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Début de la fin de la guerre en Syrie : pourquoi les Etats Unis vont devoir prendre une lourde décision quant à leur présence sur place

Le risque de voir se développer un axe Turquie-Syrie-Irak-Iran sur lequel il n'aurait pas la main inquiète le Pentagone.

Rebelote ?

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S’ils s’en vont, le Rojava sera soumis à une pression de plus importante de la part de Damas et de la Turquie jusqu’à ce que les Kurdes rentrent dans le rang.

            La communauté internationale reste divisée sur la conduite à tenir. L’Arabie saoudite et les pays sunnites qui la suivent exigent le départ de Bachar el-Assad et soutiennent discrètement le HTC dans l’espoir d’affaiblir le régime mais se gardent bien maintenant d’intervenir directement.

L’Europe veut aussi le départ de Bachar, mais aussi que les responsables des massacres gouvernementaux soient traduits devant un tribunal international pour crimes contre l’Humanité.

La Chine et l’Inde se font plus discrètes mais s’apprêtent à participer à la reconstruction du pays quand un certain ordre sera rétabli.

Bien sûr, les Occidentaux seront totalement exclus de ces marchés, Damas faisant appel aux pays situés à son est. Les chantiers devraient être gigantesques.

Enfin, tout le monde craint de futurs attentats à domicile, orchestrés par des fidèles de Daech ou d’Al-Qaida « canal historique ». Mais sur le fond, les responsables savent que le risque va perdurer tant qu’une nouvelle génération issue des milieux djihadistes ne se révoltera pas à son tour contre ses aînés en remettant en cause la doctrine qui leur a été surinée : le salafisme-djihadiste. Pour l'instant, face à ce phénomène, il faut parer les coups, parfois en portant le fer dans les repaires terroristes. Mais quand cela n’est pas possible, les encaisser en limitant au maximum les dommages occasionnés. C’est cela la résilience.

 
Commentaires

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  • Par padam - 13/09/2017 - 10:31 - Signaler un abus @ monsieur Rodier

    Si d'aventure, en réalité bien improbable, la "communauté internationale" décidait de juger tous les individus, groupes, mouvements et armées divers qui se sont livrés à des exactions criminelles plus ou moins massives au Moyen-Orient depuis bientôt 30 ans, il faudrait alors déplacer le TPI de La Haye au stade du Premier-Mai de Pyonpyang afin de pouvoir accueillir la totalité des accusés. Ce qui, il est vrai, serait quelque peu délicat...

  • Par Marie-E - 14/09/2017 - 12:46 - Signaler un abus un reportage intéressant

    d'un correspondant kurde de La Mena : Shalom de Deïr ez Zor (011409/17) [Analyse] Par Perwer Emmal à Deïr ez Zor © Metula News Agency. Peut être que la partie n'est pas gagnée par les Iraniens, ni les Turcs .... et peut être que les Russes et les Américains ont plus réfléchi qu'on le pense.

  • Par ajm - 14/09/2017 - 15:30 - Signaler un abus Bourbier syrien.

    Pourquoi faudrait-il que Trump enlise les USA dans ce bourbier syrien où ils n'ont aucun intérêt significatif, contrairement aux Russes qui y ont leur seule base navale en Méditerranée ? La guerre entre arabes c'est un peu comme les guerres entre bandes rivales du milieu. La police n'intervient que si il y a un débordement en dehors du monde des gangsters ou pour compter les morts et arrêter les survivants à la fin.

  • Par philippe de commynes - 15/09/2017 - 12:37 - Signaler un abus Kurdistan

    Les kurdes irakiens sont supposés tenir un referendum sur leur indépendance le 25 septembre, néanmoins une déclaration en bonne et due forme semble improbable sans le soutien américain, ne serait ce que pour les kurdes irakiens ne se retrouvent pas seuls contre les turcs, mais si ce devait être le cas les cartes du puzzle régional seraient encore une énième fois rebattue : nécessité d'une union rojava-kurdistan irakien (ces derniers ne pouvant plus compter faire transiter leurs hydrocarbures via la turquie), rapprochement usa-russes pour que ces derniers fassent accepter a assad la perte du nord (en échange de la fin définitive du soutien occidental aux djihadites modérés ?) , une turquie qui après avoir été brouillée avec la russie, puis les usa, le serait avec les deux à la fois , d'ici qu'en Israël on juge qu'une telle combinaison serait encore la plus avantageuse et que trump se laisse convaincre... à suivre

  • Par Anguerrand - 15/09/2017 - 16:10 - Signaler un abus Mais que l'on laisse ce salaud de Bachar à la tête de son pays

    Il faut des dictateurs comme lui pour tenir leur pays et que l'on est enfin tranquille de ce côté. Chaque fois que l'on a voulu imposer un president élu, ça n'a toujours qu'abouti à la reprise du pays par les djihadistes, et il faut tout recommencer alors laissons les se dem....der

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Alain Rodier

Alain Rodier, ancien officier supérieur au sein des services de renseignement français, est directeur adjoint du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Il est particulièrement chargé de suivre le terrorisme d’origine islamique et la criminalité organisée.

Il est l’auteur, en 2017 de Grand angle sur l'espionnage russe chez Uppr et de Proche-Orient : coup de projecteur pour comprendre chez Balland, en 2015, de Grand angle sur les mafias et de Grand angle sur le terrorisme aux éditions Uppr ; en 2013 du livre Le crime organisé du Canada à la Terre de feuen 2012 de l'ouvrage Les triades, la menace occultée (éditions du Rocher); en 2007 de Iran : la prochaine guerre ?; et en 2006 de Al-Qaida. Les connexions mondiales du terrorisme (éditions Ellipse). Il a également participé à la rédaction de nombreux ouvrages collectifs dont le dernier, La face cachée des révolutions arabesest paru chez Ellipses en 2012. Il collabore depuis plus de dix ans à la revue RAIDS. 

 

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