Atlantico : Ce samedi Cécile Duflot quitte la tête d’Europe Ecologie - Les Verts (EELV), après six ans passés au poste de secrétaire nationale. Comment expliquer le relatif insuccès des Verts dans les urnes ? S'ils bénéficient d'un groupe à l'Assemblée nationale grâce à des accords passés avec le PS, leur candidate à la présidentielle, Eva Joly, a réalisé moins de 3%. Est-ce dû au fait qu'ils traitent avant tout des sujets sociétaux plutôt que d'écologie ?
David Valence : Europe Ecologie-Les Verts est confronté au défi de la croissance, que connaissent tous les mouvements politiques longtemps marginaux, comme l'étaient les Verts dans les années 1980 : soit on se cantonne à des sujets "patrimoniaux", c'est-à-dire à l'écologie, pour EELV, soit on cherche à devenir un parti "complet", qui parle de tout. C'est la mutation que veulent réussir Cécile Duflot et ses partisans : installer les écologistes dans le paysage, en diversifiant leur discours et en professionnalisant ses pratiques. Mais ce n'est pas sans risque.
Ainsi de la professionnalisation : elle s'accomplit aujourd'hui au détriment de ce qui faisait l'originalite des Verts, à savoir leur connexion très forte avec la société civile, les associations écologistes, etc... C'est cette évolution que Daniel Cohn-Bendit dénonce. Il met le doigt sur un point qui fait mal, et rencontre le sentiment d'une grande part de l'opinion, qui ne voit pas vraiment ce que les écologistes ont obtenu en échange de leur soutien à Hollande... Hormis des maroquins et des sièges de parlementaires !
D'ailleurs, la sortie de Cécile Duflot en faveur de la légalisation du cannabis visait à rassurer ceux qui trouvent que le compte n'y est pas : en rompant le consensus gouvernemental, elle a voulu montrer que les écologistes restaient fidèles à leurs idées et ne les oubliaient pas pour un plat de lentilles.
Cette prégnance des thèmes sociétaux se retrouve-t-elle au sein des autres partis écologistes en Europe, comme chez les Grünen allemands ?
Historiquement, en France comme en Allemagne, la particularité des Verts au sein de la gauche tient à l’importance qu’ils accordent à la société, couplée d’une certaine méfiance à l’égard de la machine étatique et de sa lourdeur. Les Verts ont confiance dans les initiatives individuelles, dans les communautés, les petits groupes. Dans l’identité des Verts français et des Grünen allemands, il y a toujours eu un côté "deuxième gauche" très fort, en plus de l’aspect environnementaliste. Ils ont su pendant longtemps perpétuer une tradition de méfiance à l’égard de l’Etat, casser la verticalité de la parole publique.
N’y a-t-il pas un paradoxe dans la "petite politique" menée par Les Verts, notamment lors des accords pré-législatives avec le PS, et cette constante méfiance envers l’Etat ?
La prise de position de Daniel Cohn-Bendit est intéressante à plusieurs titres. Dans l’histoire des Verts comme mouvement, y compris chez EELV, il y a schématiquement trois tendances dont les limites sont plus ou moins mobiles.
Il y a d’abord ce qu’on pourrait appeler les "environnementalistes". Ils ne sont ni forcément très à gauche, ni très à droite. Pour eux, la question de base est celle de l’environnement. Cette tendance est la plus proche des associations, de ce qu’on appelle la nébuleuse écologique. Ce courant correspond à la motion CETT (Construire l'Écologie Pour Tous et Toutes) soutenue au dernier congrès des Verts. Yannick Jadot, Sandrine Bélier se retrouvent aujourd'hui sur une ligne comme celle-la.
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du parti des verts. Quand on sait que Nicolas Hulot, qui aurait fait un score 5 fois plus important que Joly à la présidence, aurait voté "Maitre Mélenchanteur" (et non Joly), on mesure le fossé idéologique entre ce parti de la décroissance et les Français!
Au commencement étaient les verts - sous marins aux ordres du parti communiste via l'ex-URSS. Objectif : détourner l'attention des masses pour mieux les manipuler.
Puis les verts prirent du rose - strapontins obligent.
Finalité - à chacun de réfléchir ; c'est pourtant clair comme de l'eau de roche.
Etant un parti gauchiste ils obéissent aux règles de ces partis.
Comme ils ont des électeurs qui ne sont pas forcément gauchistes, mais "gentiment" fonctionnaires bobos ne risquant rien de la vie, excepté de dame nature qu'il faut vénérer, ils sont souvent perçus, artificiellement, comme moins gauchistes.