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Exit la chronologie : comment la refonte du programme transforme les cours d’Histoire en une machine de guerre idéologique

Les programmes d'Histoire de troisième et de terminale vont être raccourcis à la demande de cinq syndicats aux orientations pourtant différentes. Mais le fait que les enseignants terminent dans les temps ne change rien au fond du problème, qui relève de l'idéologie.

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Exit la chronologie : comment la refonte du programme transforme les cours d’Histoire en une machine de guerre idéologique

Le programme d’histoire-géographie a été allégé pour les classes de troisième et de terminale. Crédit DR

Atlantico : Cette année le programme d’histoire-géographie a été allégé pour les classes de troisième et de terminale - séries économique et sociale, littéraire et professionnelle.  Raison invoquée par une pétition commune à cinq syndicats : le « survol indigeste de thèmes qui s’enchaînent à un rythme effréné ». Ce changement est-il souhaitable ?

Dimitri Casali : Il s’agit là d’une vaste supercherie, d’un bricolage de dernière minute.

Ce n’est pas ainsi que nous allons réformer des programmes qui ont besoin d’une refonte générale et en profondeur, depuis que l’Histoire a fait naufrage il y a une vingtaine d’années. On a trop écouté les démagogues de la rue de Grenelle, et en particulier Philippe Meirieu, qui a l’oreille de Vincent Peillon. Ces programmes de troisième et de terminale sont le résultat des lobbys. On a remplacé une histoire qui avait fait ses preuves depuis cent ans, basée sur le récit des grands personnages et la chronologie, par un ensemble de thématiques compassionnelles qui ont remplacé l’essence de l’Histoire. Elles font appel à différentes sciences appelées sociologie, économie, ethnologie, mais qui ne sont pas véritablement de l’Histoire. Il est louable de vouloir faire de la lutte antiracisme, de parler des droits de l’Homme et des grands faits religieux, mais ce ne sont en aucun cas des thèmes à donner à des enfants ou des jeunes de 18 ans, car cela entraîne des résultats absolument incohérents. Les jeunes étudiants qui se présentent en faculté n’ont aucun des fondamentaux nécessaires à l’étude de l’histoire. Ces programmes, et plus particulièrement celui de terminale, s’adressent à des universitaires, et non à des élèves de 17 ou 18 ans.

Les programmes ont été supposément allégés pour que les enseignants puissent les terminer dans les temps, mais profitent-ils vraiment aux élèves ?

Pas du tout, car ils manquent singulièrement de bon sens. La chronologie est la « grand-mère de l’histoire ». Le programme de troisième, par exemple, commence par les faits économiques et sociaux de la crise de 1929, pour ensuite aborder la Première Guerre mondiale. La crise découlant de ce conflit, cette manière d’enseigner est hallucinante de bêtise. En toute fin d’année, les élèves découvrent Vichy et la collaboration d’une manière totalement déconnectée du chapitre sur la Seconde Guerre mondiale. On voit bien la lecture culpabilisante des idéologues qui ont conçu ces programmes : Vichy apparaît comme une dictature de nature franco-française déconnectée de l’Occupation allemande. Voilà pourquoi aujourd’hui les élèves éprouvent une répulsion vis-à-vis de l’Histoire, alors qu’il s’agit certainement de l’une des matières les plus passionnantes qui soit. Ce n’est ni de la grammaire, ni des mathématiques, voilà pourquoi il faut revenir à un récit qui raconte l’histoire des hommes. Celle-ci est faite de chair, de sang, de sueur et de larmes.

A partir de quand ce changement dans l’enseignement de l’Histoire s’est-il opéré ?

Cela s’est fait dans les années 1970, puis a empiré au cours des années 1980. En 1995, une réforme intéressante a été menée par Dominique Borne, qui a réussi à ralentir la déchéance de l’Histoire grâce à un excellent programme, qui donnait la part belle au récit. Malheureusement, la réforme des programmes intervenue en 2008 a certainement été la pire. Le gouvernement s’était alors tiré une balle dans le pied, car l’Histoire est essentielle à la formation de la citoyenneté. Comme disait Ernest Lavisse, on apprend à travers l’Histoire à aimer son pays. Un instituteur qui, à la fin de son cours, n’avait pas fait aimer son pays à l’élève, n’avait pas fait son travail. C’est pourquoi il était écrit partout dans les ouvrages que « l’Histoire ne s’apprend pas par cœur, elle s’apprend par le cœur ». On n’avait pas peur de faire appel à l’émotion et aux sentiments. C’est sous l’emprise de l’école pédagogue de Philippe Meirieu et des anciens trotskystes que l’Histoire est devenue une étude froide et atomisée. Avant les années 1970, l’Histoire constituait un tout cohérent, une suite de faits qui s’enchaînaient, ce qu’on a appelé « Roman national ». On est ensuite passé au roman noir de l’Histoire de France, avec une vision binaire : d’un côté les oppresseurs occidentaux, et de l’autre les oppressés, c’est-à-dire le reste du monde. Tant que nous aurons cette approche compassionnelle, nous ne pourrons pas enseigner l’histoire de manière apaisée comme le font nos voisins ou les États-Unis. L’ironie de cette réalité est que ces derniers sont passionnés par notre Histoire.

L’enfant, sans chronologie, éprouve une véritable perte de la profondeur historique. Il n’a plus de repères spatio-temporels car il met sur un même plan Jeanne d’Arc, Louis XIV et Napoléon dans une sorte de brouillard historique. Ne comprenant rien, il se désintéresse. La maladie infantile de l’Histoire est l’anachronisme : on oublie de replacer chaque fait dans un contexte.

Est-il possible d’enseigner l’Histoire sans faire de l’idéologie ?

C’est ce que je prône : un grand récit fédérateur, équilibré et pédagogique au sens propre du terme : il faut redonner le goût et la passion. De plus l’Histoire est facteur d’intégration : les grands immigrés qui ont fait la France comme Gambetta, Marie Curie ou Romain Gary, sont des héros dont il faut parler. Ces personnages de chair sont expulsés au nom d’un soi-disant culte de la personnalité qui serait politiquement incorrect. Le résultat est un sentiment de vide et d’inconsistance.

La part consacrée à l’Histoire de l’Union européenne va être réduite. Alors que le président allemand visite la France en ce moment-même, on ne pouvait pas commettre pire indélicatesse. Il faut lui donner plus de place, de manière intelligente, en apprenant aux élèves qui étaient Jean Monet et Robert Schumann, des personnages hors du commun qui n’apparaissent même pas dans les programmes d’aujourd’hui. Peillon et Hollande ont tout faux.

Propos recueillis par Gilles Boutin


Dimitri Casali : Ce manuel d’histoire centenaire du grand historien Ernest Lavisse avait réussi à former à la citoyenneté des millions de jeunes français et surtout à leur faire aimer leur pays… Ouvrez et comparez le avec un manuel scolaire actuel, vous verrez la différence car « L’Histoire ne s’apprend pas par cœur elle s’apprend avec le cœur ».

 
Commentaires

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  • Par laurentso - 05/09/2013 - 09:12 - Signaler un abus L'auteur oublie, ou feint d'oublier

    que les enseignants ont aussi un certain libre arbitre. Et que la plupart, pour ne pas dire la totalité, font réaliser par leurs élèves une frise chronologique, afin que personne n'oublie l'ordre des événements. Cette frise est d'ailleurs recommandée par les Académies et les manuels pédagogiques. D'autre part, il s'agit de préparer les élèves à une dissertation, non à une récitation de cours. Les angles thématiques -que les élèves de lycée comprennent très bien, contrairement à ce que dit l'auteur- doivent prévaloir. Quant au couplet "on étudie Vichy sans parler de la Seconde guerre mondiale", je ne sais vraiment pas à quoi il fait référence.

  • Par Vinas Veritas - 05/09/2013 - 10:24 - Signaler un abus ce que j'ai retenu du 20e siecle

    La guerre de 14/18 fut gagnée par les américains commandés par le général de gaulle à la tête des chars leclerc pour venger la défaite de Dien bien phu. Cette victoire a permis de renverser l'empereur Napoléon et d'instaurer la république allemande d'europe. La guerre de 39/45 oppose l'empereur de chine hijo hito à la marine américaine. de nombreuses batailles ont lieu en mer pacifiée avec les porte-avions Foch et Clémenceau et leurs avions en Rafale. La victoire est obtenue par le bombardement de Fukushima au gaz sarin. c'est ainsi que tout l'orient se retrouve déchiré entre les sunnites et les chiites qui prônent le martyr du jihad au lieu de mourir idiot.

  • Par Equilibre - 05/09/2013 - 10:43 - Signaler un abus @Vinas Veritas

    C'est à peu près cela! Merci pour le rire.

  • Par Vonz - 05/09/2013 - 11:03 - Signaler un abus Une histoire qu'on ne veut plus voir.

    Je suis moi même passionné d'histoire. J'entends par là que ça conditionne mes vacances, que je visite dès que possible divers musée. Je pense en outre pouvoir coller pas mal d'entre vous sur "la chronologie". Et bien ce que dit cet article n'a ni queue ni tête, dit tout et son contraire. Il dénonce ainsi une mise en place idéologique et y répond en assénant que l'histoire doit servir à aimer son pays. Bref, un peu d'historiographie nous ramène ce dangereux M. Casali directement vers le 19ème siècle, à une lecture romantique du roman national. Je propose à M. Casali de reprendre les cahiers d'élèves de la période 1870-1920, il s'y trouvera comme chez lui. On y trouve de magnifiques cartes, une excellente orthographe et de la propagande nationaliste estampillée "Histoire". La vérité est plus complexe, l'histoire est une science qui exige une méthode scientifique. Et oui. A, et pour terminer j'ai adoré l'affirmation comme quoi les jeunes de 18 ans soient trop cons pour faire de l'histoire alors que dans le même temps on leur laisse le droit de vote.

  • Par SteakKnife - 05/09/2013 - 11:13 - Signaler un abus Petite question sur la conclusion

    Comment fait-on un programme fédérateur sans faire de l'idéologie? Banane.

  • Par durendal - 05/09/2013 - 11:19 - Signaler un abus L'histoire enseignée ne correspond pas à la vérité historique.

    L'histoire est un instrument de conditionnement et de manipulation des peuples par le pouvoir. En outre elle est écrite par les vainqueurs des guerres. L'intérêt du pouvoir est d'avoir des veaux et des des moutons à tondre. Il lui est donc nécessaire de raconter des fables pour le bon peuple, qu'il ne se rebelle pas et accepte sa condition d'esclave atteint de crétinisme. C'est ce que l'on peut constater tous les jours pour les esprits éveillés qui ont les yeux ouverts sur la réalité. Ils sont peu nombreux.

  • Par ZOEDUBATO - 05/09/2013 - 11:23 - Signaler un abus L'histoire ,la géographie, la culture, les médias,le théatre,

    le cinéma, l'Education Nationale,la philosophie, l'économie, l'industrie, l'agriculture, la justice, les corps d'Etat, l'organisation administrative, les votes locaux et régionaux, le Conseil Constitutionnel, les lois, la vie privée, ... sont désormais sous le contrôle de cette idéologie qui a eut tellement de réussite démocratique, politique et économique en URSS, en Corée du Nord, à Cuba, en Allemagne Nazi, au Vietnam, au Zimbawé, au Laos, au Cambodge de Pol Pot , en Afrique, .... Bon j'arrête sinon je n'aurais plus de place Qu'est ce qu l'on était bien avec la démocratie plurielle et citoyenne de DE Gaule, Pompidou, Giscard, Chirac, Sarkozy Finalement je vais émigrer en Russie de Poutine qui semble nettement plus tolérante que la france de PINOCHESCU

  • Par adolf2 - 05/09/2013 - 11:28 - Signaler un abus Peillon et Hollande ont tout faux? Pas sûr...

    En tout cas, ils ont tout juste pour LEUR CAUSES. L’abandon de la chronologie a une raison cachée et non-citée par Dimitri CASALI : « l’effet Coran », discret mais très réel. Explication : s’il existe une propension de l’Islam à islamiser la France, alors il y a NECESSITE de l’abandon de la chronologie historique dans l’enseignement de l’histoire. Pourquoi ? Parce que le Coran n’a une chance d’être assimilable par la culture française que si on en neutralise ou retire les versets djihadiques (nasikhs). Or versets pacifiques (mansukhs) et versets djihadiques (nasikhs) sont soigneusement mélangés pour constituer le Coran (comme dans un jeu de cartes battues). Ils sont totalement contradictoires entre eux. Mais, la seule règle absolue et reconnue partout, de lecture du Coran, est que toute contradiction observée entre 2 versets coraniques se résout par l’abrogation du verset le plus CHRONOLOGIQUEMENT ancien. Tous les versets pacifiques sont ANTERIEURS à tous les versets djihadiques. Les mansukhs sont abrogés. L’enseignement de la chronologie met donc trop en évidence l’imprescriptible obligation coranique du djihad (guerre sainte aux chrétiens, juifs et non-musulmans). CQFD

  • Par tubixray - 05/09/2013 - 12:30 - Signaler un abus de pire en pire

    Pour ma génération, le programme de terminale en histoire s'arrêtait à la fin de la deuxième guerre mondiale ... nous ne connaissions strictement rien de la période 1946 / 1980 !!! Une bagatelle. Après les nombreuses révisions du programme (révisionnisme plutôt) opérées par les sbires ultra gauche du ministère, nous parvenons à ce délire. De gaulle n'est plus même cité au chapitre 2ème guerre mondiale (RTL ce matin), la construction européenne et la mondialisation au panier. Parents, à nous de fournir les bons libres d'histoire à nos enfants, ne laissons pas les gauchos leur laver le cerveau.

  • Par ZOEDUBATO - 05/09/2013 - 12:55 - Signaler un abus tubixray - 05/09/2013 - 12:30 :La période 1945-1950

    a été occulté par tous les gouvernements en Europe car ce fût une période de guerre civile d'épuration politiques et ethniques dans tous les pays qui a fait ~12 millions de morts Ces morts ont tous été attribués, après coup, aux Nazis ce qui a permis aux responsables de se refaire une virginité Encore maintenant cette période est tabou et l'histoire de l'Europe n'est enseigné qu'à partir de 1950 après que chaque pays ait fini sas épurations sanglantes Une première approche : L'Europe Barbare 1945-1950 de KEITH LOWE aux Editions PERRIN (attention livre très dur qui n'épargne personne ni aucun régime)

  • Par gurvan - 05/09/2013 - 15:15 - Signaler un abus Importance de la chronologie

    L'auteur affirme ici que "la réforme des programmes intervenue en 2008 a certainement été la pire", puis il condamne ouvertement Peillon et Hollande. Il a raison sur un point : "La maladie infantile de l’Histoire est l’anachronisme : on oublie de replacer chaque fait dans un contexte."

  • Par opera - 05/09/2013 - 15:18 - Signaler un abus se faire une opinion ? 1° Partie

    L’enseignement de l’histoire à toujours été très sélectif voir orienté dans son approche des sujets Déjà, les manuels d’après guerre, Mallet – Isaac, référence s’il en est, reflétaient les préoccupations de leurs époque :anticléricalisme et socialisme rampant. Ils ont été réédités, on peut mieux s’en rendre compte avec le recul. Mais malgré cela, la chronologie, les récits des grands évènements et la biographie des grands hommes, bien documentés, permettaient une appréhension cohérente de notre histoire. On avait des bases solides, on pouvait donc se faire une opinion personnelle. Depuis, les années 70, on nous « suggère très fortement » notre opinion. L’histoire est réécrite pour « justifier » la nouvelle idéologie post soixante-huitarde. A chaque réédition de manuels cette dérive s’accentue L’histoire des Nations passe à la trappe par peur d’entretenir le Nationalisme. Les grands personnages qui ont fait notre Histoire, Louis XIV et Napoléon deviennent d’affreux oppresseurs du peuple ou des dictateurs sanguinaires. Ils n’occupent qu’une ou 2 pages des manuels. Par contre Les décolonisations ont droit à des chapitres entiers

  • Par opera - 05/09/2013 - 15:31 - Signaler un abus se faire une opinion 2° partie

    Les décolonisations ont droit à des chapitres entiers et leur présentation à la mission de culpabiliser les états d’occident source de tous les maux de la terre. Les nouveaux manuels sont dans la même lignée, C’est devenu un « Gloubi-boulga » de notions abstraites et fumeuses, qui vont dans le sens du politiquement correct mais interpellent peu nos adolescents . Nombre d’enseignants ont heureusement un sens plus noble de leur métier et s’efforcent de rétablir une certaine cohérence dans leur présentation des faits, mais leur autonomie est limitée par les directives ministérielles Alors ? Étonnez-vous que nos enfants manquent de culture générale !

  • Par sheldon - 05/09/2013 - 15:57 - Signaler un abus C'est une histoire pour mettre de côté la France gauloise

    Qui oserait parler de 732 et de la victoire de Charles Martel ? de la grandeur de la France et de l'époque du Siècle des lumières avec le libéralisme d'un La Fayette, etc, etc ? Il nous faut une présentation qui ne soit plus centrée sur la France afin que chacun se sente, non pas gaulois, horreur de l'assimilation, mais une chance pour le pays, surtout s'il est d'une autre culture.

  • Par HerveLE - 05/09/2013 - 16:18 - Signaler un abus bouquin

    un bon bouquin qui se veut objectif, sans tomber dans le roman national ni le dénigrement systématique: "nos ancetres les gaulois et autres fadaises"

  • Par Lau73 - 05/09/2013 - 16:41 - Signaler un abus I have a dream...

    En effet, je rêve de cours d'histoire où en parallèle du général de brigade à titre temporaire propulsé défenseur unique de la métropole on parlerait de Giraud, on raconterait l'armée d'Afrique du général Juin (et accessoirement pourquoi ce fut lui, le dernier à avoir été élevé à la distinction de Maréchal de son vivant)... Et puis plus tard, on aborderait la guerre d'Algérie autrement qu'en présentant les méchants colons et les gentils FLN et consorts mais plutôt en reprenant l'Histoire entière de ce pays et en signalant bien qu'avant que les français ne lui donnent son nom, ce pays n'existait pas... Oui, je rêve de ce moment où plutôt qu'embrigader les esprits des enfants on leur donnerait les cartes pour comprendre à la fois le passé et l'avenir. Mais comme tout rêve, le mien s'arrête à mon réveil. Et je fais alors mon travail de parent. Je prends de vieux livres, un bon atlas, et j'explique à mon fils que l'histoire officielle n'est pas nécessairement la vérité, que cette dernière n'est pas toujours bonne à dire, mais que regarder de l'autre côté du miroir lui permettra, en temps utile, de s'en sortir!

  • Par opera - 05/09/2013 - 16:48 - Signaler un abus SI j’osais

    Je dirais que le mal est ancien et profond. Qu’ont appris nos dirigeants actuels comme Histoire et géographie, certains ayant pourtant fait des études réputées sérieuses ? Leur approche des conflits qui minent les Proche et Moyen Orient est aberrante et dénote une grande ignorance de la géopolitique de ces etats Ils ne semblent pas connaitre leur complexité ethnique, religieuse, économique, stratégique …… Ils ne semblent pas comprendre les rivalités ancestrales, leur situation dans les grands empires et les alliances de circonstance qui se sont établies depuis la fin de la guerre froide, Dailleurs savent ils que celle-ci est terminée ? Alors intervenir en Syrie serait une ineptie ……d’autant plus que les Etats Européens, eux s’en gardent bien !Pourquoi ? Et oui les sciences humaines ne sont pas des disciplines mineures et leur enseignement doit être rigoureux et surtout objectif. Il ne faut pas utiliser ces matières, comme cela est trop souvent fait, à des fins de manipulation mais comme base de connaissances du monde. Certes c’est difficile , mais ….Indispensable .

  • Par jean fume - 05/09/2013 - 17:47 - Signaler un abus Eh oui, il y a l'histoire romancée pour manuels scolaires,

    en vue du formatage des cerveaux, avec une orientation qui ne trompe personne. Et il y a l'Histoire, la vraie, qui est quelque peu différente.

  • Par prochain - 05/09/2013 - 18:50 - Signaler un abus En 1983 Boris Eltsine a décidé d'ouvrir les archives du KGB

    C'est plutôt gênant pour une génération d'historiens : "l'histoire" du Front populaire, la 2e Guerre mondiale, le communisme, Komintern, Mouvement pour la paix...vus à travers des documents authentiques, incontestables. Mais quelle aubaine pour les nouveaux historiens, le monde avait besoin de connaître enfin la vérité après 50 ans de mensonges officielles ou de lectures engagées... Voulez-vous des titres ?

  • Par ZOEDUBATO - 05/09/2013 - 19:10 - Signaler un abus prochain - 05/09/2013 - 18:50 Oui je suis preneur

    Merci d'avance

  • Par prochain - 05/09/2013 - 19:16 - Signaler un abus Merci à Laurentso de nous rappeler le libre arbitre des profs

    Sur la patrie du socialisme et le communisme jusqu'aux années 80. Bilan globalement positif disait Georges le travailleur volontaire de chez Messerschmitt. Pour Sartre un anticommuniste était "un chien". Libre arbitre détourné au service d'une idéologie dépassée.

  • Par prochain - 05/09/2013 - 19:32 - Signaler un abus @ZOEDUBATO

    Le Mitrokine Archives.Christopher Andrew.; Les Aveux des Archives - Les liaisons clandestines du PCF. Karel Bartosek Seuil.; Bolshevismeà la française. Stéphane Courteois. FFayard.; Eugen Fried Le grand secret du PCF. Annie Kriegel, Stéphane Courteois. Seuil.; Mission spéciales. Anatoli Sudoplatov. Seuil.; Les Anglais dans la résistance. Michael D.Foot. Tallandier. Et des dizaines d'autres... faites une capture d'écran

  • Par prochain - 05/09/2013 - 19:46 - Signaler un abus @ZOEDUBATO et les oeuvres littéraires majeures...

    ...de témoins du goulag : LePremier Cercle.Soljenitsine. Laffont.; Un Monde à Part. Gustav Herling. Denoël.; Kolyma. Varlam Chalamov. Maspero.; Terre Inhumaine. Joseph Czapski. L'Age d'Homme.; Le Cri de la Taïga. Aron Gabor. Ed du Rocher. Amazone ou priceminister.

  • Par zelectron - 05/09/2013 - 19:54 - Signaler un abus Avant il y avait Lagarde et Michard

    aujourd'hui il y a payons (nous) hollande

  • Par VV1792 - 05/09/2013 - 22:05 - Signaler un abus @Lau73

    Bravo! Les parents ont leur part de responsabilite dans la protection de leurs enfants vis a vis de la propagande Socialo Marxisto mariage anal..Les livres d' histoire en sont un des vecteurs majeurs, donc retablir la vraie histoire, c'est faire ouvre de salubrite publique.. Mais on peut aller plus loin en choisissant l' Ecole enseignant les valeurs de civilisation et de grandeur de son pays... Certains parents s' y mettent directement a cet enseignement decontamine... Quant la reference de ZOEDUBATO a ce qui s'est passe apres 45, la resistance armee au communisme en Europe de l' Est commence a sortir de l 'ombre, les massacres des royalistes resistants de Yougoslavie, etc egalement. Il faut quand meme etre juste: les Americains ont eu les couilles, malgre la propagande, de continuer a parachuter et aider ces resistants sans espoir, des vrais ceux-la, et non le ftp braillard de la derniere heure...Je vous conseille, dans la meme veine, de lire les ouvrages sur le soutien de la CIA aux nationalistes chinois bien apres la chute de 49, tres rares, plutot pour les specialistes. L' epopee de l' equipe de Philippe Rousselot est a proprement parler incroyable..c'etait un gd Couillu..

  • Par DEL - 06/09/2013 - 00:22 - Signaler un abus Vercingétorix, né sous Louis-Philippe...

    battit les chinois un soir à Roncevaux ( chanson " le lycée papillon). L'auteur n'oublie qu'une chose: même à l'époque qu'il aime où apprenait des séries de dates en histoire, le résultat était mauvais; devenus adultes, les enfants se rappelaient 800 et 1515 parce que l'une était facile et l'autre rigolote. L'auteur nous parle donc de ce qui LUI a fait aimer l'histoire, ce qui est intéressant, mais insuffisant pour retrouver une efficacité d'enseignement.

  • Par MauvaiseFoi - 06/09/2013 - 05:52 - Signaler un abus Lavage de cerveaux

    Un pays sans histoire est un pays sans passé et surtout sans avenir. Heureusement, les gauchos oublient que 1) maintenant les élèves peuvent trouver d'autres versions de l'histoire que la leur sur Internet, 2) il y a des parents responsables qui se chargent du boulot des profs (chronologie, mise en perspective, découvertes, mouvements des idées qui ne soient pas exclusivement marxistes) et mettent entre leurs mains des ouvrages permettant de leur forger un esprit critique. Quant aux disserts en histoire il y a de quoi mourir de rire. Comment pourraient-ils en rédiger une, eux qui sont déjà incapables de le faire sur un sujet-bateau de philo déjà traité 100 fois avec en prime, soyons généreux, une trentaine de fautes d'orthographe ?

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Dimitri Casali

Dimitri Casali, historien et directeur de collection, est l’auteur de plus d’une trentaine d’ouvrages historiques, notamment : Qui a gagné Waterloo ? Napoléon 2015 (6 mai 2015, Flammarion), L’Histoire de France de l’Ombre à la Lumière (Flammarion 2014), le manuel Lavisse-Casali (Armand Colin, 2013), L’Histoire interdite (JC. Lattès, 2012), L’Altermanuel d’Histoire de France (Perrin) - prix du Guesclin du livre d’histoire 2011. Il est le co-auteur de l'ouvrage L'Empire colonial français (éditions Gründ, 2015).

Plus d'informations sur son site : http://dimitricasali.fr/

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