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Et si les dernières innovations technologiques permettaient de ramener en Europe et aux Etats-Unis les emplois partis en Chine ?

Si le besoin de réduire les coûts a attiré la production hors des pays occidentaux vers les pays du Sud, la possibilité de gagner du temps pourrait la ramener en Occident.

Rapatriement

Publié le 3 décembre 2012
 
La production en Chine se trouve dans une mauvaise passe : les changements sociaux et économiques rendent l’externalisation ne plus en plus couteuse pour les firmes les plus expérimentées.

La production en Chine se trouve dans une mauvaise passe : les changements sociaux et économiques rendent l’externalisation ne plus en plus couteuse pour les firmes les plus expérimentées. Crédit Reuters

La question a émergé vers la fin du second débat de la campagne présidentielle américaine, il y a quelques semaines : la journaliste de CNN Candy Crowley a interrogé les deux candidats, Mitt Romney et Barack Obama : "Qu’est-ce qui pourrait convaincre une grande entreprise de technologie (comme Apple, ndlr), de rapatrier sa production aux Etats-Unis ?".

Une interrogation d’actualité, alors que l’usine Foxconn qui fabrique entre autres les iPhone envisage d’ouvrir des usines aux Etats-Unis, pour y fabriquer, non pas des iPhone, au coût du travail trop élevé, mais des écrans télé LCD. Et si la technologie offrait une opportunité de réindustrialisation aux pays occidentaux ?

Le correspondant de The Atlantic James Fallows a décidé de prendre le problème à bras le corps, lui qui arpente la Chine et ses usines depuis longtemps. Le journaliste a constaté un phénomène surprenant, un retournement de la situation industrielle. "Pour la première fois, j’ai entendu des "producteurs" optimistes au sujet de projets de hardware qu’ils souhaitent lancer et d’usines qu’ils souhaitent construire, non seulement en Asie mais aussi aux Etats-Unis."

Pourquoi ? Il explique que : si "c'est le besoin de réduire les coûts qui a fait sortir la production des Etats-Unis, la possibilité de gagner du temps pourrait la ramener aux Etats-Unis." La technologie de l'impression en 3D est en train de révolutionner le processus de décision pour choisir quoi construire et où le construire. L’ingénieur Adam Mack explique qu’à A Time Lab, petite firme de design industriel de San Francisco, la technologie de l'impression en 3-D est en train de révolutionner le processus de décision pour choisir quoi construire et où le construire.

Grâce à l’impression 3D et à la modélisation informatique, des objets tangibles peuvent être produits en quelques minutes ou heures, sur la base de designs créés sur un écran. Le processus de développement d’un prototype et d’opérer de légers ajustements par petites touches est incroyablement réduit. Plus besoin de s’assoir à une table pendant des jours et de discuter de la chose que l’on voudrait créer, en tentant avec peine de la visualiser. L'impression 3D ne cesse d'émerveiller : elle est maintenant capable d'imprimer de l’électronique véritable, et des chercheurs sont parvenus à imprimer rien ne moins... qu'une manette de jeux vidéos prête à l'emploi. La production devient plus attractive et faisable, les nouveaux outils vont créer plus d’emplois aux Etats-Unis que l’on s’y attendait il y a encore quelques années.

Une révolution est en marche. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le processus de mondialisation n’avait cessé de faire reculer la production aux Etats-Unis et en Europe : il est devenu de plus en plus difficile de garder en Occident les emplois manufacturiers. Mais le vent tourne : la dernière vague d’innovation technologique, les nouveaux systèmes de communication, et les outils de production innovants rendent la production manufacturière plus facile dans les pays les plus développés. En particulier, pour lancer sur le marché de nouveaux produits plus rapidement que la concurrence en les designant et en les construisant direction sur place, aux Etats-Unis ou en Europe.

Au même moment, la production en Chine de son côté se trouve dans une mauvaise passe : les changements sociaux et économiques rendent l’externalisation ne plus en plus couteux pour les firmes les plus expérimentées.

Aux Etats-Unis, un très vieux problème pourrait bien être résolu sous peu grâce à de nouveaux outils. La problématique éternelle est celle du coût, du délai, et de la difficulté de transformer une idée en un produit fini : car avant de pouvoir gagner le premier centime à partir d’une idée, il faut décider si le produit peut être fabriqué, à quel prix, et à quelle vitesse, afin d’espérer griller la priorité à tout concurrent qui aurait eu la même idée…

La Silicon Valley semble donc de nouveau en ébullition, et un grand intérêt s’y développe autour du "hardware", des outils technologiques, d’après le manager Linus Chung, qui n’hésite pas à affirmer "Je n’ai jamais connu de moment plus excitant dans le business du hardware".

"Je parierais gros sur San Francisco, pour son énergie et sa créativité", assure Liam Casey, entrepreneur d’origine irlandaise, installé en Chine et patron de la fructueuse PCH International, entreprise de gestion de la chaine logistique. A ses yeux, les économies nationales ne sont qu’une collection de villes à l’économie vibrante, et les villes prospèrent lorsqu’elles favorisent un écosystème diversifié de petites entreprises dont la croissance se renforce mutuellement. Si Shenzhen a été le modèle de la croissance à la Chinoise, San Francisco est celui de la nouvelle économie de production qui va selon lui se répandre aux Etats-Unis.

Dans cette optique, il a loué un immense bâtiment à San Francisco, afin d’y établir l’état major de PCH. "Nous espérons favoriser la communauté croissante de producteur de Bay Area qui veulent avoir un impact massif sur le monde à travers leur dévotion au design, à l’image de marque et à l’expérience du consommateur", a –t-il expliqué.

Et Liam Casey n’est pas le seul à être de cet avis, puisqu’une coalition baptisée SFMade s’est vouée entièrement à la promotion des start-up à San Francisco. Les 5 dernières années aux Etats-Unis ont été le théâtre d’une renaissance de la production à petite échelle. Bien sûr, elle reste incomparable à la Chine. Les 400 firmes qui possèdent des usines à San Francisco emploient au total plus de 3000 personnes, l’équivalent d’une semaine bien chargée à l’usine dortoir de Foxconn.

Qu'en est-il de l'Europe ? Atlantico a interrogé Jean-Yves Archer, économiste et spécialiste en conseil de haut de bilan.

Atlantico : Les innovations en matière de technologies haut de gamme offrent-elles une opportunité de réindustrialisation aux pays occidentaux ?

Jean-Yves Archer : Du fait de l’apparition de technologies de plus en plus pointues (robotique, biotechnologies, etc.) et de fréquence d'apparition de plus en plus rapprochée, la production d’un produit vraiment innovant ne nécessite que peu d’emplois par comparaison avec la décennie des années 80. Autrement dit, la fonction de production des économistes incorpore de plus en plus de capital financier et de capital immatériel (brevets, know-how) et proportionnellement moins de recours au facteur travail, aux opérateurs de fabrication.

Dès lors, l’Occident peut prétendre à redevenir compétitif face à des pays émergents majeurs comme le Brésil, l’Inde ou bien entendu la Chine.

Dans le droit fil de cette tendance, deux études du Boston Consulting Group (datant d’Août 2011 et de Février 2012) dont l’une était clairement intitulée : "Made in America Again – Why the manufacturing will return to the U.S" ont démontré que d’ici à 2020 le resserrement de l’écart salarial entre la Chine et les Etats-Unis permettra de remettre dans la compétition nombre de producteurs nord-américains.

L’irruption du fait technologique cher à Schumpeter et la diminution des écarts salariaux seront des atouts puissants pour l’Occident. Le "reshoring"  (relocalisation) est donc une hypothèse crédible qui mérite d’être approfondie par une série de cinq points d’analyse.

  • 1. Tout d’abord les coûts de logistique, notamment étudiés par l’éminent professeur Pierre Bauchet, ne sont plus à négliger et il est clair que produire près du lieu où réside le consommateur fait sens

 

  • 2.  Conformément aux enseignements de Michaël Porter, on réplique plus vite à un nouvel entrant sur le marché (un nouveau concurrent) si on est proche du marché. La célérité de réaction est un avantage concurrentiel qui relève de l’importante notion de compétitivité hors-prix.

 

  • 3. Les technologies apparaissent de plus en plus fréquemment en grappes d’innovation : ainsi, une innovation technologique en entraîne une autre, etc. Dès lors, il est là encore essentiel d’assimiler la vitesse de la demande. Nombre d’exemples (smartphones) montrent l’attente des consommateurs en termes de nouveauté et de disponibilité rapide du produit.

 

  • 4. Il reste toutefois la question de la propriété des nouvelles technologies. Il est établi que des groupes financiers issus des pays émergents vont être en capacité d’absorber des firmes du Nord, bureaux d’études inclus. Dans le cas d’Arcelor Mittal, il est patent de constater que les nouveaux propriétaires ont une logique de totale maîtrise des brevets et autres technologies d’ex-Arcelor pour ensuite faire « redescendre » la production physique au Sud dans des pays à moindres coûts salariaux. Ce point de la détention des firmes du Nord est une variable rarement prise en compte alors qu’elle vient nuancer les perspectives capitalistes de la relocalisation.

 

  • 5. L’Occident est actuellement confronté à un chômage de masse du fait de la crise et il est établi que le plein-emploi est une gageure pour nombre de pays à horizon dix ans. Or, la réindutrialisation envisagée à partir de l’atout des hautes technologies ne sera pas « labour-intensive » puisque le process de production ne nécessite que peu de main d’œuvre.

 

En quoi les technologies de pointe américaine (et occidentales) permettent-elles de gagner du temps ?

S’agissant des technologies américaines, il faut être lucide : l’Amérique a réussi une symbiose rare et percutante entre le monde de l’université (celui du savoir et des découvertes) avec le monde de l’innovation et du prototypage (pré-industrialisation).

Par conséquent, elle fait dans bien des domaines la course en tête d’autant qu’elle est un pays attractif pour de nombreux chercheurs. Certains informaticiens indiens brillants et réputés ont accepté de quitter leur pays pour rejoindre, à des conditions inégalables, des centres de recherches nord-américains.

Le premier élément de gain de temps, pour l’Amérique, c’est donc sa capacité à attirer les meilleurs ("brain-drain") et à les fidéliser.

Le deuxième élément nous ramène à une phrase du rapport de François Dalle (ex-patron de L’Oréal) et de Jean Bounine : "Une entreprise ne se limite pas à la simple juxtaposition de capital et travail. Une entreprise, c’est du capital, du travail et une organisation, composante essentielle du "facteur résiduel" des économistes". (1987 : page 68, "Pour développer l’emploi").

Les technologies de pointe supposent une organisation en réseaux et en îlots de créativité qui nous éloigne des concepts matriciels. Ce que l’on nomme "time to market", c’est à dire le temps requis entre la découverte et la mise du produit sur le marché est souvent plus faible aux Etats-Unis par le truchement d’organisations performantes comme le furent les "Bell labs" il y a quelques dizaines d’années.

Pour notre part, nous estimons que la montée en gamme de la Chine sera inexorable mais que ce grand pays mettra quelque temps avant d’optimiser son facteur résiduel. Rappelons que cette notion de facteur "résiduel" était à l’origine de près de la moitié de la croissance française dans les années 70 selon Edmond Malinvaud alors directeur général de l’INSEE. Il inclut notamment les externalités positives.

Pour prendre un exemple concret, le cas de la dématérialisation de la monnaie grâce aux technologies NFC incorporées aux caisses des hypermarchés et à nos smartphones a tout intérêt à être physiquement proches des consommateurs (maintenance, etc.) d’autant qu’elles évoluent fréquemment.

Lors d’un débat assez récent (19 mars 2012 au collège des Bernardins, voir site "La Fabrique de l’industrie"), Jean-Louis Beffa (Président d’honneur de Saint-Gobain et président de Lazard Asie) déclarait : "Même si le déclin industriel est inquiétant dans tous les pays occidentaux, il n’enterrera jamais les Etats-Unis". Le même type de raisonnement peut probablement être tenu vis à vis des avantages concurrentiels du Japon qui ont toutefois deux défis fort pénalisants : le coût croissant de l’énergie, la pyramide des âges de leurs travailleurs dans une société vieillissante.

 

La France est-elle aussi avancée que les Etats-Unis en matière de technologies de pointe, de matériel susceptible de faire gagner du temps ?

On voudrait – pour bien des raisons pouvoir répondre un "oui" sans ambages – mais la lucidité conduit à plus de réserve.

Tout d’abord, comme l’a rappelé le rapport de Louis Gallois, il y a un fossé à combler entre le système éducatif et l’entreprise. Ceci ne favorise pas l’émergence d’esprits pionniers et créatifs. Nous sommes trop souvent des défenseurs de l’intelligence reproductive qui conduit à des innovations graduelles (de type incrémental) par opposition à des innovations de type "break-through" (de type radicalement nouvelles).

Qu’il s’agisse du Professeur Luc Montagné (virus VIH) ou de Roland Moreno (inventeur de la carte à puce), la France a du mal à reconnaître le talent de ces inventeurs et des hommes et des femmes dont le savoir engendre des sauts technologiques.

Loyalement, nous ne sommes pas dans la même configuration que les Etats-Unis pour plusieurs raisons :

  • 1. Aversion au risque de notre système bancaire et financier.
  • 2. Certaines réussites nous placent en tête : ICM (Institut du Cerveau et de la Moêlle épinière) et quelques autres biotechnologies.
  • 3. D’autres réussites s’essoufflent faute de volonté politique commune comme Arianespace (voir déclarations de François Auque : Président d’Astrium, filiale espace d’EADS).
  • 4. Poids excessif d’une approche cartésienne là où les Etats-Unis misent au moins autant sur la "serendipity" (sérendipité) qui correspond à la notion de découverte fortuite. Voir certains succès pharmaceutiques fondés sur ce principe.

 

Fort de ce constat, notre pays n’est pas aussi bien placé dans la compétition que les Etats-Unis mais détient toutefois des atouts, notamment la capacité à générer des "circuits courts", c’est à dire à compresser la logistique de distribution et à optimiser ces coûts.

Grâce à des initiatives comme France Clusters et autres incubateurs d’entreprises, notre pays compte des milliers de gens prêts à relever le défi de la réindustrialisation et selon la logique du BCG, nous devrions y parvenir sous dix ans. Encore faut-il que les yeux de certains soient rivés sur cette ligne d’horizon.

Un exemple ?  L’hasardeux manque de synergies internes au CEA qui compte tout de même 1750 filiales dont certaines mériteraient de "chasser en meute"  (terme cher au Président Beffa) au lieu de travailler intensément mais de manière disruptive donc déceptive pour la collectivité. 

(Propos recueillis par Julie Mangematin)

 


Commentaires

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  • Par golvan - 04/12/2012 - 12:18 - Signaler un abus Si l'on se réfère aux propos

    Si l'on se réfère aux propos de JY Archer et en particulier les alinéas 4 et 5, la réponse à la question posée au sujet des emplois rapatriés est donc: NON il n'y aura pas de retour des emplois dans le monde occidental.
    Quel que soit l'emballage et le paquet cadeau de tous les raisonnements alambiqués qui nous expliquent les bienfaits de la déréglementation des échanges mondiaux que certains appellent la mondialisation, la logique économique reste toujours liée à la cupidité.
    En conséquence aussi longtemps que l'on acceptera l'anarchie mondiale grossièrement masquée par des usines à gaz type OMC et FMI qui interdisent à des Etats de protéger leurs populations contre le dumping social, la politique du moins disant amènera à la ruine de l'Occident et au chômage de masse.
    J'ai conscience d'être un peu sentencieux mais chaque jour me confirme dans cette lecture du monde.

  • Par destartin - 04/12/2012 - 11:00 - Signaler un abus A l'enclume

    "La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts.» Allez vivre dans d'autres pays, pour voir si c'est mieux.
    "« Tout le monde peut faire des erreurs et les imputer à autrui : c'est faire de la politique ». Non, c'est être comme tout le monde.

  • Par CFAN17 - 04/12/2012 - 09:41 - Signaler un abus Et si le lune était une crèpe??????????????

    Et si le lune était une crèpe??????????????et que nos chercheurs deviennent de vrais trouveurs Quen nos femmes et hommes politiques soient sérieux
    TAUBIRA EPINGLÉE
    ELLE A OCCUPÉ PENDANT 13 ANS UN APPARTEMENT HLM A 986 € POUR UN SALAIRE DE 300 000 € !!
    > > De 1998 à 2011, elle a occupé, alors qu'elle était députée, un appartement HLM de l'Opac de 80 m2 près de la gare de Lyon à Paris pour 986 € par mois alors que ses revenus de députés étaient de 300 000 € par an.
    > > ... Tout est dit ! VOILA CE QUE C’EST LE « SOCIALISME » !!!!!!

  • Par Bruno Lalouette - 04/12/2012 - 03:01 - Signaler un abus Bof

    Pour attirer des entreprises il faut: un certain nombre de consommateurs, qu'ils aient du pouvoir d'achat (c'est lié), et un retour sur investissement pour l'entrepreneur, alors compte tenu de notre fiscalité, de notre pouvoir d'achat et même du prix de l'immobilier, très cher lui aussi pour les entreprises, nous sommes très mal barrés!

  • Par l'enclume - 03/12/2012 - 13:58 - Signaler un abus Vive les normes Iso

    totor101 - 03/12/2012 - 10:27la norme Iso 9000/9001etc... ne garantit pas la qualité de l'objet. Ce sont des normes de process, qui ont vu le jour dans l'aviation, il y a bien longtemps. Cela permet de repérer immédiatement un vis de fabrication ou de maintenance.
    Si vous fabriquez de la m....e en respectant la norme Iso 9000, ce sera toujours de la m...e
    sbgf43 - 03/12/2012 - 10:36
    Clémenceau
    «La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts.»
    « Tout le monde peut faire des erreurs et les imputer à autrui : c'est faire de la politique »

  • Par THEGAP - 03/12/2012 - 12:38 - Signaler un abus Oui il y a un avenir pour les peuples intelligents

    Comme depuis des millénaires...
    Excellent article qui démontre que sauver Florange et ses 650 emplois est une vision d'avenir dans le rétroviseur...

  • Par Karamba - 03/12/2012 - 11:46 - Signaler un abus L'Impression 3D

    va probablement mettre les ouvriers chinois au chômage, mais je ne vois pas comment elle va mettre leurs équivalents américains au travail puisqu'il n'y aura de toute façon plus besoin de petites mains. Juste quelques opérateurs qualifiés.

  • Par l'enclume - 03/12/2012 - 11:40 - Signaler un abus Le monde est notre avenir

    Excellent article, précurseur du devenir de nos enfants qui se foutent éperdument des slogans pré-mâchés de la Castafiore du FN et du vrai faut gaulliste Dupont-Aignan.
    L'enterrement de première classe de toutes et tous les ringards aveugles, qui préconisent le repli sur soi, le retour au Franc et tuttu quanti.
    L'avenir c'est la monde, la France a des atouts exceptionnels. Virons tous ces pisse-vinaigre qui nous font prendre un retard considérable, en voulant nationaliser des canards boiteux.
    Investissons cet argent dans la formation de ces personnes, qui ELLES veulent travaillert.

  • Par sbgf43 - 03/12/2012 - 11:36 - Signaler un abus Pendant ce temps avec FH

    La France crée des impôts pour que poussent des fonctionnaires futurs électeurs socialistes

  • Par totor101 - 03/12/2012 - 11:27 - Signaler un abus Et alors

    Même si on développe de nouvelles technologies peut on être certain de ne pas nous les faire faucher par les chinois ?
    C'est leur sport favori depuis près de 20 ans !!!!
    Quoi de plus facile, par exemple, que de copier le dossier ISO 9000 d'une société ou d'une usine ?

  • Par vspatrick - 03/12/2012 - 10:31 - Signaler un abus Pendant ce temps là, en France, on crée......

    de nouvelles taxes.

  • Par wolfgangamadp - 03/12/2012 - 10:16 - Signaler un abus Les USA rapatrient la

    Les USA rapatrient la production surtout parce qu'avec le gaz de schiste, ils sont redevenus rentables.
    On pourrait faire pareil en France.
    On avait lancé le gaz de Lacq grâce à de Gaulle en créant la technologie, on pourrait le faire à nouveau. Il suffit de travailler sur le sujet au lieu de tout bloquer de façon stupide.

  • Par Bruxelle43 - 03/12/2012 - 09:58 - Signaler un abus Oui mais ...

    La délocalisation est très souvent quelque chose de dogmatique plus qu'une situation justifiée.
    .
    L'appât de gains déconnectés du travail, une mondialisation construite sans gouvernance mondiale et dans la plus stricte déloyauté ne permettront jamais de faire revenir du travail.
    Même l'industrie du luxe qui se croit à l'abri va le découvrir puisque les matières premières sont maintenant faites en Chine et seules les étiquettes ou l'assemblage (je caricature un peu) sont "made in" (un pays d'Europe).
    .
    Ce sont des choses qui commencent à se dire et toute la communication du monde n'y pourra plus rien.
    .
    L'innovation quand il y en a est aussitôt pillée et envoyée dans des pays à bas coût donc pas d'issue ... Et puis il faudrait que l'innovation existe encore dans les entreprises.
    .
    ET là ....

  • Par zelectron - 03/12/2012 - 09:52 - Signaler un abus Robotisation française : lanterne rouge

    Le taïwannais Foxconn, 1 million de robots en construction en Chine en ce moment en France péniblement 35 000 !
    Cela se passe de commentaires.

  • Par ZOEDUBATO - 03/12/2012 - 09:05 - Signaler un abus Encore faudrait-il :

    - que l'effort de recherche et de développement de 35 milliard initié par le Président SARKOZY soit poursuivi ce qui n'est pas le cas,
    - que la suppression de la TVA anti-délocalisation et son remplacement par une usine à gaz technocratique issue d'une Nomenclatura et de syndicats surtout soucieux de se créer de bonnes places n'est pas conduit à l'effondrement de nos entreprises ce qui est malheureusement le cas actuellement

  • Par mesita - 03/12/2012 - 07:57 - Signaler un abus A lire

    Et à relire

  • Par Lennart - 03/12/2012 - 07:43 - Signaler un abus Avancées en robotique

    La robotique ayant sérieusement progressé ces 20 dernières années, il est vrai que certaines productions pourraient être rapatriées par zone.
    Par contre la aussi certaines multinationales ont commencé à jalonner le parcours de brevets pour empêcher toute concurrence ou tout au moins l'étrangler.

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