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Enterrement du CAP 22 : mais au fait, qu’avaient fait les pays qui ont inspiré le rapport secret (et réussi à réduire leurs dépenses publiques sans drame) ?

Le rapport CAP 2022 va devoir attendre, le Premier ministre a fait comprendre qu'il n'était plus à l'ordre du jour. Mais au cas où il lui viendrait à l'idée de le ressortir du placard, voilà ce qu'il pourrait donner.

Requiescat in pace

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Enterrement du CAP 22 : mais au fait, qu’avaient fait les pays qui ont inspiré le rapport secret (et réussi à réduire leurs dépenses publiques sans drame) ?

Atlantico : Regrettez-vous que le gouvernement ait choisi de ne pas publier le rapport "Cap 2022" ? A votre avis, comment se fait-il qu'Edouard Philippe ait choisi de ne pas s'emparer de ces propositions, qui semblent pourtant rejoindre l'objectif fixé pour le quinquennat ?

Erwann Tison : Bien évidemment que c’est regrettable tant ce rapport est primordial pour l’indispensable réforme de la fonction publique qui doit se tenir au cours du quinquennat.

On ne peut qu’espérer qu’il soit juste mis en « stand-by » pour le moment, et qu’il sera « déterré » à un moment plus propice à sa communication, en dehors de l’été et de la Coupe du Monde, afin qu’il ait plus d’écho dans l’opinion et puisse ainsi nourrir un véritable débat public.

Le Figaro révèle que les auteurs du rapport se sont nettement inspirés des réformes de l'Etat conduites notamment dans certains pays scandinaves ou au Canada. De quelles réformes en particulier ?

Il semble déjà y avoir une volonté de s’attaquer au périmètre global de l’Etat et non réalisé des coups de rabots comme nous avions l’habitude de faire depuis de nombreuses années. C’est en cela que la réforme semble être de grandes ampleurs, pour la première fois en 3 décennies, on s’interroge sur le rôle réel de l’Etat et la pertinence de son intervention dans tel ou tel secteur de notre société.

Le rapport veut reproduire l’exemple Suédois, en ce qui concerne notamment le recrutement des agents publics. Depuis les années 1990 (date du tournant libéral suédois), 90% des recrutements d’agents publics se sont fait sur des contrats de droits privés, par le biais d’agences gouvernementales. De même, les régimes spéciaux ont été abolis. La Suède a également développé 343 agences gouvernementales, ayant chacune un ministère de tutelle, et dotée d’un budget propre, qui sont chargées la politique du gouvernement. Ces réformes ont notamment permis à la Suède de diminuer ses dépenses publiques de plus de 15 points de PIB. La volonté française d’assouplir le statut de fonctionnaire et de remplacer certains ministères par des agences publiques est un mimétisme du modèle suédois.

En ce qui concerne le Canada, c’est le volet rémunération à la performance qu’il est ici suggéré de copier. En adoptant des stratégies managériales innovantes et des rémunérations au mérite, la fonction publique canadienne a pu attirer de nombreux talents du secteur privé et moderniser profondément son action.

Et plus précisément, la France doit-elle prendre exemple sur les réformes du statut des fonctionnaires dans ces pays ? Faut-il supprimer "l'exception française" du statut de la fonction publique ?

Le rapport semble sous-entendre qu’il faut mettre fin à cette exception qui est bien trop rigide. Les actifs d’aujourd’hui connaissent en moyenne 5 entreprises durant leur carrière, il est normal que les agents publics puissent également évoluer dans d’autres sphères. Le fait de supprimer le statut permet d’avoir plus de liberté et de flexibilité dans l’approche de la fonction publique, tout en diminuant efficacement la dépense publique. Est-il pertinent qu’un Community manager dans une administration publique jouisse de l’emploi à vie ? Personnellement je ne pense pas. Le statut doit être supprimé, excepté pour les missions régaliennes de l’Etat, qui pour la plupart n’y ont pas accès (les militaires sont sous CDD par exemple).

 
Commentaires

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  • Par Ganesha - 18/07/2018 - 10:48 - Signaler un abus Coupe du Monde !

    Voici un petit article de propagande simpliste qui devrait provoquer dans certains EHPAD, où les pensionnaires financent leur séjour avec leurs dividendes et leurs placements dans des paradis fiscaux, qui leur rapportent du 15% annuel, par une poussée d'enthousiasme comparable à celle d'un but français dans la Coupe du Monde !

  • Par zen-gzr-28 - 18/07/2018 - 11:13 - Signaler un abus Nous sommes inhondés de réformettes !!!

    Pourquoi les vraies réformes passent à la trappe ? L'exécutif ne veut pas perdre des voies aux prochaines élections ? L'exécutif serait-il incapable de les réaliser ? L'exécutif ne tient pas à redresser le pays ? A quoi sert ce gouvernement, si ce n'est d'évincer les partis d'opposition, de museler les personnes et les journaux qui ont le courage de le contredire, son seul souci étant de perdurer...et de se faire réélire !

  • Par gerint - 18/07/2018 - 11:32 - Signaler un abus C’est la notion de service public

    qui est essentielle, celle qui assure la meilleure offre au plus grand nombre. Non la notion de fonction publique. La solidarité et le respect de droits fondamentaux, qui rendent la vie en France plus douce exigent de fournir un minimum de prestations à ceux qui ne peuvent pas payer et il faut alors une prise en charge publique « au juste prix » même si le service est distribué par une entreprise privée. Il faut écarter les prédateurs parmi les fournisseurs de services et parmi les clients mais ce n’est pas aisé. Et choisir le meilleur rapport qualité - prix.

  • Par hermet - 18/07/2018 - 11:38 - Signaler un abus 2 réformes

    Fin du statut de fonctionnaire pour les collectivités locales et hôpitaux, éducation. Fin de la sécurité sociale : assurance privée, mutuelle, pour les retraites : minimum vieillesse. Là le pays serait compétitif, mais c'est juste impossible, il y aurait trop de perdant, la seule solution individuelle aujourd'hui et c'est regrettable c'est l'émigration vers des pays plus dynamique, de toute façon en France il ne restait que la culture, l'art de vivre mais au rythme où vont les choses dans 30 ans cela aura disparu noyé par des cultures importées d'Afrique et d'ailleurs.

  • Par Anouman - 18/07/2018 - 11:42 - Signaler un abus Etat

    " Il faut repenser le périmètre d’action de l’Etat, choisir les missions qu’il doit absolument réaliser et celles qu’il peut se permettre d’externaliser auprès du secteur privé" Voilà la meilleure façon de ne pas avancer. Ce qui importe est de revoir la nature des interventions de l'état et pas par qui elles sont réalisées. Mais peu importe puisque tous les partis en France sont pour toujours plus d'intervention de l'état. C'est une pathologie pour laquelle il ne semble pas y avoir de traitement.

  • Par cloette - 18/07/2018 - 11:46 - Signaler un abus @gerint

    exemple la poste, service public géré par le privé ( mais les prix sont les mêmes pour tous ), les transports aussi ( sauf cartes de réduction ), l'hôpital? ( il y a des cliniques privées )(et la Sécu est pour tous ), l'éducation Nat, ( il ya des écoles privées payantes) ...Pour la Santé et l'Education, le privé n'est pas forcément le meilleur ( parfois pas toujours )mais a son utilité .

  • Par ajm - 18/07/2018 - 11:49 - Signaler un abus EPHAD.

    Ganesha vous delirez totalement. Visiblement vous n'avez jamais vu des EPHAD. Les personnes âgées dépendantes recevant des dividendes qui leur permettent de bien vivre ( quelques milliers en France au maximum) ne vont pas dans des EPHAD .Elles restent chez elles avec du personnel dédié à leurs personnes ou dans des etablissements de luxe en Suisse ou ailleurs.

  • Par hermet - 18/07/2018 - 12:00 - Signaler un abus cloette

    Le système Français est très mauvais et ne tiens que par la richesse léguée par nos ancêtres, les services publiques géré par le privé sont très souvent du faux secteur privé car administrés par des normes publiques, avec des règles publiques beaucoup sont d'ailleurs condamné à terme et l'état s'est désengagé pour ne pas prendre trop de perte. Le vrai malheur est la S.Sociale héritée de Vichy que De gaulle n'a pas pu dissoudre vu le nombre de communistes à l'époque, elle nous conduit à l'étatisation et/ou à la ruine, regardez Macron il fait l'éloge du libéralisme mais la part du secteur publique ne cesse de croitre en dehors d'une rupture douloureuse le système n'est pas réformable pour le plus grand malheur des plus jeunes qui pourront se consoler avec la mosquée.

  • Par cloette - 18/07/2018 - 12:31 - Signaler un abus assez d'accord permet

    la Sécurité Sociale est un gouffre, à réformer .

  • Par vangog - 18/07/2018 - 13:33 - Signaler un abus Et la transparence, bordel?...

    Pourquoi ce rapport n’est-il pas présenté aux Français, qui ont payé pour, et doivent être les premiers informés?...que vont-ils encore manipuler, ces macronistes à la noix?...décidément, avec le minet qui veut avoir le dernier mot, partout et tout le temps- c’est bien la dictature Goldmann-Sachs qui est en marche!...

  • Par jurgio - 18/07/2018 - 14:12 - Signaler un abus Une grosse réforme est à faire. Comment faire ?

    Au Gouvernement, ils ont fouillé dans leurs pantalons et n'y ont rien trouvé.

  • Par Ganesha - 18/07/2018 - 15:50 - Signaler un abus Minables

    Ce qui fait le charme des discussions sur ce site, c'est qu'elles sont anonymes : impossible de distinguer avec certitude parmi les minables qui viennent ici défendre les privilèges des ''ultra-riches'', quels sont ceux qui le font par bêtise, sénilité, méchanceté... ou réellement pour défendre leur beefsteak !

  • Par cloette - 18/07/2018 - 17:56 - Signaler un abus Ganesha

    Vous avez un point commun avec Macron, vous aimez bien insulter les gens .

  • Par Ganesha - 18/07/2018 - 19:36 - Signaler un abus Cloette

    Je me contente de vous présenter un miroir. Une analyse peut être douloureuse si elle reflète la réalité, si elle est pertinente, qu'elle frappe juste. Macron qui injurie les français, tout comme les lecteurs de ce site qui m'attaquent personnellement, se ridiculisent en étant ''à côté de la plaque''.

  • Par Baruch - 18/07/2018 - 20:34 - Signaler un abus @ Ganesha

    Sans doute suis-je idiot, mais je ne vois pas ce que cet article a de si détestable. Vouloir réformer l'Etat pour éviter, par exemple, les doublons avec les collectivités territoriales ou pour l'empêcher de s'occuper de secteurs qui relèvent objectivement du privé, c'est vouloir lui rendre sa mission de service public. Les hauts fonctionnaires devenus des chefs d'entreprise avec des résultats parfois calamiteux ont prouvé à quel point l'Etat est tentaculaire : que chacun s'occupe de son domaine. Enfin, qu'un rapport commandé par le pouvoir - donc financé par tous les Français - ne soit pas rendu public a quelque chose de choquant. Suis-je mûr pour aller en EPHAD pour penser cela ? Par ailleurs, se plaindre de l'anonymat des messages quand on signe les siens du pseudonyme de Ganesha a quelque chose de délicieux.

  • Par Yves3531 - 18/07/2018 - 21:47 - Signaler un abus Pourquoi la réforme est en l’etat Impossible...

    la consanguinité entre fonctionnaire et politique bloque tout. Nos hommes politiques, en général issus de l’École Nationale D’ADMINISTRATION, pour la plupart passent leur vie entre vie d’élu battus ou fatigués reviennent dans l’administration et ainsi de suite... Le mal est là, quand un homme politique décide et vote, peut il décider et voter contre son corps d’origine, son statut principal ...? De plus, et cela crève tellement les yeux que personne ne le relève, il est en conflit d’interet permanent ...!!! Bref, il faut rendre la démocratie au peuple et remettre l’administration à sa place, celle de courroie de transmission de la volonté populaire, place qu’elle n’aurait jamais dû quitter... Une réforme possible en ce sens pourrait être d’interdire à tout élu quel qu’il soit de retourner ou postuler dans l’administration ...

  • Par Yves3531 - 18/07/2018 - 21:57 - Signaler un abus Bien sûr ...

    tout cela passe au dessus de la tête d’un paleo communiste égaré au RN qui hante ce site chargé de mauvaise bile ...

  • Par Ganesha - 19/07/2018 - 09:07 - Signaler un abus Sécurité Sociale

    Certains d'entre-vous se souviennent d'avoir été, dans leur lointaine jeunesse, des patrons de ''start-up'', couronnés de succès. Ils sont ''macronistes'', libéraux, espérant, à tort ou à raison, que l'actuel président leur permettra de continuer à profiter pleinement de leur situation financière actuelle. Qu'ils s'expriment librement : c'est la démocratie ! Par contre, j'éprouve le plus profond mépris pour les salopards, qui sont en même temps des imbéciles, qui proposent de carrément supprimer la Sécurité Sociale, dans le vain espoir de sauvegarder leurs privilèges ! Laisser crever des millions de concitoyens pauvres, faute de soins médicaux ! Je leur souhaite non pas d'aller en enfer, mais un châtiment beaucoup plus réel : se faire agresser par des loubards la prochaine fois qu'ils sortiront de chez eux pour promener leur chien et acheter Le Figaro au kiosque !

  • Par cloette - 19/07/2018 - 12:20 - Signaler un abus Ganesha

    personne n'a dit qu'il fallait la supprimer, on dit que c'est un gouffre financier, et c'est la réalité, si le système explose, on sera tous marrons ! Personnellement je ne coûte pas très cher, je vais le moins possible consulter !

  • Par Baruch - 19/07/2018 - 13:08 - Signaler un abus @ Ganesha

    Réformer ne veut pas dire supprimer : où avez-vous lu cela ? En obligeant l'Etat à se concentrer sur ses missions premières - dont la sécurité sociale - on le rend plus efficace. Il ne vient à l'idée de personne, sauf peut-être à quelques salauds, de supprimer la sécurité sociale. En revanche, si elle continue à creuser son déficit, elle ne pourra plus fonctionner. J'observe d'ailleurs qu'elle ne fonctionne pas bien. Réformer pour adapter et mieux faire fonctionner : le programme ne paraît pas absurde. Encore faudrait-il connaître les réformes envisagées pour en débattre : vos propos ne reposent que sur des suppositions, à moins que vous ne fassiez partie des initiés qui ont eu, suprême privilège, la possibilité de lire le rapport fantôme. Enfin, on peut raisonner sans être un ancien dirigeant de start-up, sans vivre dans un EPHAD, sans lire le Figaro, sans être un soutien de Macron et même sans avoir de chien à promener. Si vous m'y autorisiez, je vous conseillerais volontiers de prendre quelques jours de repos car vous me semblez assez confus(e) et fatigué(e). Cela vous évitera de passer à la sulfateuse quiconque n'est pas de votre avis, cher(e) anonyme Ganesha

  • Par Ganesha - 19/07/2018 - 13:10 - Signaler un abus Cloette

    Vous n'êtes pas visée ! Vous avez simplement eu l'imprudence de dialoguer avec un des personnages les moins recommandables de ce site. Son texte aurait déjà pu vous alerter, et il a été nettement plus explicite dans ses commentaires sur d'autres articles. Apparemment, plusieurs ''ultra-libéraux'' d'Atlantico sont des octogénaires qui ont été de fervents partisans du maréchal Philippe Pétain pendant leur jeunesse.

  • Par Baruch - 19/07/2018 - 20:07 - Signaler un abus Pétain et l'ultra-libéralisme

    Cher Ganesha, je vous suggérais des vacances dans mon dernier message. Me permettrez-vous d'y ajouter un conseil ? Vous devriez profiter de ce repos bien nécessaire pour lire, car mêler les "ultra-libéraux" aux nostalgiques du maréchal Pétain relève d'une vision pour le moins inédite de l'histoire de France. Quelques bons livres d'histoire des idées seraient indiqués. Vous pourriez par exemple lire "La cause du peuple" de Patrick Buisson ; vous y verrez ce que pense un nostalgique de la France éternelle et de la "terre qui ne ment pas". On est assez loin du libéralisme - on est même à l'opposé. Lecture peu plaisante à mon goût, mais très intéressante. Enfin, une petite remise à niveau en arithmétique n'est peut-être pas inutile : le maréchal Pétain est arrivé au pouvoir en 1940, il y a donc 78 ans. Il en est parti quatre ans plus tard. Un jeune homme fanatique de sa politique devrait donc avoir au moins 95 ans : vous conviendrez qu'il ne doit pas s'en trouver beaucoup. Quant à les imaginer, quasi-centenaires, pianotant des commentaires sur Atlantico, je demande à voir… Allez, sans rancune et bonnes vacances ! Cela vous fera le plus grand bien.

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