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Et les principaux secteurs dans lesquels les robots ne peuvent pas (encore) nous remplacer sont...

Alors que les robots, toujours plus perfectionnés et artificiellement intelligents, font pleurer dans les chaumières et provoquent des licenciements de main-d'œuvre, il est intéressant de faire le point sur les qualités dont nous, humains, disposons pour garder un coup d'avance sur ces machines.

Emplois protégés

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Et les principaux secteurs dans lesquels les robots ne peuvent pas (encore) nous remplacer sont...

L'OCDE estimait en mai 2016 que seuls 9% des emplois étaient menacés par l'avènement de la robotique et de l'intelligence artificielle. Bien sûr, ce remplacement ne signifie pas uniquement destruction et chômage... Crédit Allociné / HBO

Le grand remplacement, c'est maintenant ? En tout cas, les Français le redoutent. Un employé sur quatre craint d'être remplacé par un robot de travail, plus efficace et moins coûteux qu'il ne l'est. Dans les colonnes des Échos, l'expert en management Vassili Joannidès de Lautour a dressé le diagnostic du monde du travail actuel et de la place croissante que les robots y prennent. Le remplacement des hommes par les robots dans les secteurs industriels n'est en effet pas un fantasme mais un fait (l'exemple le plus parlant étant celui des chaînes de montage de l'industrie automobile), d'autant plus que ces machines s'immiscent dans des corps de métiers dans lesquels nous pensions bénéficier d'un savoir-faire bien supérieur.

Une tendance illustrée par l'exemple des robots chirurgiens, et plus récemment par les voitures autonomes et les algorithmes de trading haute fréquence.

Automatisation partout mais inégale

Pour autant, l'OCDE estimait en mai 2016 que seuls 9% des emplois étaient menacés par l'avènement de la robotique et de l'intelligence artificielle. Bien sûr, ce remplacement ne signifie pas uniquement destruction et chômage, puisque de nombreux emplois devraient être créés pour accompagner, maintenir en marche et perfectionner ces machines. Toutefois, il n'est pas à exclure qu'un nouveau prolétariat prenne racine : celui des populations dont l'absence de diplômes et de qualification ne permet une entrée dans le monde de la vie active par la seule porte du travail à la chaîne, de plus en plus concurrencé par les robots. Mais tout n'est pas perdu. Le réputé cabinet de conseil McKinsey a publié en juillet 2016 un rapport sur le sujet. En plus d'un document très parlant mettant en perspective les probabilités que les robots colonisent certains corps et secteurs de métiers par rapport au temps de travail que nous prennent ces tâches, il y distingue notamment les activités les plus et moins automatisables, ainsi que plusieurs atouts humains dont les robots ne disposent pas, ou en tout cas pas encore. Voici lesquels.

McKinsey préfère avertir : tous les corps de métiers seront impactés par l'avènement des robots et de leurs intelligences artificielles. Toutefois, ils ne seront pas tous autant touchés que les autres. Par exemple, et parmi tous les corps de métiers, certaines étapes de production requièrent un effort physique répétitif, tel qu'entreposer des colis dans un entrepôt ou coudre des vêtements. Ces tâches misent bout à bout représentent 18% du temps de travail accompli aux États-Unis. À ce niveau-là, McKinsey estime les probabilités d'automatisation de ces tâches, ou plutôt leur potentiel d'automatisation, à 78%. Toutefois, ce potentiel tombe à 25% lorsqu'il s'agit de tâches physiques "non prévisibles", telles que la coupe des arbres dont les bucherons s'occupent – on ne sait pas toujours de quel côté l'arbre va tomber –, tâches qui occupent 12% du temps de travail outre-Atlantique.

Les tâches au plus fort potentiel d'automatisation, pas forcément les plus chronophages

On constate une tendance selon laquelle les tâches qui prennent le plus de temps sont également celles qui ont le plus de potentiel d'automatisation pour chances d'être automatisées, comme l'indique le premier graphique du rapport. Dans l'ordre, on retrouve les tâches physiques prévisibles et répétitives (78% de potentiel d'automatisation pour 18% des heures travaillées), l'analyse de données (69% pour 16%), le stockage de données (64% pour 17%), les tâches physiques non prévisibles (25% pour 12%), les métiers impliquant traditionnellement des rapports humains (20% pour 16%), les formulations de conseils et expertises (18% pour 14%) et enfin le management (9% pour 7%). Ces étapes et différentes capacités dans la "chaîne de montage" sont donc davantage représentatives de l'automatisation du travail que les secteurs de métiers en eux-mêmes.

Prenons l'industrie textile. Si la production de vêtements dispose d'un fort potentiel d'automatisation (90%, estime McKinsey), la conception en amont des habits en prenant compte de la mode actuelle requiert des capacités que les robots n'ont pas encore et dispose d'un faible potentiel d'automatisation (30%). Ainsi, chaque corps de métier est différemment impacté par la robotisation. Certaines tâches, telles que les expertises, nécessitent beaucoup de temps dans certains corps de métiers tels que le secteur éducatif, mais ont très peu de chances d'être automatisées. À l'inverse, d'autres tâches ne représentant qu'un faible nombre d'heures de travail peuvent facilement être automatisées, telles que le travail physique prévisible et répétitif dans le métier de la finance – il faudra par contre nous expliquer en quoi il est physique. Ces inégalités sont à constater dans le troisième graphique.

 
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