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Le fédéralisme européen est-il condamné à se construire
contre les peuples ?

Un sondage Opinionway pour l’institut Montaigne et l’agence Tilder, confirme que les Français sont favorables (à 77 %) à une plus grande intégration politique, budgétaire et bancaire de la zone euro. Dialogue croisé entre le farouche souverainiste Nicolas Dupont-Aignan et la pro-européenne Sylvie Goulard.

Grand saut fédéral : le match !

Publié le

Atlantico : Un sondage, réalisé par Opinionway pour l’institut Montaigne et l’agence Tilder, confirme que les Français sont favorables (à 77 %) à une plus grande intégration politique, budgétaire et bancaire de la zone euro. Pourtant le mot « fédéralisme » reste une source d’incompréhension. Y a t-il un risque à ce que les peuples ne soient pas prêts à un saut européen vers le fédéralisme ?

Nicolas Dupont-Aignan : Non contents d’avoir précipité la zone euro dans la récession, les chefs d’État - principalement Angela Merkel et les fonctionnaires non élus de Bruxelles - veulent désormais imposer leur politique par la force. Ils risquent de déconfigurer la construction européenne.

Au désastre économique vont suivre des troubles sociaux et la résistance politique. La question majeure est simplement de savoir combien de temps cela va prendre et combien de drames individuels et nationaux il faudra pour se débarrasser de cette politique. Ils me font penser aux communistes qui, à chaque congrès soviétiques, effectuaient des purges pour appliquer le vrai communisme.

Sylvie Goulard : Tout dépend de la façon dont nous expliquons la situation aux citoyens européens. Il ne s'agit pas de "faire un saut" pour faire un saut. Trois raisons majeures d'aller vers une Europe fédérale existent...

La première est que le régime politique européen atteint ses limites : sur des sujets cruciaux, comme la crise de la dette souveraine, les chefs d'État et de gouvernement décident de manière opaque, à huis clos et dans des rapports de force entre nations, alors même que la monnaie est commune, les intérêts partagés.

A aucun moment,  les populations européennes ne choisissent ensemble une ligne politique, au cours d'un débat public. Le "centre de décision" qu'est le Conseil européen n'est pas responsable, collectivement, devant un parlement. C'est une grave atteinte à la démocratie. Chaque dirigeant européen rend bien sûr des comptes dans son pays, mais chacun d’entre eux dispose d’un droit de véto qui peut s’exercer à l’encontre de ce que souhaite la majorité des 330 millions d’européens de la zone euro. La conséquence est que les intérêts des peuples sont présentés, sans justification, comme opposés les uns aux  autres. La paix sociale et la concorde entre États sont en péril à cause des modes de décision. Le fédéralisme serait donc un progrès de la démocratie, une garantie contre une confrontation artificielle.

Deuxièmement, l'Europe intergouvernementale n'est pas efficace : en maintenant  des rapports de forces au sein du Conseil européen, on ne privilégie pas les bonnes solutions. Et la situation se dégrade. On le voit depuis 2 ans !  

Enfin, une Europe fédérale - contrairement à ce que disent les souverainistes -  garantirait mieux la défense des prérogatives des États qui la composent. En effet, nous sommes actuellement dans un système où certains pays, plus riches, plus puissants, interfèrent énormément dans les décisions nationales des pays en difficulté.

Le fédéralisme permettrait au contraire une plus grande autonomie de chacun des membres. On le voit aux États-Unis par exemple, où la Californie a une dette importante sans que le Texas ou la Floride ne se mêlent de sa gestion. Des transferts fédéraux secourent l'État californien, mais chacun garde son autonomie. La principale erreur des souverainistes est de présenter le fédéralisme comme une centralisation, ce qu’il n’est pas.

L’Europe fédérale correspond-t-elle aux aspirations des peuples ?

Nicolas Dupont-Aignan : Tout d’abord, il ne s’agit pas d’un véritable fédéralisme, mais d’un système disciplinaire. Un vrai fédéralisme renvoie à une fiscalité commune ou à des décisions communes et démocratiques.

Le fédéralisme, celui dont parlent nos dirigeants, est un mot vide de sens qui sert d’alibi à une procédure disciplinaire, une mise sous tutelle par l’Allemagne qui contrôlera les dépenses des autres États. Bruxelles n’étant que le "cheval de Troie" de la politique allemande.

Ainsi, des commissaires non élus, sous autorité allemande, vont contrôler les dépenses de chacun des États. Il s’agit d’un avatar disciplinaire et contre-productif provenant d’un idéal fédéral impossible à mettre en place. Pourquoi ? Parce que le fédéralisme repose sur une solidarité financière considérable qui consiste à transférer des montants depuis les zones riches vers les zones les plus pauvres. Or, l’Allemagne n’en veut pas.

L’essor de la démocratie, que se soit en Angleterre au 17e siècle ou en France au 18e siècle, s’explique par la volonté de contrôler la levée de l’impôt sur la base d’une décision collective et non monarchique. Aujourd’hui, nous faisons croire aux peuples qu’il y aura une solidarité européenne alors qu’il n’y a, en réalité, qu’un seule volonté : celle d’appliquer la recette allemande à tous les États sans tenir compte de leurs personnalités, de leurs démographies ou de leurs compétitivités. C’est une aberration.

 

Sylvie Goulard : La première aspiration des peuples, c'est la prospérité et l'emploi. Si nous souhaitons que l’euro perdure et que nos économies soient prospères, nous devons prendre ensemble les décisions qui s'imposent en matière budgétaire, économique, sociale et fiscale.

Comme il est hors de question de sacrifier la démocratie, nous devons peu à peu nous doter d’un gouvernement européen en charge de ces questions, qu'il soit responsable devant une chambre pouvant le contrôler et, le cas échéant, le censurer. A l’inverse, la zone euro actuelle est composée de diverses entités entretenant des rapport de force complexes. Il n'y a plus de visibilité sur les raisons et les modalités des décisions. Qui peut prétendre que c'est ce que veulent les peuples ? La question n’est donc pas tant celle du fédéralisme en théorie que du besoin concret de réorganiser les institutions européennes. Un tel rééquilibrage est nécessaire.

L’Union européenne se construit-elle par la volonté d’une majorité de citoyens européens ou par une élite, qui agit en amont des opinions de ces derniers ?

Nicolas Dupont-Aignan : La construction européenne a commencé avec l’accord des peuples. Et c’est exactement l’inverse qui se produit aujourd’hui. Dès qu’il y a un référendum, l’Union européenne est désavouée. Nous imposons à des peuples des politiques dont ils ne veulent pas. Cela va très mal finir.

Le fédéralisme, tel que proposé actuellement, n’a aucun sens et les peuples sont aujourd’hui « vaccinés » contre cette idée. Les dirigeants européens font passer des procédures autoritaires qui aboutiront de surcroit à un désastre économique. Ils sont en train de discréditer définitivement l’idée européenne. L’ensemble de la construction européenne va être emportée, ce qui est dommageable car je pense que nous avons besoin de coopération européenne.

Face à cette dictature médiatique européenne, il faut laisser le temps aux peuples de s’organiser.

Sylvie Goulard : Dans les années 1950, le projet européen a été intimement porté par les peuples, car ces derniers ne voulaient plus de la guerre. Mais il n’y a pas de complexe à avoir à ce que des responsables politiques, dignes de ce nom, prennent leurs responsabilités. Robert Schuman, en 1950 a ouvert la voie d'une réconciliation franco-allemande à laquelle la population aspirait mais que les citoyens n'auraient sans doute pas imaginée. Il a pris l'initiative comme les responsables actuels doivent le faire.

Aujourd’hui, l’Europe souffre d’être un projet qui, au contraire, n’est plus suffisamment porté par ses élites. Il faut que les politiques aient le courage de faire ce qu’ils croient juste, et non simplement ce qui permettra leur réélection. En outre, les organisations politiques ne sont pas immuables. A une époque, la Bretagne ou la Bourgogne ne faisaient pas partie de la France. Pourtant, elles en font partie aujourd’hui. Nos pays se sont eux-mêmes développés par des processus. Il en est de même avec l’Europe.

 
Commentaires

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  • Par Thomas Bishop-Garnier - 09/07/2012 - 08:10 - Signaler un abus Qui controle les instances européennes ?

    Dans la mesure ou certains veulent que des institutions européennes controlant les budgets des nations, la question qui se pose est de savoir qui controlent les budgets des institutions européennes, surtout que ces dernières ne connaissent pas la crise ? Et certainement pas le pseudo-parlement européen, qui ne sert à rien !

  • Par Cap2006 - 09/07/2012 - 08:24 - Signaler un abus la France a du mal avec le fédéralisme...

    car tout simplement, nos régions sont trop petites et notre état trop centralisé.... Un signal fort serait de s'attaquer au mille feuilles administratif ... réduisant le poids des administrations centrales au strict minimum.... Ce n'est pas vraiment notre culture.... Encore moins celle des politiques accrochés à leurs privilèges comme une bernique sur son rocher. Le peuple se fiche bien de savoir ou sont prises les décisions... il veut du boulot, du pain et des jeux...

  • Par Equilibre - 09/07/2012 - 10:31 - Signaler un abus Le neuro est un échec.

    Perte de compétitivité majeure de certains pays par rapport à l'euro-mark, "mauvaise allocation" du capital entre pays... Combien de pays ne se finance plus sur les marché? Et combien à venir? Aucune chance de sortir de ce carcan étouffant. L'UE est une erreur politique, financière, économique, démocratique. Rien à sauver. Le moment de vérité approche. Début des VRAIES hostilités cet été. Espérons la chute du monstre et de sa monnaie unique, ainsi que la chute de tous ceux qui ont vendu cette erreur et horreur. Avis du Conseil Consultatif du gouvernement fédéral allemand: L'union monétaire Européenne fait face à une crise systémique, qui menace la survie de la monnaie commune et la stabilité économique de l’Allemagne”… . “Les conditions qui sont prévues pour une attribution directe d’une subvention du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) pour les banques ne seront pas atteints dans un avenir prévisible…” . “La solution de la crise aiguë ne doit pas conduire à une introduction hâtive d’une union bancaire. . C'est clair, c'est pas en France que l'on aura droit à ce genre d'analyses, vu les médias et notre classe politique...

  • Par De France et de plus loin - 09/07/2012 - 11:11 - Signaler un abus 77% des français favorables à

    77% des français favorables à plus d'Europe. Voila une écrasante majorité pour avancer. Les eurosceptiques n'ont plus qu'à râler dans leur coin. Les français ont compris qu'une souveraineté qu'on a pas les moyens d'exercer ne sert à rien.

  • Par Thomas Bishop-Garnier - 09/07/2012 - 12:07 - Signaler un abus L'Europe est immergeante, contrairement au Mercosur !

    Le contre-exemple du marasme européen est à trouver de l'autre coté de l'Atlantique, avec le Mercosur sud-americain ou les etats restent souverains, font de la coopération multilaterale entre eux. De plus, bien que l'histoire soit differente, les pays du Mercosur ( ainsi que ceux qui sont associés, comme le Chili ) sont des nations emergeantes alors que ceux de l'UE sont ... immergentes, autrement dit qui coulent.

  • Par Ravidelacreche - 09/07/2012 - 12:28 - Signaler un abus les fonctionnaires non élus de Bruxelles

    Et les fonctionnaires élus de Bruxelles ils sentent le gaz, non mais !

  • Par Age - 09/07/2012 - 13:14 - Signaler un abus Le cirque européen est de sortie...

    cette pauvre fille ne se rend même pas compte des énormités qu'elle déballe ... - "il n’est pas normal qu’un pays qui représente seulement 1,8% des droits de vote au sein de ce fonds puisse bloquer l’ensemble des autres pays." => elle dénie donc a ce pays le droit de protéger son succès, au nom d'une utopie européenne ... et se prétend "démocrate" ... sic - "Nous ne sommes pas allez assez loin dans la construction d'une démocratie authentiquement européenne." => il n'y a pas de médias européens, pas de langue européenne, pas de "sentiment européen", aucune cohérence économique, d'intérêts, politique, sociale, culturelle, législative, constitutionnelle, etc ... on n'a rien construit du tout, alors dire qu'"on est pas allé assez loin" est pour le moins déplacé ! - "il leur est plus facile de jouer sur des réflexes nationalistes [sic], en faisant croire aux électeurs que l’on va s’en sortir par l’abandon de l’euro ou le rétablissement des frontières." => la crise systémique date pourtant des prémices de la constuction européenne. Et cette dame voudrait nous faire croire qu'elle n'est pas voulue précisément pour forcer la construction de l'UE : FOUTAGE DE GUEULE !

  • Par Age - 09/07/2012 - 13:26 - Signaler un abus @De France et de plus loin

    remarquez qu'en france, contrairement aux autres pays comme l'allemagne, il n'y a aucun débat sur la destruction européiste ... euh pardon la "construction européenne". en outre, vous oubliez que même si 100% des francais étaient pour, il n'y aurait quand même aucune chance de fédéralisation : les allemands, bien plus raisonnables, ne veulent pas et on ne peut pas décider pour eux. c'est ce qu'oublient tout les européistes qui se prétendent "démocrates". De même, cette façon de décrier la Finlande montre bien la volonté des européistes de faire passer l'euro et l'UE AVANT les peuples, dont ils se moquent éperdument de leur droit fondamental a disposer d'eux-même ! Un européiste ne peut pas être un démocrate ! Pire : elle OSE prendre comme exemple l'intégration de la Bretagne, triste épisode historique qui a amené des répressions sanglantes de soulèvements populaires, la privation pour ces peuples de leurs cultures, langues etc ! C'est ça qu'elle nous propose ????? Cette femme est complètement cinglée, bonne a enfermer ! elle n'a strictement aucune conscience historique !

  • Par HR - 09/07/2012 - 13:39 - Signaler un abus Il ne faut pas lire cet article

    En effet, rien que le titre d'Atlantico: "Le fédéralisme européen est-il condamné à se construire contre les peuples ?" montre qu'il s'agit de désinformation. Il ne peut pas y avoir "des peuples" dans le fédéralisme. C'est contradictoire. Et encore, inutile d'insister en plus ici sur le fait que le mot "peuple" est utilisé dans la sens que lui donne de préférence le vocabulaire du totalitarisme. Dans le fédéralisme, il ne peut pas y avoir des "peuples", il n'y a que des citoyens. C'et article ne parle pas de fédéralisme, c'est de la désinformation.

  • Par De France et de plus loin - 09/07/2012 - 14:42 - Signaler un abus Age

    Vous niez la réalité. Merkel elle même a appelé à davantage d'intégration politique et le dernier accord européen va dans ce sens. L'Union européenne est une zone qui connait la paix depuis 50 ans sur le territoire de ses états membres (record historique) et représente la première puissance commerciale du monde. Agriculteurs, étudiants et pays du sud savent, malgré d’inévitables problèmes , ce qu'ils doivent à l'Europe. Pas d'esprit européen? Allez donc demander aux étudiants erasmus, vous serez surpris. Pas de langue européenne? Et quelle est, SVP la langue de la Suisse, de la Belgique et du Canada? N'y en a t'il pas plusieurs? Ca vous défrise que 77% des français soient favorables au projet européen? Ca s'appelle être en minorité c'est tout.

  • Par Age - 09/07/2012 - 15:42 - Signaler un abus @De France et de plus loin

    Beaucoup de contre-vérités dans votre post, désolé mais c'est bien vous qui êtes dans le déni le plus complet : - D'abord, sachez que Merkel est en train de se faire complètement désavouer en Allemagne. Une plainte d'anti-constitutionnalité a été déposée a la cours de Karlsruhe contre le MES et le pacte budgétaire ... par les amis de Mme Merkel ! L'allemagne est donc sur le point de refuser constitutionnellement l'intégration économique, car pour votre info elle a inscrit dans sa constitution la primauté du droit allemand sur tout droit supra-national. De plus ca fait un bout de temps que l'allemagne serait en train de réimprimer des Deutschmarks selon certaines sources. Ensuite la paix en europe est longue de 70 ans, et n'a absolument rien a voir avec l'UE, mais tout a voir avec l'arme atomique, seul et unique raison de la, après l'exemple de hiroshima et Nagazaki donné par les américains. La preuve : la paix règne depuis très longtemps avant l'UE !! La suisse = seul pays multilingue stable... et neutre : la Belgique (près d'1an1/2 sans gouvernement) et le Canada (en pleine ébullition) sont lieux d'énormes tensions communautaires... Et ERASMUS n'a pas du tout besoin d'UE !

  • Par De France et de plus loin - 09/07/2012 - 16:03 - Signaler un abus Age

    Que Merkel ait des adversaires ne change rien à l'affaire , l'Europe survivra à la crise et aux "souverainistes". Expliquer que le Canada est un pays instable du fait du bilinguisme ne vous mènera nulle part et constitue une erreur d'appréciation . Déjà le contrôle sur les banques et les budgets se mettent en place pas à pas malgré les tentations nationalistes , la peur et l'angoisse des européens. Je pense que vous perdrez , l'UE est et sera notre destin, les peuples l'ont bien compris malgré ce que les médias conservateurs veulent nous faire croire (77% des français!!)

  • Par Age - 09/07/2012 - 17:44 - Signaler un abus De France et de plus loin

    Oh oui, il y a des chances pour que les 77% de veaux désinformés, intoxiqués aux mass média se retrouvent mis dans le camps des "vainqueurs" ... a tort ! La désinformation médiatique "pour le bien de l'europe" nous a ainsi complètement passé a la trappe le forum mondial de la francophonie organisée... au quebec ! http://www.forumfrancophonie2012.org/ Le Quebec et le Canada ont 2 cultures très différentes, véhiculées essentiellement par leurs langues. Ainsi le Quebec est extrèmement protecteur de sa Francophonie, et beaucoup de québecois ne supportent pas d'être assimilés aux canadiens... Le contrôle sur les banques et les budgets : vous plaisantez ? l'un est en plein scandale du LIBOR, preuve de son absence totale de contrôle, et les budgets Grecs et Espagnols ... hem ... Bref, depuis 10 ans l'UE n'a rien, absolument RIEN fait. Cet été risque d'être très très dur pour l'UE, et ça pourrait commencer beaucoup plus tôt que vous ne pensez ! A votre avis pourquoi les financiers prêtent, à court terme, à des taux NEGATIFS à l'Allemagne et maintenant la France ? Philantropie ? "attrait pour la dette sur les marchés" ? ne soyez pas naif ! ces prêts a -x%, ça pue franchement !

  • Par thymthym711 - 09/07/2012 - 18:29 - Signaler un abus Etat fédéral : quelle langue commune ?

    Depuis fort longtemps ceux qui voulaient une Europe fédérale savaient bien que les peuples n'en voulaient pas. Dans la construction d'une Europe fédérale une monnaie unique est une des choses qui devaient arriver parmi les dernières, comme un aboutissement. Mettre en place une telle monnaie, sans que les conditions de sa réussite ne soient réunies, revenait à créer d'énormes difficultés dans lesquelles nous sommes en ce moment pour "convaincre" les peuples d'aller vers toujours plus de fédéralisme. Existe-t-il un peuple européen ? J'ai beaucoup de mal à le croire. La première chose qui sépare les hommes c'est la langue. Quelle est notre langue commune ? L'Europe fédérale pour éviter la guerre sur notre continent ? A ceux qui font des lois qui s'imposent à tous les pays d'Europe je dis : faites passer une loi stipulant qu'aucune guerre ne peut être décidée autrement que par référendum. Quel serait le risque de guerre ? Nul. Oui la fraternité entre les hommes de tous les pays d'Europe et au partage des richesses. Non à une construction européenne qui se ferait "en cachette" non pour les peuples mais dans l'intérêt principal des capitalistes sans frontières.

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Nicolas Dupont-Aignan et Sylvie Goulard


Nicolas Dupont-Aignan 
préside Debout la République, parti politique se revendiquant du gaullisme. Il a été candidat a l'élection présidentielle française de 2012.


Sylvie Goulard
est députée européenne dans la circonscription Ouest de la France depuis 2009 sous la liste du MoDem. Elle siège au Parlement européen au sein du groupe ADLE (Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe).


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