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Droite ou gauche, qui est la famille politique la plus démunie sur le plan des idées face au raz de marée République En marche ?

Si la gauche non ralliée à Emmanuel Macron et le Front National trouverons sans mal les lignes d'opposition à En Marche, c'est la droite républicaine qui se retrouverait la plus démunie sur le plan des idées.

Coucou et nids

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Droite ou gauche, qui est la famille politique la plus démunie sur le plan des idées face au raz de marée République En marche ?

Atlantico : Quels sont les points sur lesquels la droite d'une part et la gauche de l'autre vont pouvoir s'opposer à coup sûr à Emmanuel Macron, y compris chez les "constructifs" ? Quelles sont les thématiques politiques sur lesquelles les différentes oppositions vont pouvoir réagir face à LREM ?

Maxime Tandonnet : L’élection à la présidence de la République d’Emmanuel Macron remonte à un peu plus d’un mois et les élections législatives n’ont pas encore eu lieu. Le chef de l’Etat nous dit-on, a réalisé un « sans faute » sur sa communication, notamment internationale. Mais il est difficile d’anticiper sur ce que sera son quinquennat et comment les oppositions vont devoir se positionner par rapport à lui. Nous assistons en ce moment à une déflagration sans précédent se traduisant par la désintégration de la classe politique.

Les électeurs semblent avoir une seule idée en tête : la table rase. ¨Pour l’instant, LREM est le réceptacle de cette grande vague nihiliste soulevée par l’euphorie médiatique de l’élection de M. Macron. Une force centrale sortie de rien et réunissant des personnalités aussi disparates peut-elle devenir le socle d’une nouvelle réalité politique ? Seule l’expérience permettra de le dire. Les oppositions ne pourront retrouver une identité qu’en fonction de la suite des évènements. Le danger est évidemment une poussée des extrémismes contre la force centrale que représente LREM et le succès de positions démagogiques et irréalistes à droite comme à gauche. Pour éviter ce scénario catastrophe mais vraisemblable, les oppositions modérées devront se réinventer totalement. Par le plus grand des paradoxes, LREM, censé incarner la recomposition est une force conservatrice, reflétant l’attente des milieux privilégiés, mais qui ne propose aucun changement fondamental sur la démocratie nationale et de proximité, le fonctionnement des institutions, l’organisation et le fonctionnement de l’Europe, l’Education nationale. Il appartient aux oppositions de s’emparer du besoin de transformation en profondeur de la société sur ces sujets.

Christophe Bouillaud : Pour la gauche,  du moins celle qui sera non ralliée à Macron, il y aura d’abord et avant tout ce qui concerne le marché du travail. Il serait vraiment très étonnant que les réformes du marché du travail d’ores et déjà annoncées par le gouvernement ne provoquent pas un rassemblement des forces de gauche non ralliées au gouvernement autour de la défense du « monde du travail ». Cela devrait d’ailleurs impliquer des repositionnements de la part des syndicats. Les syndicats radicaux (CGT, Sud) devraient être de la bataille, mais est-ce que le principal syndical réformiste, la CFDT, va accepter ou non les réformes proposées par le gouvernement Macron ? Tout montre que le gouvernement veut éviter d’aller à l’affrontement avec tous les syndicats, mais en même temps, vu la radicalité des propositions qui ont filtré, il est possible que le gouvernement réussisse même à refaire l’unité perdue du monde syndical. Un autre miracle «macronien » en perspective donc.

Par ailleurs, la gauche non ralliée devrait se retrouver pour défendre le « modèle social français » plus généralement, en s’opposant à tout ce qui ferait de la France un pays néo-libéral comme les autres. La prétention de faire de la France un autre Danemark se heurtera rapidement aux réalités d’un grand et vieux pays de 68 millions d’habitants. On le verra sans doute sur les questions de Sécurité sociale, de retraite, de minimas sociaux, mais aussi de conception générale de l’économie. Tous les tenants à gauche d’une politique économique plus keynésienne vont se cabrer contre le virage « ordo-libéral » ou « flexisécuritéraire » proposé par E. Macron.

En outre, malgré la présence de Nicolas Hulot au gouvernement, la partie écologiste de la gauche devrait réagir très fort si des décisions trop productivistes ou pro-nucléaires sont prises. Chaque grand projet, comme l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes bien sûr, sera l’objet de contestations très dures. La présence de beaucoup de personnes liées à des lobbys productivistes dans l’actuelle sphère du pouvoir risque de provoquer pas mal d’oppositions. L’insistance sur l’honnêteté et sur la transparence constitue d’ailleurs un piège pour le pouvoir actuel : il suffira qu’un député, un ministre ou un conseiller de ministre se montre trop proche d’un intérêt inavouable prêt à sacrifier la santé des citoyens, la sécurité des consommateurs ou l’avenir de la planète pour quelque profit immédiat d’une société cotée en bourse pour que cela tourne à l’aigre.

Enfin, il est aussi possible que la gauche non ralliée se réveille sur la question des libertés publiques, que ces questions portent sur des problématiques anciennes de procédure pénale, de prison, etc. , ou nouvelles autour des libertés numériques. Jusqu’ici, le PS a fait bon marché des libertés publiques au nom de la nécessaire lutte contre le terrorisme. Il faut se rappeler les votes successifs des lois d’état d’urgence depuis 2015, et la solitude des très rares opposants même à gauche. Il se peut que ce qu’il restera du PS à l’Assemblée en vienne dans l’opposition à se rappeler qu’il fut un temps, certes lointain, où il s’est lui-même appuyé sur la Ligue des Droits de l’Homme pour construire son projet politique. Il en va de même de la défense des droits fondamentaux des  étrangers présents sur notre territoire ou de celle de ceux des minorités visibles. Cette redécouverte des droits de l’homme et plus généralement des formes ordinaires de l’oppression étatique par l’opposition de gauche sera d’autant plus facile que le gouvernement Macron continuera à gérer les manifestations de rue opposées à sa politique comme les précédents gouvernements socialistes de M. Valls ou de B. Cazeneuve. La manière actuelle d’assurer le maintien de l’ordre comporte en effet, comme l’ont noté les spécialistes de la question, un fort risque d’affrontements violents.

Bref, une gauche non ralliée à Macron aura de quoi s’opposer. A l’autre bout de  l’échiquier, il va de soi que le Front National n’aura guère lui non plus à forcer son talent pour dénoncer ce qu’il appellera la capitulation de Macron et de LREM au profit d’objectifs européens. Cela fera partie du jeu d’opposition binaire entre le FN et LREM. Probablement, LREM considérera sa propre démarche d’autant plus juste que le FN tiendra des propos acides à son égard, et inversement.

En revanche, la droite républicaine va avoir plus de difficultés à trouver des lignes d’opposition. En effet, la politique économique qu’entend suivre E. Macron parait au moins aussi libérale que celle proposée par F. Fillon. Elle l’est même plus par certains côtés, puisqu’elle vise à remettre entièrement à plat tout le « modèle social français » dans un esprit de système qui manquait largement à la droite. Il suffit pour s’en convaincre de voir le niveau de satisfaction affiché actuellement par la MEDEF. Bref, sur les choix économiques, cela ne sera pas évident pour la droite de s’opposer sérieusement. Il faudra d’ailleurs observer l’attitude de la droite sénatoriale sur ce point : aura-t-elle vraiment quelque chose à redire aux lois proposées par le gouvernement actuel ?

Mais il existe tout de même des lignes de conflit. Il y en a cependant une déjà évidente : la défense des retraités dits aisés. Le choc fiscal Macron sur les retraités, avec la hausse de la CSG, sera dûment dénoncé. Il y a aussi un autre choc fiscal à dénoncer pour la droite : la suppression du paiement de la taxe d’habitation pour 80% des contribuables. D’une part, la droite pourra défendre les 20% restants, qui seront à n’en point douter pour une bonne part ses propres électeurs, d’autre part, dans une optique toute girondine, la droite pourra défendre la libre administration des collectivités locales, mise en danger évidemment par cette recentralisation subreptice des finances locales.

Par ailleurs, une partie de  la droite devrait pouvoir se retrouver sur des thèmes identitaires. Cependant, pour l’heure, la LREM n’a annoncé aucune grande réforme de société, du genre « mariage pour tous », qui permettrait de mobiliser la droite catholique ou simplement conservatrice. Là aussi, cela risque de ne pas être évident de s’opposer pour la droite républicaine.

 

Est-ce que la droite n'est pas plus handicapée que la gauche pour assumer un statut d'opposition crédible ? En quoi le positionnement d'Emmanuel Macron, tant sur les thématiques économiques sécuritaires ou même d'éducation s'orientent plus vers un "droitisation" de LREM qui pourrait priver la droite de moyens de rebonds ? 

Maxime Tandonnet : Là aussi, pardon, mais il est extrêmement difficile de répondre à cette question à ce stade. Le « positionnement » n’est pas une fin en soi. Si le positionnement n’est pas suivi d’actes et de résultats, même droitier, il apparaîtra comme une manipulation éphémère, une de plus, replongeant la France d’ici deux ans dans une nouvelle vague le dégoût de la politique. En revanche, il est certain que si le nouveau pouvoir réussit concrètement dans la lutte contre le chômage, s’il parvient à apporter des réponses effectives, réelles, aux inquiétudes des Français sur la violence quotidienne, sur le terrorisme, sur la maîtrise des flux migratoires, sur les difficultés des cités sensibles et à mettre fin au communautarisme, à résoudre la crise de l’éducation nationale, alors, ce sera la fin définitive de l’opposition de droite modérée. Disons plutôt qu’un parti dénommé LREM prendra la place de la droite républicaine et les Républicains disparaîtront. En effet, la droite traditionnelle, celle des Républicains, dès lors n’aura plus de possibilités de rebond, elle disparaîtra absorbée dans LREM. Le scénario du succès n’est évidemment pas le plus probable au vu de l’histoire et de l’expérience, mais qui peut dire aujourd’hui avec certitude comment les choses vont tourner ?

 

 
Commentaires

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  • Par Delacote - 09/06/2017 - 10:00 - Signaler un abus Raz de marée ?

    Raz de marée ?? Ou bien hold-up ?

  • Par L.Leuwen - 09/06/2017 - 10:16 - Signaler un abus Se souvenir du conservatisme

    "Il serait aussi possible que la droite se souvienne qu’elle peut être aussi conservatrice ou même sociale..." Tout est là. La droite conservatrice (au sens anglo-saxon) a l'avenir pour elle car le "progressisme" de Macron va vite montrer ses limites.

  • Par Jean-luc laffineur - 09/06/2017 - 10:59 - Signaler un abus LREM libéral?

    Je suis en désaccord avec le fait que LREM serait libéral. L' augmentation de la CSG; le maintien de l'ISF sur le patrimoine immobilier et le maintien de la tax d'habitation pour 20% les plus riches sont 3 mesures anti-lbérales en ce qu'elles visent à taxer le plus riches - encore et encore. Certes, il y a la baisse des charges et de l'IS ainsi que la suppression de 150.000 fonctionnaires. Toutefois, cela ne doit pas conduire à conclure que LREM est libérale. Il s'agit d'un parti social-libéral mais pas libéral. Au contraire, le programme de Fillon était vraiment libéral. De plus, l'islamisme ne peut être cantonné à la question du terrorisme. Il faut aussi ouvrir les yeux sur le danger de l'islamisme pacifique que Fillon avait très bien compris et que Macron ne perçoit pas. Donc l'avenir de la Droite est rose pour s'opposer à LREM à condition d'avoir des responsables politiques prêts à défendre une ligne résolument libéral-conservatrice qui reste pro-européenne.C'était le projet de Fillon qui devra à présent être porté par Bertrand et Fromantin. La Droite devra repartir à partir de ces deux personnalités.

  • Par Michèle Plahiers - 09/06/2017 - 12:12 - Signaler un abus Mélanie Klein

    Relire Mélanie Klein: "l'amour et la haine". "Deuil et dépression", "Envie et gratitude". Mélanie Klein a clairement idenfié la réaction de l'enfant devant le sein frustrant et la haine qu'il engendre. Le nourrisson envahi par l'affect de haine face à l'objet frustrant (l'Etat qui abandonne la classe moyenne à son sort), pour ne pas se suicider mentalementest est obligé de cliver le sein en bon et le mauvais objet (Marine le Pen la belle blonde face au mauvais objet: l'étranger). Rappelons-nous la chanson: auprès de ma blonde,...Mélanie Klein parle de phase schizo-paranoïde. Fillon, c'est l'image du père (ou du moins, ce qu'il a manipulé dans l'inconscient des ses électeurs): moi je vais vous sauver de cette gauche perverse et psychotique (mariage homo et GPA). Fillon au final, s'est révélé tout aussi "père-vers). Et puis Macron: face à tant de haine, la phase maniaque (ou le sein Etat-christique) qui recolle tous les morceaux face au risque de morcellement psychotique.

  • Par Michèle Plahiers - 09/06/2017 - 12:12 - Signaler un abus Suite

    Le jour de l'élection je me sentais en deuil. La phase dépressive suit souvent l'état maniaque...parce que la réalité reprend souvent dessus. Tout ça pour ça,... C'est le plus constructif car en retombant sur terre, on peut réellement reconstruire et recoller les morceaux. alors que la "manie" nous maintient dans une bulle d'illusions...

  • Par lafronde - 09/06/2017 - 15:33 - Signaler un abus De Gaulle et Pompidou partis, c'est quoi la Droite française ?

    Difficile à dire ! Sauf que cela n'est pas : la Souveraineté nationale après le Traité de Maastricht, ni le libéralisme après la défaite de 1988, ni la maîtrise de l'immigration après 2002. Pas plus la défense de la libre administration des communes après les lois d'urbanisme collectivistes, dites SRU . Donc la Droite française a renoncé à défendre la Liberté des français - mais c'est pareil pour le Centre, et pire pour la Gauche française constamment liberticide. Paradoxalement la Liberté est aujourd'hui revendiquée plus constamment par le FN - ses propositions de referendum populaire - et le fait que seul le FN reconnaisse les français propriétaires indivis de la France, ce que l'Union européenne nie au nom du Droit d'immigration, qu'elle impose aux Etats-membres. Nous aurons au 2e tour un front prétendu républicain, qui ne défendra plus aucun principe républicain, comme l'Egalité devant l'Administration, l'Egalité en Droit, la Liberté d'expression et celle de la Presse, la Propriété. Il est vrai que le Progressisme déifie l'Etat et son action, et produit une République liberticide, qui est l'opposé de la République libérale garantissant notre Déclaration des Droits de 1789.

  • Par clint - 09/06/2017 - 16:08 - Signaler un abus La droite n'aurait elle plus de convictions ?

    Il n'y a pas que le problème de la CSG, qui risque d'ailleurs d'être plus dramatique si Macron suit la doxa socialiste d'un CSG proportionnelle. Macron a des valeurs centristes mais non de droite, comme son gouvernement d'ailleurs. Ca mascarade de la cour du Louvre relève plus d'une copie miterrandienne que d'une posture de droite ! Je n'admettrai pas que la droite disparaisse, happée par le pouvoir macronien, et qu'il ne reste plus que le FN à l'extrême droite (à quelques guignols près). Le seul problème est de trouver un chef, ça va être difficile !

  • Par Beredan - 09/06/2017 - 16:25 - Signaler un abus Les deux , mon adjudant !

    Devant la ruée des moutons de Panurge ...

  • Par Anguerrand - 09/06/2017 - 16:31 - Signaler un abus En cas de majorité totale de Macron a l'Assemblée

    Macron pourra, sans aucune opposition sur aucun point faire strictement ce qu'il veut et ce pour 5 ans. C'est beau la démocratie. A quoi va servir notre vote, les medias et Hollande ont tout fait pour faire gagner Macron, au détriment de Fillon. De plus dans cette majorité la plupart dès MODEM sont en délicatesse avec la justice, Ferrand , il y a un marchand de sommeil et cette charmante ministre qui a écrit un livre sur les façon de truander les services sociaux sans en avoir le droit bien sûr. Avec une majorité pareil, on aura un.gouvernement certainement le plus pourri et pourtant il y a eu Mitterrand et Hollande ! Macron ne Voulait que des des mains propres, ça c'est raté et ce avant meme les elections.

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 09/06/2017 - 16:44 - Signaler un abus Tous les partis ayant été au

    Tous les partis ayant été au pouvoir depuis 1974 n'ont rien réussi sur les plans sécurité et économie.... .....Ceux là sont totalement rejetés.... Les deux autres fronts de gauche n'ont servi que d'exutoires et ne sont pas plus crédibles. Alors seul les tenants de Macrolèon 1er ont le vent en poupe, d'où le raz de marée.....

  • Par Ex abrupto - 09/06/2017 - 17:16 - Signaler un abus Partiellement macroneux malgré moi!!!!

    Macron est passé (longtemps avant le premier tour) de l’horizontalité et la bienveillance à la verticalité et l’autorité dès que les choses ont commencé à bien se présenter pour lui. Ce gout pré-existait longtemps avant si on écoutait attentivement ses discours (sans le biais de l’idolâtrie) ou qu’on lisait ses écrits , ou ceux de son tout premier cercle. Ce qui m’a fait dire qu’il était du bois dont on fait les dictateurs. Ca se confirme progressivement aujourd’hui! (Chef des armées par la constitution et chef de la sécurité intérieure par la TaskForce!) Ajouter à cela une chambre “introuvable”. Ce qui fait que je me trouve dans l situation paradoxale du monsieur qui passe de l’état d’anti macron primaire et viscéral au statut du monsieur qui regarde avec interet. Reste encore tout le régalien civilisationnel: l’envahissement islamique, la mise au propre de nos balieues… Bref être fier de notre civilisation européenne: le sera-t-il un jour? Et aussi un aménagement équilibré du territoire (la France périphérique)

  • Par abracadarixelle - 09/06/2017 - 18:40 - Signaler un abus En français :

    " quelle" est la famille et non pas " qui "

  • Par gerint - 10/06/2017 - 10:13 - Signaler un abus Il y a d'énormes désaccords avec Macron

    Sa vision européenne face â d'autres visions et face au souverainisme, son communautarisme et son immigrationnisme avec négation explicite des spécifités françaises artistiques et culturelles, sa soumission totale aux Marchés avec la loi sur le travail en conséquence, les délocalisations faciles comme quand il était Ministre sous l'égide de Rothschild, ses orientations fiscales. Et tout le flou sociétal dont lla position exacte sur l'Islam vis-à-vis duquel il semble extrêmement complaisant et Les burkas fleurissent depuis son élection. Il y a de quoi alimenter une opposition massive.

  • Par gerint - 10/06/2017 - 10:22 - Signaler un abus Traiter les Français de criminels conte l'humanité

    Se prosterner devant Les victime du nazisme et devant ce pauvre Algérien jeté dans la Seine par des assimilés FN mais jamais devant Les victimes de l'islamisme pour sougner le vote Musulman voilà qui attise des haines

  • Par cloette - 10/06/2017 - 11:39 - Signaler un abus @Gerint

    Entièrement d'accord avec vous .

  • Par Ouligan - 10/06/2017 - 19:03 - Signaler un abus Et si c'était en Marche?

    QUelle est la famille politique la plus démunie sur le plan de idées?;;;En marche ,bien sur,c'est méme ça qui fait son succés...Malheureusement;Quelles idées nouvelles chez les amis de Macron?Aucune.Quelle vision pour le France chez Macron?Aucune ,on picore a droite a gauche,en fonction du vent dominant.Un exemple?On a attendu le traquenard Fillon et jaugeant l'impact que cette "affaire" avait sur l'opinion publique,on pond une loi sur la moralisation et on en profite au passage pour s'acoquiner avec François du Bearn ,l'homme aux idées neuves?Hollande avait affaibli soit disant l'image que les français se font de la fonction présidentielle,qu'a cela ne tienne,on joue les De Gaulle? etc etc ..Mais puisque ça marche ,pourquoi se géner

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Maxime Tandonnet

Maxime Tandonnet est historien, et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy. Il est l'auteur de Histoire des présidents de la République (Perrin, 2013), et alimente régulièrement son blog personnel.

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Christophe Bouillaud

Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.

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