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Désindustrialisation de la France : qui sont vraiment les coupables ?

La désindustrialisation, qui touche tous les pays de l’OCDE, a été plus rapide en France qu’ailleurs. Les causes en sont multiples, anciennes et systémiques. Etat, patrons, syndicats, Europe, médias : passage en revue des coupables.

Faites entrer les accusés

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Désindustrialisation de la France : qui sont vraiment les coupables ?

La désindustrialisation touche tous les pays de l’OCDE. Crédit Reuters

"Le procès de la désindustrialisation française"

Jean-Pierre Corniou : La désindustrialisation se mesure par la convergence de quelques indicateurs simples. Or les données statistiques ne laissent aucun doute sur l’ampleur du phénomène en France. La désindustrialisation, qui touche tous les pays de l’OCDE, a été plus rapide en France qu’ailleurs. Les causes en sont multiples, anciennes et systémiques. Elles reflètent les choix collectifs de la société française et si les racines de cette situation remontent au développement industriel du XIXe siècle, les Trente glorieuses en avaient effacé les traces sous l’effet bénéfique de la croissance, et surtout de l’inflation, alors que la mondialisation, l’euro et la crise de 2008 remettent à nu ces fractures anciennes.

De quoi parle-t-on ?

La désindustrialisation est un phénomène ancien, qui a débuté à la fin des années 1970 et s’est poursuivi de façon régulière, pour s’accentuer avec la crise de 2008  sous l’impact de la réduction de la consommation, de l’investissement et des exportations :

  • la réduction de la part de l’industrie dans le PIB

Le poids du secteur est passé de 24% en 1980 à 14% en 2007 puis 10% en 2012. Elle est de 20% en Allemagne. Depuis 2008 la réduction de la production manufacturière a touché toutes les branches industrielles. Seules quatre branches ont résisté : industrie agro-alimentaire, pharmacie, autres produits manufacturés, essentiellement réparation et maintenance, et autres matériels de transport, dont l’aéronautique.

  • la réduction du nombre d’emplois industriels

L’industrie a perdu 1,9 million d’emplois "bruts" (externalisation incluse) entre 1980 et 2007, soit 36% de ses effectifs. En emplois nets ceci représente 1,5 million d’emplois. La réduction des emplois industriels est due pour l’essentiel au progrès technique qui accroît la productivité de la main-d’œuvre, facteur dont la part est estimée à 65% des réductions d’emploi. Sur 27 ans, ce sont 70000 emplois industriels qui disparaissent en moyenne chaque année. Or depuis 2008, la situation s’est détériorée sans toutefois suivre la baisse de la demande, car c’est l’intérim qui a joué le rôle majeur de facteur d’ajustement de l’emploi à la charge. Entre 1980 et 2012, les emplois manufacturiers sont passés de 5,1 millions à moins de 2,9 millions. Entre 2009 et 2013, la France a perdu un millier d’usines représentant 120000 emplois.

  • la réduction de la part des produits manufacturés dans les exportations

Le solde extérieur manufacturier s’est amélioré entre 1989 à 2000, passant d’un déficit de 9,8 milliards d’euros à un excédent de 10,5 milliards en 2000. C’est à partir de 2001 que ce solde redevient déficitaire en passant à -10, 7 milliards en 2007 avant la crise alors même que la croissance est encore de 2,3% par an. Le solde commercial de la branche industrie est ensuite passé à -29 milliards en 2011. L’industrie aéronautique enregistre en 2013 un excédent de 22 milliards d'euros et l’industrie agroalimentaire 11,5 milliards.

  • la croissance des emplois tertiaires

Une partie de cette croissance provient de l’externalisation des emplois industriels vers des sociétés de service qui travaillent pour l’industrie : intérim, maintenance, fonctions support, conseil. On estime que 25% des pertes d’emploi industriels proviennent  de cette externalisation.

On peut aussi souligner que la baisse des marges industrielles a été constante sur la période. Les prix des produits français se sont largement alignés à la baisse sur la concurrence internationale lors que le niveau des salaires et des cotisations sociales restait élevés. Cet effet ciseau a entrainé une dégradation des marges au détriment de l’autofinancement et de l’investissement de modernisation.

L'Etat et le monde politique

Jean-Pierre Corniou : Le monde politique a toujours regardé avec circonspection l’industrie dans une logique totalement caricaturale et schizophrène. En France, c’est une tradition ancienne et bien ancrée dans les deux camps. La droite se méfie de l’industrie, car ce sont des travailleurs et techniciens qui avaient la réputation de voter à gauche et d’entretenir des syndicats contestataires, voire communistes. "Classes laborieuses et classes dangereuses" comme l’écrivait Louis Chevalier dans son étude sur les travailleurs au XIXe siècle publiée en 1958, ce mélange entre misère et instabilité ayant durablement marqué l’inconscient de la classe politique pour conduire, par exemple, à l’exaltation des valeurs rurales sous Vichy et, sous la IVe république, à la mise en valeur de l’accession à la propriété et au petit commerce. La gauche n’aime pas l’industrie car elle est dirigée par des patrons qui s’enrichissent sur le dos des travailleurs et l’industrie ce sont des conditions de travail et de rémunération difficiles et précaires qu’il faut combattre. Aussi sommaires soient-elles, ces idées restent persistantes dans la culture française du XXIe siècle qui conserve à son extrême gauche des porte-paroles virulents de cette vision anticapitaliste et n’a pas su créer à droite un authentique mouvement libéral et entrepreneurial. De fait en France l’industrie est mal comprise, mal aimée et coupable de tous les maux : tensions sociales, pollutions, inégalités. Au mieux il faut la nationaliser, au pire la punir, dans tous les cas la contenir. L’anti-industrie, ce sont les emplois tertiaires, propres et stables, et la fonction publique qui depuis l’après-guerre ne fait que croître pour atteindre fin 2012 5,2 millions de salariés dont la fonction publique territoriale qui a cru de 35% entre 2000 et 2010 alors que le fonction publique d’Etat baissait de 5%.

Bertrand Rothé : La gauche.

La gauche a évidemment une part de responsabilité dans la désindustiralisation.

La première responsabilité et non des moindres, est d’avoir abandonné les industries lourdes en 1983. C’est même l’acte fondateur de la gauche actuelle. Cette gauche de gouvernement qui justifie tous ses renoncements par la prise en compte des réalités et l’acceptation des marchés. Ce choix pour le charbon était inévitable, beaucoup moins pour l’acier. Trente ans après, avec des coûts de main-d’œuvre supérieurs aux nôtres, l’Allemagne produit 46,4 millions de tonnes d’acier et la France seulement 20,8.

Ensuite la réhabilitation du marché par les socialistes dans la deuxième partie des années 1980 va avoir des effets induits destructeurs pour l’industrie. Si les « pantouflages » des élites de la fonction publique vers l’entreprise ne sont pas directement en cause, c’est le choix du secteur d’activité qui l’est. Polytechnique, l’ENS, l’ENA vont former de plus en plus des cadres des services, et plus particulièrement de la finance.

Trois arguments expliquent cet engouement :

  • La première raison est financière. Ce sont les métiers qui offrent les rémunérations les plus importantes. Par exemple dans les bonnes années, à la sorties de l’Université, des salaires les quants qui passent par la prestigieuse formation de Madame El Kariou atteignaient de 80 000 à 100 000 euros par an.  
  • Aussi, et on l’oublie trop souvent, ce sont des raisons de stratégie individuelle qui expliquent aussi ces choix. A partir de cette période les cadres dirigeants des grandes sociétés viennent essentiellement des directions financières, alors que traditionnellement ils venaient de la production ou de la vente.
  • Troisièmement, et c’est là que l’on retrouve le PS, à cette période le concept de société post industrielle (http://fr.wikipedia.org/wiki/Société_post-industrielle) se développe. Cette idée est importée des Etats Unis. Elle affirme que la société industrielle est condamnée. C’en est fini de l’industrie, de l’automobile. Le modèle de Colin Clarck ( favorise le développement des services. C’est inéluctable. Deux intellectuels participent au développement et à la promotion de cette théorie en France. Le sociologue Alain Touraine, dont la fille est aujourd’hui ministre des affaires sociales et de la santé, est le plus ancien. L’économiste et banquier Daniel Cohen) est le plus médiatique. Ce strauss-kahnien qui a ensuite soutenu Martine Aubry a joué le rôle plus influent ces dernières années. Le PS a longtemps suivit ces deux gourous, c’est ainsi que les ministres de l’industrie vont passer du statut envié de ministre d’Etat en 1981 pour disparaître dans le ministère de l’économie des finances et de l’industrie et confié à un secrétaire d’Etat. 

Enfin en abonnant la classe ouvrière le PS se désintéresse de l’industrie. Le bébé, l’eau du bain et la baignoire disparaissent en même temps.  

Il existe heureusement des résistances au sein du PS. Jean Pierre Chevènement est le plus ancien et le plus légitime sur ce thème. Arnaud Montebourg, le « Troisième homme » de la primaire socialiste de 2011 avec son concept de démondialisation a relancé cette résistance aujourd’hui encore très fragile au sein de PS.

La droite aussi.

La droite n’a pas beaucoup d’idées sur cette question comme sur beaucoup d’autres. Aujourd’hui elle fait confiance au marché, comme hier elle se réfugiait derrière l’Eglise.

Le FN est peut être aujourd’hui le parti le plus cohérent sur le sujet. Avec des idées qu’il pille sans vergogne à un certain nombre d’intellectuels de gauche, et souvent au Monde Diplomatique, le parti de Marine Le Pen s’est refait une virginité sur ce thème. Il faut le dire et le redire. C’est le parti du copier coller. Tout y passe : le protectionnisme emprunté à François Ruffin, à Aurélien Bernier et à Emmanuel Todd, la sortie de l’Euro volée à Frédéric Lordon, Jacques Sapir, la critique du traité de libre échange transatlantique emprunté à Gael Giraud. Evidemment, le FN ne cite jamais ses sources.  

Les milieux patronaux

Jean-Pierre Corniou : Il serait très difficile de reprocher au MEDEF et aux dirigeants patronaux d’être des acteurs volontaires de la désindustrialisation. Tout chef d’entreprise cherche à compenser la baisse de la profitabilité structurelle de son activité par une réduction des coûts. On a beaucoup reproché aux dirigeants d’entreprise d’accentuer la désindustrialisation sur le territoire par la délocalisation. L’analyse est toutefois complexe. Contrairement à une image répandue, ce ne sont pas les délocalisations qui ont le plus accentué le phénomène structurel de désindustrialisation mais les effets de la productivité. Les études montrent toutefois que l’augmentation des importations peut venir d’entreprises françaises délocalisées à l’étranger, comme par exemple dans l’automobile dont le solde est devenu négatif. Les délocalisations répondent à deux logiques : la première est naturellement de se rapprocher des pays où la demande est forte, la seconde de bénéficier de coûts de production moins élevés tant pour les salaires que les taxes ou l’énergie. Le MEDEF n’a certainement pas manqué de se mobiliser sur la défense de l’industrie, et a participé activement aux Etats généraux de l’Industrie de 2009, même si une part de son discours dominant a été motivé par la baisse des charges sociales et de la fiscalité. C’est donc souvent plus un discours défensif qu’une valorisation dynamique de l’industrie qui est perçu, même si de nombreuses manifestations sont organisées par le MEDEF et les branches professionnelles de l’industrie pour valoriser les activités industrielles.

 
Commentaires

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  • Par jerem - 02/05/2014 - 07:12 - Signaler un abus frnech bashing , comme d'hab

    "La désindustrialisation, qui touche tous les pays de l’OCDE, a été plus rapide en France qu’ailleurs" Vraiment ? il nous semblait que la grande bretagne avait plongé 10 ans plus tot .....souvenons nous de francois Lenglet remettant sarkozy a jour de ses fiches ....

  • Par Spheroide - 02/05/2014 - 07:42 - Signaler un abus oui jerem...je dois avoir quelque part le

    livre de Koestler, lu durant les sixties : "suicide d'une nation", lequel détaille le déclin de la GB...et aussi en mémoire l'avis condescendant du chancelier Helmut Schmidt, confiant à son ami Valery combien le déclin de la GB le préoccupait...

  • Par cronos - 02/05/2014 - 08:10 - Signaler un abus La cause...?

    Toutes les mauvaises politiques menées depuis la dispatition du Général tout simplement...Ces politichiens ont choisi l'argent et délaisser le peuple...

  • Par GBCKT - 02/05/2014 - 08:17 - Signaler un abus Un modèle d'idustrie sans usines: Alcatel!

    Considérer Alcatel il y a 25 ans et Alcatel aujourd'hui. Merci monsieur Tchouruk.

  • Par CaptainNémo - 02/05/2014 - 08:30 - Signaler un abus Quand on fait un constat en France

    c'est à posteriori et toujours quand la situation est tragique et tardive. Honte aux politiciens chèrement payés en manque de vision à long terme et essentiellement présent pour inventer et se goinfrer de....nouvelles taxes et impôts, sur notre dos.

  • Par RBO77 - 02/05/2014 - 08:52 - Signaler un abus Calamiteux

    Que vous ayez des comptes à régler avec Alain Touraine et sa fille ainsi qu'avec Daniel Cohen est une chose. Maintenant, si vous considérez qu'ils sont les principaux responsables de la désindustrialisation en France, nous voilà rassurés. Après avoir identifié de tels "coupables", l'industrie Française a tout l'avenir devant elle!

  • Par la saucisse intello - 02/05/2014 - 08:52 - Signaler un abus Attendez, vous en voulez, des raisons ?.....................

    Moi, "la saucisse", je vais vous en donner : Enarques parachutés dans l'industrie, syndicats gamellards, extrémistes, arrivistes et corrompus. Administration hitléro-stalinienne, main d'oeuvre bonne à rien, de mauvais esprit et feignasse par-dessus le marché. Voilà. Et si le morceau vous a plu, écrivez-moi, j'en ai d'autres. J'ai travaillé avec des allemands, des américains, des finlandais, des sud-coréens, des japonais et même avec des chinois, je me suis cru sur une autre planète. Et une chose est certaine : Sachant ce que je sais, je recommencerais.......mais surtout pas ici !

  • Par saint just - 02/05/2014 - 09:31 - Signaler un abus La raison?

    Une fois de plus, je suis sidéré. On ne parle pas ,dans cet article, de la raison essentielle de la désindustrialisation de la France et même de l'Europe. Une évocation : l'Europe et sa politique de délocalisation. " Dominique Seux souhaite l’accélération des délocalisations pour sauver les industries françaises." Remettons les pendules à l'heure. Deux raisons qui n'en font qu'une. ° On importe massivement des produits à bas coût de production , car fabriqués par des petites mains asiatiques traités comme des esclaves. ° On délocalise notre production toujours dans ces pays, à faible coût de main d'oeuvre. Cela s'appelle parait-il la mondialisation. Quel bénéfice pour la France et les français que Peugeot vende ET FABRIQUE ses voitures en Chine Nada. Rien. Que dalle. Ils ne sont imposés que sur leur bénéfice en France. Même chose pour des dizaines d'autres grands groupes dont on nous rabâche les oreilles sur leur réussite à l'étrange en omettant bien de nous dire que cela ne nous rapporte RIEN.

  • Par saint just - 02/05/2014 - 09:37 - Signaler un abus Oui

    Oui, Touraine et Cohen, n'en déplaise à certains font partis des très nombreux responsables de notre situation économique. Oui, Cohen par exemple était l'économiste préféré des socialistes. C'est tout dire. Je dis "était" car comme tout homme très courageux, et à l'image de quadrupèdes peu sympatriques, il est en train de quitter le navire socialiste ( le pédalo plus précisément)

  • Par ZOEDUBATO - 02/05/2014 - 10:02 - Signaler un abus Technocratie et plolitisation

    La politique est essentiellemnt entre les mains de technocrates qui peuvent revenir à leur statut Public quand ils veulent Il n'y a pratiquement aucun industriel privé dans les instances gouvernementales et dans les dirigeants des partis La priorité de l'utilisation des ressources a toujours été les postes de dépenses du train de vie Public et, ce, sans aucun contrôle sérieux de l'utilisation des crédits Les privés sont les vaches à lait du Public et de ses statuts iniques Etc.....

  • Par td - 02/05/2014 - 10:22 - Signaler un abus un problème de choix politiques

    Effectivement, et comme l'a bien mieux dit Jean-Louis Beffa la France est le seul des grands pays européens à avoir renoncé à son modèle, organisé autour du contrôle des grands groupes par l'Etat. . En cause : - l'habituelle incompétence de la classe politique (journalistes et politiques) qui ne sait que mener des querelles idéologiques et stériles ; - la construction de l'Europe, qui a donné la possibilité aux précédents de détruire l'Etat, pas encore en termes d'effectifs, mais dans sa fonction de contrôle. Et que les dégénérés libéraux ne se réjouissent pas trop vite d'un affaiblissement de l'Etat, dont ils feront les frais comme les autres. - l'état d'esprit d'une part des français, qui comme disait de Gaulle "souffrant d'un mal incurable et profond, attendent tout de l'Etat, tout en voulant le détruire".

  • Par cdg - 02/05/2014 - 10:26 - Signaler un abus @jerem

    l angleterre a en % du PIB plus d industrie que la france

  • Par Ravidelacreche - 02/05/2014 - 10:56 - Signaler un abus Désindustrialisation de la France

    C'est parce qu'on le vaut bien ?!

  • Par Tonioo - 02/05/2014 - 11:15 - Signaler un abus Ce que la France n'a pas fait..

    Comme l'Allemagne, la Suisse, les USA ou le Japon c'est de miser à fond dans la recherche; or, elle a continué à fabriquer pendant 30 années à des prix très supérieurs ce que les Chinois, sans recherche, en copiant, savaeint fabriquer comme elle; c'était signer ses funérailles: autos, ménager, habits; elle a oublié les gadgets faciles à produire, mais qu'on fabrique en masse parce que tout le monde en achète volontiers; la Chine l'a fait et l'Allemagne continue à en vendre; les jouets ? Allemagne, USA, Chine, pas la France!

  • Par Animal Electeur - 02/05/2014 - 11:17 - Signaler un abus Ils reviennent en héros.

    Ils partaient hier, mettant en faillite leur industrie. Ils voulaient investir dans des machines modernes et licencier les ouvriers devenus inutiles. Le dialogue était impossible (il l'est toujours) et plutôt que d'engager des négociations stériles ont préféré liquider, décentraliser. En silence. Ayant ouvert ailleurs et gagné de l'argent, ils reviennent sous couvert d'héroïsme gratifié d'un bon point par les gens politiques, ces ânes. Reprennent-ils donc les anciens licenciés lors de la fermeture ? Non. Ils font ce qui était prévu au départ (10 à 15 ans plus tôt) un outil industriel moderne avec peu de salarié. On applaudirait presque en fronçant les sourcilles. Oui mais. Combien pensaient exécuter ce tour et finalement ne veulent plus revenir ? Nous avons perdu autant parce que nos chefs s'entourent d'amis plutôt que de clairvoyants, ils sont élus sur des mensonges et réagissent -trop tard- plus qu'ils n'agissent. Combien sont-ils à avoir vu les difficultés arriver ? hm ? Peu importe la vision et la justesse des propos, nos votes prouvent que nous préférons la charisme ou la grogne plutôt que les solutions.

  • Par la saucisse intello - 02/05/2014 - 11:24 - Signaler un abus @ ZOEDUBATEAU................

    L'adverbe "pratiquement" est de trop. "aucune" est le mot approprié.

  • Par Benvoyons - 02/05/2014 - 11:35 - Signaler un abus Le problème de la France est par nos élites d'après guerre qui

    ont milité pour le tout État avec le Dieu Marxiste. Que la fabrication ne pouvait être que Franco-Française. Que nos syndicats imposaient des achats systématiquement Français. Tout était très cher en France. Pourquoi? exemple Alcatel avait un format pour la fabrication des besoins Français et un format pour l'export. Les produits pour l'export étaient moins cher car de fabrication en plus grand nombre que pour la vente France. Mais les syndicats de France Télécom faisaient la loi. Un produit qui n'existait pas en France et bien au lieu de l'importer on le fabriquait en France beaucoup plus cher car les séries étaient beaucoup plus petites. etc etc.. La France a créé un modèle anti-économique qui bien évidement ne pouvait que s'écrouler. La France décline par sa Franchouillardise, le nombril Français n'est pas le centre du monde. La France a préféré s'enliser que de rebondir avec les bonnes idées des autres et en fabricant avec des grandes séries. Un autre exemple: Une société Française fabriquait des appareils de mesures pour le marché Franco-Français. Un Américain est venu le voir et lui a demandé 500 pièces (juste pour les vendeurs aux USA) le Français lui a vendu la licence

  • Par Benvoyons - 02/05/2014 - 11:37 - Signaler un abus Il a vendu la licence, puis 3 ans après il a fermé; vous vous

    doutez pourquoi!

  • Par Benvoyons - 02/05/2014 - 11:49 - Signaler un abus saint just - 02/05/2014 - 09:37 En effet tu as raison mais dans

    une émission récente il a dit: le différentiel pour l'industrie entre la France et les autres pays de même niveau est : Donc après les différents ( impôts, taxes, sociale, ) est coût pour la France 60 alors qu'il n'y a que 40 dans les autres pays. Il a ajouté aussi "quand je vois que des députés réclament encore plus (d’impôts et taxes et sociale ) ????? Comme quoi il fini par être conscient quant il ne fait pas de politique.

  • Par cloette - 02/05/2014 - 12:16 - Signaler un abus Plus de , pas de

    Il n'y a plus d'industrie lourde, et à part l'industrie du luxe , pas de fabrication de qualité, pas d'esprit d'innovation, on a pourtant un espace maritime , des ports, des terres agricoles....

  • Par Stratix - 02/05/2014 - 13:35 - Signaler un abus équation estsimple: anti capital = désindustrialisation

    les industries ont besoin de toujours plus de capital pour se développer ( compétition mondiale). La France se croit maligne en stigmatisant l'épargne ( et sa rémunération) et le capital mais ceci est suicidaire et conduit les entreprises françaises au désastre; Le gouvernement socialiste a donné le coup de grâce dans son idéologie anti capital et anti actionnaire . Le signal de racheter à bon prix est donc lancé pour les investisseurs étrangers. le diagnostic n'a toujours pas été fait par les dirigeants qui persistent dans leur erreur pour le plus grand bonheur des étrangers opportunistes.

  • Par vangog - 02/05/2014 - 14:12 - Signaler un abus Pour paraitre crédible, Mr Corniou...

    ne suggérez pas que la gauche a le droit et la vertu de s'inspirer (sans voler) de Colin Clarck, Daniel Cohen et Touraine et beaucoup d'autres... ...alors que le FN serait le "parti du copier-coller qui pille sans vergogne François Ruffin, Aurélien Bernier, Emmanuel Todd, Frédéric Lordon, Jacques Sapir... Cette façon de voir sectaire permet de dédouanner les partis archaiques de leurs responsabilités et d'en faire endosser une partie au FN. Mais nous sommes forcés vous dire que nous ne sommes absolument pour rien dans la désindustrialisation de la France...à notre grand regret! Car, avec nous, la france n'aurait jamais subi une telle désindustrialisation..ou nous nous serions crevé les yeux!

  • Par un_lecteur - 02/05/2014 - 14:16 - Signaler un abus Pas très interessant

    Chercher les coupables, bof... Chercher les remèdes serait plus interessant

  • Par rman - 02/05/2014 - 14:59 - Signaler un abus @un_lecteur

    Plutôt d'accord avec vous. Et dans la lignée des posts: c'est moi qu'a ou qu'avait la solution, y'a faut qu'on, etc etc Bref du vent d'idéologue endoctriné. Par contre celle là m'a fait bien rire: "La droite n’a pas beaucoup d’idées sur cette question comme sur beaucoup d’autres. Aujourd’hui elle fait confiance au marché, comme hier elle se réfugiait derrière l’Eglise."

  • Par rman - 02/05/2014 - 15:01 - Signaler un abus @vangog

    Toujours le même pipeau. Lepen père était foncièrement libéral, ce qu'il a toujours revendiqué, et tout d'un coup la fillette devient anti libéral: à part ça le FN a la vérité ... pfff

  • Par pemmore - 02/05/2014 - 15:11 - Signaler un abus Un problème ou tout le monde doit en prendre sa part,

    1 l'éducation nationale qui drive automatiquement les mauvais élèves sur les formations industrielles, et sur le peu qui restent des meilleurs vs l'informatique. L'état l'administration, on connait les rapports à ceux qui se salissent les mains, il n'y a pas photo. Les industriels, moults problèmes. Quand il y a des idées venant de la production ou de la maintenance pour faire évoluer l'entreprise, nouveaux produits nouveaux clients c'est considéré comme un crime de lèse-majesté on est encore restés dans le rapport du seigneur et des bouseux la pelle et la pioche. L'incapacité de mutualiser les ressources en personnel avec d'autres entreprises, alors on recrute des intérimaires et on sous-traite. C'est l'art payer deux fois plus cher du personnel de très mauvaise qualité ou inadaptés à l'entreprise, et de perdre une grosse marge financière. Ca m'est arrivé de travailler dans des boîtes ou plus de commandes entraînaient des pertes de bénéfices. Les coopératives d'employeurs n'éxistent qu'en Bretagne et en Vendée et ça marche bien pour tout le monde. Puis arrive le logisticien, transporter, stocker financer, il agit dans l'ombre, plus de bénef que la boîte.

  • Par vangog - 02/05/2014 - 15:22 - Signaler un abus @rman Ne soyez pas bipolaire!

    L'orientation politique des enfants est rarement le copier-coller de celle des parents. A l'heure actuelle, l'urgence est de sauver la France de la décomposition! Il est trop tard pour vous poser la question de savoir si vous êtes libéral, social, social-libéral, gauliste social, social-démocrate ou "gauchiste de la gauche", comme disent nos valeureux journaleux... L'urgence est de savoir si vous voulez être patriote et sauver la France de la décomposition Européenne ou pas? Les deux Le Pen le sont farouchement! Cette question urgente s'adresse à tous les Français de bon-sens qui aiment leurs enfants. Le reste, c'est de la mise en case pour mauvais journaliste...

  • Par FATALITAS - 02/05/2014 - 15:22 - Signaler un abus La solution c'est de prendre

    La solution c'est de prendre les meilleurs idées et des les appliquer il me semble que pour l'instant elles sont au FN on voit ce que ça a donné avec l'umps, il faut du neuf, l'auteur a raison sur un point le plus cohérent c'est le FN reste au Français de le comprendre.

  • Par rman - 02/05/2014 - 15:34 - Signaler un abus @vangog

    Allons un peu de sérieux. Sauver la France, qui va dire qu'il est contre? Maintenant ce qu'il faut ce sont des idées et une vision, et là je suis désolé de vous l'apprendre, mais au FN c'est comme chez les autres, on s'adapte aux clients suivant le sens du vent, comme à l'UMPS et autres. On est sur un problème commun à tous les partis.

  • Par Ams - 02/05/2014 - 17:00 - Signaler un abus competivite

    La bonne santé de l'industrie est l'indicateur de la competivite d'une économie. Si l’industrie française est maintenant- hors secteur l'aeronautique - a peu pres au niveau de la Grece (poids de 'industrie dans le PIB) c'est que notre pays a collectivement fait le choix de ne pas s'adapter au défi de la mondialisation. La societe Francaise est "coupable". Pas seulement les politiques

  • Par Ex abrupto - 02/05/2014 - 17:05 - Signaler un abus Ajouter à la liste

    tous ceux comme les médias ou l'éducation nationale qui considèrent que la culture se limite aux arts et belles lettres. La science et la technologie y sont honnis. Une bonne nouvelle (peut-être!!!) le fils de Rocard (c'est quand même bien d'avoir un nom!!) entre au cabinet de Valls avec un CV technologique et scientifique interessant.

  • Par l'enclume - 02/05/2014 - 17:23 - Signaler un abus Pourquoi se priver !

    Benvoyons - 02/05/2014 - 11:49 Pour la France, concernant les taxes, cotisations, impôt, etc, etc...le montant s'élève à 67% La moyenne européenne est de 40%, ce qui signifie que certains pays sont en dessous de 20%. Cherchez l'erreur!!!!!!!! Concernant les députés socialistes, EELV, FG, 80% sont d'anciens enseignants, ils n'ont jamais mis les pieds dans une entreprise. Le meilleur parmi les meilleurs Eckert, nouveau Secrétaire d'Etat, ancien prof de maths, a passé sont temps à trouver des taxes nouvelles à faire payer aux entrepreneurs. La dernière, taxer le capital, quelle aubaine pour les autres pays, particulièrement la GB, le Luxembourg, la Suisse, la Hollande. Ces guignols croient que la France est seule au monde, leurs égos leur font croire que les autres pays vont nous imiter???????

  • Par l'enclume - 02/05/2014 - 17:31 - Signaler un abus Ma p'tite entreprise connaît pas la crise

    vangog - 02/05/2014 - 14:12 Votre Castafiore, qui hier, a craché sut tout ce qui bouge, devant des gogos éberlués, ne vaut pas un pé de lapin, pa mieux que ceux qu'elle critique. En effet, cette madone du persiflage a oublié de dire à ses gogos béats, que sur le vote au parlement européen, concernant la loi sur les ouvriers détachés. Loi quelle critique en éructant et postillonnant. Eh bé, votre madone S'EST ABSTENU, vous pouvez vérifier. Vous en pensez quoi, vangog, de cet acte héroïque, même pas le courage de voter contre. Pitoyable et répugnant

  • Par Benvoyons - 02/05/2014 - 17:42 - Signaler un abus Le problème Français est Franco Français

    Le problème de la France est Français, Franchouillard, pas un problème d'Europe contre la France. Comme disait Cohen dernièrement et qui commence a réfléchir et bien: Pour une entreprise en France le coût (impôts, taxes, sociales) représente 60% et seulement 40% dans les autres pays du même niveau que la France. Donc le problème est bien Franco Français. D'ailleurs il a ajouter qu'il était étonné qu'un nombre certain de députés demandaient encore plus d'impôts et taxes sur les entreprises. Je sais la vision de quelques intervenants est celle du FN et de MLP. Mais nous avons déjà vécu tout cela en 1981 avec le Franc, avec des frontières, avec tout ce que dit le FN. Les Résultats de l'époque: Inflation France 1985 5.8 % 1984 7.4 % 1983 9.6 % 1982 11.8 % 1981 13.4 % Chômage en France pendant 3 dévaluations et nationalisation des Banques et autres entreprises et que la planche à billet de la Banque de France tournait à feu continu. Qu'il y avait des Frontières. 1981 6,3 1982 6,9 1983 7,2 1984 8,4 1985 8,9 En effet nous pouvons voir que le programme FN MLP est viable.

  • Par ACL - 02/05/2014 - 17:43 - Signaler un abus Ce sont les français qui l'ont voulu

    Quand on préfère être fonctionnaire (territorial si possible) et que l'on veut "faire payer les patrons", et bien on n'a plus d'entrepreneurs ni d'entreprises ; les industrielles sont les plus faciles à saboter : elles emploient beaucoup de monde, on leur inflige donc des prélèvements de plus en plus insupportables et des règlementations empêchant la production et hop on se retrouve avec un pays sans création de richesses qui emprunte pour payer son fonctionnement. Ne jamais oublier que les "zélus" comme ils se nomment eux mêmes sont issus de la fonction publique et y retournent dès qu'ils sont contrariés par le suffrage.

  • Par zelectron - 02/05/2014 - 18:18 - Signaler un abus Les socialistes tuent volontairement notre économie

    en siphonnant les impôts au profit des fonctionnaires(réservoir de votes de gauche) bien trop nombreux, les socialistes affaiblissent tous les jours des milliers d'entreprises particulièrement vulnérables telles que PMI et ETI qui sont les seules potentiellement créatrices d'emplois pérennes sans oublier exportatrices en devenir et même innovantes par dessus le marché !

  • Par Animal Electeur - 02/05/2014 - 18:20 - Signaler un abus La faute aux économistes.

    J'ai étudié l'économie à la fin des 90's. Quelque soit la fac, l'école ou le diplôme le discours était le même : "L'avenir c'est les services, ils ont une valeur ajoutée plus importante". C'est une phrase qui marque, la preuve 16 ans plus tard. Les économistes se plantent depuis 30 ans sur l'avenir. Las, aujourd'hui voyez comme ils préfèrent parler du passé. :D

  • Par vangog - 02/05/2014 - 18:26 - Signaler un abus @l'enclume Je note, avec joie, que le vote de Marine Le Pen

    vous intéresse plus que le vote des autres députés Européens, nettement plus coalisés, et que vous ne citez jamais, qu'ils soient "pour", "contre", ou "s'abstenant"... Marine le Pen, elle-même, a exigé un renforcement des contrôles de cette loi absurde sur les travailleurs détachés, afin d'éviter les fraudes. Il parait logique de s'abstenir sur une nouvelle loi de contrôle renforcé, qu'elle a appelé de ses voeux, mais qui ne répond pas totalement à sa demande...j'aurais voté pareil. « n'a pas voulu voter contre un renforcement des contrôles qui pèsent sur la directive»

  • Par JBSERBIST - 02/05/2014 - 19:25 - Signaler un abus Ils n'ont rien compris

    Je suis persuadé, bien qu'aucun d'eux n'osera vous le dire, que les français dans leur immense majorité aspirent dans leur for intérieur à pouvoir fort, qui mettrait un terme une bonne fois pour toutes à la dictature des syndicats et des media et supprimerait le parlement, au moins pour quelque temps. En 1940, après avoir fait la calamiteuse expérience du Front Populaire, les français acclamèrent le Maréchal et se rallièrent à sa Révolution Nationale. Qu'ils aient tous retourné leur veste en Juin 40 vient du fait que de Gaulle ramenait au pouvoir ceux que Pétain avait chassés et que déjà s'établissait la terreur rouge qui n'a pas cessé depuis.

  • Par Borgowrio - 02/05/2014 - 20:09 - Signaler un abus @ Zelectron ... En quelques mots

    Voici en quelques mots résumé le mal français ainsi que des pays du club med . Bravo

  • Par yavekapa - 02/05/2014 - 22:57 - Signaler un abus Ponction Publique et Sévices Publics

    sont les 2 mamelles de l'état et le grand fossoyeur de l'industrie

  • Par Gilles - 02/05/2014 - 23:18 - Signaler un abus Premiers coupables

    Les Français eux-mêmes qui ont feint de croire que les 35 heures n'allaient rien changer de même que les jours fériés avec ponts à rallonge. On le voit une fois de plus en ce mois de mai 2014. L'heure de l'addition a sonnée et elle est salée. En tout cas pour le moment la perfide Albion se porte comme un charme. le chômage n'y a jamais été aussi bas. Il est vrai qu'outre-Manche les demandeurs d'emploi ne sont pas aussi bien payés que les actifs comme dans un pays voisin...

  • Par times - 02/05/2014 - 23:20 - Signaler un abus désindustrialisation

    Un pays ne peut être fort qu'avec une agriculture diversifiée ( et non spécialisée comme aujourd'hui), une industrie remplissant les besoins fondamentaux et une industrie lourde. Les services ne sont pas fondamentaux, mais secondaires. Il faut une créativité donc de la recherche et du développement (ce qui est actuellement insuffisant). Enfin, il est nécessaire de miser sur les systèmes numériques et le développement de l'écologie. L'état doit remplir son rôle régalien et offrir des structures favorables pour la création d'entreprises des 2 premiers types. La classe politique actuelle n'est pas en mesure d'envisager d'autres politiques, il faut s'en séparer. Doit émerger des politiques concernés et instruits du fonctionnement des entreprises (ce n'est pas le cas actuellement). Quant aux médias, c'est la voix de son maître...rien à faire: les laisser aboyer. La responsabilité de la situation incombe à ceux cités et en particulier au patronat français qui a perdu le sens à donner à une entreprise : fournir du travail. Quant aux syndicats se sont des freins mais comme les entreprises et les syndicats ne jouent pas la même partie, on est pas prêt de bouger. Il faut sortir de l'euro.

  • Par Blurp - 03/05/2014 - 00:21 - Signaler un abus Le Pacte...

    Si la gauche prônait un nouveau pacte... celui de l'incompétence?!!! En matière économique et industrielle, l'idéologie socialiste se rapproche du stalinisme pur et dur; Les patrons sont tous des salauds et les ouvriers tous des opprimés... seuls les fonctionnaires sont là pour sauver le pays... 1 fonctionnaire pour 10 français, on massacre les petites entreprises pour faire des chômeurs "libres", on embauche des dizaines de milliers de fonctionnaires à qui il faudra payer des salaires et la retraite ce qui va contraindre l'Etat pendant au moins 70 ans, etc... voila la politique socialiste! Si la création des syndicats était nécessaire dans la deuxième moitié du 19ème siècle, ils sont maintenat responsables de centaines de milliers de chômeurs, obtus qu'ils sont pour accepter le moindre compromis permettant de sauver leur outil de travail, leur seule préoccupation est de récupérer le maximum d'indemnités pour leurs chers encartés. "Salauds de patrons"! Voila le mal français! l'aveuglement idéologique de ces énarques déconnectés et autres polytechniciens qui ne connaissent rien d'autre que leur indispensable calculette et les "dix commandements solfériniens".

  • Par Blurp - 03/05/2014 - 00:26 - Signaler un abus Pacte

    Leur approche du développement industriel est soit historique soit statistique et totalement déconnecté des réalités du marché. Tant que des incapables dirigeront les fleurons de notre industrie, sans oublier le pilotage des incapables ministres qui ont choisi leur porte feuilles dans le chapeau du magicien, tant que leur carrière ne sera pas impactée par leurs résultats, nous aurons du souci à nous faire!

  • Par la saucisse intello - 03/05/2014 - 08:37 - Signaler un abus "A la guerre.........................

    Un grand désastre désigne toujours de grands coupables". Napoléon.

  • Par la saucisse intello - 03/05/2014 - 08:44 - Signaler un abus Nous savons TOUT................

    Nous connaissons : -Les responsables. -Les causes. -Les dates. -Les conséquences. -Les mesures à prendre. -Le sort qui nous attend. Et malgré tout, nous votons depuis quarante ans pour les mêmes. La SEULE issue qui reste à ce pays, c'est de se mettre la tête sous l'eau froide et de n'élire QUE des gens de la société civile. Des professionnels, des vrais. Et ensuite, eux, forts de leur expérience et de l'appui du peuple mettront au pli les "corps intermédiaires" qui peuvent, vous racontent-ils, "bloquer le pays". On verra qui bloquera quoi si les français décident que ça suffit. Au besoin en faisant des exemples. Et ce ne sont pas les exemples qui manquent. En 1917, Léon Jouhaux (c.g.t) avait décidé une grève des usines d'armement alors que l'artillerie française tirait chaque semaine 7 millions d'obus de 75. Clémenceau le convoqua un matin afin qu'il soit à jeûn (jouhaux, pas "le tigre" !) et lui dit ceci ; "vous avez une demi-heure pour annuler la grève auprés de vos délégués. Si vous n'obtempérez pas, je vous fais fusiller". Et il n'y eut pas de grève.

  • Par lucuis - 03/05/2014 - 09:20 - Signaler un abus la France à loupé le cap !

    Tous les pays occidentaux ont subit une forte désindustrialisation. La part de l'industrie dans le PIB des pays de l'union européenne a chuté en moyenne de 40% en 1970 à 25% en 2010. On observe le même phénomène aux États Unis ( 33% en 1970 et 19% en 2010) ou en Russie. C'est évidemment le contraire pour la Chine ou la Corée du Sud... Mes profs d'économie quand j'étais étudiant me disait que l'on passait d'une économie d'industrie à une économie de service, mais on a visiblement loupé une étape. Je pense que pour avoir un dynamisme aux niveau des services, il faut avoir une politique qui favorise les PME et donc peu de bureaucratie et des charges faibles. Je pense que la France à subi le même processus que les autres pays concernant la désindustrialisation mais les politiques n'ont pas su créer un climat propice a la survie des PME. Aujourd'hui, on assiste à un processus de réindustrialisation de certains pays mais avec des industries moins lourdes qu'avant, ils faudrait que nos élus politiques se bougent un peu les fesses au lieu de penser à créer des emplois de fonctionnaires et de faire du clientélisme.

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 03/05/2014 - 09:56 - Signaler un abus @Blurp

    Petite précision, les salariés de la fonction publique représentent 1/4 de la population active, mais bien plus en fait car il faut ajouter tous les services publics du type SNCF, LA POSTE,RATP,ERDF,GRDF, et encore les médecins payés par la Sécu,la Presse subventionnée, la culture subventionnée, les élus de la république......etc.. En fait nous ne sommes plus que deux à travailler pour enrichir le pays,... toi et moi ! Mauvaise nouvelle mon cher Blurp, je prends ma retraite en fin d'année. Bonne chance quand même !!

  • Par jurgio - 03/05/2014 - 21:29 - Signaler un abus Avant on voulait vendre des moulins

    Maintenant, on ne veut mettre que du vent à l'étalage.

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Bertrand Rothé - Jean-Pierre Corniou

Bertrand Rothé est agrégé d’économie, il enseigne à l’université de Cergy-Pontoise et collabore régulièrement à Marianne. Il est déjà l’auteur de Lebrac, trois mois de prison (2009) et co-auteur de Il n’y a pas d’alternative. (Trente ans de propagande économique).

Jean-Pierre Corniou est directeur général adjoint du cabinet de conseil Sia Partners. Il est l'auteur de "1,2 milliards d’automobiles, 7 milliards de terriens, la cohabitation est-elle possible ?" (2012).

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