Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Vendredi 23 Juin 2017 | Créer un compte | Connexion
Extra

L'Ecosse dit "non" à l’indépendance : un vote qui devrait "laisser des traces durables" dans le Royaume-Uni

Alors que les premiers résultats ont été dévoilés ce vendredi matin, un taux de participation record a été enregistré.

C'est officiel

Publié le
L'Ecosse dit "non" à l’indépendance : un vote qui devrait "laisser des traces durables" dans le Royaume-Uni

La joie des partisans du "non"  Crédit Reuters

L’Ecosse a officiellement choisi son destin. Elle restera rattachée au Royaume Uni. D’après les premières estimations britanniques, le camp du "non" à l’indépendance de la région l’emporte. 31 régions écossaises sur 32 ont d'ores et déjà dévoilé leurs résultats. Selon le décompte de la BBC, 55,42% des voix ont été prononcées contre l’indépendance, alors que 44,58% des Ecossais ont voté pour. Une information confirmée par le journal The Guardian.

 

"A 5H15, la campagne du non avait plus de 1 397 000 votes tandis que le oui était juste au-dessus de 1 176 000", a précisé la BBC, alors qu’un total de 1 852 828 votes est nécessaire pour remporter le référendum.

Si les premiers résultats sont arrivés en retard, vers 5h00, c'est en raison du taux de participation historique, qui s'établit à 93% dans toute l'Ecosse. Parmi les exceptions en-dessous des 80% figure la ville de Glasgow, où près de 75% d'habitants ont voté.

Peu après 7h00, le Premier ministre du Royaume Uni, David Cameron, a également communiqué sur sa page officielle twitter en manifestant sa joie après la victoire du "non" : "J'ai parlé à Alistair Darling, (le chef de la campagne du "non") et je l'ai félicité pour une campagne bien menée". Il a ensuite indiqué à la télévision : "ce référendum a été un combat très dur il a galvanisé la politique en Ecosse et a captivé l'imagination de tous les peuples du Royaume-uni. C'est une démonstration forte de notre démocratie très ancienne. Cela nous rappelle la chance que nous avons de régler ces problèmes de manière pacifique et calme dans les urnes."

 

De son côté, Alex Salmond, Premier ministre écossais et leader du "oui", a également donné un discours ce matin où il reconnaissait sa défaite. Il a appelé le premier ministre britannique à tenir rapidement ses promesses concernant le transfert de davantage de pouvoirs à l'Ecosse. 

"C'est une étape monumentale dans l'histoire de notre pays. Je pense que le processus nous crédibilise et crédibilise l'Ecosse, avec une participation de 90%. C'est l'une des plus élevées de l'histoire de toutes les démocraties, c'est un triomphe pour la démocratie (...). J'accepte le résultat de cette élection et je m'engage à travailler pour l'avenir de l'Ecosse et du Royaume-Uni.", a-t-il indiqué. 

 

Atlantico a contacté Pierre-François Gouiffès, spécialiste en gestion publique et en économie, afin qu’il donne son analyse des possibles conséquences qu’auraient un vote du "non" sur le Royaume-Uni.

"Il faut d’abord se rappeler que le camp du "non" a mené la course en tête de la longue compétition référendaire pendant très longtemps. L’apparition début septembre, quelques jours seulement avant la date de scrutin du 18, de sondages favorables au "oui" a généré un certain affolement dans le camp du « non », avec des discours portés de concert par les trois principaux partis politiques nationaux couplant une description horrifique de l’indépendance et l’engagement d’une autonomie écossaise renforcée dans un Royaume-Uni préservé.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par Ganesha - 19/09/2014 - 09:16 - Signaler un abus Exemple de Démocratie

    Ce référendum, avec ses 90 % de participation, et un résultat avec un écart relativement modeste à 55-45, donne un bel exemple au monde de ce que peut être une Démocratie pacifique. D'autant plus qu'il y a peu de soupçons de fraude électorale. Beaucoup de pays du monde, où se déroulent de sanglants conflits armés, pourraient s'en inspirer. C'est aussi un cruel rappel de l'Europe de ''la Concurrence Libre et Non-Faussée'' qui nous est imposée, alors qu'elle a, elle aussi, été rejetée par 55 contre 45. En bons démocrates, les dirigeants anglais vont probablement comprendre qu'ils doivent mettre un frein au mouvement thatcherien de désindustrialisation et d'appauvrissement des classes populaires qu'ils ont mis en œuvre depuis trente ans. Dernière remarque : on constate que l'immense territoire de l’Écosse, en bonne partie impropre à l'agriculture, n'est que très raisonnablement peuplé que de 4,5 millions d'habitants.

  • Par zouk - 19/09/2014 - 09:55 - Signaler un abus SCOTLAND

    Alex Salmond is a tricky politician and a resentful looser. Let'hope that Catalonians will show the same sense of responsability.

  • Par Benvoyons - 19/09/2014 - 10:14 - Signaler un abus Ganesha - 19/09/2014 - 09:16 En effet l'UK est une grande

    démocratie car justement elle a une loi qui interdit aux Fonctionnaires d'être des élus. Donc c'est bien le peuple UK qui parle quand les politiques parlent et non pas une élite Fonctionnaire comme en France qui seule a tous les pouvoirs(dictature) et ainsi rendre la France pauvre dans tous les ens du terme, (sauf pour eux), et qu'ainsi la démocratie de fait n'existe pas en France.

  • Par vangog - 19/09/2014 - 11:02 - Signaler un abus Ouf! Ils ont eu chaud les Angliais et les Écossais!

    Car si le oui l'avait emporté , ils allaient, tous deux, vers de gros problèmes...

  • Par assougoudrel - 19/09/2014 - 11:23 - Signaler un abus Est-ce que la raison

    l'a emporté sur la passion, je ne sais pas. Par contre, l'Ecosse est gagnante, car Cameron a eu tellement chaud au derrière, qui lui a promis beaucoup. On voit aussi que le peuple sait se montrer raisonable et MLP doit y songer, ainsi que les partisans du oui catalan. Je n'ai pas entendu des journalistes tels les notres essayer d'influencer qui que ce soit. Nous avons beaucoup à en tirer et faire attention à raisonner, à observer et voter intelligeament, sans écouter des promesses impossible à tenir de certains. Nous le payons cash et mangeons chaud à présent.

  • Par Deudeuche - 19/09/2014 - 15:33 - Signaler un abus Le vent du boulet

    est passé près de Westminster, maintenant il faudra passer à la monarchie fédérale.

  • Par Hugues001001 - 19/09/2014 - 18:50 - Signaler un abus En attendant

    Il n'y a pas de danger qu'en France, on fasse les mêmes réformes...Ça parle de décentralisation à tout bout de champ, mais à part pour garantir des sièges d'élus à des barons locaux et des clientèles, niveau pouvoirs, on repassera...

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Je m'abonne
à partir de 4,90€