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Ex-nouveaux riches : ces nationalités qui ont brutalement disparu des écrans radars de la jet set…

Si la situation économique en Europe et aux Etats-Unis semble lentement s'améliorer, certains pays émergents ont été frappés de plein fouet par la baisse des prix des matières premières. Au point que même les membres de la jet set de ces pays restent chez eux. Aperçu d'une tragédie.

Nouveaux pauvres

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Ex-nouveaux riches : ces nationalités qui ont brutalement disparu des écrans radars de la jet set…

Sortez vos mouchoirs. La jet set n'est pas un mythe : ce petit monde de quelques milliers de personnes qui se retrouvent à travers le monde, un coup à Miami, un coup à Dubaï, un coup à Saint-Moritz... Depuis les années 2000, ce groupe inclut de plus en plus de personnes des marchés émergents. Mais là, certains commencent à disparaître. Au point que ça se ressent.

"On a quatre entreprises [à Miami], et [les Brésiliens] nous font rentrer dans nos frais l'été", a déclaré John Meadow, PDG du LDV Hospitality Group, qui possède environ 30 restaurants et boîtes de nuit haut de gamme à travers les Etats-Unis, à Linette Lopez de Business Insider.

En août dernier, les brésiliens avaient "disparu".

C'est aussi le cas des Russes. "J'ai vu cette année que les Russes disparaissent", rajoute Meadow. "On sort, on regarde qui est là, on revient un mois après, on regarde--ils sont tous partis".

On comprend la raison. Ces deux pays sont en crise économique depuis quelques années. Le Brésil est en crise politique, avec des déficits et une inflation importante, et une déstitution potentielle de la présidente. La Coupe du monde a été un désastre, avec du gâchis de fonds publics et un mécontentement très fort de la population. Les prix des matières premières, qui sont les principaux produits d'exportation du Brésil, sont en berne. 

Même si le Brésil est connu pour son apartheid social, avec les très riches vivant à proximité des très pauvres sans jamais se croiser, la crise semble toucher tout le monde. Le Wall Street Journal rapportait l'année dernière que les riches Brésiliens cherchaient à s'exiler en Floride face aux difficultés économiques de leur pays. Il est maintenant peut-être trop tard...

La peur liée au virus Zika ne va pas améliorer la situation économique du Brésil, même si elle peut avoir un avantage pour ceux qui servent la jet set : comme le raconte The Star, les riches brésiliennes enceintes prennent trois mois de vacances en Europe pour être sûres de ne pas être touchées par le virus. Pratique.  

De son côté la Russie est frappée à la fois par la dégringolade des prix du pétrole et par les sanctions internationales à la suite de son invasion de la Crimée. L'inflation est à 12,9% et le rouble a perdu 55% de sa valeur face au dollar sur les deux dernières années. Selon une étude, la nourriture représente la moitié du budget du russe moyen.

Pas étonnant que les fêtards de ces pays repensent tout d'un coup leurs vacances à Miami ou à Dubaï. Un patron d'hôtels haut de gamme à New York aurait donné instruction à ses équipes de suivre le nombre de puits de pétrole en activité, pour essayer d'anticiper une éventuelle augmentation des prix du pétrole. Malgré l'inégalité de ces pays, même les riches sont frappés de plein fouet par cette crise. 

La situation est tragique : dans la banlieue ultra-huppée de Moscou Rublyovka, un agent immobilier se plaint au New York Times qu'une maison à 100 millions de dollars pourrait être vendue pour seulement 80 millions. "Barvikha Luxury Village--un centre commercial haut de gamme avec des marques comme Prada et Gucci ainsi que des concessionnaires de Bentley, Ferrari et Maserati est souvent déserté". Un cadre supérieur dans les télécommunications se plaint d'avoir à acheter du fromage biélorusse plutôt que de la feta grecque. Comme le relate Vanity Fair, le concessionnaire Ferrari du quartier doit faire des ristournes pour vendre les modèles de l'année dernière.

Vraiment, c'est la crise.

 
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  • Par zouk - 11/02/2016 - 13:47 - Signaler un abus Disparitiion de quelques super riches

    Dommage pour leurs fournisseurs, mais cela ne peut changer la face du monde, bien que ce soit un signe d'inquiétude pour les Bourses.

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Pascal-Emmanuel Gobry

Pascal-Emmanuel Gobry est journaliste pour Atlantico.

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