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L’effroyable bilan de 30 ans d’idéologie antiraciste dévoyée

L'attaque menée contre Charlie-Hebdo est tragiquement révélateur de l'impasse dans laquelle 30 années passées à nier la réalité du choc des cultures au sein de la société ont conduit la France.

Effet boomerang

Publié le - Mis à jour le 9 Janvier 2015

Un fait n’est pas anodin : cette idéologie s’est mise en place lorsque le communisme a disparu du paysage. Rappelons-nous de la lettre stupéfiante envoyée par George Marchais en 1981 au recteur de la mosquée de Pais, dans laquelle il écrit qu’il faut par tous les moyens arrêter l’immigration musulmane en France. C’est à ce moment-là que le PC cesse d’être tendance dans les milieux de la gauche sociétale, et que le FN commence à prendre le relai. Aujourd’hui le discours de Marine Le Pen est bien moins virulent que celui de Marchais ! C’est alors que le PC devient un petit parti croupion qui n’existe plus comme acteur réel.

L’antiracisme est devenu puissant au point d’inhiber la droite, jusqu’à empêcher Nicolas Sarkozy de mener une véritable radioscopie de la réalité française. Les militants antiracistes viennent même demander des comptes à cette droite qui a osé se poser la question. Mais aujourd’hui je crois que leur idéologie est en train de s’effondrer.

Vincent Tournier : Il faut d’abord voir le côté positif : l’antiracisme a le mérite de fixer des normes morales positives,fondées sur l’ouverture et la tolérance, donc conformes à notre idéal humaniste.

Cela dit, je pense que le péril raciste a été largement surévalué en France. Une certaine phobie antiraciste a eu pour effet de rendre très difficile toute discussion sereine sur l’immigration et ses effets, contribuant ainsi à la crise de confiance dans les élites politiques car ce n’est pas pour rien si les élites sont accusées de ne pas connaître la réalité du terrain.

Un autre problème est que  la cause antiraciste s’est emballée. Elle est devenue une idéologie, et le propre d’une idéologie, c’est de désigner des victimes et des bourreaux, en partant du principe que ceux qui ne sont pas du côté des victimes sont forcément du côté des bourreaux. C’est exactement la technique qu’utilisait le Parti communiste dans les années 1930 avec la rhétorique de l’antifascisme : "nous sommes les antifascistes, et si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes des fascistes".

La réalité est toutefois plus complexe. Les victimes se sont avérées être aussi, à l’occasion, des bourreaux. L’antisémitisme des milieux arabo-musulmans s’est révélé tellement massif que les juifs sont contraints de changer de quartier, voire de quitter la France. Lorsqu’EdwyPlenel écrit son livre Pour les musulmans, il dit vouloir s’inscrire dans les traces d’Emile Zola qui a publié en 1896 un article intitulé "Pour les juifs". La démarche est louable, mais aujourd’hui, l’urgence serait plutôt de faire lire le texte de Zola aux musulmans.

Par ailleurs, l’immigration s’est accompagnée de tout un lot d’incivilités en tout genre (dont le voile islamique n’est finalement qu’une des manifestations) qui ont contribué à segmenter les groupes sociaux et les espaces. Une agressivité quotidienne, gratuite ou crapuleuse,a prospéré au détriment des Français de souche, dont le drame est qu’ils ne peuvent même pas s’en plaindre puisque cette situationne trouve pas sa place dans les schémas de pensée classiques de l’antiracisme. Je prendrais un seul exemple : l’agression antisémite de Créteil, à l’automne dernier, où un couple a été séquestré et violenté pour des motifs pécuniaires, avec un arrière-fond antisémite.Cette dimension antisémite a fait réagir les médias et les responsables politiques. C’est très bien, mais le problème est que, pour les Français de souche, cette situation est devenue tristement banale. L’Observatoire de la délinquance révélait ainsi que, en 2014, il y a eu 2.800 séquestrations, soit 8 par jour, parfois accompagnées d’actes de barbarie. Qui en parle ?

A quelles dérives le fait de voir du racisme dans toutes les déclarations ayant trait à l’islam, l’islamisme, l’immigration ou la délinquance a-t-il donné lieu ? A poser en victime toute une partie de la population, quelle place l’idéologie antiraciste a-t-elle pris dans la fragmentation de la société française ?

Paul-François Paoli : L’idéologie antiraciste est intériorisée comme une forme de mauvaise conscience, notamment chez les journalistes. Beaucoup d’entre eux se censurent au nom du sacro-saint principe qui consiste à ne pas stigmatiser des populations entières. Michel Houellebecq a raison dans son dernier roman de pointer du doigt ce choix de ne pas dire les choses. Les statistiques montrent pourtant que les agressions antisémites, pour ne prendre que cet exemple, sont le fait de personnes qui dans la plupart des cas partagent la même origine. Face à la réalité, l’Etat continuer d’édulcorer. Monsieur Cazeneuve se ridiculise lorsqu’il parle d’un "déséquilibré" qui attaque des policiers, ou quand il appelle à la mobilisation contre les propos prétendument racistes d’Eric Zemmour. L’idéologie antiraciste continue d’agir au plus haut niveau de l’Etat, mais aussi au quotidien. Tout un chacun a déjà fait l’expérience, ou a assisté à un contentieux au cours duquel une personne s’est prétendue victime de racisme au prétexte qu’elle est d’origine étrangère. Il appartient aujourd’hui aux politiques de mettre fin à ce qui est devenu une pathologie sociale.

Vincent Tournier : Sur France Inter, Patrick Cohen demandait récemment à Michel Houellebecq s’il n’avait pas tendance à "essentialiser" les musulmans.Le problème est que l’antiracisme conduit aussi à une forme d’essentialisation : on part du principe qu’une catégorie de la population est parnaturevictime de racisme et de discrimination, qu’elle est par nature victime de la population majoritaire. Mais est-ce vrai ? Combien de Noirs ou d’Arabes sont confrontés au racisme ou aux discriminations ? Si j’en crois des données européennes que j’analyse actuellement, 15% des musulmans en France ont le sentiment d’avoir été discriminé en fonction de leur religion. C’est déjà trop, mais cela ne permet pas de tirer des conclusions générales sur l’hostilité des Français (ce qui estune autre forme d’essentialisation), et encore moins de tout expliquer par le racisme. Par exemple, on dit que le retour du religieux est une réponse au manque d’hospitalité de la part des Français. C’estune thèse bienfragile sur le plan sociologique, qui n’explique pas pourquoi ce revivalisme religieux émerge partout dans le monde, y compris dans les pays européens qui sont supposés être plus ouverts que la France. Inversement, les sociologues envisagent rarement l’hypothèse que l’argument du racisme puisse être exploité par les minorités pour obtenir diverses compensations. Il existe pourtant de nombreux témoignages, chez les enseignants, les fonctionnaires, ou même les magistrats et les policiers, pour dire que l’argument du racisme est mis sur la table pour se dédouaner.

Aujourd’hui, bien que les auteurs de l’attentat ne soient pas encore identifiés, Charlie-Hebdo a-t-il fait les frais de cet antiracisme ? Le peu de défense dont le magazine a fait l’objet en a-t-il fait, aux yeux d’un certain nombre de personnes, le porte-étendard des ennemis de l’islam, alors qu’il se contentait de moquer l’islamisme ?

Paul-François Paoli : Charlie-Hebdo, journal libertaire qui depuis tant d’années a prôné la tolérance, la fin des frontières et l’immigration de masse, subit aujourd’hui de manière dramatique les conséquences de ses prises de position. Ce sont les membres de Charlie-Hebdo qui, d’une certaine manière, se sont ringardisés avec leur vision laïciste. Ils n’ont pas voulu comprendre que nous étions entrés dans un choc des civilisations tel que diagnostiqué par Samuel Huntington. Ce sont des gens qui ont lancé un boomerang, boomerang qui leur est revenu en pleine face.

Vincent Tournier : Tout le monde se désole du sort tragique de Charlie Hebdo, mais son drame, c’est qu’il est bien seul dans ce registre. La solidarité est sur toutes les lèvres, mais elle n’est jamais allée jusqu’à publier les fameuses caricatures, ce qui aurait pu être fait lorsque les locaux du journal ont été dévastés. On est d’ailleurs un peu gêné de voir le CFCM soutenir Charlie Hebdo, alors qu’il a lui-même été l’un des plaignants (avec l’UOIF) lors de son procès en 2006.

On déplore aujourd’hui que la liberté d’expression est attaquée, mais cette liberté s’est déjà bien érodée sous le poids des interdits. Tous ceux qui ont dit des choses désagréables sur l’islamont été écartés ou humiliés, du journaliste Claude Imbert à l’actrice Véronique Genest, sans oublier Eric Zemmour. Qui s’est insurgé quand la militante Christine Tasin a été condamné par un tribunal de Belfort pour avoir dit "l’islam est une saloperie" ? Cette phrase n’est sans doute pas très glorieuse, mais d’une certaine façon, elle relève typiquement de l’esprit de Charlie Hebdo. Et puis, soyons sérieux : si quelqu’un disait "le christianisme est une saloperie", qui s’en offusquerait ?

Les manifestants scandent "Je suis Charlie". Mais que signifie aujourd’hui "être Charlie" ? Je pense par exemple à ce journaliste de Canal Plus, Ali Baddou, qui a déclaré que le livre de Michel Houellebecq lui avait donné "la gerbe". Pourtant, Houellebecq est finalementun bon représentant de cet esprit qu’incarne Charlie, à la fois iconoclaste,provocateur etsatirique, plongeant allégrement dans la trivialité et la bouffonnerie. Si une nouvelle affaire des caricatures éclatait aujourd’hui, que feraient les journalistes ? Est-on sûr qu’ils ne seraient pas tentés de dire : j’ai la gerbe ?

Après le massacre du 7 janvier, la critique de l’islam va se raréfier, ce qui était vraisemblablement l’un des buts des assassins. Car leur message est clair : même si vous êtes protégés par la police, nous vous ferons la peau. La mouvance militante de l’islam va en tirer un énorme bénéfice, pas forcément dans l’immédiat car la situation va sans doute être tendue pour les musulmans dans les mois qui viennent. Mais il n’en reste pas moins que, désormais, les revendications musulmanes pourront plus facilement être plaidées car elles rencontreront moins d’oppositions dans le débat public.Les défenseurs de la laïcité auront du mal à trouver des soutiens.

 Cette évolution sera facilitée par le discours ambiant, dont le thème dominant est finalement que les musulmans sont les premières victimes collatérales du terrorisme. D’où lethème qui est martelé du « refus de l’amalgame », repris en chœur par tous les partis, y compris par Marine Le Pen. Cette volonté de faire la part des choses est compréhensible, mais elleconduit à masquertoute une partie de la réalité. Désormais, l’argument qui est devenu quasi officiel, c’est que 99% des musulmans sont des modérés qui dénoncent la violence. C’est très possible, mais qu’en sait-on ? Quelle est la proportion ? L’université de Milan a récemment calculé que, sur les réseaux sociaux et les forums,20% des messages arabophones publiés en France sont des messages de soutien à Daech (en Belgique, c’est 30%). Une enquête anglaise réalisée en 2007 montrait que 28% des musulmans préféreraient vivre sous la loi islamique que sous la loi anglaise. Un sondage de 2008 indiquait que 54% des musulmans de France souhaitaient l’application de la charia, dont 17% en intégralité.On est certes sur des minorités, mais ce sont des minorités actives et influentes, qui sont susceptibles de peser sur les autres. On aurait donc tort de s’en remettre à des affirmations trop rapides. Comment se fait-il par exemple qu’à Lunel, dans une petite ville du fin-fond de la France, on trouve une filière aussi massive (en proportion) de djihadistes prêts à en découdre ?

Partir du principe que l’écrasante majorité des musulmans rejettent les extrémistes violents met totalement de côté les connexions qui s’opèrent dans les revendications des uns et des autres. Les islamistes radicaux et les musulmans militants ont certes des différences de méthodes, ce qui est évidemment très important, mais ils n’ont pas forcément de désaccord sur les objectifs. On le voit bien avec les revendications sur l’abrogation des lois sur le voile et la burqa : tous vont dans le même sens. Cette convergence est bien le problème : comment les Français ne seraient-ils pas inquiets ? Entre le salafiste pacifiste et le salafiste djihadiste, la menace à court terme n’est évidemment pas de même nature. Mais à plus long terme ?

 
Commentaires

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  • Par winnie - 08/01/2015 - 07:07 - Signaler un abus rien de plus a ajouter,

    Ce constat est tout a fait juste et il est celui des gens normaux ( les vrais ceux la ) qui l on fait depuis déjà pas mal d'années et ont tirer la sonnette d'alarme sans qu'on en tienne compte.

  • Par dimer - 08/01/2015 - 07:48 - Signaler un abus INCAPABLES

    ce constat les politiques l'on également fait, mais comme juppé, ils préfèrent déclarer la guerre à l'islamophobie que de s'attaquer au vrai problème, c'est à dire prendre le risque d'une guerre civile en mettant en place des interdictions comme l'appel au jihad, l'obligation aux imans à faire leurs prêches en francais, le contrôle des mosquée, la réduction drastique de l'immigration..... finalement pour un politique à 55 ans vaut mieux combatre l'islamophobie et faire des déclaration d'amour et d'union, tirer comme ça encore 10 ans tout en sachant que le pire est à venir et laisser la patate chaude au successeur. c'est la même chose pour la retraite.....

  • Par tubixray - 08/01/2015 - 08:56 - Signaler un abus Mitterand avait dégoupillé 2 grenades...

    ... afin d'être réélu en 1988: - élection des députés à la proportionnelle provoquant le décollage du front national et donc la maitrise de la droite "traditionnelle" - création de SOS racisme et de ses succursales affiliées avec les conséquences clairement exposées dans cet article. Je me rappelle encore S. Signoret prétendant à A Sinclair à l'émission 7/7 que "des jeunes dans la rue lui avait offert cette petite main jaune" (termes approximatifs); elle ne faisait que la promotion de cette nouvelle marque du PS, on sait ce qu'est devenu son président de l'époque !!! Alors pas de front républicain ni d'union avec cette gauche nauséabonde. Merci enfin à M. Giscard d'Estaing d'avoir promu le regroupement familial.

  • Par Benvoyons - 08/01/2015 - 10:25 - Signaler un abus L'émotion ne transcrit jamais la même pensée

    La pensée des Français est sur le sujet forcément multiple. Les Politiques et les Médias voudraient qu'un seul courant de pensée sur le sujet et donc les médias utilisent des filtres (censure). Comment sera l'émotion d'un chrétien d'Orient qui a vu le dessin avant Noël avec une crèche dans un chiotte à la turc ? Même s'il va prier sur les hommes qui sont mort, il n'échappera pas à une pensée (avec laquelle il s’en voudra) que ces hommes du Journal sont mort car il voulaient dominer la pensée de tous les autres hommes en utilisant une "arme" qui est le dessin. L'arme contre les C... comme le définissait l'un d'entre eux. Malheureusement tout le monde ne sait pas dessiner. L'humiliation même avec humour et dessin reste de l'humiliation sur la pensée d'autres hommes. Cette humiliation voulue par ces humoristes ne cherche qu'à formater qu'un seul courant de pensée (Gauche libertaire ) qui serait le sommet de la pensée individuelle et la seule représentante de la vérité ultime. Faire Croire que tous les Français pensent à l'unisson que par dessus la mort ces hommes avaient raison en tout et bien prouve que personne n'y comprend rien sur le Monde et prend l'irréalisme comme une vérité.

  • Par Gnaco - 08/01/2015 - 10:41 - Signaler un abus Qui sont fautifs?

    Quand je pense que tous nos hommes politiques connus vont défiler la main dans la main pour condamner cet horrible massacre......ce sont eux, par leur bien pensance et leur laxisme, les principaux responsables qui ont permis à tous ces criminels d'être en liberté. Le rapprochement familiale et surtout l'exception culturelle initiée par François Mitterand (qu'a bien condamnée Rachida Dati) ont favorisé la poussée de l'Islam en France et rempli nos prisons. Il serait temps que nos forces de l'ordre fassent leur travail en s'occupant de tous les imams extrémistes (biens connus) et les renvoient manu-militari dans leur pays d'oigine où je pense qu'ils ne feront pas de vieux os des que leur avion aura atteri.

  • Par protagoras - 08/01/2015 - 10:52 - Signaler un abus Dérision

    A force de se moquer de tout, voilà ce qui finit par arriver. Charlie Hebdo avait cette spécialité de la gauche libertaire française, de tout vouloir tourner en dérision. Il se trouve que les musulmans ne sont pas (encore ?) des catholiques résignés à subir les pires outrages et qu'ils réagissent parfois très brutalement contre ce qu'ils considèrent, eux, comme un blasphème. Ceci dit, il serait bon que les Français s'interrogent enfin sérieusement sur l'avenir qui peut-être les attend.

  • Par GP13 - 08/01/2015 - 11:46 - Signaler un abus Tout à fait d'accord

    Et il y a donc urgence pour la république et ses serviteurs de se remettre en cause, autrement c'est le peuple qui interviendra.

  • Par Outre-Vosges - 08/01/2015 - 11:58 - Signaler un abus Aux cadavres jeté ce manteau de paroles

    Félicitations à @Paul-François Paoli, journaliste courageux qui a osé dire ce que pensent tous les Français (je ne parle pas des « Français » qui ne le sont que de nom) : « Charlie-Hebdo, journal libertaire qui depuis tant d’années a prôné la tolérance, la fin des frontières et l’immigration de masse, subit aujourd’hui de manière dramatique les conséquences de ses prises de position. » Il est frappant de voir dans la presse la différence entre les posts des lecteurs, qui s’inquiètent et posent les véritables questions, et les propos lénifiants des éditorialistes qui répètent sous diverses formes : « Pas d’amalgame, pas de stigmatisation, l’islam est une religion de paix et d’amour ! » Et encore il ne faut pas oublier que les journaux ne publient qu’une partie des messages qu’ils reçoivent, acceptant tous ceux qui sont favorables à la gauche et sabrant sauvagement dans les autres (mais il faut bien en accepter quelques-uns, sinon cela se verrait trop). Les Dernières Nouvelles d’Alsace raffinent même sur ce point : à peine une nouvelle trop délicate est-elle publiée qu’on la fait suivre de la précision « Les commentaires sont clos ».

  • Par Leucate - 08/01/2015 - 12:02 - Signaler un abus Pas d'amalgame ...

    Pour illustrer de qu'écrit Vincent Tournier en page 2 sur les sentiments des musulmans, le plus simple est d'aller consulter leurs forums tel celui de Mejliss où les fourreurs débattent à grands coups de Hadiths sur le peine de mort à infliger à celui ou ceux qui insultent le prophète - voir aussi le fil "celui qui insulte Allah ou son messager ou l'Islam... http://forum.mejliss.com/charlie-hebdo-197937 J'ai cité celui-là mais il y en a d'autres que l'on peut trouver si on est un peu curieux.

  • Par vangog - 08/01/2015 - 13:30 - Signaler un abus "La gauche avait besoin d'une idéologie societale"...

    On dirait un programme marketing pour économie en fin de vie...

  • Par Leucate - 08/01/2015 - 15:02 - Signaler un abus Un article de presse au hasard

    Trouvé cet article de l'Est Républicain sous le titre "BESANÇON : DES FEUX D'ARTIFICE ENTENDUS APRÈS L’ATTENTAT CONTRE CHARLIE" : """ Les tirs de gros mortiers de feux d’artifice ont été entendus de Brégille à Saint-Claude, mercredi soir, vers 21 h 30. Ils provenaient du quartier de la Grette où, visiblement, l’annonce de l’attentat contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo, a été fêtée par une grosse poignée d’individus. Quelques minutes auparavant, la police était intervenue au 29H sur appel au « 17 » pour des perturbateurs. Sur place, la patrouille a été immédiatement la cible de projectiles divers, balancés aux cris de « allahu akbar… On a en tué deux, on va continuer ! » Le tir festif s’est produit après leur départ.""" Le vivre ensemble n'est pas gagné !

  • Par Fredja - 08/01/2015 - 15:56 - Signaler un abus Ouaip...

    Il faudrait peut-être que nos chers politiques arrêtent leurs liens incestueux avec l'Arabie Saoudite et le Quatar : on sait très bien que ces états financent les réseaux islamistes, ce qui conduit à des extrêmes comme l'attentat de Charlie Hebdo. Mais au final, ils les cumulent : entre l'angélisme de la gauche vis-à-vis des immigrés, et les copains Quataris de Sarko, on n'est pas rendus...

  • Par vangog - 08/01/2015 - 16:00 - Signaler un abus @Leucate oui! Et quand les foudallas seront tués par laPolice...

    ce qui ne saurait tarder, ils deviendront martyrs de cette jeunesse désœuvrée, importée sur notre sol pour alimenter en bulletins électoraux la gauche exsangue...pauvre gauche, si elle savait ce qu'ils font avec ses bulletins de vote!...

  • Par artesan - 08/01/2015 - 16:41 - Signaler un abus Libres

    Bravo et merci pour la clairvoyance et les courage de Mrs Paoli et Tournier. Bravo pour oser dire, dans cette cacophonie d'émotions et de communions simplistes, d'où vient le mal qui accable la France. Merci à Atlantico pour publier cette interview. Il est des endroits qui respirent encore la liberté dans ce pays. Vous distillez l'espoir. Liberté, liberté chérie!

  • Par von straffenberg - 08/01/2015 - 17:34 - Signaler un abus le ver est dans le fruit

    Rien a ajouter à cette analyse que nombre de Français républicains partagent .Beaucoup de gens de gauche devraient le lire et s'en inspirer pour effectuer un virage à 180 ° sur la façon de gérer la société Française .Le peuple longtemps méprisé tranchera dans les urnes .

  • Par jellyfish - 08/01/2015 - 17:39 - Signaler un abus Bravo

    Bravo et merci pour cet article d'une limpidité rare dans ces temps troublés.

  • Par Anouman - 08/01/2015 - 23:05 - Signaler un abus Amalgame

    Ne faisons pas d'amalgame... Mais avec quoi, avec qui? S'il est facile de reconnaitre un islamiste terroriste après qu'il ait tué deux ou douze personnes, comment fait-on la différence avant? Et finalement si on n'est pas capable de faire la différence avant qu'il tue alors il faut se résigner à avoir ce genre d'attentats fréquemment. Est-ce tout ce qu'est capable de nous promettre la loi "républicaine"? Le problème n'est certainement pas la religion, car les gens qui suivent les religions sont peu nombreux en France, musulmans ou chrétiens. C'est ce communautarisme que certains veulent rendre intouchable , comme l'explique assez bien cet article, qui est la cause de tous les maux.

  • Par vangog - 08/01/2015 - 23:49 - Signaler un abus L'union des partis qui ont favorisé l'islamisation?

    Si les autres partis ne veulent pas du seul parti patriotique capable de défendre la République contre cette invasion immigrationniste et cette islamisation rampante de notre faible démocratie française, et bien, nous ne manifesterons pas avec les partis archaïques!...et nous le ferons à notre façon plus patriotique! Signé: les patriotes français.

  • Par Gré - 09/01/2015 - 00:23 - Signaler un abus Charlie-Hebdo a cru qu'il

    Charlie-Hebdo a cru qu'il pouvait bassiner les Musulmans comme il avait bassiné les Chrétiens. Aujourd'hui, on voit que les adeptes des deux religions ne réagissent pas aux insultes de la même façon parce que les idées de fond des deux livres considérés comme sacrés ne sont pas les mêmes. Pour les Evangiles, aimer son prochain. Pour le Coran, soumettre - dans le meilleur des cas - ceux qui pensent autrement. Aujourd'hui, on comprend que les "intégristes catholiques" ont l'immense avantage de ne pas tuer leurs opposants. Les auteurs de l'article ont raison : il va y avoir de l'auto-censure. Houellebecq commence - il est très affecté. traduisez : il a une trouille bleue.

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Paul-François Paoli

Paul-François Paoli est l'auteur de nombreux essais, dont Malaise de l'Occident : vers une révolution conservatrice ? (Pierre-Guillaume de Roux, 2014), Pour en finir avec l'idéologie antiraciste (2012) et Quand la gauche agonise (2016).

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Vincent Tournier

Vincent Tournier est maître de conférence de science politique à l’Institut d’études politiques de Grenoble.

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