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La droite au bord de la crise de nerfs : mais au fait, sur quoi les Républicains s’opposent-ils vraiment entre eux ?

Depuis l'annonce de Jean-François Copé, le nombre de candidats déclarés à la primaire des Républicains a été porté à huit, sans compter les candidats officieux comme Nicolas Sarkozy ou Bruno Le Maire, et ceux qui attendent encore pour se déclarer. Pourtant, seule l'Europe, la question du positionnement face au Front national - et dans une moindre mesure les questions sociétales - semblent réellement opposer ces candidats.

Beaucoup de bruit pour rien

Publié le - Mis à jour le 19 Février 2016
La droite au bord de la crise de nerfs : mais au fait, sur quoi les Républicains s’opposent-ils vraiment entre eux ?

Atlantico : Depuis l'annonce de Jean-François Copé, le nombre de candidats déclarés à la primaire des Républicains a été porté à huit, sans compter les candidats officieux comme Nicolas Sarkozy ou Bruno Le Maire, et ceux qui attendent encore pour se déclarer. Pourtant, au regard des déclarations des uns et des autres, seule l'Europe, la question du positionnement face au Front national - et dans une moindre mesures les questions sociétales - semblent réellement opposer ces candidats. Qu'en pensez-vous ?

S'agit-il des véritables lignes de fracture existantes au sein du parti ?

Vincent Tournier : Ce foisonnement des candidatures est inédit, mais il faut dire aussi que l’on manque de recul. En fait, ces primaires de la droite et du centre sont une grande nouveauté. Il y a certes eu des primaires en 2007 mais à l’époque, seul Nicolas Sarkozy s’était finalement présenté devant les sympathisants, tous les autres candidats ayant renoncé. Et en 2012, la question des primaires ne s’était pas posée puisque Nicolas Sarkozy était le président sortant.

Face à cette multiplication des candidatures, on peut émettre deux hypothèses. La première est que la droite est devenue plus disparate, plus éclatée qu’autrefois. Cette hypothèse n’est pas exclue, mais elle reste fragile. En réalité, il faut surtout constater que la droite connaît une double crise de leadership et de stratégie, dont la source se trouve dans l’échec de Nicolas Sarkozy en 2012. En perdant l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a démontré que la stratégie qui avait si bien fonctionné en 2007 n’est pas infaillible. Cette stratégie, rappelons-le, a consisté à rompre avec le discours modéré de Jacques Chirac, jugé responsable du score pitoyable au premier tour de 2002 (moins de 20%) avec pour objectif de prendre des voix au Front national, tout en proposant un discours de rupture sur le plan économique susceptible de plaire aux électeurs centristes et libéraux.

En échouant en 2012, Nicolas Sarkozy a rebattu les cartes de la stratégie et du leadership. La stratégie de la droitisation n’est pas la recette miracle, et le leader de 2007 n’est plus le cheval gagnant assuré. Les doutes sur Nicolas Sarkozy sont d’autant plus importants que les affaires judiciaires sont loin d’être closes. C’est d’ailleurs ce qu’a mis en avant Jean-François Coppé, le grand rival de Nicolas Sarkozy, en soulignant que lui-même ne pourrait pas être candidat s’il était mis en examen, ce qui est une manière subtile de rappeler que Nicolas Sarkozy est lui-même dans ce cas.

Dans ce contexte, la porte est aujourd’hui ouverte à ceux qui veulent tenter leur chance. Deux grandes stratégies sont possibles : celle de la droitisation incarnée par Nicolas Sarkozy et celle de la modération portée par Alain Juppé. A son tour, cette lutte au sommet ouvre la porte à d’autres candidatures par une sorte d’effet boule de neige : puisque d’autres y vont, pourquoi ne pas tenter sa chance ?

Guillaume Tabard : Effectivement, le paradoxe des primaires c'est que sur le fond, les positions des différents candidats tendent naturellement à converger. Sur les questions économiques par exemple, même s'il existe des nuances, tous prônent un report de l'âge de la retraite, une réduction des dépenses publiques, une baisse des charges, etc. Sur l'Europe, ils sont tous d'accord sur la fin de Schengen et sur la nécessité d'inventer quelque chose d'autre. Sur l'immigration, ils prônent tous plus de fermeté. Les divergences notables entre les candidats se constatent plutôt sur les intonations, sur l'accent mis par les uns par les autres sur des thématiques différentes. Ils ont peu ou prou les mêmes propositions, mais ne mettent pas les mêmes en avant. Par exemple, Nicolas Sarkozy veut donner une tonalité de rupture à son discours quand Alain Juppé veut se présenter comme plus consensuel. Ils ne présentent donc pas leurs propositions de la même manière et n'insistent pas sur les mêmes thématiques.

Sur les questions sociétales – PMA, GPA, adoption et mariage homosexuel – il existe effectivement un clivage car des candidats comme Hervé Mariton ou Jean-Frédéric Poisson veulent abroger la loi Taubira quand d'autres comme Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou encore les candidats pas encore déclarés comme Bruno Le Maire ou Nathalie Kosciusko-Morizet sont en définitive favorables à ces réformes. François Fillon de son côté a redit au Conseil national des Républicains qu'il était en faveur d'une réécriture de la loi Taubira en ce qui concerne le volet "filiation". Je crois que ces sujets représentent un véritable enjeu pour une partie non négligeable des électeurs de la droite, mais pas pour la plupart des ténors des Républicains candidats à la primaire. Pourtant, quand Laurent Wauquiez ou Hervé Mariton parlent de réécrire la loi Taubira, ils sont très applaudis, ce qui montre qu'il peut y avoir un décalage sur ces questions entre les attentes des militants et de l'électorat de droite, et les personnalités qui se veulent leurs représentants. On remarque d'ailleurs que le réel clivage aujourd'hui n'est plus sur le mariage ou l'adoption des couples homosexuels, mais sur la Gestation Pour Autrui (GPA). Nicolas Sarkozy a eu dans son discours de dimanche des mots très forts sur la politique familiale et s'est déclaré opposé radicalement à la GPA, n'évoquant volontairement pas la Procréation Médicalement Assistée (PMA) qui soulève pourtant des problèmes connexes pour ses détracteurs.

 
Commentaires

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  • Par Le gorille - 16/02/2016 - 07:59 - Signaler un abus Bref, la droite reste à gauche

    C'est une réelle déception, y compris pour Nicolas Sarkozy dont j'attendais vraiment une reprise intellectuelle et morale. Il a été phagocyté par la gauche. Alors, le pronostic reste un 2e tour 2017 "Gauche-FN" avec bien peu de surprise pour le vainqueur.

  • Par cloette - 16/02/2016 - 08:30 - Signaler un abus @Gorille

    vous voulez sans doute dire Juppé /FN ? auquel cas ce sera une présidente en 2017 , c'est écrit !

  • Par langue de pivert - 16/02/2016 - 08:51 - Signaler un abus

    "La droite au bord de la crise de nerf ?" Ah bon ? Et en quoi la multiplication des candidatures, les diverses postures et chicaneries habituelles dans ce genre d'exercice seraient-elles annonciatrices d'une proche crise de nerf ? L'hystérie serait plutôt du côté des journaleux et autres commentateurs politique qui voudraient "du sang à la une" pour fourguer leur camelote avariée qui n'intéresse plus personne ! Marianne est reparti dans la sur-enchère tapineuse et ça se sent même à Atlantico !

  • Par Lafayette 68 - 16/02/2016 - 09:32 - Signaler un abus Esprit des primaires

    Intéressantes remarques de ces deux contributeurs. Mais l'exercice de la primaire à droite( qui n'est pas dans l'esprit de la 5ème) c'est nouveau donc les nerfs, oui, sont mis à rude épreuve...Regardez aux EU comme ils s'écharpent ! Le problème français c'est la présidentielle à 2 tours qui suit : 1 tour suffirait désormais .

  • Par Orchidee31 - 16/02/2016 - 09:46 - Signaler un abus Juppe de droite ?

    Qu'il prenne sa carte au PS au moins ce serait clair et net ça lui éviterait de jouer les faux-culs -

  • Par GP13 - 16/02/2016 - 10:21 - Signaler un abus Le scotome de l'Europe

    Le plus clivant a été oublié : quelle Europe pour les Républicains ?? Tout le monde fait semblant de croire à une position commune des Républicains alors que la fracture est béante.......

  • Par Ganesha - 16/02/2016 - 10:25 - Signaler un abus Domestiques

    Il y a-t-il vraiment des gens qui n'ont pas encore compris que les Ripoublicains n'ont aucun programme. Ce parti n'est qu'une agence de placement de domestiques ! L'ambition de ces ''grands leaders'' : maître d’hôtel chez mme Bettencourt, cuisinier chez Pierre Gattaz, matelot sur le yacht de Bolloré !

  • Par J'accuse - 16/02/2016 - 10:43 - Signaler un abus La politique n'est qu'un jeu de pouvoir aux dépens des peuples

    Il n'y a ni droite ni gauche ni centre, hormis chez les extrémistes, les politiciens et les journalistes. 99% des électeurs veulent les mêmes choses (prospérité et sécurité), peu importe comment on y arrive. Les différenciations entre partis et au sein des partis ne sont que des jeux politiciens dans une lutte acharnée pour accéder ou rester au pouvoir : les intérêts du peuple et du pays sont secondaires pour tous, accessoires pour certains, voire non souhaitables pour ceux qui surfent sur les crises pour atteindre leurs objectifs. Au lieu de s'allier pour sauver le pays, les leaders de droite se déchirent pour savoir qui sera président, et les moins forts jouent pour être ministres dans le futur gouvernement: c'est la démonstration de mon propos. S'ils veulent me donner tort, qu'ils s'entendent, s'associent et sacrifient leurs ambitions personnelles en annulant les Primaires; mais ils vont me donner raison, n'est-ce pas ?

  • Par clint - 16/02/2016 - 10:44 - Signaler un abus Juppé : l'islamisation douce, consensuel et heureuse !

    Voilà une ligne de fracture ! Quelle est sa position sur l'islamisation des soins dans les hôpitaux ? Pour les facultés on la connait : le voile bien venue, point commun avec Erdogan qui a fait glisser la Turquie de la laïcité à l'islamisation. Etre consensuel sur ces sujets c'est être mou et considérer que de toute façon il n'y a rein à faire puisque insidieusement c'est en marche.

  • Par Geolion - 16/02/2016 - 10:45 - Signaler un abus Le temps de la mollesse consuelle est révolu !

    La mollesse, en politique, est celle qui rallie le plus....pour ne rien faire ! Et le temps passe ! On a connu ça avec Chirac, mais là, on n'avait pas le choix. Aujourd'hui, compte tenu de la situation de la France dans tous les domaines, parmi les candidats de droite, il ne faudrait pas que les français préfèrent un président consensuel ralliant une partie du centre voire du centre gauche à un président qui peut leur faire "peur" par des réformes structurelles dont la France a besoin depuis trop longtemps, et donc si sa fermeté est justifiée ! Préférer un président à minima pour éviter que des minorités violentes notamment syndicales ne se manifestent dans la rue serait très dangereux quant à l'efficacité et ce serait voter pour l'immobilisme ! Les minorités non respectueuses du verdict des urnes, on doit le mettre au pas, de gré ou de force ! Quant aux accusations stupides permanentes qui traumatisent à dessein la droite du type "vous marchez sur les traces du FN", il faut les balayer de la main en affirmant : "nos positions utiles sont antérieures à celles du FN et c'est le FN qui trop souvent reprend les nôtres" ! Maintenant il faut avancer et vite !

  • Par Geolion - 16/02/2016 - 11:08 - Signaler un abus A Ganesha

    Ce que vous dites est faux : Le Républicians ont un programme qui n'a pas l'heur de vous plaire ! Tandis qu'on voit tous les jours "l'efficacité" de celui de Hollande ! Quant au reste, vous avez oublié le dîner de victoire de Hollande au très luxueux restaurant de l'Amérique Latine au chef "étoilé", à Paris, sans parler de ses déjeuners très fréquents dans des restaurants de prestige comme le très people et extrêmement coûteux restaurant « Laurent » (comptez environ 400 euros par personne à la carte, vin en sus). C'est sans doute pour entretenir la réputation de la gauche caviar, à qui il ne reste de gauche que le caviar !

  • Par genbea75018 - 16/02/2016 - 11:19 - Signaler un abus Mais au fait, sur quoi les Républicains s’opposent-ils vraiment

    D'une proposition à l'autre, il peut y avoir des différences, et c'est normal. Néanmoins, le choix essentiel se portera sur la personne la mieux à même d'avoir la volonté de mettre en oeuvre son programme et de l'appliquer dès son élection. Je pense que d'ici la primaire, il y aura un "écrémage" de candidat : tous n'irons pas.

  • Par EUROPE - 16/02/2016 - 12:12 - Signaler un abus L'éternel recommencement

    Pour le moment on cherche l'homme pas le programme; il est certain que celui qui sera issu du suffrage aura la tâche ardue, il pourra compter sur ses rivaux pour lui savonner la planche ou exiger des compensations (ah! être ministre) Conclusion: rien ne changera, pas drôle n'est ce pas!!!

  • Par Ganesha - 16/02/2016 - 12:35 - Signaler un abus Géolion

    Géolion, nous sommes entièrement d'accord et si lisez Atlantico régulièrement, vous verrez que je suis tout aussi sévère avec les Socialistes ! Ce qui est dommage, c'est que Marine Le Pen a beau promettre des référendums, ne jamais avoir, de sa vie, prononcé une parole raciste : dire que les seuls étrangers bienvenus en France sont les touristes qui financent leur séjour, ce n'est pas du racisme ! Malgré tout cela, les deux-tiers des français qui votent (les jeunes s’abstiennent) restent convaincus qu’aussitôt Marine élue, un drapeau à croix gammée flottera sur l’Élysée, et que les retraités devront trimbaler une brouette de billets libellés en franc français pour aller acheter leur baguette de pain... (ou, pour les expatriés, payer leur couscous-merguez à Marrakech)

  • Par lasenorita - 16/02/2016 - 13:12 - Signaler un abus Laurent Wauquiez.

    Je ne comprends pas pourquoi les médias disent que Laurent Wauquiez ''a pris les idées du Front National '' quand il déclare que ''les immigrés doivent s'adapter aux coutumes du pays qui les reçoit'' cela à l'air évident! Les immigrés du siècle passé qui n'étaient pas musulmans, c'étaient des Italiens, des Espagnols, des Polonais, etc, qui venaient en France parce que chez eux ils crevaient de faim....ils ne pensaient qu'à travailler ,à apprendre le ''français'', ils étaient reconnaissants envers la ''France'' et fiers d'être devenus ''Français'' ,...ces immigrés (non-musulmans) ne se distinguaient pas des ''Français de souche'' par leurs vêtements, leurs mœurs et ils cherchaient à ''s'intégrer'' à la population française! ...ils ne faisaient pas d'attentats, etc...etc...

  • Par Georges GIRARD - 16/02/2016 - 15:58 - Signaler un abus Arithmétique niveau CE1

    Vous prenez les voix de la Droite et du Centre. Vous leur ajoutez celles du FN. Le résultat parle tout seul. Le PS, ses alliés potentiels, écolos et autres gauchistes, extrêmes ou pas, sont balayés comme fétus de paille. Décidément il avait raison celui qui disait : "En France, on a la Droite la plus bête du Monde !".

  • Par l'enclume - 16/02/2016 - 16:19 - Signaler un abus Les pôvres petits

    Ganesha - 16/02/2016 - 12:35 - Ne me faites pas croire que les élus du F.Haine déjeunent ou dînent dans des routiers, je ne vous croirais pas.

  • Par Lafayette 68 - 16/02/2016 - 17:24 - Signaler un abus @lasenorita

    Je suis entièrement d'accord avec vous .Des membres de ma famille viennent de Hongrie , Roumanie et Pologne et adhérent au concept d'assimilation professée dimanche par Wauquiez . MMLP dit la même chose , ça ne me pose pas de problème . Par contre Juppé , Raffarin,NKM : non définitif.

  • Par Anguerrand - 16/02/2016 - 17:48 - Signaler un abus Laseñorita et Lafayette 68

    Je vous approuve totalement c'est bien l'assimilation que l'on attend des immigrés. C'est ce qu'on fait très rapidement nos ancêtres. L'assimilation c'est accepter les us, les mœurs, et ne pas vouloir imposer une religion moyenâgeuse et criminelle, des déguisements vestimentaires ridicules et de vouloir rester entre soi, c'est exactement le contraire que ce que nous subissons et ce n'est qu'un début. Saumuriez et Lemaire semblent ok avec ces positions, et ce n'est même plus le cas du FN qui a viré à gauche et drague les banlieues musulmanes. Je souhaite un candidat de vraie droite.

  • Par zouk - 16/02/2016 - 18:47 - Signaler un abus Pagaille(mot très faible) à droite

    Bataille d'egos, sans aucun sens des besoins de notre pays. Quel effondrement! Comment se débarrasser de cette engeance? et confier les responsabilités au seul candidat qui a proposé un véritable programme de redressement: Fr. Fillon. Tous les autres ne manifestent que des ambitions personnelles.

  • Par Le gorille - 16/02/2016 - 19:08 - Signaler un abus Juste Cloette !

    Normal pour une payse ! J'apprécie l'humour, pointu. Mais franchement, non. Ce n'est pas une hypothèse que je retiens. Et vous le savez !

  • Par clint - 16/02/2016 - 21:17 - Signaler un abus @l'enclume : certains peut-être dinent avec des routiers !

    C'est un fantasme dans certains milieux !!

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Vincent Tournier

Vincent Tournier est maître de conférence de science politique à l’Institut d’études politiques de Grenoble.

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Guillaume Tabard

Guillaume Tabard est rédacteur en chef et éditorialiste au Figaro. 

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