (y compris le chômage de luxe déguisé en postes garantis à vie) croissance en berne, le secteur privé les créateurs de richesses démotivés par la confiscation et les mensonges socialiste...rappellent les pays de l'Est avant la débâcle. Mêmes causes mêmes effets socialistes...

  • Par rman - 20/02/2014 - 12:39 - Signaler un abus Le FMI

    A toujours tout faux depuis sa création. Il suffit de voir l'état dans lequel ce sont retrouvés les pays qui ont écoutés ses conseils, comme l'argentine il y a bien longtemps. La dette Française est moins forte que la plupart des autres pays, comme les USA, le japon, l’Angleterre, etc Et pourtant on s'en sort moins bien. Il est donc assez simple, lorsque l'on n'est pas un idéologue, de voir qu'il n'y a pas de corrélation directe entre les deux.

  • Par prochain - 20/02/2014 - 12:41 - Signaler un abus ZOEDUBATO vous attendez un sauveur ou un miracle?

    De Gaulle lui-même a fait des erreurs, cette monarchie élective qu'il nous a laissé nous sommes bien coincés... aucun parti ne propose La Solution miracle. En 22 mois de règne de MoiJe les choses se sont sérieusement aggravées...

  • Par ZOEDUBATO - 20/02/2014 - 16:58 - Signaler un abus @saintu :Le France se noie dans les idéologies inefficaces et/ou

    non testés du PS/FN La crise de 2008 ne peut pas être traitée comme la crise de 1929 à coup d'idéologies archaïques, dépassées et qui, très souvent n'ont jamais prouvée leur efficacité dans les pays où elles ont été appliquées ou parce qu'elles n'ont jamais été appliquées La terre, petite planète, s'est ouverte à la connaissance et par le net les citoyens peuvent faire des comparaisons et obtenir pratiquement toutes les informations désirées Cette mondialisation des citoyens amène un refus des solutions éculées et dépassées du siècle dernier d'où la méfiance vis à vis des politiques Il faut réagir à court terme avec pragmatisme et modestie (fin des croyances aux lendemains qui chantent, aux, "je ferais tout ce qui n'a pas été fait, aux « demains on rase gratis » et « je détiens la vérité universelle et éternelle ») Alors recherchons et appliquons des solutions pragmatiques qui ont fait leurs preuves dans des pays similaires jusqu'à ce que se dégage les vrais leçons de cette crise et que l'on puisse commencer à rebâtir des modèles adaptés à la réalité des besoins citoyens (et non a des structures idéologiques et technocratiques obsolètes)

  • Par Oeschterricher - 20/02/2014 - 17:14 - Signaler un abus encore du grand n' importe quoi a la Goetzmann

    "Concernant le niveau d’endettement, la limite c’est la confiance du marché". PARFAITEMENT D' ACCORD. Alors qu' on arrete de manipuler les marches comme on le fait depuis 2008 avec des taux zero artificiels pour tuer l' epargnant. LAISSEZ LES TAUX LIBRES et vous allez voir ce que vous allez voir ! Tous les pays accros a l' avilissement monetaire et a l' inflation avec des taux directeurs a 20%, et ca ne sera que ce qu' ils meritent ! La croooassance, toujours la croassance, s' il n' y a que ca qui compte, imprimez 600 milliards d' euros et construisez une etoile de Star Wars ! Puisque la depense publique est comptabilisee dans le PIB ? On discute du PIB marchand, ou ca risque de prouver que les fanatiques de la croassance a tout prix sont avant tout a la botte de l' etat pour que celui-ci puisse s' endetter toujours plus pour financer le train de vie de ses fonctionnaires ? Si pour vous seule la croassance compte, allez en Chine, comme si on y vivait mieux qu' en Suisse ? L' austerite, la vraie, celle de la baisse des depenses, il n' y a que cela de vrai, c' est en etant AUSTERES que les pays du Nord sont restes SERIEUX et PRODUCTIFS.

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Nicolas Goetzmann

Nicolas Goetzmann est responsable du pôle Economie pour Atlantico.fr.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€