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Fin de l'opération Sangaris en Centrafrique : une réalité sur le terrain nettement moins apaisée que le bilan officiel

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian doit annoncer ce dimanche 30 octobre la fin de l'opération Sangaris. Alors que l'intervention militaire visait à stabiliser la situation en Centrafrique, l'heure est désormais au bilan.

L'heure du bilan

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Comment justifier aujourd'hui l'opération Sangaris ? Alors que son coût est estimé à 200 millions d'euros par Jean-Yves Le Drian, visait-elle à défendre divers intérêt français ? Dans quelle situation laisse-t-elle le pays ?

L’opération Sangaris a globalement atteint les premiers objectifs fixés par le président de la République, qui étaient de désarmer les belligérants et de faire cesser les massacres. Elle a aussi aidé à la difficile montée en puissance d’une force africaine capable, mieux que les précédentes, d’assumer presque seule une opération de maintien de la paix. Par contre, malgré les discours optimistes, le futur est très loin d’être garanti. La situation politique actuelle n’est guère porteuse d’avenir. Le pays reste coupé en deux, avec un pouvoir central très faible.

La fin de l’opération ne se concrétise pas non plus par le départ des derniers militaires français, puisque 350 d’entre eux resteront sur place comme force d’appui de la MINUSCA, donc sans changement ni dans les effectifs ni dans la mission avec ce qui existe depuis plusieurs mois. Et, depuis quelques jours, les exactions semblent reprendre. De nouveaux affrontements entre bandes armées ont fait des dizaines de morts.

Sangaris a permis de défendre le premier des intérêts de la France, qui est de sauvegarder la vie de ses ressortissants. Par contre, les accusations de viols et autres exactions qui auraient été commis par des militaires français laisseront des traces. Le chiffre de 200 millions d’euros, annoncé par le Ministre, est celui du surcoût par rapport à ce qui aurait été dépensé si l’opération n’avait pas eu lieu. Il ne tient pas compte des surconsommations de potentiel des matériels engagés, ni de l’usure des personnels. 

 
Commentaires

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  • Par assougoudrel - 30/10/2016 - 12:21 - Signaler un abus Si cela s'était bien passé,

    on le saurait tous les jours. Mais comme se fut un fiasco politique, la presse a été la "grande muette", comme l'a demandé le grand chef. A poil, les militaires ont fait leur travail et, contrairement à FH qui a le ventre qui fait des fissures tant qu'il bouffe comme un salaud, eux n'avaient pas grand chose dans les gamelles. Quand à leur ministre, depuis un an et demi, une place lui est réservée à la Région Bretagne.

  • Par abracadarixelle - 30/10/2016 - 13:42 - Signaler un abus Mais que les Africains se débrouillent un peu tout seuls....

    A la fin ! Ils se plaignent des restes de colonisation mais sont infoutus de se sortir de leurs conflits locaux ! Finalement, NS avait raison lorsqu'il disait que l'homme africain n'était pas entré dans l'histoire, déjà qu'il n'est pas foutu de mettre les mains dans le cambouis !

  • Par jc0206 - 30/10/2016 - 16:21 - Signaler un abus Centrafrique: l'impossible réconciliation

    L'intervention des troupes françaises en Centrafrique avait pour but de mettre fin à ce que nos médias n'ont pas eu le courage d'appeler une guerre de religion. On se rendra vite compte après le départ de ces troupes de l'impossible réconciliation entre chrétiens et musulmans. Leur expérience sera peut-être utile un jour sur le territoire français.

  • Par Jean-Benoist - 30/10/2016 - 17:52 - Signaler un abus combie6n de soldats français

    Morts pour un pays qui nest pas le nôtre pendant que les jeunes de ce pays ont fui, sont venus en France au lieu de le défendre et se battre?

  • Par Anguerrand - 30/10/2016 - 18:17 - Signaler un abus A Jean-Benoist

    J'aurais pu écrire la meme chose que vous. Des soldats français se font tuer pour des pays qui nous haïssent. Leur president nous remerciera t il, il ne faut pas y compter. Nos soldats, peres de famille sont tués les locaux les regardent se faire ruer ou s'infiltrent chez nous le tout à nos frais.

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Jean-Vincent Brisset

Le Général de brigade aérienne Jean-Vincent Brisset est directeur de recherche à l’IRIS. Diplômé de l'Ecole supérieure de Guerre aérienne, il a écrit plusieurs ouvrages sur la Chine, et participe à la rubrique défense dans L’Année stratégique.

Il est l'auteur de Manuel de l'outil militaire, aux éditions Armand Colin (avril 2012)

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