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Exil fiscal : ceux qui partent à l’étranger trahissent-ils la France ?

En France, les experts estiment à 800 le nombre d’exilés fiscaux chaque année. Soumis à une forte pression fiscale, ils seraient de plus en plus nombreux à quitter la France pour échapper à sa fiscalité. Les français exilés fiscaux manquent-ils de patriotisme ?

Mauvais citoyens ?

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Exil fiscal : ceux qui partent à l’étranger trahissent-ils la France ?

Atlantico : En France, l’administration et les experts estiment à 800 le nombre d’exilés fiscaux chaque année. Et selon eux, ils seraient de plus en plus nombreux à quitter la France pour échapper à sa fiscalité. Soumis à une forte pression fiscale, les Français exilés fiscaux ont-ils raison de s’en aller ?

 

Pierre Kosciusko-Morizet : C’est un choix très personnel. Personnellement, je ne partirai pas pour des raisons fiscales. On peut avoir envie de vivre à l’étranger pour d’autres raisons, cela n’est arrivé par le passé.

Mais j’estime que la fiscalité n’est pas un sujet suffisamment important pour que ce facteur décide de l’endroit où l’on vit.

J’ai eu la chance de gagner beaucoup d’argent, mais cet argent je l’ai gagné pour devenir plus libre, notamment. Il me permet d’accéder à une certaine liberté, de choisir le travail que je fais, de partir en vacances où j’en ai envie, d’aller au restaurant lorsque j‘en ai envie, de m’occuper de ma famille. C’est une énorme chance, et une liberté. Je vis aussi en France pour cette liberté.

L’exil fiscal correspond au contraire à un rapport à l’argent contraignant, à un manque de liberté. Si le fait d’avoir de l’argent nous pousse à choisir un pays pour ses règles fiscales, et donc pas pour son climat, ni sa culture, ou les gens qu’on y rencontre, alors la liberté obtenue en gagnant de l’argent est inutile, gâchée. Je pense qu’il y a un manque de cohérence dans l’exil fiscal, c’est accorder trop d’importance à l’argent ou au fait de payer le moins d’impôts possible. Je ne juge pas les personnes qui le font. Mais ce n’est pas mon cas, ce n’est pas ma manière de voir le monde.

Jacques Sapir : Les « exilés » fiscaux ont certainement tort de se comporter comme ils le font, tant socialement que politiquement. Mais, pour eux, la réussite sociale n’est que le résultat d’un choix individuel, comme si l’ensemble des services publics qui ont permis cette réussite (avec bien entendu un coefficient personnel important comme dans toute réussite), n’existait pas. C’est ce que l’on nomme, en économie, un comportement de « cavalier solitaire » (Lone Rider).

Michel Rousseau : Si vraiment les experts estiment à 800 le nombre d’exilés fiscaux chaque année, cela veut dire qu’il y a eu un doublement du rythme annuel depuis 25 ans de départs de personnalités françaises qui se sont tournées vers l’étranger. On peut dire que c’est une hémorragie soutenue de nos activités économiques car beaucoup sont des entrepreneurs qui recréent leur entreprise à l’extérieur ou qui vont aller créer leur entreprise à l’extérieur.

On ne parle ici que de nombre d’exilés fiscaux mais en réalité la fiscalité dissuade beaucoup de créateurs d’entreprise de créer en France. On les retrouve aux Etats-Unis, en Angleterre et en Belgique et ceux-là ne sont pas comptabilisés. C’est une calamité nationale ! Il ne faut pas juger ces gens-là, ils prennent une décision en toute liberté. Dans l’Europe qui se construit, pourquoi leur interdire d’aller poursuivre leur entreprise dans un pays voisin. Je trouve qu’il est ridicule de les culpabiliser. C’est à l’Etat à réfléchir à la manière dont il traite ses citoyens, compte tenu de l’environnement. Il n’est pas question de leur donner raison ou tort, ce sont des décisions individuelles que l’on doit respecter.

Ces gens ne veulent pas se faire dépouiller par la pression fiscale, par l’ISF, par tout l’arsenal fiscal mis en place selon des espèces de réflexes marxistes, comme celui de faire payer les riches, qui en réalité affaiblissent considérablement les pauvres.

 

D’un point de vue éthique, n’est-il pas problématique de refuser de payer ses impôts dans le pays duquel on tire sa fortune ? Est-ce moral ? 

Pierre Kosciusko-Morizet : Ont-ils raison ou pas de partir ? Tout dépend de la responsabilité que l’on considère avoir vis-à-vis de son pays, en l’occurrence la France. Personnellement, je ressens une certaine responsabilité, à mon petit niveau. J’ai grandi en France, je suis allée à l’école française, j’ai bénéficié de nombreux avantages, des routes, de la sécurité sociale, etc. Il se trouve que j’ai la chance de ne pas être très malade, donc je contribue plus que je ne reçois. Mais j’ai tout de même bénéficié de beaucoup de choses, et je trouve qu’il est un peu facile de partir à un moment ou le pays va mal. La fiscalité c’est comme l’amitié : on ne peut pas être l’ami de ses amis uniquement lorsqu’ils sont drôles et en pleine forme. Sinon, ce ne sont pas des amis, mais des clowns. On ne peut pas se dire français lorsque le pays va bien et le quitter lorsqu’il va mal. Je suis assez dur avec les gens qui partent pour des raisons fiscales, si ce sont mes amis cela peut m’énerver.

 Il faut cependant ajouter un bémol : j’ai remarqué que de plus en plus de personnes quittent la France pour de multiples raisons, pour une accumulation de facteurs. La fiscalité est une des raisons, elle peut être l’élément déclencheur, mais n’est pas nécessairement la raison principale. Les départ procèdent souvent d’un ras le bol, d’une incompréhension, chez les personnes qui paient beaucoup d’impôts parce qu’elles ont déjà gagné de l’argent, mais aussi chez celles qui ont de l’ambition professionnelle et pensent gagner beaucoup d’argent et donc payer beaucoup d’impôts plus tard, parce qu’elles comptent créer des entreprises.

Ces personnes ont l’impression de ne pas être les bienvenues dans le pays, et que le fait d’avoir de l’argent est mal vu en France, que c’est considéré comme un tort. Ils ne partent pas seulement pour payer moins d’impôts, mais parce qu’ils en ont assez de se voir reprocher d’avoir de l’argent. Ils considèrent être dans une situation injuste : ils paient beaucoup d’impôts, et au lieu de les remercier de contribuer, on leur dit qu’ils sont des salops et qu’ils devraient en payer beaucoup plus. Ils déplorent cette ambiance délétère, cette chasse aux riches qui selon eux tue le pays. Je comprends davantage cette position. Pour autant, je ne pense pas qu’ils aient raison.

Michel Rousseau : Je ne crois pas que l’on tire sa fortune d’un pays. En réalité, on tire sa fortune de son travail et de son entreprise. Nous sommes premiers en France en termes de prélèvements et de taxes sur les entreprises en Europe. Croyez-vous que les gens vont se laisser ponctionner le travail d’une vie ? Cela me parait incroyable que l’on puisse s’étonner que ces gens-là partent pour préserver leur patrimoine et ce qu’ils ont préparé pour eux et leurs enfants, cela me parait d’une humanité évidente ! Il n’y a pas d’état d’âme à avoir. Ce pays ponctionne de manière indécente le travail des entrepreneurs et des cadres supérieurs, il ne faut pas avoir de remords vis-à-vis d’un pouvoir aussi excessif.

La société est victime des décisions prises par les leaders politiques, en particulier de gauche. C’est elle qui paye malheureusement les pots cassés. La société a choisi des gouvernants, il faut maintenant en assumer les conséquences.  

Jacques Sapir : Le problème est moral, mais il est d’abord politique. Si nous considérons que les institutions, qu’elles soient politiques, sociales ou économiques, qui nous entourent sont le produit des luttes qui ont été menées, en choisissant la fuite plutôt que le combat collectif, ils ne contribuent pas à la construction de nouvelles institutions. La démocratie a commencé par la lutte pour que l’impôt soit librement consenti. En refusant cette logique, en substituant ce que Alfred Hirschman appelait « l’exit » à la « voice » (le conflit organisé) leur comportement trahit une absence complète de sens démocratique. D’un point de vue moral, il est indéfendable de vouloir approprier la totalité du bénéfice d’une action qui n’a été possible que parce qu’il existait des institutions économiques (droits de propriétés, régime des brevets, etc…) mais aussi sociales (l’éducation nationale, la recherche publique, mais aussi le système de santé,…) qui ont rendu possibles cette action. Les « exilés » fiscaux voudraient se comporter comme Robinson sur son île, sans rendre de compte à personne. C’est la négation de la Res Publica, de l’espace collectif et organisé, qui fait de nous des Hommes et nous différencie des animaux.

Ces évasions fiscales représentent-elles une grosse perte économique pour la France ?

Jacques Sapir : En fait, non. L’évasion fiscale est, à plus de 80%, le fait d’entreprises et de montages financiers. Mais, ces comportements individuels peuvent provoquer des réactions violentes dans la société, et ce hors de proportion des effets économiques engendrés.

Michel Rousseau : Les autorités françaises sont depuis toujours dans le déni. La Fondation Concorde a publié en 2004 un ouvrage intitulé L'emploi en France a besoin de capitaux et d’entrepreneurs français. Les autorités françaises, en particulier Bercy, a toujours sous-estimé l’exil fiscal des Français parce qu’elles ne recensaient que les citoyens redevables de l’ISF et non pas l’exil des chefs d’entreprises, propriétaires de leur outil de travail et non redevable de leur outil de travail et ce sont ces départs qui sont les plus pénalisants pour notre économie.

 
Commentaires

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  • Par evy - 11/11/2012 - 08:34 - Signaler un abus moral ?

    ce que font les politiques n'est souvent pas moral, Le PS apporte beaucoup plus la haine entre français par ses stupides discours de lutte des classes, que de paix et de sérénité. Ce n'est pas en disant qu'on va prendre chez "les riches" pour donner aux pauvres que tout va s'arranger. Il faudrait dire nous allons essayer d'aider les entreprises à exporter et aider à la création de nouvelles entreprises afin que tout le monde puisse trouver du travail...

  • Par anticip - 11/11/2012 - 08:36 - Signaler un abus ce n'est pas l'exilé fiscal qui trahit la France

    ce sont nos gouvernants qui trahissent les français qui partent ,pas seulement les riches ,ceux qui partent parce qu'ils ne trouvent pas de travail , aussi a causse des tracasseries administratives ,aussi parce que la France est un enfer fiscal ,parce que la France est devenue un pays d'insécurité ,un commerçant peut se retrouver mort ,pour rien du tout

  • Par konstanz - 11/11/2012 - 08:38 - Signaler un abus Qui sont les traitres?

    Les entrepreneurs qui veulent bien payer des impôts mais pas au point d'y laisser leur santé et leur avenir ou nos dirigeants qui les saignent à blanc pour ensuite distribuer sans compter cf les dépenses publiques?

  • Par magmath - 11/11/2012 - 08:47 - Signaler un abus patriotisme économique

    Actuellement beaucoup d'entrepreneurs autour de moi , font des démarches pour s'installer dans un PAYS voisin compte tenu de la politique fiscale mis en place par les socialistes . Le patriotisme est une notion désuette , vidée de son sens . Payer des impots pour la prospérité de son PAYS est acceptable , l'oppression fiscale actuelle est inacceptable et de surcroit les socialistes ne prennent aucune décision de réduction des dépenses publiques .Personnellement je travaille en priorité pour ma famille et n'entends pas être un citoyen préssuré par l'état.

  • Par g de bouillon - 11/11/2012 - 08:55 - Signaler un abus un peu d humilité monsieur Sapir

    Extrait de décision du CA de l EHESS / Le conseil d’administration adopte à l’unanimité la modification du budget principal ainsi établi : le montant des dépenses est augmenté de 2 872 485 € ; le montant des recettes étant de 2 984 988 €, il est décidé un prélèvement sur le fonds de roulement pour un montant de 658 334 € qui s'établit à 4 841 384 €. Le montant limitatif des dépenses de la masse salariale étant établi à 47 547 991 €, le conseil d’administration vote le plafond d’emploi à 879,5 Equivalent Temps Plein Travaillé (ETPT). Le projet de décision budgétaire modificative n°1 pour 2012 est adopté à l’unanimité. Votre employeur "dépendant de l'éducation nationale" augmente encore de 5% ces dépenses alors vous comprendrez pourquoi les entrepreneurs français se barrent .... Arrêtez de dépenser à tort le travail des autres.

  • Par JP34 - 11/11/2012 - 09:07 - Signaler un abus Les entrepreneurs travaillant

    Les entrepreneurs travaillant uniquement sur le sol FRANCAIS, sont en fait réellement handicapés pour développer une activité: droit social, taxes etc.. par contre s'il on accepte d'aller voir ailleurs, même en EUROPE, et en particulier dans les ex pays de l'est il existe d'énormes possibilités d'investissement, (attention à vos associés locaux ) avec montages financiers optimisés, droits sociaux réduits au strict minimum, et le plus important, main d'oeuvre qualifiée, volontaire et bon marché; Donc vous avez bien compris, l'avenir de l'entrepreneur n'est plus en FRANCE

  • Par ZOEDUBATO - 11/11/2012 - 09:08 - Signaler un abus NON : C’est le clan des nantis à statuts qui trahit la France

    La douce France a été bâtie par ceux qui créent les richesses économiques et non par ceux qui vivent de l’argent des impôts sans mériter le nom de travailleurs et refusent toutes économies structurelles Ceux qui trahissent la France c’est ce clan de nantis qui prélève plus de 50 % du PIB : Les syndicats voyous qui détournent illicitement des moyens de l’Etat grâce à des pouvoirs de nuisance illégaux Les corps d’Etat, juge et partie, qui placent en dernière priorité le service aux citoyens La justice qui préfère les délinquants aux braves gens et qui déclare coupable celui qui peut payer et non l’auteur de l’infraction Ce sont les nantis à statuts qui profitent de niches fiscales, sociales, salariales pour payer moins, travailler moins et recevoir plus Ce sont les enrichis de l’économie mixte qui font fortune avec les œuvres d’art mais taxent les entrepreneurs Ce sont les associations qui font de l’assistanat à vie sans programme d’intégration Ce sont ceux qui profitent du système et/ou qui veulent imposer leurs civilisations et leurs modes de vie au lieu de travailler et de s’intégrer Ce sont les intellectuels de salon de thé et leurs "dictats" culturelles Etc.

  • Par NRV95 - 11/11/2012 - 09:09 - Signaler un abus Il y a à boire et à manger dans ce fatras d'opinion

    mais j'ai retenue une chose vraie: La sur-fiscalité mal ciblée tue l'investissement du type "Business Angel" , principale source de financement des "start-up". Surtout maintenant ou le flou socialiste règne sur tous les sujets qu'ils abordent. De fait ma réponse à la question posée est NON. Absolument pas d'accord avec K-M, trop de morgue de sa part et je ne parle pas des autres intervenants!

  • Par ZOEDUBATO - 11/11/2012 - 09:12 - Signaler un abus Pourquoi cet exil : exemple des entreprises

    Les entreprises économiquement rentables sont la base de notre douce France. La structure financière d'une entreprise manufacturière médiane est la suivante (en % du Chiffre d'Affaire) : Salaires nets touchés par les salariés, l'encadrement et la direction : 10 % Ponction du Secteur Public et des Organismes Sociaux : 26 % Coût variables et amortissements : 57 % Résultat net : 7 % Dividendes nets touchés par les actionnaires 1.1% du Capital soit moins que la Caisse d’Epargne. C’est une vue statistique avec des dispersions très importantes (Courbe de Gauss très plate) mais également avec les ratios suivants qui varient peu. Le Secteur Public, les syndicats et tous ceux qui vivent des impôts des autres encaissent entre 2 et 3 fois plus d'argent que ceux qui bossent, 3 à 4 fois plus que l’entreprise pour son développement et 20 à 30 fois plus que les actionnaires qui ont pris les risques financiers Tant que les prélèvements obligatoires seront supérieures aux gains de deux qui créent les richesses nous n’aurons ni croissance ni justice sociale et la crise perdurera car ce n’est pas l’usine à gaz du pacte de compétitivité qui débloquera la situation

  • Par carredas - 11/11/2012 - 09:12 - Signaler un abus La morale...

    Jacques Sapir dit : " D’un point de vue moral, il est indéfendable de vouloir approprier la totalité du bénéfice d’une action qui n’a été possible que parce qu’il existait des institutions économiques (droits de propriétés, régime des brevets, etc…) mais aussi sociales (l’éducation nationale, la recherche publique, mais aussi le système de santé,…) qui ont rendu possibles cette action. Les « exilés » fiscaux voudraient se comporter comme Robinson sur son île, sans rendre de compte à personne. C’est la négation de la Res Publica, de l’espace collectif et organisé, qui fait de nous des Hommes et nous différencie des animaux. " Il faudrait donc rendre des comptes à l'Etat pour avoir bénéficié de ses institutions et avoir "réussi"comme on doit rembourser un crédit ? Mais en allant au bout du raisonnement, l'Etat devrait alors pénaliser ceux qui ayant profité de tous ces avantages sont incapables d'en tirer profit et continuent de bénéficier d'aides et d'allocations financées par les "méchants riches"... Pourquoi réussir dans une société qui se préoccupe d'abord de ceux qui échouent ?

  • Par Cap2006 - 11/11/2012 - 09:23 - Signaler un abus Respect de la liberté de chacun...

    mais appelons un chat un chat.... tous les entrepreneurs ont trouvé ici en France des éléments dont sont issues directement ou indirectement leurs bonnes fortunes.... Il y a en France un mépris vis à vis de l’impôt et surtout une déresponsabilisation de ce qu'on nos élus en font. Je respecte les choix à tous les exilés qui assument pleinement leur décision, en ne votant plus, en ne se soignant plus au frais des français, etc... Oui, j’espérais une remise à plat de la fiscalité, pour que cela soit payé ouvertement par tous, de manière équitable par rapport à leur aisance financière. Piketty et confrères avait fourni un outil.... dommage que les candidats aient tous préféré vendre du rêve aux idiots, plutot que de faire évoluer les mentalités pour réformer /adapter le pays. Oui, je trouve scandaleux que la nation ne soit pas plus reconnaissante envers les entrepreneurs, ceux qui créent, maintiennent des emplois en France. A eux seuls devraient être réservées les légions d'honneurs... et une journée nationale de l'entrepreneur vaut bien mieux que toutes ses journées mémorielles dont plus personnes ne comprends rien...

  • Par Lennart - 11/11/2012 - 09:24 - Signaler un abus Plus il y en a qui fuient leurs obligations sociales

    c'est sur que si toutes ces multinationales comme les Apple, Microsoft, Google, Amazon et beaucoup de Françaises du CAC 40 payaient leurs impôts sans optimisation fiscale, Bercy aurait beaucoup moins de "manque à gagner" à répartir sur ceux qui restent. Même Buffet aux USA le disait en proportion de ce qu'il gagne sa secrétaire paye beaucoup plus d'impôts que lui. Une taxe unique sur les bénéfices des multinationales en Europe pour tous les membres de la communauté éviterait déjà tous ces montages sophistiqués qui permet à la plus grosse capitalisation boursière au monde et qui explose chaque trimestre ses bénéfices de ne payer que 2 % d'impôts sur ces bénéfices.

  • Par Equilibre - 11/11/2012 - 09:31 - Signaler un abus Déçu par les réponses de Mr Sapir

    Autant je peux être d'accord sur sa position de la Res Publica, autant, en France, avec les idéologues débiles au pouvoir, nos institutions niant la le référendum et la démocratie directe, nos médias débiles et désinformateurs, manipulateurs, vendus au mondialisme sous toutes ses formes et ses conséquences, ..., ..., ... je ne vois pas comment celle-ci peut s'épanouir. De là part une bonne partie des problème. Il s'arrête donc au milieu du gué et sa position en devient difficilement défendable sur ce sujet. De plus, dans l'état de la France, ses impôts servent surtout à payer les factures d'une administration devenue obèse, incontrôlable, inefficace, incompétente dans ses domaines régaliens, fabriquant des débiles à la chaine via sa filiale éradication nationale des neurones (EN), ainsi que les avantages de populations qui n'ont rien à faire en France.

  • Par walküre - 11/11/2012 - 09:37 - Signaler un abus Faut pas charrier...

    On s'indigne des gens qui travaillent, qui gagnent de l'argent, qui développent le pays, et on applaudit aux fainéants, assistés, analphabètes et bons à rien qui sont assistés par la société et entretenus par ceux-là même qu'on impose à outrance ? C'est ainsi que va la France socialisante aujourd'hui. Le mérite c'est d'être un parasite. La honte c'est de réussir.

  • Par Nana de la falaise - 11/11/2012 - 09:56 - Signaler un abus Mauvaise foi

    M. Saphir fait montre, soit de mauvaise foi, soit d'aveuglement idéologique. En effet, vouloir payer MOINS d'impôt ne signifie pas ne pas vouloir en payer DU TOUT. Connaissez-vous quelqu'un qui serait contre les écoles, les routes, les hôpitaux ? Le problème est que l'état est pléthorique et gère mal. Il y a des hôpitaux et des écoles dans les pays d'accueil, soit dit en passant. Les exilés partent car ils sont exédés par un impôt qui s'assimile à du vol et ce n'est pas le projet de loi de Duflot sur la réquisition des logements qui va les faire changer d'avis. J'ajoute que, comme l'évoque M. Rousseau, ce ne sont pas seulement les riches qui partent, beaucoup beaucoup de jeunes le font aussi pour chercher du travail, et ils ne se précipitent pas au consulat et à l'ambassade pour se signaler à leur arrivée.

  • Par Apicius - 11/11/2012 - 10:11 - Signaler un abus Singulier argument de Monsieur SAPIR

    Si je suis son raisonnement, l'esclave n'a pas le droit de fuir son maître et de se soustraire à son oppression ... Bizarre. Qu'il relise l'Archipel du Goulag, et garde en mémoire ce cri de Soljenytsine "Pourquoi n'avons nous pas dit NON ?"

  • Par Vinas Veritas - 11/11/2012 - 10:17 - Signaler un abus prendre aux riches pour donner

    Technique hautement démagogique mais oh combien appauvrissante car prendre 60 millions d'euros à un seul riche pour les distribuer à 60 millions d'habitants, je vous laisse deviner. je regrette fort que la France n'ai pas d'estime pour l'enrichissement et comme le disait feu mon père je voudrais payer beaucoup beaucoup d'impôts car il m'en resterait bien plus que ce dont je dispose à ce jour. ceci étant comme le dit Ashley (aux USA) ce n'est pas l'impôt qui me saoule mais l'utilisation faite pour d'inutiles dépenses et détournement d'usage

  • Par Ali ce - 11/11/2012 - 10:23 - Signaler un abus l'envers

    on peut aussi poser la question à l'envers, le gouvernement trahit il ceux qui produise de la richesse ?? sans parler de leur donner des avantages, seulement être juste, ça suffirait largement pour ne pas faire fuir ceux qui travaillent.

  • Par Esprit critique - 11/11/2012 - 10:51 - Signaler un abus Quelle trahison ?

    Pour avoir le sentiment de trahir son pays il faut d'abord se reconnaître dans ce pays, dans ses valeurs, son histoire, dans son identification de ce que l'on considère comme ses racines. A l'heure de la mondialisation, une des valeurs les plus fortes à laquelle chacun peut s'identifier, c'est la démocratie et la liberté d'expression qu va avec, qui n'est pas l’apanage d'un seul pays, mais c'est aussi pour certains d'entre nous l'attachement au sens de l'effort, aux vertus du mérite, au sens de la famille. C'est aussi l'attachement à une culture judéo chrétienne qui est le fondement de notre identité. Dés lors comment éprouver un sentiment de trahison quand on se sent soi même trahi par un pays qui ne cesse de bafouer ces valeurs et dans lequel en outre on se sent muselé par le politiquement correct ?

  • Par sam75 - 11/11/2012 - 10:58 - Signaler un abus C'est la France qui trahit pas eux

    Je trouve normal que des gens qui gagnent beaucoup d'argent souvent en travaillant, ou parce qu’ils ont du talent n'aient pas envie de se faire racketter par le gouvernement. La France pousse au départ des tas de gens qui apportent beaucoup a notre pays. Par son incapacité, son idéologie et son gaspillage le gouvernement trahit les Français pas l'inverse. Que dire d'un pays ou son président a déclaré stupidement qu'il n'aimait pas les riches.

  • Par Septentrionale - 11/11/2012 - 11:10 - Signaler un abus recettes fiscales détournées

    C'est la malhonnêteté intellectuelle du socialisme qui trahit une société. Le socialisme, parasitisme, occupe une situation déloyale, sans rien dépenser, il s'immisce dans le sillage du secteur privé pour tirer profit du travail qui produit de la richesse et de l'indépendance. Le socialisme, avec ses parasites fonctionnarisés drogués à l'argent public, deale avec le clientélisme pour mettre en situation de dépendance. Le socialisme, amoral, gère par un système mafieux avec ses petits Kommissaires du prêt-à-penser qui veillent, jettent le discrédit, calomnient, exposent à la vindicte populaire tout citoyen apte à échapper à ce système délirant et liberticide.

  • Par Benvoyons - 11/11/2012 - 11:22 - Signaler un abus Cap2006 - 11/11/2012 - 10:23 Ton problème est que ta pensée est

    Franco Française.Tous les étudiants des grandes écoles qui ont des couilles qui ont passé 1 à 2 ans à l'étranger, ils se rendent compte des complications de la création en France et que dans les pays où ils sont à aussi des infrastructures et qu'il y a des Hôpitaux et que finalement avec une assurance privée et l'imposition en moins il est plus facile de vivre ailleurs. Ceux qui restent et bien se sont des Sapir qui est un théoricien mais pas un praticien. Qu'un monsieur comme Sapir vienne parler de morale les bras m'en tombent. Si Caton 1° n'a pas de sens politique c'est un grave problème pour la France, mais Caton 1° est du même niveau ( du même tonneau). Le PS a créé les 35 h ( résultats : des milliers d'emplois perdus par le départ d'entreprises étrangères + délocalisations d'entreprises Françaises + d'achats par les sociétés qui sont restées en France dans les pays à bas coût pour réduire l'embauche). Maintenant Caton 1° élu par son programme en disant les actionnaires, les riches, les entrepreneurs sont des salauds,des voleurs,des exploiteurs; vous allez voir je vais les mettre au pas. Caton1°est comme un pompier qui allume le feu mais ne sait plus éteindre. Un amateur

  • Par Benvoyons - 11/11/2012 - 11:32 - Signaler un abus Caton1° PS il est l'effet KISSCOOL, les 35h puis 75% puis

    10 milliards d'impôts en plus puis 20 milliards en moins( effet d'aubaine 3ans après cela est fini), mais pas de baisse sur le coût du travail. Puis il enlève de l'argent aux smicards avec les heures sup. Puis il enlève l'augmentation de la TVA puis il remet l'augmentation de la TVA . C'est un plouc de première un débile profond pour la France. Maintenant il faut que les riches les entrepreneurs lui baisent les pieds lui lèchent le cul? C'est l'égal des analyses économiques de la Corée du Nord.

  • Par Babeux - 11/11/2012 - 11:37 - Signaler un abus Comme on dit !

    On dit souvent : " La question contient la réponse"... OUI

  • Par Benvoyons - 11/11/2012 - 11:38 - Signaler un abus Esprit critique - 11/11/2012 - 11:51 Moi j'écris mal mais ton

    mémo est très bon.

  • Par sheldon - 11/11/2012 - 11:41 - Signaler un abus Le droit de retrait n'existe pas que pour les fonctionnaires

    Il y a toujours eu en France une forte méfiance pour ceux qui réussissent, surtout quand ils n'ont pas fait X-Mines, ENA, etc.Le populisme de Hollande pendant toute sa campagne a exacerbé ce sentiment. Même s'ils font quelques gestes (crédit d'impôt moitié de la hausse d'impôts des entreprises), tactiques ou réels, la majorité des députés est dans l'anti entrepreneur (sans parler des jeunes députés voisins de l'extrême gauche). Dans cecontexte tout comme les fonctionnaires d'état, ceux de la SNCF, etc pourquoi ne mettraient ils pas en avant toutes ces entraves qui se mettent en place (même d'ailleurs avec la droite) ?

  • Par Cap2006 - 11/11/2012 - 11:50 - Signaler un abus @ Benvoyons

    Ma pensée est plutot cool... le droit de s'exiler... et le devoir de l'assumer... que ceux qui sortent des fameuses grandes écoles ( au passage après un paquet d'années d'étude très bien financées directement ou indirectement par l'impot) et qui souhaitent faire leur vie ailleurs... je le regrette , comme je regrette que l'on de créent pas les conditions pour qu'ils entreprennent en France.... il y a l'exil entreprenarial... bien triste en effet, mais hélas pas nouveau.... ( Les 10 ans de gouvernements UMP n'ont pas fait grand chose pour réparer les éventuelles stupidités des gouvernements de gauches précédents... en particulier sur le statuts des fonctionnaires et aggravant au contraire les avantages du régime de retraite) le sujet de l'article et de mon propos, est l'exil fiscal... qui concerne les personnes ayant réussies...

  • Par Redmonde - 11/11/2012 - 12:14 - Signaler un abus ARFUMENTS SPECIEUX

    De Mr Sapir: "Comme si l’ensemble des services publics qui ont permis cette réussite (...) n’existait pas." Les services publics qui "permettent la réussite": vu le nombre croissant de bras cassés et de losers en France, le poids de ces services dans la réussite ne doit pas être si déterminant que ça. Et ces services publics (éducation, santé, etc) qui jouent UN CERTAIN rôle dans la réussite existent ailleurs, dans de nombreux pays européens, mais sans la pression fiscale écrasante existant en France. Un citoyen harcelé et pressuré par ses gouvernants a le droit le plus sacré, contrairement à ce que prétend peu démocratiquement Mr Sapir, de de soustraire à cette oppression fiscale et d'aller vers des cieux offrant les mêmes avantages à un moindre coût. Il suffirait, pour arrêter cet exil fiscal massif, que l'Etat cesse ses gaspillages, cesse de multiplier les postes de fonctionnaires inutiles, et cesse d'attirer tous les miséreux du monde en distribuant des aides sociales à tout va; Ceux qui bossent sont taxés à mort pour subventionner bras cassés et fonctionnaires en surnombre; leur exil n'est qu'un refus légitime de se laisser exploiter par le parasitisme socialiste d'Etat

  • Par sam84 - 11/11/2012 - 12:27 - Signaler un abus Payer,oui mais pour quoi faire ?

    A partir du moment ou le citoyen a le sentiment d’être dépouillé,par des apparachiks sans vergogne, au lieu d’être sollicité a contribuer pour des dépenses sociale et sociétale républicaine le choix de courage fuyons est logique

  • Par temoignagefiscal - 11/11/2012 - 12:35 - Signaler un abus Contrôles fiscaux

    La pression fiscale est une chose, éventuellement supportable. La terreur fiscale est inacceptable. C'est elle qui fait fuir les entrepreneurs. Les contrôles fiscaux sont des zones de non-droit, voir www.temoignagefiscal.com Cordialement. H. D

  • Par trapanel - 11/11/2012 - 12:56 - Signaler un abus Et si nous parlions des retraités qui quittent la France...

    Pour une autre raison.Tout simplement parce qu'avec la retraite obtenue en ce beau pays, je n'avais plus la possibilité de vivre correctement. Alors nous sommes partis en Espagne. Pour 500 euros par mois, j'ai un appartement avec 3 chambres, un bureau, 2 salles de bains, un balcon (où nous prenons tous nos repas,) et une place de parking et le tout à 500 mètres de la plage.Ou aurais-je pu trouver un tel confort en France...a Sainte-Afrique où mieux à Tulle...NON merci. Et puis, là-bas, avec notre petite retraite (2200 euros pour deux) nous sommes presque à l'aise et sans quitter l'Europe et sa qualité de vie mais,et surtout, sans trop de français autour de nous.( nous sommes partis pour vivre avec les espagnols, autrement on reste en France) . Et par le plus grand des hasards j'apprends que je vais économiser des impôts sur le revenu , que je n'aurai plus a payer ni la CSG, ni la RDS et bien sûr plus la taxe d'habitation.( au fait 40% de plus cette année au pays basque).Par contre l'électricité est plus chère L'exemple n'est pas le même mais rejoint un peu le débat.Quitter la France, si ce n'est que pour les impôts, non...mais pour la qualité d'entreprendre où de vivre ,oui.

  • Par LOUP64 - 11/11/2012 - 13:10 - Signaler un abus Système débile

    Lorsque ce pays cessera d'être gouverné par une classe politique issue de la fonction publique et que l'on mènera au pouvoir des femmes et des hommes issus de la société civile, alors, les choses changeront. Ce qui tue notre pays, ce n'est pas l'exil fiscal, mais la médiocrité de son personnel politique, tant de gauche que de droite, incapable de comprendre que c'est en favorisant l'entreprise et son développement qu'on crée de la richesse et de l'emploi. Ce qui partent ne fuient pas seulement un système débile qui les prive du fruit de leur travail, mais une ambiance délétère dans laquelle la réussite est suspecte et culpabilisante. Entreprendre en France aujourd'hui, c'est accepter d'être un paria. En cas d'échec on vous fiche à vie et on vous ôte toute chance de rebondir. En cas de succès, on vous prend presque tout ce que vous avez péniblement gagné et vous n'avez même pas la considération de vos concitoyens..Que, dans ce contexte, les gens qui ont du talent partent....pourquoi le leur reprocher ?.

  • Par Benvoyons - 11/11/2012 - 13:10 - Signaler un abus Cap2006 - 11/11/2012 - 12:50 Pourquoi les parents et les

    grands parents du jeune ne payent pas d'impôt pauvre pomme.

  • Par cathare81 - 11/11/2012 - 13:18 - Signaler un abus Aidez-moi !

    J'ai cherché sur Internet sans relâche... et je n'ai pas trouvé!! Je cherchais des hommes politiques, des syndicalistes, ceux qui trouvent que les patrons sont des nantis, des salauds et qui ont donc voulu créer leur propre entreprise en démontrant qu’ils ne sont pas que critiques mais capable d’être de bons gestionnaires, bien moins intéressés par le profit et une place de privilégié !! Je n’en ai trouvé aucun !! Afin de ne plus continuer de penser qu’ils ne veulent pas quitter leur place actuelle, suite à des avantages comme le salaire, les notes de frais, les avantages en nature, une belle retraite et un emploi protégé en cas de défaite politique, pouvez-vous me donner des noms ? Merci !!

  • Par Benvoyons - 11/11/2012 - 13:34 - Signaler un abus La justice fiscal de Caton 1°

    75% sur les riches car ils ne prennent aucun risques et pour eux tout est facile et cela est infini. Pas de 75% pour les artistes car ils prennent des risques et que cela peut ne pas durer. Monsieur KM et je pense qu'il sait d quoi il parle " en investissant dans une entreprise on a déjà deux chances sur trois de tout perdre" Donc pour les riches qui restent avec les 75% moins d'investissement avec des risques donc moins d'embauche. Tant que l’État voudra tout dominer (dictature) et vouloir laisser l’État à 56% puis 60% et 65 % en 2014 au lieu de transformer la structure pour 35 à 45% du PIB.

  • Par ciceron - 11/11/2012 - 13:38 - Signaler un abus L'île de Saint Germain des près

    "Les « exilés » fiscaux voudraient se comporter comme Robinson sur son île, sans rendre de compte à personne." Mais dans tous les pays il y a des hôpitaux, des écoles, des routes et ils fonctionnent avec beaucoup moins de fonctionnaires et souvent mieux sauf à ne voir çà que par des jumelles idéologiques. "En refusant cette logique, en substituant ce que Alfred Hirschman appelait « l’exit » à la « voice » (le conflit organisé) leur comportement trahit une absence complète de sens démocratique." Tout à fait d'accord, je me suis toujours dit que tous les diplômés et autres du tiers monde feraient mieux de rester chez eux pour faire changer les choses et faire avancer leurs pays. Comme quoi on peut voir çà de manière différente.... votre île est toute petite mr Sapir !

  • Par Mehdi75000 - 11/11/2012 - 14:08 - Signaler un abus message

    Selon mon avis, la France est une richesse tant au niveau des paysages, de son architecture, de sa gastronomie,ses dialectes etc. et je ne parle pas de son histoire qui est comparable à un gâteau qu'on savoure lentement. Enfin je peux comprendre que les personnes qui ont les moyens décident de s'exiler dans d'autres pays, car on leur fait payer les pots cassées de la crise, alors que les vraies coupables se trouvent dans les marchés financiers.

  • Par vangog - 11/11/2012 - 14:26 - Signaler un abus Et s'il y avait d'autres raisons que l'argent à l'exil!...

    Écartons-nous de la visions uni-dimensionnelle traditionnelle et dépassée de la Société Francaise, riches-pas riches, entrepreneurs-exploités, nantis-assistés, et posons-nous la question: "y a-t'il d'autres raisons que la fiscalité pour fuir la France?" Des raisons tenant à l'idéologie dominante dans les corps d'état et les médias noyautés par la gauche et qui feraient fuir le manque de pluralisme d'un pays autrefois si riche dans sa diversité de pensée, des raisons tenant au prosélytisme de certains artistes pour la seule idéologie gauchiste, des raisons tenant à une éducation soit disant Nationale, mais finalement très sectaire dans ses choix idéologiques, des raisons tenant à la lache stigmatisation des entrepreneurs, actionnaires et investisseurs, d'où qu'ils viennent, des raisons tenant à la perte d'identité Nationale de ces cités gangrenées par le communautarisme, des raisons tenant au formatage idéologique de nos enfants dans les "écoles de la pensée unique", des raisons tenant à l'orientation dogmatique depuis quarante ans en faveur du tout tertiaire, au mépris de l'industrie et de la créativité?... En bref, argent ou raison pour ceux qui ont "encore" les moyens de fuir?...

  • Par Benvoyons - 11/11/2012 - 14:30 - Signaler un abus Le 11 novembre: regarder mes bons Français comme je suis bon

    j'ai pris des enfants par la main; vous voyez mardi quand je vais parler je dirai la vérité puisque je suis bon. Il prend les enfants de parents morts pour des mistigris. Il est la honte de la Nation. Il pu le marketing politique il est répugnant Caton 1°

  • Par lorrain - 11/11/2012 - 14:35 - Signaler un abus et les frontaliers ?

    quid des frontaliers qui travaillent au Luxembourg, qui ne payent pas d' impots en France, mais bénéficient des prestations sociales, des gens qui tout les matins partent travailler en Allemagne en Suisse ou en Belgique, ils sont pourtant à mettre dans le même panier que les riches qui s' exportent vers la Belgique. est-ce parce qu'ils ne sont pas riches que leur démarche est plus honorable ? maintenant, si l' état français est assez nul pour pousser tout le monde à quitter le pays, il faut peut-être juste se poser des questions sur notre système et arrêter de dire que le monde entier est injuste et nous en veut. la politique façon Caliméro, ça ne fait pas avancer les choses, ça rend juste ridicule au bout de peu de temps

  • Par Benvoyons - 11/11/2012 - 14:36 - Signaler un abus vangog - 11/11/2012 - 15:26 Bravo pour ton mémo.

    j'ajoute que des Français sans fortune quitte la France aussi. Les jeunes créatifs partent. Il n'y a jamais autant eu de Français à l'extérieur.

  • Par anticip - 11/11/2012 - 14:37 - Signaler un abus ceux qui trahissent la France

    sont ceux qui attirent toutes les misères du monde ,toute cette immigration dont on a pas besoin ,dont on a pas de travail a leur donner ,mais dont on se doit de les loger ,les éduquer , et ceux qui ont trahit sont ceux qui nous ont gouverné depuis plus de 30 ans

  • Par nico1109 - 11/11/2012 - 14:41 - Signaler un abus J’aimai la France d’y il à 25

    J’aimai la France d’y il à 25 ans, aujourd’hui ses valeurs moral ne me ressemble plus. L’assistanat et l’intrusion étatique dans nos valeurs devient un modèle de vie. On veut tout formater. J’ai investi tout ce que je possédais jusque ma maison et j’ai travaillé beaucoup sans rien n’attendre de personne pour mettre ma famille à l’abri. Aujourd’hui pour avoir souhaité amélioré mon quotidien, je ressens une forte frustration de vache à lait. D’être tiré inextricablement vers le bas. Le sentiment que quoi que je face tout est fait pour puiser la valeur travail. Il faut rester dans le moule de la médiocrité. Chaque fois que l’on croit enfin tenir le bon bout, (c’est une nouvelle taxe, impôts…..) En France il y à une fourchette à ne plus dépasser et le seuil de tolérance est en passe d’être atteint. l L’exil ? J’y pense à mainte reprise et ce n’est pas l’envie qui me manque.Un pays ou l’on favorise l’esprit d’entreprendre et la valeur travail, ou la réussite n’est pas regardé comme de l’égoïsme. Mais mon travail ne s’exporte pas malheureusement et mes lacunes en langues étrangères, sont profondes, comme beaucoup de français. Demandez à un français si tu gagnes au loto tu investis ou

  • Par enzo31311 - 11/11/2012 - 14:55 - Signaler un abus Pas seulement les riches

    Beaucoup de Français sont partis ou partent a l’étranger et pas seulement ceux qui veulent échapper au matraquage fiscal qui règne en France. Notre pays gouverne par des fonctionnaires de gauche(le pléonasme) n'est pas fait pour ceux qui veulent entreprendre ou tout simplement pour ceux qui veulent vivre de leur travail. Il est fait pour les fonctionnaire, les socialistes assis sur leur privilèges, les assistes et les immigres venus chercher les aides sociales.

  • Par Mehdi75000 - 11/11/2012 - 15:22 - Signaler un abus message

    J'aimerais savoir s'il y a vraiment des spéculateurs français à Wall Street, la City de Londres ou la Bourse de Paris qui spéculent sur la dette publique française ?. Enfin si c'était le cas il faudrait les mettre hors d'état de nuire (prison).

  • Par Aristote - 11/11/2012 - 15:24 - Signaler un abus Seulement en France

    Il y a un fait brutal : la France est le seul pays de l'OCDE à connaître un exode fiscal aussi massif. Les riches français sont-ils moins moraux que les autres ? Non, le problème c'est bien le "modèle" français, sa dépense publique hors de contrôle et la fiscalité qui va avec. On nous bassine avec nos services publics, mais ils ne sont pas meilleurs que les allemands, les suédois, etc., et bien plus coûteux ! L'OCDE estime que sur les trente dernières années 30, la moitié des ménages français disposant d'un patrimoine supérieur à 3 millions d'euros s'est expatriée. On va dans le mur, de plus en pus vite.

  • Par Epsilon - 11/11/2012 - 15:31 - Signaler un abus Triste monde

    que celui de ces entrepreneurs qui appellent de leur vœux la machine libérale qui les brisera, et puis en regrettent les conséquences ensuite...A l'instar de ce Mr Rousseau qui ne semble pas voir plus loin que son nez, et que le spectacle de gens qui s'exterminent les uns les autres en permanence excite...Pour son bonheur, au détriment de celui de tous les autres...

  • Par Babeux - 11/11/2012 - 15:53 - Signaler un abus Benvoyons

    On se connait ????

  • Par vangog - 11/11/2012 - 15:58 - Signaler un abus @Epsilon vous nommez "libéral" un système ou 56% du PIB

    est détourné au profit d'un état indigent et faussement redistributeur? Même les Socialistes les plus radicaux de la défunte union Soviétique n'auraient pas rêvé d'un système aussi dogmatiquement anti-libéral que le système français depuis 30 ans!... Plus interventionniste que lui, tu meurs! Ah oui, c'est vrai, la vieille habitude Trotskyste de nommer "libéral-déviant" celui qui a échoué a appliquer le catéchisme Socialiste...

  • Par Benvoyons - 11/11/2012 - 16:40 - Signaler un abus Mehdi75000 (non vérifié) - 11/11/2012 - 16:22 c'est amusant

    comme question ; Tous les Français qui ont une assurance vie et autres sont spéculateurs sur la dette de la France et même Caton 1° (riche président dont la richesse a été faite avec de l'impôt et de la dette de la France)

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Pierre Kosciusko-Morizet Michel Rousseau Jacques Sapir

Pierre Kosciusko-Morizet est entrepreneur. Il est diplômé de HEC. En 2000, il co-fonde le site Price Minister qui est lancé en 2001 sur la toile. En 2008, il devient le président de l'Association pour le commerce et les services en ligne (ASCEL). Il est également un des deux présidents de l'Association des services Internet communautaires (ASIC). Il a aussi co-fondé le fond investissement des entrepreneurs de l'Internet : ISAI.

Michel Rousseau est le Président de la Fondation Concorde, think-tank qui, depuis plus de 10 ans, cherche à enrichir le débat public avec ses propositions.

Jacques Sapir est directeur d'études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), où il dirige le Centre d'Études des Modes d'Industrialisation (CEMI-EHESS). Il est l'auteur de La Démondialisation (Seuil, 2011).

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