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Une Europe "forte, prospère, démocratique et unie" : et si la montée des populismes que veut stopper Barack Obama était en fait due à autre chose que le chômage ou la crise des migrants ?

La victoire le dimanche 24 avril du candidat d'extrême droite au premier tour de l'élection présidentielle autrichienne illustre la montée des populismes en Europe. Un phénomène en grande partie lié à l’angoisse de populations face à la perte de contrôle politique de leur destin.

Caillou in the shoe

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Une Europe "forte, prospère, démocratique et unie" : et si la montée des populismes que veut stopper Barack Obama était en fait due à autre chose que le chômage ou la crise des migrants ?

Atlantico : La montée des populismes, en Europe, est régulièrement associée à la crise migratoire et à la crise économique. Or, la situation autrichienne semble différente dans un pays connaissant de bonnes conditions économiques et une forte implantation du FPO, bien avant la crise des migrants. En quoi cette poussée populiste européenne peut-elle également s'expliquer par une défaillance politique, entre absence de vision et faible capacité de réaction face aux événements ? En quoi cette situation est-elle anxiogène pour les populations ?

Christophe Bouillaud : Pour le cas autrichien, il faut bien préciser qu’il s’agit de voter pour un président de la République aux fonctions essentiellement honorifiques. Les électeurs autrichiens se sont sentis sans doute plus libres d’aller chercher d’autres solutions que celles offertes par les habituels partis de gouvernement, socialistes et conservateurs. Il reste toutefois que cette volonté largement majoritaire des électeurs autrichiens de voter pour des candidats ne provenant pas de ces partis tient au fait que les partis de gouvernement subissent à la fois l’usure du pouvoir et  ne semblent plus en mesure de proposer une vision claire de l’avenir. A force de tergiverser, d’osciller entre l’accueil des réfugiés et la fermeture des frontières, les électeurs qui voudraient ou l’une ou l’autre des solutions finissent par se lasser et votent pour des candidats incarnant des options claires. Comme disait le poète Musset, "il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée". Le vote autrichien montre aussi que les électeurs veulent savoir où les dirigeants pressentis entendent les amener, et s’ils privilégient des visions cohérentes et tranchées. Un second tour d’élection présidentielle entre un écologiste et un nationaliste met effectivement les électeurs devant un vrai "choix de société". 

Plus généralement, l’ensemble des dirigeants européens ont semblé complètement surpris par les événements des dernières années, en particulier par la crise des réfugiés. Or il suffisait de suivre ce qui se passait aux frontières de l’Union européenne depuis 2011 pour savoir qu’une telle situation où des réfugiés viendraient en masse du Moyen-Orient vers l’Europe allait exister. Le règlement de Dublin était par ailleurs déjà considéré comme incohérent bien avant 2015, bien avant que Madame Merkel décide de l’achever en passant outre à l’automne 2015. On pourrait faire la même remarque pour le fonctionnement de l’Euro : il y avait des signes avant-coureurs de ce qui a fini par se passer depuis 2010. Du coup, c’est bien sûr anxiogène pour les populations de s’apercevoir que ceux qui ont toute latitude pour prévoir, ne serait-ce que parce qu’ils ont des services dédiés à leur disposition pour le faire, semblent à chaque fois dépassés par les événements, et qu’ils n’ont pas de stratégie bien arrêtée face aux événements. L’impression de cabotage, de "pushing the can down the road" comme on dit en anglais, que donnent les dirigeants européens dans de nombreux domaines depuis 2008-2010 ne peut qu’avoir à terme un effet délétère sur la confiance des populations.  Du coup, effectivement, les partis politiques périphériques, qui n’ont pas exercé le pouvoir, peuvent faire valoir qu’ils ont eu des solutions et qu’ils ne se débrouilleraient pas plus mal que les habituels partis de gouvernement. 

Gilles Lipovetsky : L'euroscepticisme tient à la difficulté de notre continent à mener une politique de croissance, et par là même d'offrir une visibilité en ce qui concerne le futur. Les échecs en matière de chômage et la crise des migrants contribuent à tenir l'Europe comme une entité qui perd son capital attractif. Longtemps, l'Europe a été un idéal capable de nous protéger et par conséquent de nous préparer à affronter l'avenir. Or, depuis 2008 et la crise des subprimes, l'Europe n'a plus su nous protéger. D'autre part, le chômage gagne le sud et les vagues d'immigration arrivées depuis peu touchent à la question de l'identité. Face à cela, nos gouvernements n'ont manifestement pas de réponse. Il me semble que c'est pour cette raison qu'une fraction de plus en plus importante de la population rejette la construction européenne. Ce pan de la population voit dans l'Europe un élément qui vient menacer leur identité, alors que sa fonction première était de la protéger. L'Europe-bouclier a cédé le pas à l'Europe-menace.

Il est probable que dans des périodes de haute-idéologie les choses auraient été différentes. Mais le fait est qu'aujourd'hui nous n'avons plus de réponses clef-en-main à opposer à ces problèmes. De là naît le sentiment que les pays sont livrés à une mondialisation aveugle et quasi-automatique. D'où une rétraction sur la nation, perçue comme un rempart capable de protéger les populations les plus faibles. Auparavant, à l'époque de la Guerre froide, se jouait le match des espérances révolutionnaires. Depuis les années 1980 en revanche, le politique a perdu de son lustre. Les grands mythes politiques ont disparu, remplacés chez les élites par un discours technocratique qui apparaît comme une somme d'ajustements, de réactions, de mesures, mais incapable de faire rêver. La politique a longtemps fait rêver, confrontant différentes idéologies (progrès, nation, révolution, etc.). Cette mythologie politique portait plusieurs promesses. L'Europe, dans sa construction, en a d'ailleurs été le prolongement. Même cela a disparu. Ce désenchantement politique se nourrit d'une part de l'absence de mythes, mais aussi d'échecs factuels et historiques. C'est à la fois la panne du politique et la panne objective qui engendre l'euroscepticisme, qui propulse la nation (à rebours du passé) comme un pavois susceptible de protéger les gens.

 
Commentaires

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  • Par Ganesha - 26/04/2016 - 08:08 - Signaler un abus Tous Pourris

    Article trop long ! Au-delà de deux pages, il y a inévitablement des répétitions. Un certain nombre d'idées justes sont cependant exprimées. Même s'il y a la petite ''crotte'' habituelle et obligatoire pour que les auteurs perçoivent leur salaire : ''le FN est un parti raciste''. Mais ces pontifes grenoblois n'osent pas aller suffisamment loin dans leur analyse, parce que ce serait trop ''politiquement incorrect''. Souvenons nous : Jacques Chirac a été élu pour ''Réduire la Fracture Sociale'' et il a ensuite passé son mandat à boire des bières Corona. Il y avait bien sur une opposition qui le critiquait, mais rien à voir avec ses deux successeurs : Sarko et Hollande sont férocement haïs par la quasi totalité de la population. Il y a juste sur ce site une dernière groupie de Sarko… Mais il y a pire encore : la rage que nous ressentons à l'égard de la Commission européenne et de la majorité du Parlement européen : ils nous prouvent en permanence qu'ils ont encore beaucoup moins d'éthique que les prostituées : celles-ci font en général ce pourquoi nous avons choisies. Ces salopards nous trahissent en permanence, à la solde exclusive des lobbies industriels !

  • Par Deudeuche - 26/04/2016 - 08:46 - Signaler un abus On peut rajouter à la déchéance de l'UE

    La déchéance des institutions européennes en général; le Conseil de l'Europe et la CEDH à la solde des lobbys minoritaires de tous poils.

  • Par cloette - 26/04/2016 - 09:39 - Signaler un abus L'Europe

    Est en effet gouvernèe par les lobbies , et c'est la cause de son échec .

  • Par vangog - 26/04/2016 - 09:40 - Signaler un abus Ces sociologues et science pipologues

    sont complètement déconnectés de la globalisation! Ils n'analysent les problèmes de la France et de l'UE qu'à travers le prisme du yaourt idéologique que leur ont inculqués leurs profs gauchistes. L'imprégnation est telle qu'ils ne peuvent que revenir à leurs vieux poncifs idéologiques et réflexes anti-démocratiques ( "le peuple vote mal, alors il faut l'éduquer"...technique ecologiste-khmer rouge!) et stigmatisants. Le Front National n'est pas encore au pouvoir qu'il est déjà accusé de tous les maux du passé UMPSECOLOCOCO! Ces socialistes n'ont pas encore compris que si les Syriiens ne s'arrêtent pas en France, ce n'est pas à cause du racisme diffusé, selon eux, par le FN, mais par l'absence de perspectives sociales et d'emplois, à cause de la politique UMPSECOLOCOCO! Mais il est si facile pour ces incapables d'accuser ceux qui n'y sont pour rien, dans leur massacre d'une Nation! Cela leur permet d'éviter de se poser les bonnes questions et de continuer à garder la tête dans le sable, car "tout est la faute du FN!". Autruches, va!

  • Par GP13 - 26/04/2016 - 10:27 - Signaler un abus la fin d'une utopie est toujours une bonne nouvelle

    L'union européenne est l’œuvre de généreux utopistes bouleversés par les tragédies du vingtième siècle. Les cyniques leur ont emboité le pas : L'Europe unie est une grande colonie américaine dont l'achèvement nécessite le traité transatlantique et qu'elle reste un bloc. Cela ne va pas marcher. Tant mieux.

  • Par Ex abrupto - 26/04/2016 - 11:05 - Signaler un abus Intox journalistique

    Angoisses,... anxiogènes,...peurs,.... Messieurs les journalistes ne cessent d'utiliser ce genre de mots. Ont-ils seulement réfléchi une demi seconde (je sais, c'est beaucoup demander) que tout simplement les gens, le peuple, ne veulent pas de ce qu'ils nous concoctent dans leurs cénacles surpayés. Travaux d'autant plus suspects que ceux ci ne sont pas publics, ce qui justifie toute méfiance à leur égard.....

  • Par sala bernard - 26/04/2016 - 12:02 - Signaler un abus population plus éduquée?

    les français seraient plus eduques qu'avant,plus aptes a comprendre les enjeux actuels,idée reçue:voir le niveau de l'enseignement en france,et le pourcentage toujours plus faible de lecteurs,et pas seulement chez les jeunes et les non diplômés.

  • Par Lafayette 68 - 26/04/2016 - 14:00 - Signaler un abus Oh là là

    "Extrême droite ", "populismes" : il faudrait arrêter ! Quant à Christophe Bouillaud , professeur à Grenoble en sciences politiques , je lui demande s'il lui serait possible de ne pas déformer les propos de Frauke Petry de l'AfD (qu'il doit assimiler au nsdap je suppose , étant donné sa grande science et son grand sens de la nuance) :"...qu'il ne faudrait pas hésiter à tirer sur les réfugiés". Les propos rapportés sont partiels et incomplets donc partiaux volontairement. «Aucun policier ne souhaite tirer sur un réfugié. Je ne le souhaite pas non plus», a-t-elle précisé au journal Mannheimer Morgen en considérant que la possibilité de tirer sur les réfugiés devait rester «un dernier recours».

  • Par clint - 26/04/2016 - 17:09 - Signaler un abus Parole ! Parole ! Parole !

    Mais oui il n' y a que le FN pour sauver la France et foutre enfin l' Europe à terre ! Ai je bien compris l'ensemble et les critiques ? C'est pourtant le but des deux !

  • Par A M A - 26/04/2016 - 17:33 - Signaler un abus Les vies politiques sont

    Les vies politiques sont restées nationales et semblent vouloir s'y réfugier de pus en plus car, même si elles sont obligées d'avoir un aspect européen pour continuer à gouverner, elles dépendent de populations de plus en plus "populistes" qui croient de moins en moins à ce système qui avait tout promis et n'apporte plus rien, sauf du chômage, de la stagnation et de nouvelles contraintes. L'Europe ne serait-elle pas à un stade d'une dissolution avancée masquée par l'élan restant de la vitesse acquise dans sa période euphorique des 30 glorieuses? L'ex-AELE parait vouloir prendre le large, même si Obama ne veut pas lâcher sa proie.

  • Par Ganesha - 26/04/2016 - 17:36 - Signaler un abus Clint

    Clint, commentaire simplificateur et provocateur ! Bien entendu, l'Europe ne disparaîtra pas : au contraire : ce qui permettra à cette entité politique de survivre, c'est de corriger toutes les erreurs, dérives et scandales de ces dernières années. Quant à Marine Le Pen, personne (sauf quelques fous) ne prétend savoir ce qu'elle fera. Espérons simplement qu'elle sera plus honnête et clairvoyante que les guignols qui l'ont précédée.

  • Par Winter - 26/04/2016 - 17:46 - Signaler un abus Cet article est excellent, très didactique. Merci.

    Je suppose que l'Europe est gouvernée par des lobby et des illuminés genre CEDH, parce que nos partis politiques ne sont pas assez forts, assez déterminés, assez volontaires et assez sérieux.Ils profitent des postes supplémentaires à pourvoir au niveau continental, sans se rendre compte que leur passivité nous emmêne droit dans le mur.

  • Par clint - 26/04/2016 - 18:00 - Signaler un abus @Ganesha : il est évident que l' Europe doit se réformer !

    Cette Europe qui a été, ne l'oublions pas, "organisé" par des socialistes ne marche plus. Elle est beaucoup trop nombreuses avec des pays qui n'ont pas grand chose en commun. Un noyau dur doit se refaire. Les attentats islamistes nous ont montré que des pays proche comme la Belgique étaient trop dans le bisounours. La faiblesse et l'impéritie de Hollande ont fait de l'Europe le champ de Merkel, ce qui est mauvais pour tous car l' Allemagne est encore dans une vieille économie (voitures, etc )

  • Par Gré - 26/04/2016 - 19:39 - Signaler un abus la société britannique offre

    la société britannique offre une vie décente, non discriminatoire, à tous ceux qui résident outre-Manche ------- Faut-il en rire ou en pleurer ? La société britannique non discriminatoire ? on aura vraiment tout lu. Dans un pays où il y a des tribunaux ethniques chargés de gérer les problèmes "courants" de leur communauté, qui oserait prétendre qu'il n'y a pas de discriminations. Ce sont surtout les femmes d'ailleurs qui sont impactées, si vous êtes musulmane, ne vous attendez pas à avoir les mêmes droits et devoirs que si vous ne l'êtes pas. Un pays où des zones sont "charia compatible" est par nature discriminatoire

  • Par Ganesha - 27/04/2016 - 09:46 - Signaler un abus Clint, Tous les Méchants sont Socialistes ?

    Clint, je suis vraiment surpris par les innombrables commentaires sur Atlantico qui affirment tranquillement des sottises du genre  : ''Cette Europe qui a été, ne l'oublions pas, "organisé" par des socialistes ne marche plus.'' Ah, bon, les socialistes sont au pouvoir, partout en Europe, depuis trente ans ? Prenons l'exemple de la France : Chirac, Sarkozy, Balladur, Raffarin, Fillon ont gouverné notre pays et ils étaient-ils socialistes ? De Gaulle et Adenauer, les fondateurs de l'Europe, étaient socialistes ? Angela Merkel est-elle socialiste ? En fait, vous utilisez le mot ''socialiste'' comme un ''tic de langage''. Est socialiste toute personnalité politique que vous n'aimez pas ! Moi non plus, je n'aime pas les socialistes, mais je considère que la droite modérée, les RPR-UDF-UMP en France, et leurs équivalents ailleurs en Europe, sont largement au moins aussi pourris que les ''socialistes'' ! Mais évidemment, alors, vous vous sentez ''coincé''... parce qu'à part les écologistes et les gauchistes, il ne vous reste plus que Marine Le Pen, qui est, comme chacun le sait, l'incarnation féminine de Lucifer !

  • Par Ganesha - 27/04/2016 - 10:16 - Signaler un abus Libéralisme

    Gré, merci pour votre commentaire. Ce qui est vraiment surprenant, c'est une autre catégorie de commentaires absurdes que l'on lit beaucoup sur Atlantico : des gens qui admettent le concept évident et incontournable de PS-Ripoublicain, mais qui sans aller jusqu'à Clint ci-dessus, qui ''voit des socialistes partout'', reconnaissent que le Libéralisme de Reagan-Thatcher a régné sur le monde depuis trente cinq ans. Effectivement, d'autres pays se sont montrés encore plus ''libéraux'' que la France : l'Allemagne, l'Angleterre et les USA. Mais la population y vivrait nettement mieux ? Cruelle plaisanterie : le taux de chômage est certes inférieur, mais les taux de pauvreté supérieurs : c'est tout de même bizarre, n'est-il pas ?

  • Par Ganesha - 27/04/2016 - 10:22 - Signaler un abus Les Tarzans, Rois de la Jungle sur Atlantico

    L'explication est simple : la France est un pays de tradition catholique contrairement à ces trois pays protestants, et avec le souvenir de 1789, les gouvernements français ne peuvent pas se permettre de montrer aussi impitoyables que nos voisins envers les pauvres. Les commentateurs qui se prennent pour des ''Tarzans, Rois de la Jungle'' et qui appellent ici à plus de Libéralisme, si on pouvait les voir en réalité, ne sont que sont probablement que des individus bien malingres, misérables et déglingués, très à l'aise pour pousser leurs féroces rugissement, bien cachés derrière leur ordinateur, mais qu'ils fassent attention au jour où le peuple français se réveillera !

  • Par kronfi - 05/08/2016 - 09:26 - Signaler un abus 3 pages pour dire....

    l'Europe marche pas, IL FAUT PLUS D'EUROPE.... Ca me rappelle le traite de Lisbonne, rejette par les français et les hollandais, on change une virgule, et on fait voter les godillots....

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Christophe Bouillaud

Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.

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Gilles Lipovetsky

Gilles Lipovetsky est philosophe et sociologue. Il enseigne à l'université de Grenoble. Il a notamment publié L'ère du vide (1983), L'empire de l'éphémère (1987), Le crépuscule du devoir (1992), La troisième femme (1997) et Le bonheur paradoxal. Essai sur la société d'hyperconsommation (2006) aux éditions Gallimard. Son dernier ouvrage, De la légèreté, est paru aux éditions Grasset.

 

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