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Il est temps pour un Printemps Africain

On ne comprend jamais vraiment la signification du mot "Liberté" jusqu'à ce qu'elle vous soit enlevée. C'était par une nuit froide et sombre dans une prison sale que j'ai commencé à vraiment comprendre ce que cela voulait dire.

Tribune

Publié le - Mis à jour le 22 Mars 2018
Il est temps pour un Printemps Africain

J'étais arrivé, quelques jours plus tôt, dans mon pays d'origine en République Démocratique du Congo. J'ai décidé de rentrer chez moi parce que mes compatriotes m'ont appelé à me présenter à la présidence de la république. Par deux fois, j’ai participé et remporté l’élection. Mais à chaque fois, un homme, l’actuel autoproclamé président a annulé les élections après avoir obtenu seulement 8% des voix. Je ressens à nouveau l’envie de me battre pour la Démocratie et la Liberté dans ma patrie bien-aimée du Congo-Kinshasa.

Lors de la dernière campagne électorale, j'ai été accueilli par une foule nombreuse à mon arrivée à l'aéroport. Quelque deux milles membres de l'armée du dictateur m’attendaient et m’ont immédiatement jeté en prison. J’ai été battu. J’ai été torturé. Mais, je n'ai jamais perdu espoir. J'espère qu'un jour mon pays se lèvera.  575 jours de détention sans beaucoup de nourriture ou de médicaments. Ensanglanté et meurtri, je n'ai jamais abandonné.

 Un jour, une femme est venue me voir en prison. Elle m'a dit que je serais bientôt libéré. J'étais en état de choc. Elle m'a dit que le président Trump et son administration s’étaient arrangés pour que je sois libéré et exilé dans un pays où je pourrais bénéficier du traitement médical dont j'avais besoin. C'était la première fois que j'entendais parler du président Trump.

 Le président Trump a peut-être sauvé ma vie et il a certainement sauvé mon rêve. Mon rêve d'une nouvelle République Démocratique du Congo où tout le monde serait libre. Une nouvelle RDC où les ressources que Dieu nous a données aident les enfants à aller à l'école, à construire des hôpitaux pour les malades et à créer des emplois pour les familles. Mon rêve d'un pays où hommes et femmes sont vraiment libres de tracer leur propre voie.

Mon pays est riche, il possède en son sol des minéraux, des pierres précieuses, de l'énergie, des forêts et un sol fertile. Mais mon peuple vit dans le désespoir parce que notre dictateur s’enrichit au lieu de prendre soin de son peuple. Le peuple ne souffre pas seulement de la corruption mais du mal.

Grâce au président Trump, je suis maintenant un homme libre. Cependant, mes compatriotes sont loin d'être libres. Il reste beaucoup de prisonniers politiques qui croupissent dans des prisons comme la mienne. Beaucoup de personnes de mon peuple souffrent de la faim et de maladies contagieuses. Plus inquiétant encore, leur souffrance entraîne une violence accrue dans le pays.

Le jour de ma sortie de prison, l’oppresseur a brûlé mon village natal. Un jour, je reconstruirai ce village. J’espère que ce jour arrivera vite.

J’ai de l'admiration pour le président Trump et le remercie de ses actions pour me libérer. Peu de personne savent ce qu'il a fait.  Mais je n'oublierai jamais. Mes compatriotes n'oublieront pas non plus.

 
Commentaires

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  • Par Outre-Vosges - 22/03/2018 - 07:15 - Signaler un abus Ce que les mots veulent dire

    « République "démocratique" du Congo », « République "populaire" de Chine »… Avez-vous remarqué que quand une république se proclame démocratique c’est qu’il n’y existe pas de démocratie et que quand elle se dit populaire c’est que le peuple n’y a aucun droit ?

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Modeste Boukadia

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