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Discours sur l'état de l'Union : Donald Trump, héritier de Ronald Reagan

Loin du dictateur fasciste dénoncé par les médias, le président Trump s’affirme comme le véritable héritier de Ronald Reagan. En matière de défense, d’économie et de déréglementation. Son discours devant le Congrès le démontrera encore.

Ressemblance

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Discours sur l'état de l'Union : Donald Trump, héritier de Ronald Reagan

Ce 28 février,  Donald Trump prononcera son premier discours aux  élus du Congrès en tant que président des Etats-Unis. A l’occasion, il détaillera le projet de son administration et peut-être son budget. Les grandes lignes en sont déjà connues. Elles ont répétées discours après discours pendant la campagne électorale de 2016 : sécurité face au terrorisme islamique, contrôle des frontières et de l’immigration, renforcement de l’appareil militaire (une hausse de 10% du budget du Pentagone est envisagée), renégociation des traités commerciaux, rénovation des infrastructures économiques et relance de la production énergétique nationale et de la machine industrielle américaine…

A y regarder de près,  ce programme ressemble singulièrement à celui de Ronald Reagan en 1981.

Cela ne devrait pas surprendre. "MakeAmerica Great Again",  "Rendre sa grandeur à l’Amérique", le slogan électoral de Donald Trump était déjà celui de la campagne présidentielle de Ronald Reagan. Certes le contexte international est différent. La guerre contre le terrorisme islamique a succédé à la Guerre Froide, mais il s’agit aujourd’hui comme hier de gagner, pas de gérer le status-quo. Pour le reste l’appel au renouveau économique et à l’indépendance énergétique sonne comme  un écho au "nouveau matin" que Reagan appelait hier de ses vœux. De même que la volonté reaganienne de libérer l’entreprenariat américain des chaines que l’Etat fédéral et les syndicats avaient placé sur lui, trouve son prolongement dans la volonté "trumpienne" de dérèglementer massivement l’économie.

Alors que les médias et l’opposition démocrate dénoncent Donald Trump comme un despote autoritaire et fascisant – sorte d’amalgame ignominieux d’Hitler, Mussolini et Berlusconi - c’est dans un passé plus récent, et strictement américain, qu’il convient de trouver sa véritable filiation.

La preuve en est encore venue ce week-end à National Harbor dans le Maryland avec la tenue du CPAC, (Conservative Political Action Convention) la réunion annuelle du mouvement conservateur américain. Dans la foulée de l’élection de Donald Trumpcette réunion était d’abord une célébration de la  victoire, aussi exaltante qu’inattendue, du camp conservateur. Ce fut ensuite un étalage des réformes attendues ou en cours. L’esprit de Ronald Reagan a été régulièrement invoqué et Donald Trumpy a été ovationné. Mais c’est la venue de Steve Bannon, son conseiller personnel, qui a fait sensation.

Bannon, est le stratège en chef de la nouvelle administration. Les médias le dépeignent comme l’éminence grise – voire carrément noire – du pouvoir; le cerveau du président (qui, bien sûr, en serait dépourvu !). Ilsen ont fait l’idéologue en chef de la Maison Blanche, le Savonarole du néo-populisme américain. Bannonest surtout un lieutenant de marine, ayant servi sept ans sous les drapeaux, et un diplômé de Georgetown et Harvard qui fut banquier d’affaires pour Goldman Sachs avant d’intégrer la politique par le biais du journalisme engagé.

 
Commentaires

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  • Par adroitetoutemaintenant - 28/02/2017 - 19:03 - Signaler un abus Ronald Reagan ou Donald Trump

    Il y a des similitudes mais des grandes différences. RR était un type de bon sens mais n’aurait pas pu vendre des bananes à un singe affamé. Il s’en est très bien sorti car il s’est entouré de types très compétents et qu’il les a laissés faire. Les avantages de Donald Trump sont multiples : il sait parler au peuple des oubliés (qui sont 60% comme chez nous), il n’a aucune peur des médias, il a pris du galon en investissant à Manhattan et comme il l’a écrit : ce sont des requins et j’ai eu plaisir à les écraser ! Non seulement il est extraordinairement charmant (c’est mon voisin), il parle plus souvent aux types qui travaillent sur ses chantiers qu’au chef de chantier, et il rend coup pour coup quel que soit l’emmerdeur !

  • Par Marie-E - 28/02/2017 - 20:12 - Signaler un abus enfin un bon article

    sur Donald Trump. Cela fait plaisir de lire Monsieur Olivier. Cela change des média hystériques quand ils parlent de Trump.

  • Par Liberte5 - 28/02/2017 - 23:08 - Signaler un abus G. Olivier remet les pendules de l'information à l'heure.

    Évidemment,ne pas compter sur les médias de la désinformation en France pour se faire une opinion objective de la politique de D. Trump. D. Trump applique en tout point le programme sur lequel il s'est fait élire. Les démocrates sont tétanisés, car ils savent que ce programme va rendre l'Amérique plus forte et que les Américains vont soutenir D. Trump dans sa politique.Les démocrates savent que tous les mensonges socialistes qu'ils ont déversés via les médias seront démasqués, et que la reconquête du pouvoir va être très, très difficile.

  • Par lemillanh - 28/02/2017 - 23:15 - Signaler un abus TRUMP ET FILLON MEME COMBAT

    LE PEUPLE DE DROITE DOIT SE REVEILLER ENFIN AU LIEU DE S EPARPILLER ENTRE MORAL SOCIALO GAUCHISTE ET REJET DU SYSTEME PAR UN VOTE EXTREME SANS ESPOIR CAR CE SERA DONNER LE POUVOIR AU CENTRE GAUCHE IN FINE AU COUPLE BAYROU MACRON LES ROIS DE LA MAGOUILLE

  • Par adroitetoutemaintenant - 28/02/2017 - 23:53 - Signaler un abus Fausse nouvelle

    Il ne s'agit pas d'un State of the Union discours pour la première année d'un Président après quelques 40 jours de pouvoir. C'est juste un discours au Congrès. Encore une Fake News !

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Gérald Olivier

Gérald Olivier est journaliste et  partage sa vie entre la France et les États-Unis. Titulaire d’un Master of Arts en Histoire américaine de l’Université de Californie, il a été le correspondant du groupe Valmonde sur la côte ouest dans les années 1990, avant de rentrer en France pour  occuper le poste de rédacteur en chef au  mensuel Le Spectacle du Monde.  Aujourd’hui il est consultant en communications et médias et se consacre à son blog « France-Amérique ».

Il est l'auteur de Mitt Romney ou le renouveau du mythe américain, paru chez Picollec on Octobre 2012.

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