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Dans la vraie vie des fonctionnaires : 5 choses à savoir pour apprécier la réalité du (non…) risque de casse des services publics

Souvent montrés du doigt, victimes de préjugés, un nombre considérable de fonctionnaires en France subissent pourtant une véritable souffrance au travail. Même si on veut limiter le risque de casse sociale au seul programme de François Fillon, c'est oublier un peu rapidement que ce sont surtout de nombreux problèmes organisationnels et structurels qui menacent les acteurs du service public. Plongée au coeur du quotidien de ces millions de Français.

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Dans la vraie vie des fonctionnaires : 5 choses à savoir pour apprécier la réalité du (non…) risque de casse des services publics

Atlantico : Travailler dans le secteur public c'est aussi se confronter à de nombreuses embûches. Quotidiennement, des milliers de fonctionnaires sont confrontés à de profonds problèmes structurels et organisationnels, comme l'absence de missions claires illustrés par de nombreux témoignages. Quelle est la réalité aujourd'hui au niveau du management de la fonction publique ?

Eric Verhaeghe : Il est évidemment un peu hasardeux de tirer des leçons générales, ou de dresser des portraits trop "carrés" du management public. Les pratiques y sont diverses. En revanche, il est acquis que le management est, plus qu'ailleurs, confronté à des injonctions paradoxales. D'un côté, il existe des objectifs, des politiques à mettre en place ou à décliner. De l'autre, le service public a érigé en religion la doctrine du "pas de vague". L'absence de conflit ou l'esquive du conflit est un art consommé et une valeur importante dans les administrations.

Cette particularité explique que beaucoup de managers publics aient le même profil à l'eau tiède, très obsédé par le formalisme hiérarchique et assez peu enclin à encourager l'innovation ou la prise de risque. D'où ce sentiment de flou: quand votre objectif principal est d'être consensuel et de ne pas susciter de conflit, vous vous approchez très vite de l'immobilisme. 

Jacques Garello : que trouve-t-on dans la fonction publique française ? Un avancement à l’ancienneté pour l’essentiel, des points d’indice qui fixent les salaires de chaque catégorie, suivant un catalogue fixé par quelque commission, quelque bureau ou quelque bureaucrate au ministère. Une organisation confuse, dont les objectifs sont illisibles et changeants, une hiérarchie issue de pressions syndicales et de concours stupides, une irresponsabilité généralisée : de quoi décourager les meilleurs. L’absentéisme ? Une pratique de tricheurs ou de désespérés. On sait que l’administration de la Sécurité Sociale et des Hôpitaux Publics détient le record de l’absentéisme en France. Il n’y a point d’autonomie, à quelque niveau que ce soit : les chefs d’établissements scolaires ne peuvent accompagner et stimuler les enseignants, ils sont tenus dans un carcan règlementaire et syndical : comment pourrait-il démontrer l’excellence de son établissement ? La formation des maîtres est elle-même programmée dans le détail de la médiocrité et de la pensée unique, les programmes, livres et méthodes pédagogiques sont uniformisés, comment les adapter aux enfants si divers ? Enfin la violence, le harcèlement, le racket, la drogue et autres addictions se répandent sans cesse, et les résultats scolaires sont nuls, mais surtout l’éducation est manquée et on produit des asociaux : triste situation pour des fonctionnaires qui ont rêvé d’aider les enfants à s’épanouir et à s’intégrer dans le monde réel.

Dans ces conditions, on comprend pourquoi les syndicats d’enseignants suédois ont finalement accepté la privatisation de la plupart des écoles, et pourquoi les enseignants d’un grand nombre d’établissements anglais ou américains ont demandé à passer au régime des “charter schools”, écoles chartées, libérées de la tutelle du ministère de l’Education Nationale, et bénéficiant d’une large autonomie pour le personnel recruté, pour la pédagogie et pour la gestion financière. De même : les cheminots allemands ou anglais ont-ils souffert de la privatisation de leurs compagnies ? Pas du tout, ils se sont retrouvés dans des compagnies privées et concurrentes, et la course à la qualité, à l’exactitude et à la propreté a commencé. Les Suisses tirent orgueil de ce que leurs trains soient toujours à l’heure, les cheminots suisses n’en sont pas les moins fiers. La Poste est devenue affaire privée et marchande dans les pays scandinaves, en Hollande : le volume et la rapidité des courriers et des colis ont augmenté ; chez nous on voit déjà le progrès réalisé avec les points de livraison. 

Un rapport sénatorial montre que les démissions des enseignants sont en forte hausse depuis 2012 (voir ici). Quelles sont les réalités de ces postes vacants, qui peinent à trouver des candidats aujourd'hui dans la fonction publique ?

Eric Verhaeghe : Selon ce rapport, 3% des stagiaires démissionneraient dans le premier degré, contre 1% en 2012. Il est de 2,5% pour le second degré. C'est désormais deux fois plus, dans le premier degré, que la moyenne du secteur privé. On peut donc parler de vrai malaise. Le phénomène s'explique cela dit assez facilement par l'absence de gestion des ressources enseignantes par l'Education Nationale. On devient prof comme on rentre en religion. C'est un sacerdoce dont il ne faut pas attendre beaucoup de reconnaissance. Dans la pratique, les enseignants du primaire sont la caricature d'un univers où les salariés ne rencontrent jamais leur employeur, et où l'employeur ne s'adresse pas vraiment à ses salariés, sauf pour lui donner des instructions techniques. C'est terrible à dire, mais l'Etat, qui adore donner des leçons de vertu humaine aux entreprises du secteur privé, est incapable de gérer humainement ses personnels. 

Jacques Garello : Etre fonctionnaire a cessé d’être un idéal pour beaucoup de jeunes Français, même avec l’attrait de l’emploi à vie – une promesse désormais chancelante, car tôt ou tard les agents publics seront condamnés à la précarité faute de crédits budgétaires.  Car les services publics n’assurent leur pérennité que grâce aux fonds publics  qui comblent leurs déficits et financent (si mal) leurs investissements. . RFF a été incapable d’entretenir le réseau ferré de France, les installations sont défaillantes et vétustes, voire dangereuse. L’addition se paie en impôts et autres prélèvements obligatoires. Les collectivités territoriales ne sont pas en reste, qui ont pratiqué le socialisme municipal : tout public, tout gratuit, mais des taxes d’habitation et des taxes foncières qui s’envolent et appauvrissent ménages et entreprises et créent des poches de chômage. SI le contribuable est victime, l’usager des services publics l’est aussi : objectivement par la complexité des démarches, les attentes, les absences, subjectivement par le sentiment d’un mur d’inertie et la multiplication des “droits sociaux” : l’usager attend tout de l’administration et en retire de moins en moins. Quand l’Etat Providence est défaillant, on s’en prend aux agents de l’Etat. 

Est-ce qu'il n'y a pas aussi une mauvaise affectation des ressources humaines et matérielles ? Il suffit de prendre l'exemple de la forte hausse des embauches de personnel administratif dans les hôpitaux et la stagnation des embauches de personnel soignant pour s'en rendre compte.

Eric Verhaeghe : La bureaucratie s'est emballée dans le service public. Elle représente désormais l'essentiel des fonctions et même des finalités politiques. Vous n'entendrez jamais un service public se préoccuper réellement de sa relation avec les usagers. Les administrations sont très fortes pour inventer des labels, des processus, des chartes, qui sonnent creux. Avez-vous déjà entendu dire qu'un Préfet avait été relevé de ses fonctions à cause du mauvais traitement du public dans ses services? Pourtant, il y aurait de quoi. Je prends l'exemple de la Préfecture du Rhône dont dépend mon entreprise. Il est ahurissant de voir que, pour signaler un vol de carte grise pour un véhicule de société, quatre visites ne suffisent pas. Il faut toujours des papiers nouveaux sortis du chapeau du fonctionnaire chargé du dossier, et il est impossible de prendre rendez-vous pour ne pas perdre de temps au guichet. Cet exemple anecdotique illustre bien le malaise ambiant. Cette façon désagréable de traiter le public n'appelle aucune sanction.

Jacques Garello : C'est une réalité et cela explique pourquoi il est plus agréable pour les prestataires de services, et plus efficace pour les consommateurs de ces services, de travailler ailleurs que dans des administrations centralisées et bureaucratiques. Les personnes engagées dans ces activités accèdent aux bienfaits de l’initiative, de la responsabilité, de l’autonomie, et ont l’occasion de démontrer leurs talents et leurs mérites non seulement à ceux qui les emploient mais aussi à la collectivité qui utilise leurs services. Ces mêmes personnes sont soumises à l’aiguillon de la concurrence, car elles ne bénéficient d’aucun monopole ni d’aucun emploi à vie : elles sont ainsi amenées à améliorer leurs performances, à se hisser au niveau des meilleurs, et elles acceptent le défi de la qualité : ce qu’elles font les passionne. Les conditions de travail sont améliorées, les gens se respectent pour ce qu’ils font, et les rémunérations sont stimulantes parce qu’elles mettent en évidence les mérites de chacun.

 
Commentaires

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  • Par lasenorita - 06/01/2017 - 11:01 - Signaler un abus Les gabegies de ''la gauche''

    Les gauchistes qui nous gouvernent taxent et tondent à outrance les ''Français moyens'', puis ils dépensent nos sous allègrement! La moyenne européenne, pour les emplois publics, est de 92 emplois pour 1.000 habitants.. La France devrait avoir 700.000 fonctionnaires de moins soit 18,3 milliards d'euros d'économie ..Je connais des instituteurs (gauchistes) qui se faisaient souvent ''portés malades'' et des fonctionnaires (du Conseil Général) qui sont plus souvent dans leur jardin qu'à leur boulot!..

  • Par Ganesha - 06/01/2017 - 11:11 - Signaler un abus Le premier imbécile venu

    Sacré farceur ! Plus c'est gros et mieux cela passe ! Voilà m.Verhaeghe qui nous écrit : ''on voit mal pourquoi il existe des fonctionnaires là où le secteur privé, le marché, est tout à fait capable d'agir et de couvrir les besoins. C'est vrai dans les hôpitaux, mais c'est vrai aussi dans l'enseignement.'' Effectivement, ''le premier imbécile venu'' mène sa petite enquête et il constate aussitôt, à l'évidence, que les cliniques et écoles privées coûtent beaucoup moins cher à leurs clients et usagers que le service public !

  • Par bern4243 - 06/01/2017 - 12:43 - Signaler un abus Qui se souvient de Zoe Shépard ?

    elle s’appelle Aurélie Boullet mais on la connait surtout sous le nom de Zoé Shépard. C’est sous ce pseudonyme qu’en mars 2010, elle publie « « Absolument Dé-bor-dée ! Un bandeau barre la couverture : "Comment faire 35 heures en... un mois". elle sera sanctionnée pour avoir dit la verité... et si on cherche bien on trouvera d'autres fonctionnaires qui s'epancheront et qui seront sanctionnés .

  • Par Jean-Benoist - 06/01/2017 - 13:39 - Signaler un abus degraisser le mammouth

    Cest un socialiste qui l'a dit. .mais Les syndicats a lEN ont le pouvoir..et on sait que des enseignants ne sobt pas face aux élèves mais planqués dans des administrations. .Problème de management, de gestion...Donc , il faut exiger un veritable audit, supprimer les mille feuilles, des sous prefectures, postes... Fillon devrait faire appel a Zoe Shepard comme conseillère. ..

  • Par Fredja - 06/01/2017 - 13:48 - Signaler un abus @Ganesha

    vous êtes toujours aussi obtus ! Les cliniques privées et les écoles privées coutent plus chers aux usagers car ils doivent payer pour les publiques également par leurs impots! Mais dans les pays qui sont passés aux écoles privées comme la Suède, cela coute beaucoup moins cher à la collectivité pour une efficacité nettement supérieure (il n'y a qu'à voir les résultats PISA, le taux de chomage, et le taux d'emplois qualifiés). Mais cela suppose de laisser de l'autonomie aux chefs d'établissement (management, budgets, recrutements) qui rendent ensuite des comptes en terme d'efficacité (niveau des élèves et climat général de l'établissement). Mais c'est sur que pour un ancien fonctionnaire aigri comme vous, qui veut filer le revenu de base à tout le monde, la concurrence et l'émulations sont des notions totalement inaccessible à votre pauvre niveau de réflexion.

  • Par vangog - 06/01/2017 - 15:05 - Signaler un abus Un million 200000 fonctionnaires territoriaux

    engagés par les UMPSECOLOCOCOs, en quelques années, pour engraisser leur mille-feuille terrotorial issu des décentralisations ratées...cela se paie, tôt ou tard!

  • Par Anguerrand - 06/01/2017 - 15:14 - Signaler un abus Les fonctionnaites souffrent plus que le privé?

    Alors pourquoi ne vont ils pas travailler dans le privé? Car ils devront plus travailler, cotiser, moins gagner , et " etre obligé " de partir plus vite en retraite plus tôt avec des retraites très inférieures" ? Alors je propose que l'on évite cette " souffrance" à au moins 1 millions de fonctionnaites, ils créerons dès richesse, avec un million de fonctionnaire en moins ou se retrouvera dans la moyenne européenne. Les impots diminueraient, tout le monde serait content.

  • Par Pig - 06/01/2017 - 18:56 - Signaler un abus Si vous comprenez quelque chose...

    "sous couvert d'anonymat que d'anciens militaires, dont le rôle était basé à Paris, étaient requalifiés en anciens combattants pour préserver les budgets dont ils disposent"

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 06/01/2017 - 20:20 - Signaler un abus L'économie pour les nuls...

    .....et oui si les sceptiques voulaient bien se donner la peine de réfléchir au lieu de mélanchoniser à vide.... Ils sauraient que le même service coûte deux fois moins cher dans le privé que dans le public

  • Par Ganesha - 07/01/2017 - 00:16 - Signaler un abus Chers contradicteurs

    Chers contradicteurs, ne vous ridiculisez pas en niant l'évidence ! Je parle de ce que paient réellement les écoliers, usagers, patients après qu'un service public ait été privatisé. Exemple : évaluation de l'Obamacare : ''de moins en moins d'assureurs participent à ces marchés, qui sont moins rentables que prévu. Conséquence: les primes augmenteront cette année de 25% en moyenne pour les couvertures standards.'' http://www.rtbf.be/info/dossier/election-presidentielle-americaine-la-course-est-lancee/detail_obamacare-quelle-est-cette-reforme-de-la-couverture-maladie-que-trump-veut-abroger?id=9495469 (trouvé hier dans les brèves d'Atlantico)

  • Par Ganesha - 07/01/2017 - 00:17 - Signaler un abus Ryanair ?

    Vous rêvez d'un monde où les écoles et les hôpitaux seraient gérés sur le modèle de Ryanair ? Ce n'est possible qu'en limitant drastiquement l'offre de service à quelques lignes et ''créneaux'' rentables. L'Uberisation de notre société semble bien avoir du ''plomb dans l'aile''...

  • Par Anguerrand - 07/01/2017 - 07:25 - Signaler un abus Mitterrand responsable de l'embauche d'un million de

    fonctionnaires, qu'il a eu la gentillesse de nous laisser sur le dos jusqu'à leur décès. Déjà c'était, comme aujourd'hui pour planquer le chômage. Il faut déjà à ce chiffre, rajouter les fonctionnaites ceux rajoutés à chaque période où les socialistes étaient au gouvernement. Ce qui n'est pas dit ici c'est que l'état est incapable de donner le nombre exact de fonctionnaires. On imagine un PDG de grande boite dire j'ai à peu près x salariés. Curieusement l'URSSAF saurait rapidement contrôler le nombre exact de salariés. L'état ne peut ou ne veux donner le chiffre exact.

  • Par Anguerrand - 07/01/2017 - 07:37 - Signaler un abus A bern 4243 sur Zoé Shepard

    J'ai lu ce livre écrit par une haute fonctionnaites qui a osé écrire ce livre ou elle dénonce les 35 h mais par mois. Tous les voyages, réunions, en un mot toute la gabegie qui règne dans les régions. Elle avait appelé tous ses collègues par des pseudos. Mais voilà c'était tellement vrai que malgré les pseuddos ils se sont reconnus. Au lieu d'améliorer l'organisation, et l'utilisation des pseudos, l'administration n'a rien trouvé de mieux que de la sanctionner et de lui fermer toute promotion. À ceux qui affirment que l'on manque de fonctionnaires lisez ce livre vous tomberez sur le c.. !

  • Par DESVESSIESPOURDESLANTERNES - 07/01/2017 - 08:43 - Signaler un abus vive la décentralisation

    Qui a crée une foultitude de petites cours a la main des potentats locaux C'est vrai aussi qu'a partir de 50 ans :il est plus interessant de calculer la trajectoire vers des postes sur-indiciés ( traduire retraite confortable) qui vont se libérer plutôt que de bosser . L'Etat devrait être là pour réguler afin d'éviter les dérives a la ryanair ou la sfr

  • Par lexxis - 07/01/2017 - 09:01 - Signaler un abus DES ÉCONOMIES IMMÉDIATES

    On ne cesse d'entendre tous les candidats du "toujours plus" se gausser de la réduction du nombre d'enseignants, de policiers, d'infirmières etc pour montrer que l'objectif d'une compression des effectifs de la fonction publique est irréalisable. Eh, bien prenons précisément ces chers enseignants: l'Education Nationale chez nous ne se singularise pas par le nombre excessif de ses enseignants, ceux qui sont face à un public qu'ils doivent instruire ou éduquer. Non, elle se singularise et tous nos zélateurs publics se gardent bien de le dire, par l'importance ahurissante des effectifs de non-enseignants, quelque 250 à 300 milliers de postes d'encadrement , de gestion de logistique, de syndicalistes planqués, alors que partout ailleurs on se satisfait de la moitié au plus.Voici d'un coup près de 150 000 postes qui peuvent être supprimés du jour au lendemain sans qu'on cesse d'enseigner ou d'apprendre. Autres pistes: pourquoi donc le temps moyen de travail de la fonction publique se limite-t-il à environ 1500 heures quand il faut en rajouter 100 pour le temps légal de travail dans le secteur privé?Pourquoi l'absentéisme local est-il au moins de moitié supérieur à l'absentéisme du privé

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 07/01/2017 - 09:39 - Signaler un abus Bon exemple....

    Ryanair et Easy jet ont fait bien plus pour democratiser les transports qu'Air France notre compagnie de fonctionnaires en grève permanente.....a chaque occasion, Je paie plus cher pour ne plus voyager sur Air -Feignasse et ça me fait beaucoup de bien de me dire que je participe à ma façon à l'éradication des nuisibles.

  • Par Ganesha - 07/01/2017 - 12:05 - Signaler un abus Voilà donc l'avenir

    Voilà donc l'avenir que nos papys égoïstes proposent à leur petite-fille : devenir hôtesse de l'air chez Ryanair. Elle devra acheter elle-même son uniforme, et devra nettoyer l'avion pendant les escales. Son salaire précaire oscillera entre 800 et 1300 euros par mois, avec un contrat sous juridiction irlandaise. Taraudés par la solitude et leur haine de l'humanité, c'est l'avenir que souhaitent quelques vieillards libidineux. Ils en font l'ardente promotion sur Atlantico, mais ce projet n'a aucun espoir de séduire une majorité de français.

  • Par Citoyen Ordinaire - 07/01/2017 - 13:30 - Signaler un abus Mr Verhaeghe, toujours fort à

    Mr Verhaeghe, toujours fort à propos... Les mots management, efficacité, objectifs, résultats, optimisation, évaluation sont des gros mots pour une partie du service public. Certains en souffrent, il n'est pas rare d'entendre des collègues du public de faire des taches vides de sens qui ne servent à rien... Mais rien ne change...

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 07/01/2017 - 14:40 - Signaler un abus @ganeshânebâté .......

    .........est décidément indécrottable. Si lles hôtesses de Ryanair touchent 1200€. Elles le doivent à Ganeshânebâté, car elles coûtent à l'entreprise 2400€. Les 1200€ manquants servent à payer entre autre la sécu éternellement déficitaire, et les feignasses qui vivent en parasites en ne rêvant que d'une seule chose........du revenu universel ! Alors tout le monde convient qu'il faut mieux payer les gens qui travaillent.........mais on ne peut pas en plus prendre en charge les "tire au cul"..

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Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr
 

Diplômé de l'Ena (promotion Copernic) et titulaire d'une maîtrise de philosophie et d'un Dea d'histoire à l'université Paris-I, il est né à Liège en 1968.

 

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Jacques Garello

Jacques Garello est professeur émérite à l’Université Aix-Marseille, président d’honneur de l’ALEPS, et auteur de l’ouvrage Le vote libéral (coll.Libréchange). 

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