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Christophe Guilluy : "Seuls 20 à 30% de gens d’en haut peuvent encore espérer une amélioration de leurs conditions de vie dans les pays occidentaux. Et les autres l’ont bien compris"

Le géographe français auteur de la France périphérique publie un nouveau livre « No society. La fin de la classe moyenne occidentale » (Flammarion) dans lequel il détaille les conséquences politiques explosives de cette disparition alors même que les « gens d’en bas et du milieu » ont accepté de bonne grâce de jouer le jeu de la mondialisation pendant plusieurs décennies. Mais plus maintenant.

No Society

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Christophe Guilluy : "Seuls 20 à 30% de gens d’en haut peuvent encore espérer une amélioration de leurs conditions de vie dans les pays occidentaux. Et les autres l’ont bien compris"

 Crédit DANIEL JANIN

Atlantico : Dans votre dernier livre No Society, vous élargissez votre thème de la France périphérique à l'échelle internationale, pour décrire la disparition de la classe moyenne occidentale. N'est-on pas déjà entrer dans l'étape suivante, depuis le Brexit, Trump, Salvini, la percée de l'AfD en Allemagne, ou la chute d'Emmanuel Macron dans les sondages en France ? Y voyez-vous la suite du modèle "néolibéral", ou sa fin programmée ? 

Christophe Guilluy : Cela fait des années que l'on nous parle de la disparition de la classe ouvrière, des régions désindustrialisées, de la crise du rural, etc..

et après nous avons pu voir que d'autres pays avaient les mêmes signes de précarisation, comme les Etats-Unis, la Grèce, la Grande Bretagne etc…La Vague populiste est alors arrivée, et tout cela forme un tout qui s'appelle la disparition de la classe moyenne occidentale.

Cela permet d'identifier la puissance des mouvements politiques que l'on voit surgir un peu partout dans le monde occidental mais aussi l'état de ces sociétés au sens large. On peut débattre à l'infini sur le concept de classe moyenne, mais il s'agissait bien de parler d'une classe majoritaire dans laquelle tout le monde était intégré, de l'ouvrier au cadre, et c'est bien cela qui se détériore aujourd'hui. Nous sommes dans un processus de sortie lente - mais dans un processus de sortie quand même - de la classe moyenne de la part des différentes catégories qui la composent, les unes après les autres. C'est ce que j'ai voulu identifier. La notion de classe moyenne est déjà morte mais on utilise encore cette catégorie comme si elle existait encore. Mais en réalité, en parlant des classes moyennes aujourd'hui, on parle des catégories supérieures.

Finalement, quand on regarde les élections, toutes les vagues populistes reposent sur deux éléments. D'une part, une sociologie, c’est-à-dire le socle de l'ancienne classe moyenne que sont les catégories populaires, ouvriers, employés, petits paysans, petits indépendants, etc…et on retrouve ces mêmes catégories partout. Et d'autre part des territoires. C'est la géographie des périphéries avec à chaque fois les mêmes logiques quel que soit le pays occidental que l'on considère. Il y a des pays plus riches que d'autres - l'Allemagne n'est pas l'Italie - et les contextes nationaux restent pertinents. Il n'empêche que l'on voit bien que dans un pays très riche comme l'Allemagne, il y a bien un décrochage par le bas des catégories modestes, il y a une société qui se clive avec un phénomène de polarisation de l'emploi qui a des effets. On est toujours dans le mythe d'une mutation en douceur des sociétés, mais ce n'est pas le cas. Il y a des inégalités qui progressent à peu près partout, que le pays soit riche ou non, qu'il soit en excédent ou en déficit, cela attaque partout. Même si cela prend différemment selon les contextes. Les classes ouvrières britannique et américaine ont été fracassées beaucoup plus rapidement que la classe populaire française. Il y a les effets de l'État providence en France qui sont réels, et qui a fait que nous avons encore des catégories protégées dans notre pays.

Emmanuel Macron est donc paradoxalement le résultat électoral de cet État providence ?

Emmanuel Macron a fait des scores de dirigeant soviétique dans les grandes métropoles, avec des pourcentages incroyables à Paris, Bordeaux, Toulouse etc…Emmanuel Macron se sauve avec les deux gros bataillons que sont les retraités et les fonctionnaires – la majorité des fonctionnaires ont voté Macron – qui sont les deux catégories qui sont en train d'être tondues par ce président. Nous sommes donc effectivement à la limite d'un système qui se raccroche à des catégories encore protégées mais le vent tourne.

On a toujours dit que les retraités sauvaient le système. Mais jusqu'à quand ? Aujourd'hui, 30% des 53-69 ans vivent sous le seuil de pauvreté, nous voyons les choses se transformer en douceur pour des catégories que l'on pensait préservées. Cela est le contexte français, mais en Grande Bretagne par exemple, les retraités ont été fracassés tout de suite et n'ont pas hésité à voter en faveur du Brexit. L'idée que les retraités vont continuer à protéger le système est à mon avis un leurre. C'est la même chose pour les fonctionnaires, les catégories B et C qui s'en prennent plein la figure ne vont pas éternellement protéger un système dont elles ne bénéficient pas. Cela est vraiment intéressant de constater que tout évolue partout mais toujours en fonction des contextes. La classe moyenne italienne par exemple, qui a commencé sa chute dans les années 2000, ce qui a beaucoup été la conséquence des effets de l'euro, mais à la fin, nous avons bien ce qui représentait le modèle social et culturel de l'ensemble des pays développés qui est en train de s'effondrer.

En 1981, les Français votaient François Mitterrand alors que Reagan et Thatcher prenaient le pouvoir dans le monde anglo-saxon, menant une politique qui fut imité par la France dès 1983. Percevez-vous également l'élection d'Emmanuel Macron comme un simple contre-temps, un anachronisme d'une tendance en cours ? 

On peut dire cela, ce décalage est réel. Mais quand on regarde en détails, cela est assez logique notamment pour ce que je viens de dire. Nous avons quand même un État providence qui fonctionne encore en France et bien évidemment le décalage s'est fait à ce niveau-là. Les catégories modestes ont été relativement mieux protégées en France qu'elles ne l'ont été aux Etats-Unis ou en Grande Bretagne. On a bien un contexte français très particulier avec une fonction publique très importante etc…c'est là-dessus que nous faisons la différence. Mais une fois encore, cela n'est qu'une question de temps. Et le temps joue effectivement vers la disparition de cette classe moyenne. C'est donc bien la structuration sociale de l'ensemble des pays développés qui est en train de se modifier avec ces 20-30% de gens "en haut" qui vont s'en sortir et une immense classe populaire qui n'est plus dans l'espoir d'une amélioration de ses conditions de vie.

 
Commentaires

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  • Par pale rider - 03/10/2018 - 08:03 - Signaler un abus "une révolution culturelle du monde d'en haut" oula ....

    pas gagné....

  • Par aristide41 - 03/10/2018 - 08:56 - Signaler un abus L'être humain est souvent égoïste

    et son égoïsme se retourne souvent à long terme contre lui. les nobles à la Révolution l'on appris. Il y a un verset de la Bible qui explique qu'on doit veiller au bonheur d'autrui non pas par altruisme mais par intérêt personnel. Les élites devraient méditer ces paroles.

  • Par Ganesha - 03/10/2018 - 10:12 - Signaler un abus Excellent Article !

    De très nombreuses vérités, des analyses pertinentes, beaucoup de bon sens dans cet article ! Des évidences, sur lesquelles existe désormais un accord unanime, comme celle qui considère que les partis ''traditionnels'' (PS/Ripoux-Blicains chez nous) sont totalement déconsidérés dans tout l'Occident. Et, effectivement, l'élection d'Emmanuel Macron n'est qu'un simple ''contre-temps'', tout comme le furent les arrivées au pouvoir quasi-simultanées de Mitterand et de Thatcher : le français fut obligé de s'aligner au bout de deux ans.

  • Par Ganesha - 03/10/2018 - 10:19 - Signaler un abus Mépris de Classe

    Un aspect profondément méprisable, que l'on retrouve dans d'innombrables commentaires que publient les braves bourgeois retraités qui constituent la clientèle exclusive de ce site, ce sont les perpétuelles jérémiades, critiquant un Etat français qui, d'après vous, serait beaucoup trop ''protecteur'' envers sa classe populaire et ses citoyens pauvres. Comme il est très bien dit, en haut de la page 3, citation ''il faut prendre en compte les diagnostics des classes populaires sur leurs souhaits d'être protégés, ce qui ne veut pas dire être assistés. Ces catégories veulent du travail, elles veulent qu'on les respecte culturellement''.

  • Par Ganesha - 03/10/2018 - 10:26 - Signaler un abus En Gestation !

    Seule concession de cet article à la ligne éditoriale d'Atlantico, l'affirmation grotesque, tant elle nie la réalité, que ''Cette réflexion existe, il n'y a pas encore de parti politique qui représente tout cela, qui fait cette connexion, mais cela est en gestation''. En ''gestation'' ! Vous n'êtes pas au courant de qui est au pouvoir aux USA, en Angleterre, en Autriche, en Italie, et d'autres pays ? Le nom de Marine Le Pen reste encore un ''abominable tabou'' sur ce site ?

  • Par OLYTTEUS - 03/10/2018 - 10:35 - Signaler un abus le ressentiment

    comme l'égoïsme sont très présents et porteurs de malheurs sans doute supérieurs à ceux du moment comme ce fut le cas sous la Révolution de 1789. Le président du moment ne peut pas avoir une parole humaniste vis à vis des "petits" ( économiquement,socialement) français, pourtant, ce sont eux aussi qui font marcher le pays avec leur courage sur les chaines à 6h30, en 2 ou 3/8.

  • Par Patrice LUCAS - 03/10/2018 - 10:37 - Signaler un abus Excellent article

    Le livre à lire , c'est évident , nous sommes très proches des années prerevolutionnaires , ou quelques intellectuels encore soft annonçaient la rupture , nous sommes dans cette rupture et nous savons par expérience que les extrêmes finissent toujours par prendre le pouvoir , le sang va couler les têtes roulées , puis à la raison de revenir , enfin nous l'espérons , car une révolution c'est par définition un tour complet et un retour à une situation parfois plus dure...........

  • Par gerint - 03/10/2018 - 10:41 - Signaler un abus Je viens des classes poulaires

    Mes parents étaient ouvriers smicards. Ils ne réclamaient pas de protection spéciale systématique, ni moi non plus, mais le respect dû à tout individu, et la possibilité de prendre grâce au travail, au mérite personnels l'ascenseur social sans avoir de bâtons dans les roues idéologiques de la part de deux qui étaient plus riches. Et surtout pour eux de le faire prendre à leurs enfants.

  • Par padam - 03/10/2018 - 10:47 - Signaler un abus Clair et précis

    Excellente analyse de la grave crise, qu'on pourrait qualifier d'existentielle, qui frappe la société de tous les pays occidentaux (à la différence de la Chine par exemple). Très convaincante.

  • Par gerard JOURDAIN - 03/10/2018 - 11:03 - Signaler un abus le constat est interressant....

    Mais la solution est encore plus simple... Baisser drastiquement dans les pays occidentaux, les prélèvements. La redistribution se fera naturellement par l'économie de marché. Mais, ça, c'est dure à accepter et 0 entendre ;;en France en particulier.

  • Par Loupdessteppes - 03/10/2018 - 12:03 - Signaler un abus Une seule réponse : la vraie démocratie directe et les votations

    Les députés, les sénateurs, les ministres, les haut (sic)-fonctionnaires, les élus locaux : tous craignent le peuple et rechignent à lui soumettre des votations directes... Cet article, comme beaucoup d'autres élude ce problème et noie le poisson avec des discours pseudo-économiques... Balivernes : les économistes franchouillards qui sévissent à la Fac sont nuls de chez nul ! Ne reste que l'idéologie passéiste et la peur de perdre le pouvoir des petits chefs.

  • Par Ex abrupto - 03/10/2018 - 12:44 - Signaler un abus Ca me fait penser...

    ...à la classe des "inutiles" qui pourra apparaitre avec l'IA selon Harari.

  • Par ajm - 03/10/2018 - 14:34 - Signaler un abus Oubli volontaire?

    L'auteur fait un peu l'impasse, sauf à la fin, sur la question du "grand remplacement " , le phénomène migratoire, qui explique notamment la revolte des classes populaires de souche dans l'Europe du nord, Suède, Danemark, pays riches, avec un taux d'emploi très élevé, un état providence encore très fort, et des inégalités modérées, malgré le poids des pauvres importés qui poussent vers le bas l'ensemble de la société.

  • Par Alain Proviste - 03/10/2018 - 15:13 - Signaler un abus Globalement d'accord...

    ...mais Guilluy ne s'étend vraiment pas sur la cause et la conséquence de l'importance énorme des retraités et fonctionnaires : des prélèvements invraisemblables sur les (rares) actifs. C'est quand même un problème de se faire piquer tout ce qu'on gagne, c'est assez difficile comme ça.

  • Par jurgio - 03/10/2018 - 15:31 - Signaler un abus On ne peut faire de cette façon de parallèle avec la Révolution

    où l'état déplorable de la nation ne dépendait pas des gouvernements mais des aléas économiques. C'est plutôt dû à leur impuissance devant une nouvelle économie qui dépassait les frontières qu'à l'égoïsme des Grands. Les Nobles dont on ne connaît surtout que les quelque grandes familles, étaient alors principalement désargentées puisqu'ils dépendaient de ceux qui travaillaient sur leurs terres, et se sont massivement alliés à la bourgeoisie pour survivre.

  • Par Ganesha - 03/10/2018 - 16:15 - Signaler un abus Les Fillonistes : Trésor de la France !

    Sur Atlantico, une ligne de commentaires n'est jamais complète sans que quelques vieux débris, des Fillonistes ravagés par la démence sénile, ne viennent ici prétendre qu'ils disposent de stocks de Zyklon B dans leur cave. Ils nous les proposent, afin de permettre d'exterminer quelques millions de fonctionnaires. Certains y ajoutent même les autres retraités. Mais pas eux, bien sûr : ils sont le ''trésor de la France'' !

  • Par Alain Proviste - 03/10/2018 - 16:24 - Signaler un abus Ce qui est excessif est insignifiant

    Pour l'inoxydable andouille qui persiste à squatter ce site, il se reconnaitra.

  • Par cloette - 03/10/2018 - 16:47 - Signaler un abus Christophe Guilluy

    est un bon sociologue, j'ai lu la France périphérique, je vais acheter celui de l'article .

  • Par gilbert perrin - 03/10/2018 - 20:44 - Signaler un abus c'est clair ...

    MACRON conduit une politique autoritaire et autoritariste.. Il ne reconnait que les puissances d'argent et veut réinstituer l'esclavagisme… nous classe moyen issus de ceux qui ont fait la FRANCE, c'est nous qu'il veut démolir !!!!! gilbert perrin

  • Par Taravana - 03/10/2018 - 20:52 - Signaler un abus Bof

    Toujours le même prêchi prêcha sur la fracture sociale ….On avait ce laius sous la plume des conseillers de Chirac à la fin du siècle dernier ...Ca ne fait pas avancer le schmilblick

  • Par theodorum - 03/10/2018 - 21:08 - Signaler un abus Entre les prix et l'emploi, il faut choisir!

    Détail du poids relatif des cotisations salariales et patronales en 2015 d’après Le Figaro et l’institut molinari. Pas étonnant que La France, au 28 ème rang sur 28, pays dans lequel l’impôt ne participe que de 7 % dans le financement des charges sociales soit isolée , en ce moment à Bruxelles, par rapport aux pays nordiques beaucoup plus à l’aise, car beaucoup plus compétitifs par rapport au libre-échange, d’autant plus que la TVA s’ajoute aux cotisations mais pas à l’impôt ! Dire que nous avons été gouvernés longtemps par la Gauche, la + bête du Monde alors ? http://www.lefigaro.fr/assets/infographie/print/2anime/web_2015_salaire_pouvoir_achat3/achat.html Tout est là ! car les cotisations - et non l'impôt, comme au Danemark - c'est bien de faire du vélo, là-bas, ce serait mieux de les imiter pour les charges - rentrent dans les prix et obèrent la compétitivité des produits Français à l'export et plus encore sur le marché intérieur !

  • Par theodorum - 03/10/2018 - 21:13 - Signaler un abus La solution : la TVA à la place des cotisations

    On ferait mieux que les Danois qui se contentent d'être compétitifs à l'export - c'est déjà bien. Mais cela n'a aucun impact sur le marché intérieur.

  • Par Ganesha - 03/10/2018 - 21:45 - Signaler un abus La Vérité

    La Vérité sur François Fillon, c'est que son programme était tellement absurde et nuisible, que les ''gens qui nous gouvernent vraiment'' ont pris, d'urgence, la décision de l'éliminer par tous les moyens. Il n'y a d'ailleurs plus que sur Atlantico que l'on trouve des ''gentils papys et mamies'' pour pleurnicher sur le ''cher disparu''. Il était un ''fervent catholique''... et un escroc lamentable ! Surtout, cherchez bien : vous ne trouverez aucun leader politique pour défendre encore ne fût-ce qu'une seule de ses options farfelues !

  • Par gilbert perrin - 04/10/2018 - 07:50 - Signaler un abus FRANCE : ESCLAVAGISME et DICTATURE

    la dictature et la mondialisation sont les ferments de l'esclavagisme, AJOUTEZ à cela, l'immigration sauvage, les promesses non tenues de diminuer la dépense publique (drastiquement), dégraisser drastiquement la fonction publique (il ne faut pas confondre effectif et rentabilité ???? combien sont payés à faire peu ou pas ? Cette situation nous a conduit tout droit dans le mur, çà fait mal ! aujourd'hui : les ministres s'en vont, le président est perdu ...l'état continue à dépenser lorsqu'il est en situation de faillite, on TAPE sur les VIEUX (la CSG, la retraite) sous prétexte qu'ils ont profité des 30 glorieuses, mais à quel prix ? ce sont ceux là dont les descendants sont aujourd'hui dans les catégories qui sont soumises à l'esclavagisme !! la moralité des MACRON, DARMANIN et bien d'autres ??? la FRANCE n'est plus, elle n'est surtout plus dirigée !! c'est un bateau fou … ou chacun pour soi tire les draps à lui ? les rats quittent le navire, Il n'y a plus de patron … les partis politiques sont moribonds . ILS ONT TUE la FRANCE. Avant de partir, ils ont institué la GUERRE CIVILE. Combien d'entre vous ont conscience de la structure terroristes en place ? te de la dangerosité ?

  • Par gilbert perrin - 04/10/2018 - 10:05 - Signaler un abus suivez moi sur twitter : gilco56

    tous les jours je twitte, mes réflexions ne sont pas conditionnées, ni conditionnables… je décris mes pensées dans un esprit de justice et d'égalité, basé sur l'égalité des hommes, des travailleurs et non sur une quelconque idéologie… Avant de raisonner quoi que ce soit pour relancer l'économique et le social, il faut cette égalité entre tous les travailleurs, publics comme privés.. salaires retraites, avantages…. je suis un pragmatique, je connais le privé et j'ai eu la chance de bénéficier des avantages du public et de constater l'attitude des gens heureux (qui se disent toujours malheureux) et mentent quand ils prétendent que cela ferait des années qu'ils n'ont pas eu d'augmentation (leur nez va allonger …..ils bénéficient d'une augmentation triennale du nombre de de points d'indice...LISEZ MOI, contestez moi 'avec des preuves… merci gilbert perrin j'ai des réponses plutôt des satisfecit de gens qui m'approuvent, ce n'est pas cela que j'attends je souhaite dialoguer sur le fonds et construire un monde meilleur et surtout plus juste. A bas le système ??

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Christophe Guilluy

Christophe Guilluy est géographe. Il est l'auteur, avec Christophe Noyé, de "L'Atlas des nouvelles fractures sociales en France" (Autrement, 2004) et d'un essai remarqué, "Fractures françaises" (Champs-Flammarion, 2013). Il a publié en 2014 "La France périphérique" aux éditions Flammarion et en 2018 "No Society. La fin de la classe moyenne occidentale" chez Flammarion.

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