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Crypto-monnaies : ce train pour l’avenir que la France est bien partie pour rater

Les récents mouvements violents dans les prix des cryptomonnaies suffisent déjà à placer ce mois de février dans les annales. Cependant, s’arrêter aux seules variations de cours serait un peu court.

Innovation

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Crypto-monnaies : ce train pour l’avenir que la France est bien partie pour rater

Ce mois de février marque indubitablement une nouvelle étape dans l’histoire de Bitcoin et des cryptomonnaies. Bien sûr, les récents mouvements violents dans les prix des cryptomonnaies suffisent déjà à placer ce mois dans les annales. Cependant, s’arrêter aux seules variations de cours serait un peu court.

Eh oui ! Même si pour l’observateur moyen, la perte de plus de 60% de la valeur de Bitcoin (entre son plus haut de 19.200 USD le 19 décembre dernier et le plus bas récent de 6839 USD du 5 février) représente une catastrophe habomhinable avec mort du petit cheval et sol qui s’ouvre sous ses pieds, pour l’habitué des cryptomonnaies, cette descente brutale n’est qu’une péripétie de plus dans l’histoire de cette nouvelle technologie : ce n’est pas la première fois qu’on assiste à ce genre de mouvements violents et il n’est pas interdit de penser ni que ces mouvements ne sont pas terminés, ni même qu’ils se reproduiront encore plusieurs fois avant que les cryptomonnaies soient parvenues à une pénétration de marché suffisante.

Aussi incroyable cela peut-il paraître, nous ne sommes qu’au début de cette nouvelle ère : le mouvement commence tout juste à prendre son essor et même si certains n’ont pas hésité à comparer la bulle actuelle à celle des « dot-com » des années 2000 qui avait vu des centaines de nouvelles sociétés se lancer sur internet, souvent pour des motifs et avec des objectifs plutôt légers, on est encore loin d’avoir atteint les niveaux d’investissements et de valorisations dont il fut alors question et qui virent les valorisations de sociétés comme Apple, Amazon ou d’autres atteindre des sommets bien vite effacés par le krach monumental qui suivit.

En pratique, et si on oublie un instant les valeurs plus ou moins fantaisistes prises par les cryptomonnaies, on passe tout juste avec ce mois de février et ces derniers rebondissements un premier cap de prise de conscience auprès d’un certain public que cette innovation prend de l’ampleur : si, il y a trois ans, l’objet « bitcoin » faisait parler de lui suite à une brusque poussée de fièvre (le faisant passer de 100 USD à plus de 1200 en quelques mois), il s’était essentiellement agi d’un feu de paille qui s’était bien vite calmé à mesure que la cryptomonnaie redescendait rapidement à des prix bien plus bas. Du côté du grand public, il n’y avait ni découverte de la technologie en question, ni, à plus forte raison, prise de conscience de son existence même.

Il en va différemment à présent.

J’en veux pour preuve les déclarations plus ou moins heureuses de tout un rang de politiciens qui ont commencé à émettre de doctes avis sur la technologie en général et sur Bitcoin en particulier. Certes, la prise de position d’institutions et d’élus n’est pas nouvelle au sujet de la blockchain ou de Bitcoin, mais c’est l’aspect de plus en plus officiel de ces communications et de ces enquêtes qui marque à présent.

 
Commentaires

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  • Par adroitetoutemaintenant - 10/02/2018 - 16:27 - Signaler un abus Banque de France ou Banque de merde

    Elle emploie 10 fois plus de personnels que la Banque d'Angleterre qui elle doit s'occuper d'une monnaie réelle au lieu de la monnaie de singe Euro banane !

  • Par vangog - 10/02/2018 - 18:45 - Signaler un abus La France capitalo-connivo-gauchiste est réfractaire au progrès!

    Cette France recroquevillée sur elle-même a peur de l'avenir, peur du changement, peur des réformes, peur de la nouveauté, et est incapable d’anticiper les nouvelles évolutions technologiques qui prendront très vite le dessus sur les monnaies traditionnelles. Celles-ci étaient faciles à manipuler par les gouvernants, afin de faire passer la pilule de leurs dettes sous le tapis épais de la création monétaire. et voila qu'arrive une monnaie non manipulable, qui échappe aux égoïsmes nationaux ou europeistes, et qui sera, indéniablement, la monnaie mondiale future, symbole d'un libéralisme non-ultra-trafiqué, et ne permettant pas les créations monétaires, ni les rachats glauques de dettes pourries...cette monnaie, fidèle transcription des seules transactions commerciales, scellera la fin du capitalisme gauchiste de connivence, et ça, ni Macron-Rothschild, ni la BDF ne le souhaitent!

  • Par zelectron - 11/02/2018 - 10:34 - Signaler un abus bitcoin : moyen in fine de se ruiner

    un système aussi fumeusement spéculatif que le bitcoin n’a pas à se prévaloir du qualificatif de monnaie!

  • Par adroitetoutemaintenant - 11/02/2018 - 14:22 - Signaler un abus Comme disait Max Planck, père de la mécanique quantique

    On ne convainc pas progressivement les vieux cons qui en sont resté à l’électron mais leur mort nous en débarrasse nous laissant avec des esprits neufs et curieux.

  • Par 2bout - 11/02/2018 - 22:44 - Signaler un abus ...

    "... c’est précisément parce qu’elle s’appuie sur ces jetons (bitcoin et autres) dont la valorisation permet une implication directe de ceux qui participent au réseau et y trouvent un intérêt financier".... Et puis, il y a les autres, ceux qui ne demandent rien en retour de leur implication directe. C'est le cas de tous les développeurs de logiciels libres ...

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Il tient à son anonymat. Tout juste sait-on, qu'à 37 ans, cet informaticien à l'humour acerbe habite en Belgique et travaille pour "une grosse boutique qui produit, gère et manipule beaucoup, beaucoup de documents".

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