Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Dimanche 21 Octobre 2018 | Créer un compte | Connexion
Extra

Elections américaines : Donald Trump et les Républicains, pour le meilleur et pour le pire !

Tandis que les électeurs républicains plébiscitent Donald Trump, certains cadres du parti et les conservateurs le rejettent et espèrent en secret une « convention ouverte ». Option qui serait suicidaire pour le parti et son futur candidat. Le sort des Républicains est désormais lié à celui de Donald Trump, pour le meilleur et pour le pire.

Trans-amérique Express

Publié le
Elections américaines : Donald Trump et les Républicains, pour le meilleur et pour le pire !

On sait désormais qui seront les candidats des deux grands partis pour l'élection présidentielle du 8 novembre/ Il s'agira d’Hillary Clinton pour les Démocrates et de Donald Trump pour les Républicains. Hillary était attendue. Trump ne l'était pas.

Mathématiquement ni l'un ni l'autre n'ont encore tous les délégués nécessaires pour garantir leur nomination, mais leur avance et la dynamique de leurs campagnes sont telles que sauf accident, tremblement de terre médiatique ou coup du sort, il devient difficile d'envisager qu'ils n’y parviennent pas.

Après son quasi grand chelem du mardi 15 mars – 5 Etats, 5 victoires, mais le Missouri fait l'objet d'un recomptage – Hillary dispose de 1599 délégués. Deux fois plus que Sanders. Il lui en manque moins de huit cents pour parvenir au seuil libératoire de  2382. Un seuil qu'elle pourrait atteindre d'ici la fin avril.

Donald Trump devra sans doute attendre plus longtemps. Avec quatre victoires – en Floride, dans l'Illinois, en Caroline du Nord, dans le Missouri – et une défaite – dans l'Ohio ce 15 mars, il a porté son total de délégués à 646 délégués. Il lui en faut six cents de plus pour l'emporter. Or il reste encore 956 délégués à attribuer. Vingt Etats n'ont pas encore voté, dont New York (95 délégués)  et la Californie (172). La répartition se faisant désormais selon la règle du « winner take all » qui attribue tous les délégués d’un Etat au candidat arrivé en tête, Trump devrait parvenir à ce total d'ici le dernier scrutin, le 7 juin.

Une personne, au moins, souhaite qu'il n’y arrive pas : John Kasich ! Gouverneur de l'Ohio, et candidat à la nomination républicaine, il vient de remporter l'Etat qu'il dirige, et de sauver sa candidature. Grâce à cette victoire il peut justifier de se maintenir en lice. Avec l'espoir, non pas de rattraper Trump, mais de l'empêcher d'obtenir une majorité des délégués, avant la convention de telle sorte que celle-ci soit déclarée « ouverte » (« Brokered convention »).

En clair, à l'ouverture de la convention, on procède à un vote parmi les délégués présents. Si aucun des candidats ne récolte la majorité des voix (1237 précisément), la convention est déclarée « ouverte ». Les délégués sont « libérés » de leur attachement à tel ou tel candidat et un nouveau processus de sélection commence. On procède à un nouveau vote, puis si nécessaire à un autre, jusqu'à ce qu'un candidat obtienne la dite majorité. En 1924, il avait fallu cent trois tours de scrutins aux démocrates pour désigner leur candidat. Un record. Ce candidat peut-être l'un des participants à la campagne des primaires, ou quelqu'un d'autre. Toutes les options sont sur la table… Une telle situation ne s'est pas présentée aux Républicains depuis 1948…

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par A M A - 17/03/2016 - 15:50 - Signaler un abus L'émission de Calvi du 16

    L'émission de Calvi du 16 mars fut un joyeux" loupé" qui se voulait objectif alors qu'il était d'un parti-pris éclatant auquel ce talentueux journaliste ne nous avait guère habitué. La plus ridicule était sans aucun doute Mme Bacharan, suivi de peu par ce fin connaisseur des Etats-Unis que se prétend être Mr Clemenceau, le tout couronné par la "bouillie de chat" vaseuse du discours de Mr.Wievorka. La quatrième invitée tranchait par son objectivité, ou plutôt son absence de parti-pris. La tendance affirmée de l'émission était de l'anti-Trump et du pro-Clinton, alors que l'auditeur que je suis voulait se faire une opinion claire sur les deux cndidats possibles, en particulier sur ce que tout bon français étéit en droit d'espérer de l'un ou de l'autre. Ce que pensent les américains est l'affaire des américains, tout comme les éléctions du Sénégal sont l'affaire des Sénégalais. Calvi a été suprêmement bon dans ce show cuisiné à la mode "bobo", car son émmission d'une part l'a déconsidéré, d'autre part a rendu Trump plutôt sympathique, et enfin a présenté sa favorite Hillary sous un jour antipathique et plutôt inquiétant.

  • Par Lafayette 68 - 17/03/2016 - 16:59 - Signaler un abus @AMA

    j'ai regardé 5 mn et j'ai vite compris .Commentaire approuvé totalement. Calvi, de plus en plus décevant, invite toujours ses copains. Ses reflexions sur RTL tous les matins en compagnie de papi Mazerolle sont souvent désolantes.Une sacrée équipe de bobos ...

  • Par vangog - 17/03/2016 - 18:42 - Signaler un abus @AMA j'ai zappé en une demi-minute chrono...

    Quand Calvi a sa tête des mauvais jours, on sait qu'il a reçu des consignes pour manipuler l'opinion dans le sens gauchiste du poil! Et là, j'ai tout de suite vu qu'on lui avait intimé l'ordre de dézinguer Trump...grosse manip!

  • Par Oyentin - 17/03/2016 - 23:09 - Signaler un abus Hilarant

    Ce C dans l'air était effectivement du plus haut comique. Je ne leur ferais pas l'injure d'imaginer qu'ils n'ont rien compris, eux aussi doivent nourrir leur famille.

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Gérald Olivier

Gérald Olivier est journaliste et  partage sa vie entre la France et les États-Unis. Titulaire d’un Master of Arts en Histoire américaine de l’Université de Californie, il a été le correspondant du groupe Valmonde sur la côte ouest dans les années 1990, avant de rentrer en France pour  occuper le poste de rédacteur en chef au  mensuel Le Spectacle du Monde.  Aujourd’hui il est consultant en communications et médias et se consacre à son blog « France-Amérique ».

Il est l'auteur de Mitt Romney ou le renouveau du mythe américain, paru chez Picollec on Octobre 2012.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€