L’idée n’est pas révolutionnaire. Mais elle sera adoptée après la « révolution de 2012 ».
C’est François Hollande qui l’a annoncé. Sa décision est prise. Et son raisonnement est juste. Quand on déclare la guerre à la Finance et qu’on a 1700 milliards d’euros de dettes à financer sur les marchés, il faut bien trouver une solution. Difficile de mordre la main qui vous nourrit. La France de François Hollande doit donc trouver une nouvelle source de financement ; et cette source de financement, elle est à portée de portefeuille : l’épargne des ménages.
Une épargne qui vole de record en record, à mesure que l’inquiétude des Français sur l’avenir de l’économie grandit. Un taux d’épargne à 16.8%, qui nous met sur le podium mondial des fourmis. 11 000 milliards d’euros. Si on enlève les 60% investis dans l’immobilier, il reste tout de même près de 5 000 milliards d’épargne financière. Trois fois la dette de la France. Une épargne qui cherche désespérément des placements sûrs, même s’ils ne sont pas très rentables. Les livrets A débordent, les autres livrets défiscalisés aussi, l’assurance vie reste, malgré la décollecte des derniers mois, le placement préféré des Français avec 1500 milliards d’euros. Alors pourquoi ne pas financer en partie la dette du pays par un grand emprunt d’Etat ?
Avec un emprunt à huit ans à 3,5% ou 3,75% nets d’impôts, l’Etat pourrait lever facilement 50 à 100 milliards d’euros. De quoi s’émanciper des marchés et des vilains spéculateurs anglo-saxons qui n’attendent qu’une occasion pour nous faire basculer dans le camp de l’Espagne, de l’Italie et du Portugal.
L’exemple vient du Japon
Le Japon est l'un des trois pays au monde les plus endettés, juste derrière le Zimbabwe, avec une dette qui représente 200% du PIB. Et pourtant, les taux à 10 ans japonais sont encore et toujours inférieurs à 1%. Le « miracle japonais » vient du fait que sa dette est entièrement placée auprès des investisseurs institutionnels et des ménages japonais. Le pays du Soleil levant ne fait pas appel aux marchés financiers. S'il empruntait auprès des investisseurs internationaux, son taux à 10 ans serait entre 4% et 5%, donnant au service de la dette un poids tout simplement insupportable.
Nicolas Sarkozy avait flirté avec l’idée, mais son grand emprunt est devenu un micro-emprunt, un programme de relance destiné à des secteurs dits d’avenir et qui a n’a été appliqué qu’en partie. Il aurait dû le faire depuis longtemps. Mais les banques, proches du pouvoir, l’ont convaincu de s'abstenir. De peur de voir l’argent quitter leurs bilans, des bilans qui dépendent largement encore des dépôts des épargnants, source de financement à coût réduit.
Seulement voilà, le grand emprunt a un inconvénient majeur : c’est une incitation à la paresse.
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Se poser les bonnes questions…
-11 000 000 000 000 d’euro d’épargne dont 5 000 000 000 000 d’euro en produits financiers.
-36 000 000 de foyers fiscaux en France.
Donc épargne moyenne en produits financiers par foyer fiscal: environ 140 000 euro.
Quel pourcentage de foyers fiscaux français a une épargne financière supérieure à 140 000 euro ?
Moins de 10%. Donc, ceux qui ont, ont beaucoup, beaucoup trop selon certains points de vue.
De plus, quel pourcentage de cette épargne finance réellement l’économie, pas la spéculation financière pure ? Si on ôte le financement des grandes entreprises, qui n’en ont pas vraiment besoin et n’investissent pas en France, le pourcentage d’épargne qui finance l’économie réelle est presque nul.
Les patrons de PME, les artisans, les indépendants, les professions libérales,… le savent.
Alors, soit il faut les forcer à prêter, soit confisquer.
Et arrêtez de geindre, on a les politiques que l’on mérite. Ce n’est pas en votant UMP, PS ou Modem (2/3 des votes dimanche dernier) que vous changerez quoi que ce soit.
D'accord, commençons donc par éliminer tout le somptuaire, toutes ces voitures de luxe, tous ces déplacements en avion hélicoptère et autres...Une goutte d'eau? peut-être, mais ce serait déjà un début.
Dans l'histoire de l'économie politique on trouve une leçon très simple que les socialistes devraient connaitre: quand un décideur politique se croit plus fort que les marchés, donc plus fort que la liberté de la société à faire des choix, l'économie d'un pays régresse inexorablement et la pauvreté augmente. C'est ce qui nous attend si Hollande applique son programme et ce que redoutent déjà nos partenaires européens
l'état ( droite ou gauche, ça n'a pas d'importance ) ne pourra jamais rembourser la dette, donc je ne lui prêterai jamais mon fric tant qu'il n'aura pas annoncé officiellement un défaut de paiement.
Une faillite des états semble nécessaire une fois par siècle, donc attendons qu'elle ait lieu, ensuite on pourra prêter à nouveau :-))
Si l’état nous emprunte à nous, ça lui fera des sous pour moins cher , c'est ça ?
Et puis tant qu'à faire, puisqu'on est entre nous, il pourra nous endetter encore plus, puisque c'est nous et qu'on est des bonnes poires, c'est ça ?
Surtout dites moi si je me plante, parce que j’essaie de comprendre ces mécanismes...
Si ça marche comme ça, alors il y a un problème de taille : Au Japon, ils ont vraiment confiance en eux, en leur gouvernement et sa capacité à rembourser à terme. Mais est-ce le cas pour nous? Avec les minables qu'on se tape depuis plus de 30 ans ?
la règle d'or ? elle a déjà été signée il y a 20 ans et aucun pays ne l'a jamais respectée , il n'y a aucune raison qu'elle soit plus respectée maintenant donc ce n'était que du vent de la part de Merkozy :-))
est pourtant la solution de moyen terme la mieux adaptée. Évidemment qu'elle ne peut pas être une solution de facilité tandis qu'on laisse filer les déficit. Fiorentino enfonce des portes ouvertes. Et prêche pour sa paroisse. "La peur des marchés ?" D'où sort ce concept absurde ? Depuis longtemps, on sait que "les marchés" ne sanctionnent pas des erreurs, n'anticipent pas bien, ne conduisent à aucun optimum particulier, fut-il de Pareto. Les marchés, ce sont quelques grandes banques d'affaires qui recherchent des profits maximums à très court terme. Point barre. Et faire appel à l'épargne longue des ménages, c'est se prémunir contre la dictature imbécile de cette logique paralysante.
Caton Hollande
je ne serai pas un Président de logique comptable
Nous allons investir mais cela ne sera pas de la dette (nouveau plan comptable qu'il va proposer au MONDE.)
Je vous emprunte de l'argent mais l’état ne sera redevable de rien car nous sommes entre nous. Suivant la logique de gauche le Japon n'a pas 200% de dette sur PIB ?
Nous savons que l'économie Nipponne est la plus dynamique de l'Asie devant la Chine et l'Inde.
La gauche met de la merde devant les yeux des Français en prenant la précaution d'utiliser une pince à linge.
si le PS utilise comme au Japon l argent pour massivement investir dans la recherche .
Mais que l on ne devienne surtout pas un pays a l Etat obèse ,un pays d improductifs nous enverrait sur l inéluctable chemin du déclin
Sous un gouvernement socialiste le grand emprunt ne sera simplement pas remboursé.
C'est différer la question économique sur quelques années de plus, si la situation sociale n'a pas explosé d'ici là.
Le parti socialiste devrait se cantonner à proposer des idées, il n'est même pas bénéfique - las - en tant que contre-pouvoir.
Laissons aux socialistes les affaires locales au maximum, et encore, sous un haut niveau de contrôle, mais gérer un État est une affaire de personne sérieuses et responsables.
Personne ne laissera au pouvoir 5 ans de plus une entité qui au mieux engluera le pays dans la stagnation.
ce grand emprunt ne devrait pas servir qu aux dépenses de fonctionnement, je pense qu ils ont compris qu une bonne part devra servir a l investissement, c est pas avec leur banque publique d investissement qui existe déja qu ils pourront redresser la production francaise!
Mais fiorentino a raison de s inquieter,ces socialistes franczis feront tout pour continuer a maintenir un modèle social qui ne repose sur aucun equilibre financier
je suis prêt à faire ce que la BCE ne fait pas...
C'est-à-dire servir de bouclier aux taux imposés par les voleurs institutionnels... çà ne changera rien à l'obligation de l'état de rééquilibrer ses comptes, mais çà changera le poids de l'intérêt de la dette dans l'équation et maximisera donc les chances de revenir à l'équilibre... J'espère que notre narrateur ne fait pas partie de la frange de financiers qui promeuvent des produits nocifs..............................................
Sa stratégie est claire :
1) Nous amuser en nous faisant croire qu'il va obtenir de l'Allemagne un assouplissement de la règle d'or,
2) Transférer aux régions et départements des compétences qui seront financées par des impôts supplémentaires
3) Récupérer l'épargne dormante en taxant ceux qui ne voudront pas souscrire à un emprunt d'Etat dit solidaire pour compenser les dépenses de fonctionnement supplémentaires et pour ne pas appliquer la TVA dite sociale.
Les génies de Bercy iront piquer l'argent dans le ventre de la cloche de Gauss