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L'euro fort est-il la seule cause de tous nos problèmes ?

François Hollande estime "qu'une zone monétaire doit avoir une politique de change, sinon elle se voit imposer une parité qui ne correspond pas à l'état réel de son économie". La monnaie unique est-elle un bouc émissaire ?

Bouc émissaire facile

Publié le - Mis à jour le 9 Février 2013
L'euro fort est-il la seule cause de tous nos problèmes ?

L'euro devient le bouc émissaire de tous les maux de l'Union européenne.  Crédit Reuters

Atlantico : François Hollande a déclaré mardi devant le Parlement européen que "une zone monétaire doit avoir une politique de change, sinon elle se voit imposer une parité qui ne correspond pas à l'état réel de son économie" et que la monnaie unique "ne peut fluctuer selon les humeurs du marché". Le gouvernement français s'est à plusieurs reprises alarmé du niveau de l'euro et des conséquences d'un euro trop fort sur l'économie française. L'euro est-il vraiment notre plus gros handicap aujourd'hui ?

Jean-Paul BetbèzeL’euro est notre plus gros handicap en termes politiques, parce qu’il montre à tous notre faiblesse politique, qui vient de la crise économique et financière que nous vivons et de nos tensions internes, par rapport à d’autres pays qui sont mieux en ordre de bataille.

Il montre que nous sommes un point faible de l’économie mondiale, entre dollar, yen et livre sterling qui veulent baisser et yuan qui veut bien monter, mais à son rythme. Nous sommes ainsi un espace d’ajustement des tensions, ce qui ne nous arrange évidemment pas, parce que ceci accroît encore nos propres difficultés internes.

Bruno Bertez : La France, au fil des ans, a perdu beaucoup de compétitivité. Elle tente timidement, d'enrayer la dégringolade de cette compétitivité  L'action se concentre sur la baisse des charges d'un côté et une politique de relative austérité de l'autre. Pour parler clairement, il s'agit d'une action que l'on peut qualifier de modérément déflationniste. Le fait que cette action, pour des raisons politiques soit insuffisante doit être souligné, mais ce n'est pas notre propos. Notre propos est que pour être cohérente, éviter la récession et une montée du chômage en France, cette action doit être complétée par une dévaluation, une baisse du change. Dans les temps anciens, face à ce problème, on annonçait une dévaluation et on la complétait par des mesures dites d'accompagnement, qui sont précisément des mesures d'austérité. L'ensemble était cohérent : d'un cote on pèse sur la demande interne, de l'autre on bénéficie d'un surcroît de demande externe grâce à la devise moins chère  Avec la monnaie commune arrimée à une sorte de Deutsche Mark en filigrane, il est évident que non seulement il n'est pas possible de dévaluer, mais en plus, le change est trop élevé.

Toutes proportions gardées, la France se trouve dans la position de Pierre Laval en 1935 quand il a imposé une baisse des prix et salaires et a refusé de dévaluer malgré les conseils de Jacques Rueff.

Alexandre Baradez : Effectivement, il est intéressant de constater la forte divergence de point de vue entre la France et l’Allemagne sur le niveau de valorisation de l’euro. La France par la voie de son président au Parlement européen a clairement expliqué qu’on ne pouvait pas laisser la devise européenne fluctuer au gré de l’humeur des marchés. Moins de 48 heures plus tard, le porte-parole de la chancelière allemande prenait exactement la posture inverse en expliquant que la hausse de l’euro était la marque d’un retour de la confiance des investisseurs en zone euro.

Aujourd’hui, l’euro n’est évidemment pas le seul handicap de l’Europe. Quel est le problème majeur ? Celui du retour de la croissance. Et on sait que la croissance se fait sur 3 axes majeurs : la consommation, l’investissement et enfin les exportations. On sait que la consommation va rester atone en raison de l’envolée du chômage qui frise les 12 % en zone euro. Les exportations commencent à repartir et, sur ce point-là, un euro plus faible serait un atout compétitif supplémentaire. Il suffit de voir la politique menée par le Japon pour se rendre compte de l’enjeu…Mais, un des points les plus importants, reste indéniablement l’investissement. Et là, il y a un réservoir de croissance majeur. Les investisseurs étrangers commencent progressivement à revenir en Europe en raison des réformes structurelles engagées dans de nombreux pays mais pas suffisamment pour créer un «choc de croissance ». Il y a également les investissements qui vont découler du futur budget européen, budget qui cristallise les tensions à l’heure actuelle entre les partenaires européens.

Au niveau où il se trouve aujourd'hui, quelles conséquences réelles l'euro peut-il avoir sur l'économie française ? Quels secteurs en profitent, quels sont ceux qui en sont pénalisés ?

Jean-Paul Betbèze : L’économie française est quasiment en récession, et tous ses secteurs industriels, sauf les engrais (en liaison avec les bons prix des céréales) et l’aéronautique (grâce à Airbus). Le reste de l’industrie est plat ou en baisse. Mais on sait que le prix des avions se fait en dollar, ce qui menace la rentabilité d’Airbus. Pour bénéficier de l’euro fort, il faut être très bien positionné, dans des niches, en haut de gamme, ce qui n’est pas vraiment le cas de la France. En milieu de gamme, où nous sommes, la compétitivité prix est importante, et ce qui se passe nous affaiblit. Quant au luxe par exemple, que l’on dit insensible au prix, il faut faire attention car il y a des limites à tout, puisque notre luxe se répand largement, autrement dit ne concerne pas seulement les très très riches.

Bruno Bertez : Il faut préciser que ma réponse ci-dessus est une réponse de pure logique. Si on pèse sur la demande interne et que l'on veut éviter la montée du chômage en France, il faut élargir les débouchés externes et dans le court terme, cela n'est possible que par la dévaluation. Il est évident que toute politique ne se juge qu'en regard des objectifs qu'elle se fixe et des choix et sacrifices qu'elle accepte en contrepartie. On ne peut restructurer une économie, la rendre compétitive sans douleur, or le gouvernement, fidèle en cela à son idéologie voudrait accomplir ce miracle d'une reconquête de l'efficacité sans effort et sans douleur, c'est ce qui explique son rêve, sa demande, son trépignement d'enfant gâté auprès des Allemands : aidez nous, favorisez une baisse du change  européen.

La dévaluation telle que nous la comprenons et telle que les allemands la comprennent vise à faire l’économie de l'effort et de la douleur . Les socialistes marchent sur la tête, ils croient que la solution aux problèmes de compétitivité, c'est la baisse du change, tout comme ils croient que la solution au problème de la croissance, c'est l’augmentation de dettes ! La réalité économique est que les avantages procurés par les baisses du change sont temporaires, éphémères et qu'en revanche les dégâts faits par une politique laxiste, inflationniste, dévaluationniste durent très longtemps. Aucun secteur ne bénéficie sur le long terme d'une baisse du change, on ne voit pas en quoi une destruction du pouvoir d'achat de la monnaie pourrait etre positive a qui que ce soit qui marcherait sur les pieds et non sur la tête. Appauvrir les Français n'est une solution à aucun problème, sauf ceux des gens de gauche, cela augmente leur clientèle.

Alexandre Baradez : A un cours proche des 1.35$, l’euro évolue presque exactement au milieu du couloir dans lequel il évolue depuis mi-2008, c’est-à-dire entre 1.20$ et 1.50$. Une bonne partie de la hausse récente de l’euro est un simple phénomène de rattrapage de la baisse majeure subie au plus fort de la crise de la dette avant l’intervention de la BCE à l’été dernier.

En terme de conséquence, le Trésor estime que, à taux d’intérêt constant, une hausse de 10% de l’euro contre toutes les devises de contrepartie entraînerait une baisse du PIB de 0.6%. Quand on sait que la France enchaîne les trimestres de croissance nulle, on comprend mieux l’impact que cela peut avoir. Mais il y a un effet positif malgré tout qui se répercute positivement sur la consommation. L'économie française étant fortement dépendante des importations, une hausse de la devise européenne nous permet d’importer moins cher et donc de laisser les prix sous pression favorisant ainsi la hausse du pouvoir d’achat, or la consommation créé de la croissance.

Il y a également un effet positif sur l’importation de matières premières souvent libellées en dollar. La hausse de l’euro les rend moins cher et permet d’éviter les tensions inflationnistes. Les entreprises qui en souffrent sont celles qui exportent sur les Etats-Unis ou l’Asie et notamment le Japon avec l’affaiblissement brutal du yen.

 
Commentaires

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  • Par moerl16 - 08/02/2013 - 07:27 - Signaler un abus totalement faux

    la première cause de notre dégringolade c'est Edam 1er et sa clique de bras cassés ,des inaptes incapables et trop imbus pour reconnaitre leurs lacunes gouvernementales ,des gamins en première année d'économie feraient largement mieux qu'eux ,la chasse aux sorcières avec le placement des copains coquins aux postes clés nous prouve qu'ils savent que le temps imparti pour se gaver est très court donc raclage de tiroirs a outrance et après eux le déluge

  • Par carredas - 08/02/2013 - 09:02 - Signaler un abus Au régime l'Etat...

    Un euro fort pèse sur les exportations mais ce qui pèse surtout sur les exportations, c'est un manque de compétitivité du au poids de l'Etat sur les entreprises. Une dévaluation de l'euro ( si elle était imaginable ) ne ferait que transférer le pouvoir d'achat des importateurs vers les exportateurs, et augmenterait le coût des matières importées dont le pétrole. Plutôt que de chercher une insatisfaisante solution monétaire, l'Etat devrait s'imposer à lui même une régime amaigrissant plutôt que de l'imposer aux entreprises à travers une hausse des impôts qui tue l'envie d'entreprendre et d'investir et crée la récession.

  • Par Tan - 08/02/2013 - 09:25 - Signaler un abus Euro faible, solution des médiocres.

    L'euro fort est une chance pour ceux qui veulent innover. Pour rester dans ma médiocrité, il est sûr que l'Euro est trop élevé. Avec un Euro faible on pourra vendre nos produits moins chers en faisant fi des réformes nécessaires mais de facto les produits importés augmenteront. Comme nos produits de consommation courante sont largement importés, bonjour le pouvoir d'achat. La recherche de l'Euro faible est la panacée des médiocres incapables d'envisager les réformes nécessaires tant au niveau dette qu'à celui de l'innovation. La panacée de ceux qui veulent piller les états qui ont fait leurs réformes. J'espère qu'hollande, qui se prend pour un chef de guerre, ne prendra ps la grosse tête et cherchera comme Napoléon à faire la fortune de la France en pillant ses voisins quoiqu'il me semble que l'idée lui trotte dans la tête. Pas par la guerre, je vous rassure, mais par des mesures financière.

  • Par Jeanne1412 - 08/02/2013 - 09:26 - Signaler un abus Non l'Euro n'est pas trop fort ! C'est Normal 1er qui est trop c

    L'euro à 1.35 USD est très loin de ses plus haut record !Par ailleurs, si l'euro était si fort que cela l'Allemagne ne serait pas la championne de l'exportation (y compris aux Etats-Unis). Non l'Euro, n'est pas trop fort! Une baisse de l'euro serait un désastre (notamment via l’enchérissement du pétrole ) La vraie question est liée à notre compétitivité insuffisante du fait de charges sociales excessives

  • Par Vinas Veritas - 08/02/2013 - 10:27 - Signaler un abus valeur de la monnaie €uro

    Les allemands désirent un € fort: ils ont confiance en eux. Les pays de l'Europe du nord ont une économie qui inspire confiance et entraine l'Europe donc l'€ iinspire confiance. si l'€ est bien évalué, c'est que la mesure de confiance dans l'économie de l'ensemble des pays utilisant la monnaie € est bien évaluée, plus que les zones yen et dollard qui sontt dévaluées. Mais le petit président de France n'a pas confiance donc il mesure la valeur de l'€ à son aune et en déduit que l'€ estt trop valorisé. Il a grandement raison car si l'€ devait se valoriser sur la confiance en la seule France, il est probable qu'il serait dévalué de près de 50%. C'est dire la confiance qu'a l'Etranger en la France!

  • Par Vinas Veritas - 08/02/2013 - 10:27 - Signaler un abus valeur de la monnaie €uro

    Les allemands désirent un € fort: ils ont confiance en eux. Les pays de l'Europe du nord ont une économie qui inspire confiance et entraine l'Europe donc l'€ iinspire confiance. si l'€ est bien évalué, c'est que la mesure de confiance dans l'économie de l'ensemble des pays utilisant la monnaie € est bien évaluée, plus que les zones yen et dollard qui sontt dévaluées. Mais le petit président de France n'a pas confiance donc il mesure la valeur de l'€ à son aune et en déduit que l'€ estt trop valorisé. Il a grandement raison car si l'€ devait se valoriser sur la confiance en la seule France, il est probable qu'il serait dévalué de près de 50%. C'est dire la confiance qu'a l'Etranger en la France!

  • Par MEPHISTO - 08/02/2013 - 11:28 - Signaler un abus Manque de courage et carrièriste

    FRANCOIS HOLLANDE va trouver toutes les excuses pour ne pas faire les réformes structurelles , économiques , fiscales ect ...ect... pour remettre " la locomotive FRANCE sur les rails" parallèlement à celle de l' ALLEMAGNE. il ne veut devenir impopulaire ( même s' il y a une embellie passagère , il se sera vite rattrapé par les fermetures d' usines , d' entreprises et le chômage croissant ... ) il veut conserver le pouvoir le plus longtemps possible ( mais il prendra la porte de sortie de l ' ELYSEE en Mai 2017 )

  • Par pemmore - 08/02/2013 - 15:27 - Signaler un abus L'euro fort est une bonne chose,

    les produits importés coûtent moins cher et le transport pour les faire venir aussi. Quand aux entreprises qui exportent? Celles que je connais, ça n'a pas l'air de les gêner, si le produit est bon, similaire à ce que font les Allemands ça part très bien en Chine au mexique etc, le seul souci que je remarque c'est de trouver du personnel compétant, mobile et motivé. Quand on vend une grosse machine aux chinois, faut la faire bien,(lycée technique~0) la démonter et l'installer, ça veut dire partir 3 mois dans un bled paumé de Chine. Les jeunes ils peuvent pas et veulent pas. Article lu sur rue49 ,un soir un jeune est venu travailler et à minuit il a demandé à sa maman de venir le chercher, des fois les jeunes ils ne reviennent plus après la pause. On a fait une jeunesse de flemmards et le pays s'en sortira pas gràce à eux. Un marteau, une masse c'est pas un clavier de pc, un tournevis une perceuse c'est pas une souris. Le travail c'est dur c'est vrai, mais vivre aux dépends de papa maman c'est du vol.

  • Par Equilibre - 08/02/2013 - 15:33 - Signaler un abus 2 phénomènes concomittants

    - Hausse du neuro qui n'est pas notre monnaie, masquage des effets de cette hausse puisque pas de réaction, signaux des marchés adaptée à la France, quand cela allait bien. - Pas de réaction donc pas d'adaptation. Continuation de la distribution d'argent non gagné, augmentation de la dette par non-tenu budgétaire.... . Maintenant, nous nous retrouvons avec une monnaie trop forte pour nous, toujours pas de signal adapté des marchés, des réformes à la traine, des déficits budgétaires et une dette abyssale... sans compter des mécanismes européens à la con qui coûte la peau du cul (MES , 8 milliards aux banques espagnoles) et dont personne ou presque ne parle, le tout dans un environnement mondial sans croissance, avec une industrie, ou ce qu'il en reste, positionné milieu de gamme là ou la compétitivité prix est forte... Direction les chiottes dans tous les cas si nous restons dans le neuro. Seul moyen pour se ré-adaptés: se barrer de l'UE et du neuro Quitte ou double

  • Par Maria85 - 08/02/2013 - 16:23 - Signaler un abus Incapables

    L'euro n'est pas la cause des problèmes de la France. C'est le gouvernement et sa bande d'incapables qui met la France à sac, en chassant les riches investisseurs et en laissant entrer et vivre sur notre territoire, des gens qui ne vivent que des allocations. Même les hors la loi ont droit aux allocations !!!!

  • Par Vinas Veritas - 08/02/2013 - 16:54 - Signaler un abus euro ou franc ?

    Certains ont raison à dire que l'€ n'est pas la monnaie de dame France. mais lorsqu'on affirme cela, il faut se poser dès lors quelle est la confiance en la maison France de la part des autres, ces étrangers qui vont donner une valeur à cette maison. la valeur se mesure à la monnaie qui est l'aune de la confiance dans la zone économique d'icelle.

  • Par prochain - 08/02/2013 - 19:33 - Signaler un abus On aimerait bien entendre le(s) père(s) de l'euro plus souvent

    Le 18 août 2011 il a estimé que : L'euro est l'Europe sont au bord du gouffre. Qu'en pense-t-il aujourd'hui, c'est un mystère...

  • Par 20dicte - 09/02/2013 - 00:49 - Signaler un abus Au risque de se faire taxer

    Au risque de se faire taxer de fauché, le sujet de l' euro semble aussi épuisé que les caisses de l' état et le moraĺ des Français.

  • Par Gringo Nedromi - 09/02/2013 - 11:45 - Signaler un abus La France veut jouir?

    EN ecoutant Mr. Bertez, on pourrait penser que la France est peuplée de grands paresseux épicuriens qui ne pensent qu'au présent. Peut-être en rencontre-t-il beaucoup, dans les couloirs et officines feutrées dans lesquelles il opère? Je lui suggère de sortir un peu de sa tour d'ivoire et des cocktails dînatoires dont il est probablement habitué et d'aller vers la vraie vie et les vrais gens, ceux qui travaillent et qui souffrent. Ca lui fera BEAUCOUP de bien.

  • Par Gringo Nedromi - 09/02/2013 - 15:31 - Signaler un abus La France veut jouir?

    EN ecoutant Mr. Bertez, on pourrait penser que la France est peuplée de grands paresseux épicuriens qui ne pensent qu'au présent. Peut-être en rencontre-t-il beaucoup, dans les couloirs et officines feutrées dans lesquelles il opère? Je lui suggère de sortir un peu de sa tour d'ivoire et des cocktails dînatoires dont il est probablement habitué et d'aller vers la vraie vie et les vrais gens, ceux qui travaillent et qui souffrent. Ca lui fera BEAUCOUP de bien.

  • Par nervall - 11/02/2013 - 13:03 - Signaler un abus l'euro fort importe la crise des autres

    l'euro fort , parcequ'il est la monnaie des allemands pour une industrie de niche et haut de gamme sans concurrence , çà ne les derange pas , mais pour la france , industrie moyenne en concurrence directe avec le reste du monde , notamment la zone dollar , les imports massifs prennent tous les parts de marchés et ferment les usines , et la france qui a cedé la monnaie sous gestion allemande a francfort est cuite et bouillie

  • Par ph11 - 11/02/2013 - 17:21 - Signaler un abus @Gringo Nedromi

    Demandez-vous quelle est la part de gens productifs par rapport aux gens dépendants des autres en France. Si on additionne les allocataires sociaux, invalides, retraités, personnes à charges, fonctionnaires, sociétés ne vivant que grace aux subsides, etc, on doit dépasser les 70% de la population vivant sur le produit des autres. Ce n'est pas tenable. Bien sur que oui, les français sont paresseux par rapport à d'autres, il n'y a pas le soucis du service et de l'excellence que l'on peut voir ailleurs.. Comparez un Hotel en France, à New York ou à Shangai. Si vous demandez au Français de vous nettoyer la chemise, le responsable vous regardera d'un air ébahi, à New-York, votre chemise sera lavée, à Shangai, on vous fournira une nouvelle chemise. Il y a trop de fonctionnaires, il y a trop de taxes, les Français sont trop désireux de l'argent des autres, trop de privilégiés, trop d'assistés, trop de clientèle politique, les minimas sociaux sont trop élevés. Il est anormal qu'un pays où l'enseignement est en pleine déliquescence voit augmenter les couts de la main d'oeuvre.

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Jean-Paul Betbèze Bruno Bertez Alexandre Baradez


Jean-Paul Betbèze est directeur de Betbèze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.

 


Bruno Bertez est un des anciens propriétaires de l'Agefi France (l'Agence économique et financière), repris en 1987 par le groupe Expansion sous la houlette de Jean-Louis Servan-Schreiber.
Il est un participant actif du Blog a Lupus, pour lequel il rédige de nombreux articles en économie et finance.

 

Alexandre Baradez a rejoint Saxo Banque en 2009 en tant que Sales Trader.
Son expérience des marchés financiers et plus particulièrement du marché des changes lui confère rapidement le rôle d’Analyste Marchés pour Saxo Banque.

 

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