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Écriture inclusive dans les documents publics : pour 69% des Français, c'est non. Mais que recherchent donc ceux qui tentent d'imposer ce débat ?

D'après un sondage exclusif Ifop pour Atlantico, une large partie des Français est d'accord avec la décision du Premier ministre, qui, dans une circulaire, a invité l'administration à ne pas employer l'écriture inclusive pour des raisons de clarté. Pourtant, le débat sur la question reste toujours vif.

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Écriture inclusive dans les documents publics : pour 69% des Français, c'est non. Mais que recherchent donc ceux qui tentent d'imposer ce débat ?

Atlantico : 69 % des Français sont favorables à la circulaire relative au non emploi de l'écriture inclusive. Au regard de tels chiffres, comment expliquer l'ampleur du débat sur ces questions alors qu'il est largement rejeté par les Français ? Faut-il y voir un nouvel exemple d'un décalage entre une certaine forme de militantisme et les Français pris dans leur ensemble ?

Jérôme Fourquet : Alors on peut l'analyser comme ça, on peut aussi l'analyser d'une autre manière, car 69% des Français – 7 sur 10 - approuvent la mesure de proscrire l'écriture inclusive dans les textes officiels, et c'est un chiffre massif.

Vous avez également 39% qui sont tout à fait d'accord avec la mesure du Premier ministre, et 40% qui adhèrent massivement à cette interdiction.

Compte tenu de ces chiffres, on peut donc aussi se dire que cela a touché un point sensible et que c'est un sujet qui ne laisse pas indifférents nos concitoyens, ce qui peut expliquer l'ampleur et l'intensité de la polémique. Si cela ne faisait pas débat, ou si c'était consensuel, on n'aurait pas forcément un débat aussi nourri.

Parfois les débats sont artificiels, mais là les chiffres montrent que ceux qui sont les tenants de cette réforme se sont heurtés à une opposition très majoritaire dans le pays, ce qui explique que leur volonté de réforme soit contrecarrée, et que du coup cela fasse des étincelles et qu'on ait un débat qui est très, très vif.

Vincent Tournier : Effectivement, près de sept Français sur dix approuvent la circulaire du Premier ministre, ce qui était assez prévisible tant ce débat semble quelque peu surréaliste. Cela dit, il faut préciser que la circulaire du Premier ministre est plus subtile qu’il n’y paraît, ce qu’oublie d’ailleurs l’IFOP dans son sondage en utilisant une question très globale . D’abord, le Premier ministre n’interdit pas formellement l’écriture inclusive : il se contente d’« inviter » les ministres à « ne pas en faire usage », ce qui n’est pas exactement la même chose. Ensuite, si le premier ministre s’oppose à la forme la plus radicale de l’écriture inclusive, celle qui consiste à utiliser le « point milieu » (par exemple « cher.es » ou « les étudiant.es »), il prend soin d’indiquer qu’il veut développer la féminisation des titres et des fonctions (la ministre, la secrétaire générale), ainsi que la neutralité dans les recrutements (par exemple « la candidate et le candidat »). Bref, il ménage un peu la chèvre et le chou, ce qui est finalement assez logique. Non seulement beaucoup de Français sont favorables à certaines évolutions de la langue, mais surtout le premier ministre n’a pas intérêt à se mettre à dos les militants les plus radicaux de l’écriture inclusive, lesquels se recrutent essentiellement dans les milieux intellectuels et universitaires, et sont donc susceptibles de se faire entendre. Il reste que l’intérêt de ce débat n’est guère évident pour le grand public. D’ailleurs, la fameuse proposition sur le « point milieu » n’a elle-même de sens que si l’on se situe sur le terrain de l’écrit (puisqu’une telle modification n’a pas vocation à être sonore). Cela montre bien que les seuls qui sont vraiment concernés sont les professionnels de l’écrit, ceux qui passent leur temps dans les livres. Sans doute sont-ils convaincus de participer au progrès de l’humanité, mais on peut quand même se demander s’ils ont vraiment pris conscience des tensions qui s’accumulent dans la société à l’encontre des élites. Ils donnent au contraire l’impression de vouloir en rajouter une couche sans réaliser qu’ils contribuent à l’insécurité culturelle, et sans réaliser aussi qu’en complexifiant la langue, ils aggravent la logique de la distinction sociale chère à Bourdieu qui permet à l’élite de marquer sa distance avec le commun des mortels. Car aujourd’hui, telle est bien la fonction première de l’écriture inclusive : montrer par un code à quel milieu et à quel camp on appartient.

Cet automne médiatique a été largement soumis aux questions d'inégalités hommes- femmes, pour des sujets dont le niveau de gravité diverge, des violences au harcèlement pour en arriver à des questions d'écriture inclusive. Au regard des enquêtes réalisées, comment comprendre la perception des Français sur ces questions par rapport à leur traitement médiatique ? 

Jérôme Fourquet : C'est un débat qui renvoie au fait que dans l'opinion ce sujet ne laisse pas indifférent. Faisons la genèse des choses : c'était une espèce de mouvement qui était en train de se dessiner, or cette évolution heurte une grande majorité de nos concitoyens, donc dans ce contexte il est normal que le débat soit vif.

C'est ça qu'il faut avoir en tête, ce débat ne tombe pas de nulle part, il y a des gens qui promeuvent cette façon d'écrire, qui ont essayé d'avancer leurs pions, et le premier ministre a cru bon de donner un coup d'arrêt, parce qu'il peut aussi s'appuyer sur une opinion publique qui est tout à fait contre, et c'est ça qui fait l'intensité du débat.

Vincent Tournier : Vu l’ampleur et l’effervescence des débats sur les inégalités entre les sexes, on a presque l’impression d’assister à un « Printemps des femmes ». Pourtant, sans nier les problèmes, on voit bien que la gravité des débats est excessive. Cette gravité aurait du sens si on partait de zéro, si les inégalités étaient à leur apogée, mais c’est loin d’être le cas. La cause des femmes peut certainement encore progresser, mais on ne peut pas faire comme si elle en était à ses débuts. Il y a même un décalage abyssal entre la virulence des propos et le fait que la condition des femmes n’a jamais été aussi favorable. Tous les indicateurs convergent : scolarisation, emploi, politique, tout s’est considérablement amélioré, sans oublier la législation qui est désormais totalement expurgée des restes de sexisme qui ont pu exister autrefois. Dès lors, pourquoi les passions sont-elles aussi vives, pourquoi cette hyper-sensibilité sur ce sujet, et même parfois cette agressivité ? On est d’autant plus perplexe qu’une autre interrogation apparaît en filigrane, et à laquelle les féministes ne répondent pas : si l’on accepte le principe selon lequel la domination masculine est toujours aussi forte, quelles sont les sources de cette domination ? Quels sont les lieux, les instances, les mécanismes qui la produisent ? Autrefois, on pouvait sans trop de peine accuser l’école, la famille, l’Etat, l’Eglise, la loi ou encore le service militaire, mais aujourd’hui, d’où vient le mal ?

Cette absence de réflexion en dit long sur la nature idéologique des débats actuels. En fait, on a l’impression d’assister à un immense exorcisme, comme s’il s’agissait de remettre les pendules à l’heure, de tourner la page, de ramener le débat sur les bons rails. Cette volonté trouve son origine dans le fait que, au cours des dernières années, le débat sur la cause des femmes s’est largement polarisé sur l’immigration et l’islam : on a eu successivement des débats sur le voile intégral et le voile tout court, sur les mariages forcés, sur la polygamie, sur l’excision et, bien entendu, sur le harcèlement de rue dans les quartiers sensibles (souvenons-nous par exemple du film La journée de la jupe avec Isabelle Adjani ou du reportage de Sophie Peeters tourné en caméra cachée dans certains quartiers de Bruxelles). Tous ces débats ont été traumatisants pour ceux qui avaient une vision angélique du tiers-monde et de l’immigration. Les féministes se sont profondément divisés. Aujourd’hui, c’est un peu le temps de la revanche : il s’agit de remettre au centre de la réflexion l’idée que la domination masculine est universelle et atemporelle. On se rappelle par exemple d’Edwy Plenel qui, à l’été 2016, déniait le problème du burkini en publiant des photos de femmes qui se baignaient en maillot intégral au début du XXème siècle, comme si ceci excusait cela. A travers la critique qui est aujourd’hui adressée à la langue française, accusée d’être devenue sexiste et misogyne, c’est la même logique relativiste et culpabilisante qui est à l’œuvre. Mais il est tout de même amusant de voir que cette analyse tombe sous le coup de certaines contradictions. En particulier, les militants de l’écriture inclusive insistent sur le fait que, autrefois, le masculin ne l’emportait pas forcément sur le féminin. Fort bien : mais dans ce cas, n’est-ce pas la preuve que les usages linguistiques ne sont pas le reflet des pratiques sociales car, que l’on sache, la situation des femmes n’était à l’époque guère plus enviable que celle d’aujourd’hui ?

Au regard du sondage réalisé, il apparaît que les catégories les plus favorables à l'écriture inclusive sont également celles les plus opposées à Emmanuel Macron (électeurs FN etc..), faut-il en conclure que l'opposition au Président guide ce choix, laissant penser que l'opposition à 69% pourrait elle même être sous-estimée ? 

Jérôme Fourquet : Je ne peux pas répondre pour les électeurs frontistes, car je n'ai pas trop entendu le FN se prononcer sur la question de l'écriture inclusive. Intuitivement je ne suis pas persuadé qu'il soit en faveur de l'écriture inclusive, mais je peux me tromper. Donc si on règle le sort des électeurs frontistes, je pense que c'est un parti protestataire, qui est souvent opposé à des mesures d'interdiction. Je verrais donc plus le côté de culture protestataire, rétive à une certaine forme d'autorité, pour expliquer ce chiffre un peu surprenant.

 
Commentaires

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  • Par essentimo - 24/11/2017 - 08:16 - Signaler un abus Il faudrait

    que ceux qui sont pour doivent faire une dictée. On pourrait alors juger de leur capacité à s'exprimer sur ce sujet.

  • Par cagnotte - 24/11/2017 - 09:40 - Signaler un abus Notre langue...

    est déjà bien maltraitée par les anglicismes de certains! Inutile d'en rajouter pour des raisons purement idéoilogiques et torturées de certains! les choses naturelles se font seules et non sur ordre imposé!

  • Par kelenborn - 24/11/2017 - 10:50 - Signaler un abus Première question

    Combien parmi les personnes interrogées savent ce que c'est? en second lieu, comment 3 français sur 7 peuvent-ils être d'accord avec cette ânerie?On convoque ce cher Bourdieu, aujourd'hui au cimetière mais remplacé par Piketty sur le trône de l'escroquerie de la gauche! Oui mais cela ne date pas d'hier! Ce qui est derrière tout cela c'est une remise en cause de l'ascenseur social par les élites ( dont il faudrait définir le périmètre) parce qu'il menace leurs positions. La grande offensive contre l'égalité républicaine très bien définie dans la déclaration des droits commence avec la parité ( on ne choisit plus en fonction du mérite mais en fonction du sexe -on interprétera ce dernier mot comme on l'entend)! Or la droite finit par applaudir. La suite, c'est l'assassinat de l'école républicaine par Belcassine: la droite n'a pas encore applaudi! maintenant, l'écriture inclusive ? Je sais pas !!! je vois plutôt la gauche caviar entourant ou pas Macroléon faire entrer Obono à l'académie française!!! Avec Rayski comme nègre of course! faut bien aider les jeunes des ZEP surtout les femmes !

  • Par Stargate53 - 24/11/2017 - 11:34 - Signaler un abus Tourner la page !

    il ne faut plus en parler car ce débat ne sert à rien et les fauteurs de troubles sont marginaux donc pas de raison de faire des articles et des articles sur le sujet ! Moins on en parle et mieux c'est ! De toute façon la population s'en fout sauf la minorité qui bondit sur des sujets abscons pour se rendre intéressante ! Et là, c'est raté sauf si les médias leur donne des tribunes !!!!!! Donc passons aux vrais sujets comme les impôts ou le manque d'emploi en France malgré la relance globale de la croissance !

  • Par GP13 - 24/11/2017 - 12:00 - Signaler un abus A Stargate

    Tout à fait d'accord avec vous.Le crétinisme de quelques uns ne doit pas contaminer la société. Stop au faux débat.

  • Par gerard JOURDAIN - 24/11/2017 - 12:14 - Signaler un abus mais le drame, c'est que ces minorités arrivent parfois .....

    et oui, le drame est que si on laisse ces minorités décider, le politique laisse faire... il ne veut pas se couper du moindre électeur...

  • Par Deudeuche - 24/11/2017 - 12:48 - Signaler un abus Inclusifs inclusives Inclusifs

    Hummm! Ça sent le Bobo societal arc en Ciel. Le mot inclusif (c’est à dire je change la société pour ton bien...connard de facho!) est une marque de fabrique.

  • Par vangog - 24/11/2017 - 13:29 - Signaler un abus Est-ce pour noyer le poisson de son incompétence?...

    En tout cas, la gauche a l’art de créer des problèmes qui n’existaient pas avant elle...une façon de se défausser des vrais problèmes?...

  • Par Pourquoi-pas31 - 24/11/2017 - 14:09 - Signaler un abus A la base,

    il faudrait peut-être commencer par réduire le nombre de fautes d'orthographe faites par nos chères têtes blondes (on trouve rarement moins d'une faute sur deux lignes dans des CV et encore ne parlons pas des tournures de phrases). Ensuite on pourrait penser aux pauvres étrangers qui ont le courage de s'attaquer à l'apprentissage de notre langue. Alors, ne tuons pas notre langue !

  • Par vangog - 24/11/2017 - 16:19 - Signaler un abus L'égalitarisme est le nouveau fascisme...

    Et Oh, surprise! il est allié à l'islamisme, de même facture rouge-verdâtre...

  • Par lasenorita - 24/11/2017 - 18:17 - Signaler un abus Que nos élèves apprennent l'orthographe'' normale''..

    L'orthographe est déjà assez compliquée à apprendre aux Français sans avoir encore à leur expliquer que.....d'ailleurs les discours écrits en écriture inclusive sont incompréhensibles!.. Il faut être ''tarés'' comme le sont beaucoup d'enseignants gauchistes pour voir une inégalité dans la prédominance du mode masculin sur le mode féminin, dans l'orthographe française.. moi, je suis une femme, je ne me suis jamais sentie ''inférieure'' à un homme: dans l'Enseignement, les hommes et les femmes sont payés de la même façon, pour le même travail...Quand j'ai été enceinte, j'ai trouvé ''normal'' que je m'arrête de travailler pour m'occuper de mes enfants(bien que vivre avec un seul salaire, ce n'est pas facile) . .j'en ai été récompensée: mes enfants sont bien éduqués et ils ont une bonne situation!

  • Par Idea - 24/11/2017 - 19:09 - Signaler un abus Une usine à gaz

    Féminiser les fonctions et les métiers pourquoi pas. À condition que ce soit décidé par des professionnels de la langue française pour définir précisément la nouvelle orthographe. Cette féminisation a toujours existé à ma connaissance en italien. Cela n'a pas fait que la situation des femmes italiennes y soit plus avancée qu'en France. Mais le point milieu, en revanche, est une aberration. Il rend le français imprononçable, enlaidit la langue, c'est une usine à gaz, un gadget néfaste et inutile.

  • Par Anouman - 24/11/2017 - 19:51 - Signaler un abus Inquiétant

    Ca fait tout de même 31% qui sont d'accord pour ce truc idiot.. C'est énorme.

  • Par assougoudrel - 25/11/2017 - 05:25 - Signaler un abus @Pourquoi-pas31

    Il ne faut (peut-être) plus dire "nos chères têtes blondes" pour ne pas à avoir dire "nos chères têtes crépus" chez les noirs.

  • Par assougoudrel - 25/11/2017 - 06:02 - Signaler un abus Je commence à comprendre cette minorité

    Si Brigitte Macron publie un livre écrit par Obono, ce sera dur d'entendre "la négresse" de Brigitte. Donc, il ne faut plus dire nègre. Dans chaque garnison militaire, il y a le Maître-tailleur et le Maître-bottier; ce sont des civils qui ont leur entreprise dans un quartier militaire. Le Maître tailleur coud les galons sur les tenues, fait les tenues, vend des képis et fait même des costumes civils à la demande. Le Maître-bottier ressemelle les rangers, en fabrique etc...Il y a pas loin de 40 ans, avec des collègues, nous étions en stage Incendie de Forêt, pendant 15 jours, chez les pompiers de Paris (excellents souvenirs). Le matin, au rassemblement, le Maître tailleur faisait un détour pour ne pas passer près de nous, car, taquins, nous disions: "tiens, voilà le Maître-tailleur de pompier" (faire un pompier). Si c'est une femme, il faudra dire "une "Maîtresse-tailleuse de pompiers"? L'Armée a ses chiens de combat et la Police ses chiens-policiers (et aussi les sociétés de gardiennage); devra-t-on dire Maître-chienne ou Maîtresse-chienne? Porte-plume, taille-plume, on n'a pas fini de perdre notre latin, car plus ça ira, plus il faudra changer des mots.

  • Par Deudeuche - 25/11/2017 - 08:04 - Signaler un abus @assoigoudrel

    Tant qu’il y aura l’operation sentinaux, tout va bien!

  • Par assougoudrel - 25/11/2017 - 10:23 - Signaler un abus @Deudeuche

    Plus ça va, moins ça va. Je vis entre la France et l'Espagne en attendant de régler quelques affaires. mais qu'est-ce qu'on est bien là-bas!

  • Par assougoudrel - 25/11/2017 - 10:44 - Signaler un abus @Deudeuche

    Opérations "sentin-elles" pour les demoiselles et "sentin-eux" pour ceux qui ont un nœud. Où est-ce qu'ils vont chercher tout ça?

  • Par Outre-Vosges - 25/11/2017 - 12:05 - Signaler un abus Souvenir de faculté

    Nous parlant de la règle selon laquelle le masculin l’emporte sur le féminin un assistant ajoutait : « La grammaire prend ainsi sa revanche de la réalité ». Il y a beaucoup de vrai quand on pense qu’elle a été formulée de la façon la plus méprisante par le grammairien Beauzée : « Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle ». Notre pédant se vengeait ainsi du fait qu’il était cocu. Chamfort raconte : « Made. Beauzée couchait avec un maître de langue Allemande. M. Beauzée les surprit au retour de l’Académie. L’Allemand dit à la femme : quand je vous disais qu’il était tems que je m’en aille. M. Beauzée, toujours puriste, lui dit : que je m’en allasse, Monsieur. »

  • Par Liberdom - 25/11/2017 - 12:56 - Signaler un abus Question de définition

    Les particuliers qui tentent d'imposer l'écriture inclusive sont des idéologues psychorigides à caractère totalitaire. En d'autres temps on les aurait appelé des cons. Hélas le verbe d'Audiard est bien loin de nous.

  • Par jurgio - 25/11/2017 - 19:22 - Signaler un abus Lâcher la proie pour une ombre

    La bêtise des femmes ne loge pas où on pense la trouver. Elles n'ont pas encore eu conscience d'avoir perdu ce pouvoir qui les faisait régner sans partage (« L'essentiel est invisible pour les yeux » ») Singeant les hommes, rapetissées, elles vivent désormais d'utopie et d'expédients (par exemple, un égalitarisme idiot et impossible) de petitesses, d'irrespect, à travers l'hystérie et l'agressivité que les deux sexes ont maintenant en partage, dans le travail comme dans l'intimité... Il ne leur reste plus que les lois pour reconstruire un statut et une morale qu'elles ont contribué à abandonner. Pauvre monde !

  • Par zen-gzr-28 - 26/11/2017 - 07:59 - Signaler un abus Ah, les femmes ...feministes...

    Elles ne se sentent même pas un peu responsables de ce qui se passe, je parle des féministes pures et dures ! Toute nuance disparait. Les féministes représentent quel pourcentage par rapport à l'ensemble des femmes ? Un résultat qui remettrait peut-être les pendules à l'heure.

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Jérôme Fourquet

Jérôme Fourquet est directeur du Département opinion publique à l’Ifop.

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Vincent Tournier

Vincent Tournier est maître de conférence de science politique à l’Institut d’études politiques de Grenoble.

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