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Le féminisme rend-il con(ne) ou est-ce la connerie qui rend féministe ?

Le féministement correct est une variante quasiment incurable du politiquement correct. Mais l’OMS (Organisation mondiale de la santé) refuse de s’en occuper.

Halte au blasphème

Publié le

Tim Hunt est une brute sexiste. Un suprémaciste mâle. Un machiste fanatisé. Pour ses travaux il a reçu en 2001 le prix Nobel de médecine. Pour ses propos il vient d’être chassé de l’University College of London.

M. Hunt a en effet gravement insulté ses collègues qui travaillent dans le même labo que lui.

Peut-être a-t-il dit à un de ses collaborateurs arabes : "Ce que tu fais, c’est du travail d’Arabe" ? Peut-être a-t-il lancé à un collègue juif : "Tu fais ça juste pour le fric" ? Ou alors, peut-être a-t-il apostrophé un scientifique noir de son labo, pas assez rapide à son goût, d’un : "Bamboula, bouge-toi un peu" ? Non, le prix Nobel de médecine s’est attaqué aux femmes !

Et les femmes, c’est plus fragile, et en même temps plus vindicatif, que les Arabes, les Juifs et les Noirs. On n’ose imaginer la férocité de celles qui cumuleraient : femme et Arabe, femme et Juive, femme et Noire. Les propos de M. Hunt ont été jugés suffisamment outrageants pour lui valoir l’exclusion de l’université. Car le personnage est totalement vulgaire, salace et libidineux.

On le voit assez bien reluquant une collègue en blouse blanche et lui faisant part de ses émois : "Toutes des salopes, et toi aussi !" On l’imagine aisément convoquant toutes les scientifiques féminines de son laboratoire pour leur annoncer qu’elles sont "toutes bonnes à b***". Très vilain tout ça. Tim Hunt a fait pire. Il a proféré un affreux blasphème parlant des femmes de son entourage professionnel : "On tombe amoureux d’elles, elles tombent amoureuses de vous, et quand on les critique, elles pleurnichent." La tempête que cette phrase a déclenchée à l’University College of London a pris des allures de cyclone ou d’ouragan.

Des mouvements féministes se sont emparés de l’affaire et ont fini par avoir la peau du criminel. M. Hunt est simplement un bêta. Sa phrase valait éventuellement un sourire de dédain ou le silence. Mais la machine à broyer des féministes enragées a besoin de chair masculine pour se nourrir. Celle de M. Hunt a donc rempli, pour l’instant, les panses de ces dames, un peu énervées. Mais il leur faudra encore beaucoup d’hommes sexistes et machistes pour être rassasiées. Elles sont insatiables.

Quant à Hunt, si sévèrement châtié, il sera désormais sur ses gardes. Qu’il fasse bien attention à ne pas dire à ses collègues femmes : "Vous êtes jolies", ce qui pourrait être considéré comme un début de viol. Qu’il exige, chaque fois qu’il ira à l’hôtel pour un déplacement professionnel, que le ménage dans sa chambre soit fait par un homme : on sait depuis un certain hôtel new-yorkais que les femmes de chambre peuvent être aussi des tueuses.

 

 
Commentaires

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  • Par zouk - 21/06/2015 - 11:14 - Signaler un abus SEXISME

    Une exaspération de la connerie, dominante à toute époque avec des buts et des audiences variables.

  • Par Gré - 21/06/2015 - 11:51 - Signaler un abus Connes, sans aucun doute ...

    Ce sont les mêmes qui, lorsqu'un homme se fait couper le sexe, sont les premières à revendiquer qu'ils soient désormais considérés comme des femmes. Ce qui revient à affirmer qu'une femme est un homme à qui il manque quelque chose. ------------------ L'égalité des droits a été une excellente chose. Mais désormais, les femmes, pour les féministes, doivent oublier qu'elles sont des femmes pour faire tout comme les hommes. Quelle plus magnifique forme de soumission au mâle.

  • Par ISABLEUE - 21/06/2015 - 12:59 - Signaler un abus C est la connerie qui rend à ce point

    Allez débusquer une insulte machiste dans cette phrase, il faut être tordu....tordue..

  • Par vangog - 21/06/2015 - 13:09 - Signaler un abus Les femmes, vectrices zélées de la pensée unique?

    Je n'ose y croire...

  • Par adroitetoutemaintenant - 21/06/2015 - 13:38 - Signaler un abus C'est pas les femmes, c'est la Grande Bretagne!

    Comment ne pas y voir l'explication de la position en queue de liste des pays développés en ce qui concerne la médecine. Cons et connes y font foison dans le milieu médical.

  • Par jurgio - 21/06/2015 - 14:13 - Signaler un abus La domination de la bêtise

    Les femmes ont représenté longtemps parmi nous une vraie suprématie, pratiquement invisible. Je comprends que les Anciens se méfiaient de cette prépondérance et avaient instaurer une société qui maintenait l'équilibre mais où personne n'était dupe. J'ai surtout connu les femmes comme des êtres d'une grande finesse et d'une influence bénéfique. Que voit-on aujourd'hui ? Des gourdes qui se prennent pour le nombril de la Terre, puantes de prétention, à concurrence des défauts qu'on regrettait déjà chez beaucoup de mâles. Elles ont allégrement massacré la partie sacrée de leur rôle social. Celles que nous respections naguère sont tombées dans le domaine public du mépris ou de l'indifférence, incapables de conduire la mentalité d'une nation. Sans doute pour la plus grande gloire de l'égalité ?

  • Par vangog - 21/06/2015 - 14:57 - Signaler un abus Le grand défaut de certaines femmes...

    est de croire qu'elles doivent devenir l'égal des hommes ( ah, très bête parité gauchiste, quand tu nous tiens!...) alors qu'elles leur sont supérieures par nombre de leurs caractères...

  • Par mymi - 21/06/2015 - 17:18 - Signaler un abus merci à Vangog

    de préciser "certaines femmes", lesquelles effectivement nuisent profondément à l'image de la femme (si j'ose dire Normale). Ces féministes démontrent le contraire de leur idéologie, à savoir que nous sommes trop faibles et sans personnalité pour pouvoir nous imposer seule, avec nos propres talents et compétences. je n'ai nulle besoin de la journée de la femme, des femen et autres abruties pour exister, partager et défendre mes idées. Notre civilisation, avec l'aide de la pensée unique et de l'égalitarisme à tout crin, nous précipite dans un monde que j'espère ne pas voir; Ca m'énerve !!!!

  • Par Bulldozer - 22/06/2015 - 20:48 - Signaler un abus Rien de nouveau sous le soleil.

    Les femmes ont toujours été les plus zélés gardiennes de la morale dans sa forme la plus psychorigide et hystérique. Ça n'a pas changé, à part la morale psychorigide qui n'est plus la même.

  • Par GOYATSU - 02/07/2015 - 10:36 - Signaler un abus J'ai bien peur....

    que ce genre de comportement soit beaucoup plus généralisé.... sous couvert de respect ou d'atteinte à la bien-pensance, plus rien ne peut être exprimé....Je relisais Desproges hier: à combien de procès aurait-il droit aujourd'hui? Et surtout, si plus rien ne peut être dit que l'admis, comment repérer les vraies dérives?

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Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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