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La finance est-elle plus morale qu’en 2008 (et mérite-t-elle vraiment les projets de méga-taxation de la gauche) ?

Afin d'éviter la pente dangereuse de la dérégulation financière que semble vouloir remettre au goût du jour Donald Trump, la France doit tenir une position régulatrice extrêmement ferme vis-à-vis du secteur bancaire, alliée à une politique volontariste de réindustrialisation verte.

Stratégie électorale

Publié le - Mis à jour le 13 Janvier 2017
La finance est-elle plus morale qu’en 2008 (et mérite-t-elle vraiment les projets de méga-taxation de la gauche) ?

Atlantico : Montebourg veut taxer les banques à hauteur de cinq milliards d'euros sur leurs profits. A-t-il raison de vouloir les taxer à ce point ? Quels dangers économiques cela pourrait-il soulever ?

Gaël Giraud : Il convient, je crois, de commencer par comprendre l'usage que le candidat de la primaire à gauche, Arnaud Montebourg, entend donner à l'argent qu'il compte prélever sur le secteur bancaire. Il s'agit, à ses yeux, de financer la transition écologique, en particulier son volet énergétique. Nul doute que ce soit là un enjeu déterminant, et l'on est frappé par l'absence de ce sujet dans ce qui tient lieu de débat dans cette campagne présidentielle. Pourtant, les comptes-rendus de la communauté scientifique sont on ne peut plus clair : le dérèglement écologique ---climatique notamment--- est à coup sûr la menace la plus importante qui pèse, dès aujourd'hui, sur la prospérité présente et future des Français. Un rapport du climatologue Hervé Le Treut le montre : dans moins d'une génération à présent, le climat de Bordeaux sera celui que connaît Séville aujourd'hui.

Cela veut dire qu'il n'y aura plus de vin de Bordeaux en Aquitaine, et que le maire de cette ville devra tôt ou tard construire des digues pour protéger les très belles façades du centre-ville de la montée du niveau de la Garonne (peut-être 2 mètres au cours de ce siècle)... Plus généralement, les agriculteurs français au sud de la Loire le constatent tous : nous allons inexorablement vers des climats plus secs, où l'approvisionnement en eau potable promet de devenir problématique et où les paysages de notre pays vont être radicalement bouleversés. Les chênes, qui sont en voie de disparition dans la plus grande partie de l'Espagne, commencent d'ores et déjà à se raréfier dans la Creuse. Et il faudrait mentionner l'érosion des sols qui prend des proportions alarmantes en Italie, et ne manquera pas de s'accélérer en France, ou encore l'érosion du littoral français qui est déjà un souci... Et je ne fais qu'évoquer les départements d'Outre-Mer pour qui la catastrophe environnementale est déjà une réalité présente. 

Autrement dit : chaque candidat peut bâtir des plans grandioses pour prétendre assurer l'avenir de nos compatriotes, s'il n'adresse pas la question décisive de l'environnement, nous savons d'ores et déjà qu'il ne pourra pas tenir ses promesses, et qu'il prépare un avenir très problématique pour les décennies qui viennent. Qui plus est, l'Agence Internationale de l'Energie est également sans détour dans son dernier rapport : si le prix du baril ne remonte pas très vite, le sous-investissement de l'industrie pétrolière depuis 2014 promet d'accélérer le pic du pétrole mondial (techniques non-conventionnelles incluses) : celui-ci pourrait être atteint dans quelques années. L'impossibilité d'augmenter le pétrole à notre disposition et les dégâts environnementaux n'en rendent que plus urgente la nécessité de nous libérer de l'emprise du pétrole et d'adapter notre économie à cette nouvelle donne.  

Arnaud Montebourg a le mérite de vouloir placer cette question au centre de son projet politique. Il est loin, me semble-t-il, le temps où il faisait la promotion des gaz de schiste dans le sous-sol français. Tout indique qu'il a compris que la transition écologique, loin d'être une contrainte de plus qui viendrait compliquer encore davantage une équation politique déjà passablement complexe, constitue au contraire une voie de sortie par le haut. Prenons l'exemple de la rénovation thermique des bâtiments que prône M. Montebourg : les plans de cet immense chantier existent --- j'y ai contribué, tout comme la Caisse des Dépôts et Consignation---, son financement a été calculé. Je les ai moi-même présentés à Emmanuel Macron alors qu'il était encore à l'Elysée, et qui n'en a rien fait. Rénover nos bâtiments, c'est libérer plusieurs millions de Français de la précarité énergétique (face à laquelle le "chèque énergie" reste insuffisant), c'est réduire nos importations de pétrole, améliorer notre balance des paiements (le déficit commercial français, environ 80 milliards d'euros, correspond à peu près à notre facture pétrolière annuelle), réhabiliter les centres-villes de province et la rue principale des villages du monde rural. C'est sortir de la métropolosation du territoire français que dénonce à juste titre le géographe Christophe Guilluy. Enfin, et surtout, c'est créer à nouveau des emplois. A tel point que, si l'Etat lançait demain matin un programme de rénovation thermique tous azimuts sur l'ensemble de l'hexagone, les entreprises du BTP seraient à cours d'ouvriers qualifiés pour mener à bien ce chantier, qui devrait d'ailleurs nous occuper pendant plusieurs décennies. Il faut donc le lancer tout d'abord sur un petit nombre de régions particulièrement sinistrées, démarrer dans le même temps les filières d'apprentissage dans le bâtiment, et créer la main d'oeuvre qualifiée dont nous avons besoin. Puis, d'ici 3 ans environ, généraliser l'expérience à l'ensemble de l'hexagone et des géographies ultra-marines. 

Comment financer ? Les profits des banques françaises se sont élevés à 25 milliards d'euros l'an dernier. Le candidat à la primaire à gauche veut donc prélever un cinquième de cette manne pour financer la transition et notamment la rénovation thermique. La seule raison pour laquelle une telle proposition pourrait ne pas être légitime serait que l'usage habituel que font les banques de leur profit ait des retombées économiques et sociales plus intéressantes que la transition écologique. On est en droit d'en douter très fortement : l'essentiel de cette manne est distribué sous forme de dividendes et vous savez bien que la théorie du ruissellement (qui veut que les rentes des actionnaires favorisent l'intérêt général, comme le croyait Nicolas Sarkozy) est un mythe. Une telle ponction risque-t-elle de fragiliser le secteur bancaire français ? Oui, si elle est opérée sur les petites banques de réseau qui continuent de faire le travail de banquier, à savoir collecter l'épargne des Français, la sécuriser et accorder des crédits à l'économie réelle. Non, si elle est ponctionnée sur les grandes banques mixtes (ou "universelles") qui font l'orgueil de certains financiers parisiens. La France est le seul pays au monde à co-habiter  avec quatre banques mixtes à risque systémique, dont la taille de bilan est bien trop énorme pour pouvoir être secourues par l'Etat en cas de problème. La récente faillite de Monte Dei Paschi di Sienna, en Italie, entre Noël et le Nouvel An, le montre : même les banques les plus anciennes (Monte Dei Paschi est la plus ancienne banque d'Europe) ne sont pas à l'abri. Et l'Union bancaire européenne est inefficace pour protéger le contribuable contre une faillite bancaire : c'est bel et bien l'Etat italien qui a dû nationaliser Monte Dei Paschi. La dette publique italienne va donc s'alourdir des dettes de cette banque. (Au passage, j'avais malheureusement anticipé l'inefficacité de l'Union bancaire européenne dans un rapport remis au Parlement européen en 2015, où je montrais qu'en cas de nouveau maelström financier de même amplitude qu'en 2008, la majorité des grands établissements bancaire européens sera en faillite, que l'Union ne protégera pas les contribuables, et que le PIB de la zone euro pourrait perdre un trillion d'euros en 2 ans, cf. http://www.europarl.europa.eu/thinktank/en/document.html?reference=EPRS_STU(2015)558771). Nous continuons donc cette logique morifère qui consiste à privatiser les gains et à socialiser les pertes. Or l'essentiel de la crise déflationniste que connaît la zone euro depuis plus de 6 ans maintenant est le résultat du krach financier de 2007-2009. 

Là aussi, le candidat Montebourg est l'un des seuls à ma connaissance à continuer de dénoncer le jeu extrêmement malsain d'une partie du secteur bancaire français : en combinant opérations de marchés et activités de dépôt et de crédit au sein d'un même établissement, nos géants nationaux mettent en danger les comptes de dépôts des Français. Vous savez que la loi en Europe fait obligation à l'Etat de garantir chaque compte ouvert dans chaque établissement à hauteur de 100 000 euros. Vous ne savez peut-être pas, en revanche, qu'en cas de grave crise, l'Etat français est incapable d'assurer cette garantie. Elle lui coûterait beaucoup trop cher dans un contexte où nos finances publiques ne sont pas florissantes. Du coup, les banques mixtes, qui savent fort bien tout cela, exercent un chantage malsain sur le gouvernement (qu'il soit de droite ou de gauche) en expliquant à l'équipe qui occupe l'Elysée : "si vous ne faites pas très exactement ce que nous exigeons, vous risquez de nous mettre en difficulté et vous serez incapables d'assumer les conséquences d'un tel risque". Je rappelle que, lors de la crise chypriote (ridicule en comparaison de ce que serait la faillite de BNP-Paribas, par exemple), Bruxelles a envisagé pendant 24 heures de ne pas respecter la garantie des 100 000 euros par compte. Au bout d'une journée et d'une nuit, la Commission européenne s'est ravisée, ayant compris que, si l'Europe donnait le signal que les dépôts ne sont pas assurés, nous risquerions un bank run (une course au guichet) dans toute l'Europe, qui eût mis au tapis tous les établissements bancaires du continent. Pour mettre fin au chantage des banques, il faut séparer les banques de dépôt des banques de financement et d’investissement (lesquelles n'ont fusionné que dans la seconde moitié des années 1990, c'est une invention récente, et qu'il convient de ranger au rayon des très mauvaises innovations financières des deux dernières décennies) ; réhabiliter le métier de banquier aux dépens de celui de trader de salles de marchés. De cette manière, on ôte l'épée de Damoclès qui flotte actuellement au-dessus des dépôts des Français : si une banque de marché vient à faire faillite (à cause par exemple de la bulle financière qui recommence à gonfler depuis plusieurs années à la faveur des politiques monétaires non-conventionnelles  des Banques Centrales), elle ne mettra pas en danger l'épargne des Français. Et si elle fait faillite, ma foi, c'est la logique capitaliste que d'éliminer les perdants du jeu concurrentiel, non ? Il est amusant de voir comment certaines banques se font les chantres du capitalisme le plus sauvage pour autrui, mais refusent d'en respecter les règles elles-mêmes. 

Or, séparer vraiment les banques (l'un des tous premiers actes posés par Roosevelt lorsqu'il a pris le pouvoir en 1933), c'est aussi ce que propose Montebourg. Sur ce point, les propositions du candidat sont très cohérentes. Sa proposition de taxer les banques doit donc se comprendre dans ce contexte, je crois : inverser la logique qui prévaut toujours en Europe consistant à privatiser les gains et à socialiser les pertes ; socialiser une (petite) partie des gains bancaires en vue des investissements absolument indispensables liés à la transition écologique. Pour ma part, j'ajouterais qu'il faut le faire en priorité sur les activités de marchés des banques une fois que celles-ci auront été véritablement scindées. 

 
Commentaires

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  • Par Yves3531 - 08/01/2017 - 10:04 - Signaler un abus A t on besoin sur Atlantico de lire ce que l'on trouve ...

    dans Libé, la Monde... et tous les médias de la pensée officielle. On est suffisamment abreuvés à la pensée marxoïde ambiante pour ne pas retrouver cette pollution nauséabonde dans cet espace juqu'à présent à peu prêt sain...

  • Par zouk - 08/01/2017 - 10:27 - Signaler un abus Super taxation des banques et écologie

    De beaux rêves typiques de A. Montebourg, mais l'isolation thermique des bâtiments est une idée à creuser.

  • Par Michèle Plahiers - 08/01/2017 - 11:04 - Signaler un abus Et Fillon

    Je n'ai pas tout lu. Mais ne balayons pas trop vite la gauche qui a la possibilité de se reconvertir dans l'écologie. Mais alors, j'espère qu'elle sera cohérente, parce que le plus grand problème du 21 siècle est la procréation à tout va, et donc s'opposera fermement à la GPA. et même la PMA. Si un enfant ne veut pas venir, il ne faut pas forcer...

  • Par Ganesha - 08/01/2017 - 11:35 - Signaler un abus Nicolas Sarkozy

    Article à la fois très intéressant et sérieusement inquiétant. Il nous le dit et nous le répète : Nicolas Sarkozy a commis une erreur fondamentale en 2008 en cédant devant les ''Forces de la Finance'' et en n'ayant pas le courage de leur imposer une séparation absolue entre les opérations de marchés et les activités de dépôt des banques. Il était pourtant alors président du Conseil européen, en plus de la France. Nicolas a ainsi mis en place les causes du Krach suivant… qui est aujourd'hui dans un état de maturité avancée ! Heureusement qu'il s'est retiré de la vie politique : jusque là nous avions quotidiennement des fans et des groupies qui venaient ici se pâmer d'amour : ''il a si merveilleusement géré la Crise de 2008'' !

  • Par Thierry Gueyffier - 08/01/2017 - 12:33 - Signaler un abus taxation des banques et écologie

    Gaël Giraud est plus prêtre jésuite qu'économiste. En quoi les banques, qui produisent directement peu de pollution sont-elle taxables au titre de l'écologie? Au titre de la morale? Mais quelle morale? Celle qui consiste à faire payer les riches? Celle qui consiste à prélever sur tout ce qui marche? Au titre du populisme et de la démagogie? Au titre de celle qui consiste à dietribuer ce qu'on a pas gagné? Cette morale-là n'a rien à voir avec le bon fonctionnement de l'économie, seule garante de la possibilité de dépenses futures pour la sauvegarde de notre planète.

  • Par Hilario - 08/01/2017 - 13:22 - Signaler un abus Changement climatique

    Pourrions-nous avoir un certain réalisme sur le changement climatique sur Atlantico. Les hypothèses de Gaël Giraud sont largement partagées mais n'ont aucun rapport avec les faits observés sur le changement climatique et la menace perçue par M. Giraud est sérieusement exagérée. Voir par exemple ici. https://wattsupwiththat.com/2017/01/07/when-will-the-pause-in-global-temperature-return/ Le réchauffement climatique 1990 - 2016 est à moins de la moitié du taux projeté par le GIEC en 1990, bien que les émissions de CO2 sur la même période aient augmenté plus vite que prévu par le GIEC. Le scénario «business as usual» de 1990 du PICC prévoyait une augmentation de la température globale d'ici à 2025 de 1,0 ° C (variation de 0,7 à 2,4 °), ce qui équivaut à un taux d'accroissement par siècle de 2,9 °. Le taux d'accroissement observé depuis 1990 est de 0,34 ° par décennie et de 1,27 ° par siècle. Le record de sateliite de 1979 à 2016 est de 0,5 ° par décennie et de 1,35 ° par siècle. Le record satellite 1997 - 2016 est de 0,13 ° par décennie et de 0,64 ° par siècle, ce qui indique que le taux de réchauffement planétaire ne s'accélère pas mais ralentit.

  • Par Hilario - 08/01/2017 - 13:24 - Signaler un abus Changement climatique

    Pourrions-nous avoir un certain réalisme sur le changement climatique sur Atlantico. Les hypothèses de Gaël Giraud sont largement partagées mais n'ont aucun rapport avec les faits observés sur le changement climatique et la menace perçue par M. Giraud est sérieusement exagérée. Voir par exemple ici. https://wattsupwiththat.com/2017/01/07/when-will-the-pause-in-global-temperature-return/ Le réchauffement climatique 1990 - 2016 est à moins de la moitié du taux projeté par le GIEC en 1990, bien que les émissions de CO2 sur la même période aient augmenté plus vite que prévu par le GIEC. Le scénario «business as usual» de 1990 du PICC prévoyait une augmentation de la température globale d'ici à 2025 de 1,0 ° C (variation de 0,7 à 2,4 °), ce qui équivaut à un taux d'accroissement par siècle de 2,9 °. Le taux d'accroissement observé depuis 1990 est de 0,34 ° par décennie et de 1,27 ° par siècle. Le record de sateliite de 1979 à 2016 est de 0,5 ° par décennie et de 1,35 ° par siècle. Le record satellite 1997 - 2016 est de 0,13 ° par décennie et de 0,64 ° par siècle, ce qui indique que le taux de réchauffement planétaire ne s'accélère pas mais ralentit.

  • Par cloette - 08/01/2017 - 13:42 - Signaler un abus Théorie du réchauffement climatique

    Une théorie n'est qu'une théorie juqu'à ce qu'elle soit remplacèe ar une autre , si elle se confirme ce n'est plus une théorie , c'st une vérité . Le réchauffement climatique n'est qu'une théorie .

  • Par vangog - 08/01/2017 - 17:11 - Signaler un abus Quel verbiage insipide!

    je n'ai rien trouvé d'intéressant dans toute cette prose indigeste, excepté les habituels anathèmes gauchistes contre Trump, Président non encore investi, mais déjà haï uniformément par la gauche archaïque. Est-ce parcequ'il n'a pas fait allégeance au capitalisme de connivence avec la finance Rothschild? On lit cette proposition: "les banques, participer au financement de la transition énergétique"???? Ce réactionnaire n'est pas capable d'évoquer le nucléaire, seule énergie non polluante et rentable, dans ses tonnes de verbiage: cela signifierait donc, pour les banques, l'obligation de financer, grâce à cet impôt déguisé, des énergies trois fois plus couteuses que le nucléaire, et trois fois plus polluantes? Hé oui! car il faudra bien faire venir, par route, les éoliennes produites en Allemagne, et les panneaux solaires produits en Chine...toujours le pétrole! et toujours sans savoir comment stoquer cette énergie de substitution...inepte!

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Gaël Giraud

Gaël Giraud est directeur de recherche au CNRS, et directeur de la Chaire Energie et Prospérité (Ecole normale supérieure, Ecole Polytechnique et Ensae). Après deux années passées au Tchad, où il fonde un centre d'accueil pour les enfants de la rue de Sarh, Gaël Giraud a travaillé quinze ans comme chercheur en économie théorique, au cours desquels il a aussi exercé l'activité de consultant scientifique auprès de banques d'investissement. Il a publié quatre livres, dont le dernier s'intitule Illusion financière, (éditions de l'Atelier, 2013). Enfin, Gaël Giraud est religieux jésuite. 

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