Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Dimanche 26 Juin 2016 | Créer un compte | Connexion
Extra

Mettons fin au salariat !

Alors que la crise n'en finit plus de remuer la situation économico-politique de l'Europe entière. Eric Veraeghe, ancien membre du MEDEF, propose une idée radicale : "réfléchir à la fin du salariat, héritage de l’Ancien Régime complètement obsolète".

Solution radicale

Publié le

Bien-sûr, il y a cette crise financière qui n’en finit pas de ricocher, et qui empoisonne la vie des démocraties occidentales. Bien-sûr, il y a cette décomposition fulgurante de l’esprit républicain, dans un climat d’affaires et d’outrance verbale qui inquiète les gens de bonne volonté. Bien-sûr, il y a cette crispation qui traverse la société française, et cette hantise qui exacerbe l’agressivité et l’immobilisme au moment où il faudrait confiance et innovation.

Mais si l’on pensait aux lendemains de toute cette épouvante ? Et si nous passions un peu de temps à nous concentrer sur les vrais sujets : la reconstruction d’une cohésion sociale, l’apaisement des tensions, et la recherche d’une organisation de la production qui garantisse à tous prospérité et plein emploi ?

C’est dans cet esprit que je propose, dans mon livre Au coeur du MEDEF, de réfléchir à la fin du salariat, héritage de l’Ancien Régime complètement obsolète. L’idée peut paraître provocatrice, et appelle quelques commentaires en réponse aux incompréhensions qu’elle peut susciter.

Le salariat, forme obsolète de la production

Consciemment ou non, plus personne aujourd’hui ne se satisfait du salariat. Les employeurs considèrent que le coût du travail salarié est trop élevé et le jugent contraire à la compétitivité de leur entreprise en situation de mondialisation. Les salariés sont écrasés par des charges grandissantes, leur rémunération stagne, et ils n’ont pas accès à une part suffisante de la richesse qu’ils produisent.

Ce malaise est exacerbé en phase d’hyper-financiarisation comme nous la connaissons aujourd’hui. L’exigence de rentabilité imposée par les actionnaires conduit à sacrifier peu à peu toutes les marges de valeur ajoutée dégagées par les entreprises à la rémunération du capital.

En fait, le travail tel qu’il fut inventé à la fin du XVIIIe siècle, sous forme de contrat de louage à durée indéterminée, ne répond plus aux exigences contemporaines. On notera d’ailleurs qu’il fut dès l’origine conçu comme une façon de préserver le lien d’Ancien Régime entre le paysan et le domaine où il produisait. Il est l’expression moderne et implicite de cet attachement obligé de l’individu à un maître, qu’on l’appelle seigneur ou patron.

Mettre en place une vraie sécurité sociale professionnelle

D’une certaine façon, le bon sens consisterait aujourd’hui à briser le carcan juridique qui empêche le salarié de négocier la part de la valeur ajoutée qui lui revient, et qui s’appelle le contrat de travail. En instaurant une prime obligatoire liée aux bénéfices de l’entreprise, Nicolas Sarkozy n’a d’ailleurs pas l’intuition d’autre chose : rendre au salarié la richesse qui lui revient.

Remplacer le contrat de travail par un contrat de service négocié au cas par cas, avec des formes juridiques encadrées, constituerait une façon plus directe, et plus souple, d’obtenir le même résultat.

Cette idée est évidemment anxiogène, dans la mesure où elle exposerait les salariés devenus contractants libres à de très fortes fluctuations. Pour juguler ce phénomène, il serait donc impératif de mettre en place une véritable sécurité sociale professionnelle, qui mutualiserait le coût de cette exposition aux risques. Cette sécurité sociale professionnelle, fondée sur une mise à disposition gratuite d’outils destinés à favoriser l’insertion sur le marché du travail, serait un acteur majeur de lutte contre le chômage. Elle regrouperait à la fois les fonctions d’indemnisation, de placement, et de formation ou reconversion professionnelle.

Sa mise en place rapide permettrait d’ailleurs de dégonfler l’angoisse des salariés français et d’apaiser des inquiétudes grandissantes qui sont mauvaises pour la démocratie.

Mettre en place l’allocation universelle

L’idée de l’allocation universelle gagne progressivement du terrain, à droite comme à gauche, et elle constitue probablement l’idée centrale de notre reconstruction sociale future.

Elle repose sur un principe élémentaire: il faut verser mensuellement à chacun la part de produit intérieur brut dont il est le producteur naturel tout au long de sa vie. Le PIB agrège en effet l’ensemble de la valeur produite chaque année dans un pays, sans se soucier de la répartir entre ses auteurs. Cette valeur produite annuellement comporte pourtant une forte part d’externalités positives dues à la société elle-même.

L’exemple le plus simple à comprendre est celui de la gastronomie française. Qui peut nier que chaque Français est porteur d’une part de la valeur patrimoniale de cette gastronomie ? Sans la protection que chacun d’entre nous apporte à l’art de la table, au bien manger, sans le respect immense dont chaque Français témoigne pour le vin, pour la terre, pour la tradition culinaire, notre gastronomie n’existerait pas, la France n’aurait pas la notoriété mondiale qui lui vaut d’être la première destination touristique de la planète, et la marque «France», liée au luxe et à l’art de vivre, se vendrait moins bien.

Quoi de plus normal, dès lors, que de faire bénéficier chaque Français d’une part du PIB qu’il génère par sa participation individuelle à la prospérité collective? Les économistes estiment que cette part s’élève à environ 15% du PIB, soit près de 5.000 euros par Français chaque année.

Avec la crise, il y a urgence

Ces quelques éléments futuristes entreront probablement dans la perception commune dans les années à venir. Il est salutaire de les aborder aujourd’hui, car survivre à la crise ne peut tenir lieu de projet collectif.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par fms - 04/10/2011 - 07:10 - Signaler un abus remplacer les CDI par des vacataires...

    et adosser cette précarité à une allocation universelle payée par l'état. Cette idée ne me parait bonne ni pour les entreprises, ni pour les travailleurs, ni pour l'état. 1/ les entreprises vont passer leur temps à recruter, au lieu de créer de l'activité, 2/ les travailleurs vont passer leur temps à négocier leurs salaires, 3/ quel montant et quel financement pour l'allocation universelle ?

  • Par Cap2006 - 04/10/2011 - 08:38 - Signaler un abus que de confusions

    D'autres pays le propose le salariat souple... sans constituer le paradis imaginé... Par contre, justification intéressante dela légitimité de l'assistanat... est il possible d'imaginer une relation employeur plus saine avec les salariés?... moins lourde avec les administrations?... sans delai de paiement entre entreprise ? et un meilleur partage du financement social accablant le travail?

  • Par LouisArmandCremet - 04/10/2011 - 10:05 - Signaler un abus D'une idée pas forcément mauvaise...

    ... je sens qu'on va tirer une mise enoeuvre désastreuse, où une enième politique de reditribution va encore plomber le pays, en gaspillant une partie de la richesse prévelevée en frais de fonctionnement inefficaces...

  • Par ZOEDUBATO - 04/10/2011 - 10:29 - Signaler un abus Une idée interessante à creuser

    Idée intéressante qui sera très longue à mettre en oeuvre car elle suppose une volonté de progression sociale et sociétale et va ,donc, se heurter à l'esprit conservateur, petits bourgeois, rentiers et captatif des partis de gauche, des syndicats et des agents Public; L'allocation universelle nécessitera un encadrement très fort pour inciter à travailler et non à rester allocataire à vie

  • Par ropib - 04/10/2011 - 11:08 - Signaler un abus incontournable

    Le dépassement du salariat est incontournable, et est en train de se faire qu'on s'en aperçoive ou non. Le souci c'est que si on le fait de manière aveugle cela va entraîner des déséquilibres terribles. Oui, il faut se préparer à ce phénomène, le penser, l'encadrer, sinon ça partira en vrille et sera l'occasion d'un nouveau désordre.

  • Par Rhytton - 04/10/2011 - 11:14 - Signaler un abus "Oh toi, tu vas avoir des problemes!" (SAV de Fred & Omar)

    L'alloc universelle est revolutionnaire, donc le lobbying bancaire (et le public ignare) ne laissera pas faire. Avec les divisions droite-gauche, PCD-liberaux et autres schismes ideologiques, le systeme de credit avec interet a encore de beaux jours! Le parti du Credit Social en Alberta a tenu le pouvoir pendant plus de 30 ans, "On" s'est arrange legalement pour qu'il ne revienne pas au pouvoir...

  • Par rue102361 - 04/10/2011 - 11:54 - Signaler un abus Ca a l'air plus ou moins

    Ca a l'air plus ou moins alléchant sur le papier mais comment le MEDEF peut-il proposer des changements alors que lui même n'as pas voulu le faire.... step by step

  • Par ISABLEUE - 04/10/2011 - 15:38 - Signaler un abus c'est cela oui

    mettons fin au salariat devenons TOUS DES ASSISTES;;;; mais vraiment n'importe quoi. La precarité nationale payée par l'Etat..... je rêve. ces sont des mélanchonales.....?? Plantons des choux..... Une nouvelle idée d'un sorti d'une ecole de commerce lalbda pour calmer le petit peuple....

  • Par Mérovingien - 04/10/2011 - 16:32 - Signaler un abus ERIC V: METTONS FIN A TON TRAITEMENT PSYCHOTIK

    Mon cher Eric, tu es barré à l'ouest. Sens la brise du grand océan caresser tes cheveux et danser dans tes jolies boucles blondes ... Lol, j'oubliais que tu es coiffé comme Kojac, aussi chevelu que le désert du kalahari. Il ne faut pas m'en vouloir mais ton article un brin provocateur a éveillé chez moi une grande vague psychadélic. Je te recommande d'arrêter le sextuple Nespresso avant d'écrire

  • Par Le gorille - 04/10/2011 - 19:53 - Signaler un abus Salariat ou patenté

    En pratique, chacun devrait se muer en patenté, apte à gérer sa propre carrière. Cela stimule. Mais prévoir de but en blanc une organisation mutuelle va à l'encontre de la philosophie de cette réforme : la sécurité doit être limitée, sinon, où serait le défi sensé dynamiser la personne ? Il reste le problème de l'Etat : je vois mal l'Etat passer sans arrêt des marchés aves des "moins disants" !

  • Par Le gorille - 04/10/2011 - 20:03 - Signaler un abus Le contrat

    L'Etat a curieusement déjà votre recette dans sa sébille : les contrats. L'engagé par contrat est salarié pour un nombre d'années limité, renouvelable à discrétion, avec là aussi une limite. Le défaut ? Vous n'atteindrez pas l'âge de la retraite avec ce système. La qualité ? Vous changerez de milieu. Cela suppose du dynamisme et la foi en l'avenir. Il y a donc plusieurs recettes possibles.

  • Par Eric Verhaeghe - 04/10/2011 - 20:50 - Signaler un abus Quelques réponses

    D'abord merci à tous ceux qui commentent cet article, souvent avec beaucoup d'humour. Bien entendu, mes propositions ne sont pas celles du MEDEF, et sont une ébauche qui mérite une réflexion collective. Il est intéressant de cheminer ensemble pour les mûrir. En aucun cas, elles ne s'inspirent d'une idée de l'assistanat, et d'une quelconque perception négative du travail. Au contraire.

  • Par Eric Verhaeghe - 04/10/2011 - 20:51 - Signaler un abus Un pessimisme obligé?

    Ce qui me frappe dans les commentaires, c'est la profonde désillusion de tous vis-à-vis de la capacité des politiques à préserver les bonnes idées. Mais où est passée cette France victorieuse qui s'enthousiasmait pour le changement? De mon point de vue, notre plus grande défaite est ce désenchantement. Je crois néanmoins qu'il nous reste tant d'utopies à réaliser...

  • Par Robert Marchenoir - 04/10/2011 - 22:17 - Signaler un abus Le capitalisme gauchiste d'Etat

    Autrement dit : instituons une précarité maximum au bénéfice des patrons, appelons l'Etat au secours pour assurer un filet de sécurité encore plus large qu'ajourd'hui (si cela est possible), et roule ma poule !... Formidable illustration de la complicité entre le gauchisme et les stato-capitalistes français. Le libéralisme est bien loin...

  • Par Carcajou - 04/10/2011 - 22:27 - Signaler un abus Les choses anciennes

    Les plus anciens se souviennent de ce temps béni où il y avait du travail pour tous. Cette période n’est pas si lointaine. Un ouvrier, un employé négociait son salaire avec l’employeur. Lorsqu’un conflit éclatait, il allait travailler ailleurs. Les meilleurs, connus et recherchés, étaient les mieux rémunérés. Dans les grandes entreprises, le prolo gagnait sa croûte. Je n’invente pas.

  • Par Carcajou - 04/10/2011 - 22:28 - Signaler un abus Les choses anciennes (suite)

    Forçons le patronat à relocaliser. Obligeons les politiques à faire cesser cette immigration qui plombe l’emploi (et les finances publiques). Plus d’allocations chômage à verser, les comptes de la sécu équilibrés (par le biais des cotisations comme à l’origine), le financement des retraites résolu. On pourra même rembourser la dette. Quel rêve !

  • Par DEL - 04/10/2011 - 23:53 - Signaler un abus Mieux,

    On remplace tout le monde( financiers et patrons compris) par des machines, et si elles protestent elles sont démantelées et restructurées pour mieux servir. Les humains n'ont plus qu'à aller se dorer sur les plages de luxe du monde entier. Le hic, c'est qu'on va s'ennuyer, on va ennuyer les machines et on ne sait pas comment elles réagiront! Quelqu'un a une idée? Quoi? Travailler? Chiche!

  • Par DEL - 05/10/2011 - 00:25 - Signaler un abus Donc livraison pieds et

    Donc livraison pieds et poings liés du contractant à celui qui proposera le contrat, puisque le contractant n'aura pas les moyens, lui, de payer un avocat. Elimination des syndicats, fin du droit du travail, horaires gonflés et " revenus??" en baisse. Yippeeh! vive le libéralisme...

  • Par Rhytton - 05/10/2011 - 07:53 - Signaler un abus @Eric: Pessimisme oblige

    Notre seul prix "Nobel" Francais en Eco, Maurice Allais, vous aurait defendu mais il est mort. Les certifs de prosperite d'ATB vous donneraient raison, mais le gouvernement canadien a verrouille le systeme, arguant qu'il etait le seul a pouvoir emettre de la monnaie. Quant a appliquer l'idee au niveau europeen: LoL L'AU doit par ailleurs avoir une duree de vie courte, afin d'eviter le "hoarding"

  • Par Rhytton - 05/10/2011 - 08:06 - Signaler un abus L'enthousiasme n'est plus car Napoleon n'est plus.

    Il disait: "Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain." L'Angleterre l'aura fait taire.

  • Par Eric Verhaeghe - 05/10/2011 - 08:29 - Signaler un abus Je persiste

    Quelques réponses. Je suis favorable à une syndicalisation très large. Obligatoire? je ne sais pas, mais à coup sûr un renforcement de la vie syndicale. Mais le sujet de fond reste un partage juste de la valeur ajoutée. Il est normal que ceux qui produisent cette valeur en retirent les fruits, soustraction faite des besoins en investissement pour le futur. Quel autre système satisfaisant?

  • Par le celte - 05/10/2011 - 11:42 - Signaler un abus encore

    encore un idiot qui n'a rien compris à la raison profonde du capitalisme: Marge maximale et petits salaires pour les esclaves.

  • Par ZOEDUBATO - 05/10/2011 - 14:30 - Signaler un abus Eric Verhaeghe : Je persiste

    Les richesses produites sont le résultats d'actions globales.Les investisseurs actionniaires fournissent les moyens, les entrepreneurs et les cadres anticipent le marché et les besoins humains, organisent, forment, recherchent la performance, déterminent les paramètres de la qualité et de la production et rédigent les procédures puis enfin les ouvriers qui appliquent les procédures

  • Par cappucino - 05/10/2011 - 15:41 - Signaler un abus Tous en auto entrepreneur.

    ou supprimons le mot "travail" carrément par : utilisation collective des moyens de production. je me sens mieux après cela. :--))

  • Par bobocleaner - 05/10/2011 - 19:37 - Signaler un abus "mettons fin au salariat" : une idée de bolchevik

    dans une société libérale la liberté de contracter existe. Notamment un contrat de travail; Aprés les dispositions d'ordre public du code du travail c'est une autre affaire. Le jour ou on peut virer un fonctionnaire on discutera des CDI hein mon petit lapin . Ca va pas être facile à vendre cette belle idée en 2012. En France on arrive trés bien à licencier dans le privé, ca coute cher c'est tout.

  • Par Rhytton - 05/10/2011 - 20:08 - Signaler un abus "Tu vas avoir de TRÈS GROS problemes, toi!" (SAV Fred & Omar)

    1 € vaut pas 1 € partout! Une Région, par mon système de crédit social, peut distribuer cette alloc' universelle (avec date limite d'usage), utilisable seulement sur la Région afin de favoriser les producteurs locaux, ou pour obtenir des prestations sociales (Creche, HLM, TER...). Selon le revenu du ménage, une taxe diminue l'AU, afin de laisser une chance au privé local: enseignement, santé...

  • Par Rhytton - 05/10/2011 - 23:30 - Signaler un abus Ricardo Semler laisse ses employés bosser quand ils veulent...

    MBA Harvard à 21 ans, il est PDG d'une grosse boîte dans son Brésil: Semco Group (200 millions USD de CA) est le creuset de son style de management, du participatif évalué sur le rendement, qui fonctionne et qu'il décrit dans son best-seller international "The Seven Days Weekend". Le travail à distance est privilégié, les employés ont 39% de la boite (!!!) et choisissent leurs managers... le top!

  • Par Rhytton - 06/10/2011 - 12:39 - Signaler un abus Bobocleaner, chantre du Lumpenproletariat !

    L'Homme de Cro-Magnon a beugle. Inapte a se diriger lui-meme, il a choisi le salariat: zero risque, zero prise de tete avec la compta apres minuit, zero syndicat a affronter... Le salariat est une forme evoluee d'assistanat (travail contre nourriture, en gros)! Le mot "Travail" remplacera "activite"; la democratie en entreprise est ce qu'elle etait a la Grece Antique: vive l'auto-determination!

  • Par Rhytton - 08/10/2011 - 13:16 - Signaler un abus @FMS: comment financer l'Allocation Universelle (AU)

    Financer l'AU: suppression de TOUTES les allocs existantes et reorganisation des fonds les financant sur une seule allocation universelle. En se basant sur l'exemple de Ricardo Semler, la retribution se fera en fonction des performances de l'employe via un contrat evolutif (les conges payes s'allongent avec l'anciennete par exemple)(NB: la France a un des meilleurs taux de productivite horaire)

  • Par Rhytton - 08/10/2011 - 13:34 - Signaler un abus Avantages de ce systeme

    Baisse des fraudes a la prestation sociale (dont celles de la SS), ce systeme permet de frapper plus durement les fraudeurs (dans les transports publics notamment). Ce systeme va creer un autre genre de richesse (le bien etre social, via les mediatheques et les stades) sur lequel les banques ne peuvent pas pratiquer une usure inique (du credit avec interet sur de la presta sociale, c'est inique!)

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est l'ancien Président de l'APEC (l'Association pour l'emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr
 

Diplômé de l'ENA (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un DEA d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€