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Entre deux maux... Faut-il respecter des promesses électorales irréalistes ou rompre le lien de confiance démocratique avec ses électeurs ?

François Hollande, ce vendredi à Châlons-en-Champagne, a délivré un discours grave et solennel. Première étape vers un changement de cap et l'abandon de ses promesses électorales ? Après tout, ne dit-on pas que "les promesses n'engagent que ceux qui y croient"...

Dilemme

Publié le 1 septembre 2012 - Mis à jour le 2 septembre 2012
 

Atlantico : Le discours de François Hollande, ce vendredi, à la foire de Châlons-en-Champagne était particulièrement grave et solennel. "Nous sommes devant une crise d'une gravité exceptionnelle, une crise longue qui dure depuis maintenant plus de quatre ans et aucune des grandes puissances économiques, même les émergentes, n'est désormais épargnée", a-t-il admis.  Le président de la République semble vouloir préparer l’opinion publique à un changement de cap. François Hollande doit-il tenir compte du contexte de crise et revenir sur ses promesses électorales ?

Eric Deschavanne : Soyons juste, le candidat Hollande n'a pas abusé des promesses démagogiques durant la campagne : il a simplement caressé dans le sens du poil une opinion publique de gauche qui ne voulait pas entendre parler de crise mondiale  ni de dette publique, préférant imputer la responsabilité des difficultés sociales au « président des riches » ou au « diktat des marchés financiers ». Le président Hollande doit tenir compte de cette opinion publique pour la conduire doucement à regarder la réalité en face. Qu'il se dévoile et fasse la pédagogie de la crise est une excellente chose, mais l'on entend déjà la gauche mélenchoniste crier à la trahison. François Hollande est désormais au pied du mur : s'il veut en finir avec les atermoiements et les demi-mesures pour être à la hauteur des défis qui l'attendent, il lui faudra prendre le risque de l'impopularité dans son propre camp.

André Bercoff : François Hollande doit-il découvrir qu’il fait soleil le jour et lune la nuit ? Chacun sait que pour être élu, le candidat doit sortir de la réalité et raconter les plus belles fables possibles afin d‘attirer le client-consommateur-électeur. Une fois installé à l’Elysée, en revanche, il lui faut affronter la réalité avant qu’il ne soit trop tard. Le vaisseau spatial hollandais rentre dans l’atmosphère, ce qui ne peut se faire sans étincelles. N’oubliez pas que la Vème République, comme les précédentes, fut tissée dès le départ de malentendus savoureux. Je n’en veux pour preuve que de Gaulle affirmant à la face des partisans de l’Algérie française : « je vous ai compris ».  Ce qui voulait dire : vous serez cocus mais je ne peux pas faire autrement, dans l’intérêt de la nation. Cela s’appelle faire campagne.

Est-il plus grave de respecter ses promesses électorales au risque de rompre avec la réalité ou bien de rester en phase avec la réalité en rompant avec ses promesses électorales ?

Eric Deschavanne : L'homme politique doit privilégier « l'éthique de la responsabilité » sur « l'éthique de la conviction », pour utiliser les catégories du célèbre sociologue allemand Max Weber. L'éthique de la conviction caractérise l'attitude de celui qui privilégie la fidélité à ses convictions quelles qu'en soient les conséquences. Le socialiste qui, en période de « crise mondiale » s'obstinerait à vouloir augmenter les salaires, réduire le temps de travail, ou dépenser sans compter l'argent public pour venir en aide aux plus défavorisés sans se soucier des conséquences économiques pour le pays s'inscrirait dans cette perspective. A l'inverse, l'éthique de la responsabilité consiste à consentir à modifier les objectifs afin de tenir compte de la réalité. Ce qui importe de ce point de vue, c'est moins la fidélité aux engagements que l'effectivité des réalisations.

Encore ce raisonnement part-il de l'hypothèse flatteuse qui voudrait que les promesses résultent de la grandeur d'un engagement moral. Force est cependant de constater qu'elles procèdent généralement de l'électoralisme le plus cynique. Je ne vois donc pas en quoi il serait immoral de rompre avec des promesses démagogiques et déraisonnables auxquelles leur auteur ne croit pas lui-même. La fidélité aux engagements de campagne n'est que la posture d'un moralisme de pacotille, le plus souvent au service du cynisme politique.

André Bercoff : Même réponse que ci-haut : tout politique devant se faire élire a l’obligation de mentir - c’est la loi de l’économie électorale de marché - et le devoir, une fois élu, de justifier le plus habilement possible ses virages à 90 ou à 180 degrés. La question essentielle restant évidemment, pour tout homme qui se veut d’Etat, l’obligation de résultat. Au bout du quinquennat, le peuple se porte-t-il un peu mieux qu’au début, ou est-il en train de mourir guéri ? Tout le reste est babil et salivations.

Nicolas Sarkozy s’était entêté à maintenir le bouclier fiscal malgré la crise, l’un de ses totems idéologiques. Cela lui a sans doute coûté cher électoralement...  

Eric Deschavanne : On pourrait ajouter le non renouvellement systématique d'un poste de fonctionnaire sur deux partant à la retraite, un engagement purement gestionnaire mais qui s'est traduit par des suppressions de postes excessives dans l'éducation nationale, touchant ainsi à ce qu'il y a de plus sensible, les enfants, ce qui fut donc ravageur électoralement. Paradoxalement, alors qu'on leur reproche généralement le contraire, les politiques mettent un point d'honneur à tenir leurs promesses. Généralement, c'est une calamité pour le pays mais aussi pour eux-mêmes. Songeons par exemple à Jacques Chirac renonçant à dissoudre l'Assemblée Nationale en 1995, précisément à cause d'une promesse de campagne : la dissolution est intervenu deux ans après la présidentielle, conduisant à un désastre électoral. L'idéologie relève de l'éthique de la conviction : les nationalisations, les 35 heures, le bouclier fiscal... on pourrait multiplier les exemples, à gauche et à droite, de promesses absurdes qu'il a fallu tenir avant de les traîner ensuite comme des boulets.

André Bercoff : Ce qui a coûté beaucoup plus cher à Sarkozy, c’est qu’il a commencé par des baisses conséquentes d’impôts - avec le bouclier fiscal -  et des hausses non moins importantes de dépenses, pour ensuite faire volte-face en prônant l’aide aux entreprises et la nécessité de la diminution de la dette, un peu tard,  trop tard. Reste qu’il a secoué, même maladroitement, le cocotier.

 


Commentaires

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  • Par troiscentsalheure - 02/09/2012 - 23:33 - Signaler un abus A carredas

    Un petit passage de la France par la case FN ne vous empêchera pas de reprendre le pouvoir par la suite. A moins que vous ne préfériez goûter aux délices de notre civilisation amendée par les Mahométans.

  • Par Kakou - 02/09/2012 - 16:56 - Signaler un abus Trop tard..!

    Le FN est trop republicain pour ...changer quelque chose a ce merdier.......

  • Par RAYD2B - 02/09/2012 - 12:39 - Signaler un abus Aide mémoire du réel déclin

    Il a sonné dés 1981 , puisque ce sont les mêmes qui sont revenus ! Nouveaux, Aubry, Fabius,Sapin ,Hollande ?
    En 1981 c' est le même Hollande qui était Conseiller Economique à l' Elysée !sic! avec la promesse du Changement n° 1 , qui fut catastrophique...
    oNationalisations suivie de re-privatisations .... UBUESQUE.
    avec entretemps
    o3 dévaluations (1981.82.83)
    oqui ont fait perdre 40% de sa valeur au franc,
    donc aux salaires et
    à l' épargne des travailleurs ceux- là même censés « bénéficier » de l' arrivée de la Gauche.
    le pôle chômage a progressé de 1 600 000 à
    ...3 300 000 pendant ce temps (un record).
    .Le déficit cumulé sous Mitterrand atteint 570 Milliards d'EUR contre 32,2 seulement sous Giscard)
    . la dette publique passe de 92,2 milliards d'EUR en 1980 à...... 662 milliards d'EUR en 1995.
    (sources : « le double septennat de F. Mitterrand » de Colombani).
    L' appauvrissement de la population a entrainé, dés 1985, la création par COLUCHE des RESTOS du COEUR pour nourrir les victimes du CHANGEMENT socialiste.
    C' est ça que les successeurs ont trouvé comme situation et, bien sûr, toutes leurs tentatives pour la redresser se sont heurtées à l' opposition

  • Par carredas - 02/09/2012 - 10:20 - Signaler un abus Exhortons, exhortons...

    les exhortations et non les exportations... :-))

  • Par carredas - 02/09/2012 - 09:56 - Signaler un abus @Gégé Foufou

    Donc au FN vous soutenez François Hollande parce qu'il vous le demande ??
    C'est curieux comme position.
    Si le FN arrivait démocratiquement au pouvoir, je pense que j'irai vivre ailleurs sauf incapacité totale d'autonomie.
    Merci pour vos incitations télécharger le programme à le lire et surtout à le comprendre... cela me rappelle les exportations de Laurent 379 qui veut absolument que tout le monde lise étudie et comprenne le Coran...
    Je constate une fois de plus l'agressivité toujours sous-jacente dans vos propos " INFORMES TOI et télécharge le programme du F.N. sur son site , lit le, comprend le et après tu l'ouvres. "
    Autrement dit, tu ne penses pas comme moi donc tu la fermes...
    Bienvenue dans le monde enchanté du FN... :-)

  • Par Gégé Foufou - 02/09/2012 - 09:46 - Signaler un abus A Carredas

    Qui t'as dit qe nous voulions cadenasser nos frontières.
    Nous voulons une immigration choise, légale et utile à notre pays et non une invasion de hordes d'assistés que nous ne pouvons ni loger, ni soigner, ni instruire et encore moins leurs donner un travail.
    Nous voulons taxer (2 à 3%) les importations issues de pays exploiteurs des hommes (ça te vas ça comme démarche humaniste?) comme la chine, l'Inde, le Brésil, le Laos, le Vietnam et autres doux pays pour les classses laborieuses que tu aimes tant.
    Alors avant de dire n'importe quoi pour nous diaboliser, INFORMES TOI et télécharge le programme du F.N. sur son site , lit le, comprend le et après tu l'ouvres.

  • Par Gégé Foufou - 02/09/2012 - 09:39 - Signaler un abus A Carredas

    Je ne doute pas un instant de ton esprit de démocrate, aussi quand nos idées seront majoritaires et que nos élus démocratiquement appliquerons nos engagements, je ne doute pas un insant qu'en bon français démocrate tu soutendras notre politique qui ser par conséquence celle de la France et que tu n'iras pas manifester dans les rues comme le font certains partis minoritaires. Suivez mon regard
    M. Hollande m'a demandé de le soutenir, je le fais, bien obligé et il est très loin de mes idées

  • Par Atlante13 - 02/09/2012 - 09:16 - Signaler un abus Deschavanne philosophe? Non, seulement socialiste

    Et il y a une troisième solution que cet individu n'envisage pas : quand on se fait élire en mentant effrontement et en faisant des promesses irréalistes, on ne mérite pas d'être à la tête d'un pays, et la moindre des choses serait qu'il démissionne.
    Toute autre solution est indigne du poste qu'il squatte. Mais là je crois que je rêve.
    Et il y aura toujours des "intellectuels" aussi tordus et vicieux pour défendre l'indéfendable.

  • Par carredas - 02/09/2012 - 08:28 - Signaler un abus Le programme du FN

    " le F.N. fera ca qu'il a dit et nous militants actifs nous veillerons àces engagements. "
    Encore faudrait-il accéder au pouvoir et il y a beaucoup de non militants et néanmoins actifs qui ne veulent pas de ce programme protectionniste et irréaliste de fermeture à double tour des frontières françaises aux marchandises étrangères comme aux hommes.

  • Par Gégé Foufou - 02/09/2012 - 07:55 - Signaler un abus TRISTE

    Mais réel, les Français n'ont pas ou peu de culture politique et votent comme des veaux (c'est pas moi qui l'ai dit le premier) de plus et beucoup plus grave ils ont la mémoire dun poisson rouge atteint de la maladie d'Alzameihr.
    Quand à l'allusion des promesses du F.N. il y en a que l'on tiendra certainement
    Tolérance zéro pour les bandits voyous et autres assasins
    Suppression de la double nationalité et du droit du sol (retour au droi du sang)
    Suppression des aides aux immigrés ilégaux
    Retour dans leurs pays d'origine des bandits condamnés et des roms avec suppression de la prime au départ qui (c'est drole) les incite à revenir
    Protection de nos industries par taxation des produits importés de pays exploitant leur peuple (chine, Viet nam, Laos, Inde, Brésil et j'en passe et des meileurs
    Reprise en main de nos finances par la Banque de France
    Départ de l'espace Scheingen rétablissement d'un contrôle aux frontières.
    ETC ETC,
    Donc messieurs arrêter de dire des conneries le F.N. fera ca qu'il a dit et nous militants actifs nous veillerons àces engagements.

  • Par ludovique - 02/09/2012 - 07:16 - Signaler un abus tssss

    @cloberval
    Vous êtes a coté de la plaque

  • Par cloberval - 02/09/2012 - 06:58 - Signaler un abus Nuances

    Il y a une différence entre faire des promesses irréalistes qu'elles soient optimistes ou carrément illusoires et intoxiquer sciemment l'opinion et calomnier son rival avec tout un "système" à l'appui pour triompher .
    Le PS et Hollande ont commis un hold-up basé sur le mensonge et la calomnie.

  • Par carredas - 01/09/2012 - 22:10 - Signaler un abus Un philosophe socialiste...

    " Le président Hollande doit tenir compte de cette opinion publique pour la conduire doucement à regarder la réalité en face. Qu'il se dévoile et fasse la pédagogie de la crise est une excellente chose "
    Parce que selon Eric Deschavanne, fonctionnaire si j'ai bien lu, François Hollande fait de la pédagogie...??
    Donc, ce visionnaire aurait menti durant toute la campagne électorale pour ne pas effaroucher son électorat, et maintenant il aurait décidé d'annoncer enfin à ses ouailles qui n'avaient rien vu venir qu'il y a une crise et en plus, qu'elle est grave !
    Il nous prend pour des truffes ce professeur de philosophie socialiste.

  • Par cancer - 01/09/2012 - 21:59 - Signaler un abus Oui voilà

    C'est exactement ça ! Pinailler sur les différences entre Hollande et Sarkozy revient à s'interroger sur la quantité de vaseline nécessaire pour lubrifier l'orifice des français. Ca ne va pas plus loin.

  • Par Benvoyons - 01/09/2012 - 21:59 - Signaler un abus Je pense qu'il serait souhaitable que les avantages de la niche

    des journalistes soient éliminés pour 2013 et même rétroactivement sur 2012.
    Les journalistes ont menti tout au temps que Caton Hollande dans l'affaire. L’élection s'est passé dans un immense champ de mensonges de pourritures.
    Les ministres socialistes et verts doivent être payés avec un simple Smic ainsi que les députés PS et verts.
    Le PS veut une loi concernant la vente dans le secteur privé avec mensonge au client "Un recours collectif ou une action de groupe".
    Il faut donc qu'un groupe de Français attaque juridiquement Caton Hollande et le PS VERT car comme indiqué par des journalistes "le PS VERT a fait un produit pour le vendre dans le sens du poil des Français!

  • Par Equilibre - 01/09/2012 - 21:51 - Signaler un abus @cancer, Tu as tort.

    C'est beaucoup de vaseline avec un petit bison dans le cou, parce que cela fait du bien un petit bisou dans le cou quand on se fait e...

  • Par cancer - 01/09/2012 - 19:02 - Signaler un abus !!!

    Le seul rôle d'un président de la République, dans le contexte européen actuel, c'est de mettre un peu de vaseline dans le grand viol collectif du peuple par les seigneurs féodaux qui nous possèdent corps et âme. "Un jour après l'autre" comme on dit. Pour l’instant Hollande ne s'en sort pas trop mal ; il vient de gagner 100 jours de paix sociale pour pas un rond.

  • Par Tan - 01/09/2012 - 18:55 - Signaler un abus On veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes

    C'est marrant, aujourd'hui on voit apparaitre, dans différents média, une fable qui veut nous faire croire qu'Hollande était conscient des difficultés dues à la crise, qu'il avait pensé à des solutions, mais que pour être élu il lui fallait caresser son électorat dans le sens du poil.
    Donc promesses, peut être pas exprimées, mais entendues par un certain électorat, négation de la crise telle quelle (la faute aux banques, aux salauds de riches, à la finance, à Sarkozy, l'ami des riches...) etc etc...
    Et maintenant, oh miracle, il révèle sa vraie nature, prêt à mettre eu place "rapidement" son oeuvre principale dont on ne voit pas le début d'un bout du commencement sinon à envoyer ses ministre voir les gens qu'ils insultaient quinze jours auparavant.
    J'avais déjà dit que, pour moi, le gouvernement était paumé et ne savait plus ou donner de la tête. Dans une opération d'intoxication ils veulent nous faire croire qu'ils maitrisent quelque chose alors qu'ils courent après une solution coincés entre des sondages catastrophiques et Melanchon, verts, CGT, Hamon, Aubry... Donc ils pondent des mesurettes stupides (essence) pour garder la main, mais à quel prix. Un seul mot, démission.

  • Par la vie claire - 01/09/2012 - 15:28 - Signaler un abus Il est foutu !

    Il est foutu, il bouffe trop !
    Il a creusé sa tombe à coups de fourchetttes.
    Chassez le naturel, il revient au galop, c'est Normal !

  • Par sam75 - 01/09/2012 - 14:05 - Signaler un abus Promesses pour etre elu

    La difficulté de Hollande c'est qu'il a fait des promesses a différentes catégories pour être élu tel un bonimenteur .Il est possible aussi que lui et les siens n'aient pas pris la mesure de la situation. et qu'ils pensaient pouvoir pratiquer la politique chère aux socialistes de dépenses inconsidérées financées par les riches, pardon les contribuables.
    Le fait de dire pendant 5 ans qu'il n'y avait pas de crise et que tout ce qui allait mal était du a la mauvaise gestion de Sarkozy a laisse croire a une partie de l'opinion qu'une fois ce dernier parti les choses iraient mieux. Il n'en ait rien bien entendu, au contraire l'ancien président ne ménageait pas sa peine pour alléger les effets de la crise.
    Rattrape par la réalité il est dans l’incapacité de tenir ses promesses, d’où le désenchantement et même le mécontentement des Français déjà méfiants.
    Cela risque de mal se finir .Ceux qui l'ont élu sur ses promesses devraient savoir que les promesses n'engagent que ceux qui y croient.

  • Par marie93 - 01/09/2012 - 13:47 - Signaler un abus François Hollande a nié la

    François Hollande a nié la réalité lors de sa campagne électorale comme si la crise était une invention ou mieux le résultat de la politique de N. Sarkozy. C'est vrai.
    Mais il a été élu. Les gens ont voté pour lui, par naïveté ou par méconnaissance totale du sujet de la crise, en croyant à ses propos mensongers (le mot mensonge a été assez répété par N. Sarkozy). J'en veux à F. Hollande, bien sûr, mais surtout j'en veux à ceux qui l'on cru de manière si aveugle en le suivant dans son déni de la situation dramatique dans laquelle on se trouve. Ce sont des électeurs irresponsables !

  • Par Apicius - 01/09/2012 - 13:26 - Signaler un abus Privilégier l'éthique de la responsabilité

    Je suis bien d'accord, mais cela doit s'applique en toutes circonstances : même en campagne électorale !
    FH s'est moqué du peuple en niant la réalité et en racontant des fariboles.
    Donc quoi qu'il dise désormais, FH n'a que la crédibilité d'un escroc.
    Ou d'un sot s'il pensait vraiment ce qu'il a dit alors.

  • Par cloberval - 01/09/2012 - 13:00 - Signaler un abus Chevaucher une opinion "travaillée"

    depuis des années par des attaques menées de sa propre main et de celle de nombreux complices et centrées sur la personne de Sarkozy ce n'est pas pêcher donc mais être efficace.
    Pour moi cela reste le triomphe de la calomnie pour un Tartuffe. Je reconnais bien en Hollande Président l'imposteur Caton qu'il a incarné.
    Et je ne suis pas seul et ça ne vas pas l'aider à nous couler je l'espère bien.

  • Par vangog - 01/09/2012 - 12:55 - Signaler un abus En matière d'"électoralisme clientéliste", Flamby a déjà frappé

    dans la loi de finances rectificative 2012, de nombreux cadeaux supplémentaires sont faits aux copains et votants Socialistes:
    Culture, Education, DOM-TOM ont droit à leurs cadeaux post-électoraux, au dépens-mais largement en plus- des subventions pour l'économie et le développement!
    le résultat ne devrait pas tarder à se faire sentir...

  • Par Larteguy - 01/09/2012 - 12:46 - Signaler un abus Urgentiste?

    Ne risque t-il pas de se faire une entorse du genoux à trop vouloir ressembler à l’hyper président (tant décrié par les socialistes) qu’était Nicolas Sarkozy). Et n’est-ce pas contre nature de la personnalité même de notre président actuel, cette tenue d’urgentiste qu’il se voit contraint d’enfiler? Donner du temps au temps était sans doute bon sous la présidence de Mitterrand, mais les recettes du siècle dernier sont dépassées actuellement (chose que les socialistes toujours en retard d’une guerre n’ont pas compris). Mettre le turbo c’est très bien pour un pilote chevronné, mais que le pilote en question soit un adepte de réunions, synthèses, rencontres, commissions, et rendez-vous en tous genres cela n’est pas propice à être en pole position. Cette agitation contrainte et forcée me fais penser à un mouvement de panique à bord du pédalo de notre amorphe président.

  • Par Skagerrak - 01/09/2012 - 12:28 - Signaler un abus Quelle élection ?

    Ce qu'il faut changer , c'est la loi électorale . Supporter ( endurer ) un président élu avec 20 % des électeurs inscrits devrait être impossible . Nous devons avoir un taux de voix en-dessous duquel l'élection est ajournée . 30 à 45 % minimum . Avoir un tel incompétant à la tête du pays est une souffrance et une honte pour moi !

Eric Deschavanne et André Bercoff

Eric Deschavanne est professeur de philosophie. Il anime depuis quinze ans à la Sorbonne, avec Pierre-Henri Tavoillot, le Collège de philosophie.

André Bercoff est journaliste et écrivain. Il est notamment connu pour ses ouvrages publiés sous les pseudonymes Philippe de Commines et Caton.

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