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Crise ukrainienne : les 4 scénarios entre lesquels l'avenir du pays se joue

Alors que plus 2000 soldats russes ont été aérotransportés à Simferopol vendredi 28 février, Kiev a dénoncé une invasion armée russe en Crimée, région autonome du sud de l'Ukraine.

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Crise ukrainienne : les 4 scénarios entre lesquels l'avenir du pays se joue

Entre Russie et Union européenne, où se jouera l'avenir de l'Ukraine ? Crédit REUTERS/Gleb Garanich

Un président démocratiquement élu en 2012, chassé de sa capitale par les manifestants de la place de Maïdan où l’on a vu se côtoyer des groupes paramilitaires ultranationalistes affichant des signes nazis et qui refusent l’Europe  mais aussi par des citoyens de la classe moyenne (professeurs, étudiants, dirigeants de PME ) qui souhaitent le rattachement à l’Union européenne. Des leaders politiques de l’Est du pays qui réclament la partition, une Crimée où stationne le flotte Russe de la Mer Noire en quasi révolte contre Kiev.

Lorsque des crises éclatent et se transforment en affrontements violents avec des morts et des blessés, il est essentiel d’analyser froidement les facteurs qui sous-tendent ces violences et il ne faut surtout pas céder à l’émotion et aux appels des éternels révolutionnaires romantiques bobos parisiens dont BHL est la caricature symbolique.

Ce qui se passe en Ukraine a des racines profondes que l’on ne découvre qu’en étudiant son histoire et qu’en resituant l’enjeu stratégique que ce pays constitue pour les États-Unis, la Russie et l’Europe.

Une histoire violente et déchirée entre l’Ouest et l’Est

L’Histoire apporte un éclairage décisif à la compréhension de ces événements. Elle montre clairement que L’Etat et le sentiment national ukrainien sont une création très récente. En effet, l’Ukraine, son territoire et ses habitants étaient divisés entre les Empires autrichien et russe jusqu’à la Révolution Russe de février 1917.

Dans la tourmente de la guerre civile russe et de la Première Guerre mondiale, le mouvement national ukrainien profite de la chute du tsarisme, en 1917, pour mettre en place une structure gouvernementale, le Conseil central ukrainien, et pour proclamer l'indépendance de l'Ukraine. Mais celle-ci est de courte durée. Le territoire ukrainien est le théâtre de violents combats entre différentes forces politiques et leurs formations militaires : les forces nationales, l'Armée rouge, les troupes blanches anti bolcheviques et les troupes étrangères. Cette première période d’indépendance est malheureusement entachée par des pogroms de masse. En fait, ceux-ci commencèrent en 1881 dans les villes d’Ukraine de l’empire Russe où vivaient de nombreux juifs mais ils culminèrent durant l'éphémère république populaire d'Ukraine (1917-1921) qui fut une période d'assassinats massifs de Juifs, tache originelle du mouvement national ukrainien.

En 1920, l’Ukraine est à nouveau partagée en quatre. Les Bolcheviks finissent par l’emporter sur les autres belligérants, et la partie ex-russe de l’Ukraine, avec Kiev pour capitale, est intégrée à l’URSS tandis que la partie ex-autrichienne, avec Lviv pour ville principale, est rattachée à la Pologne. La petite Ukraine "transcarpatique" vota son rattachement à la Tchécoslovaquie et quant à la Bucovine, sa minorité ukrainienne se résigna à son rattachement à la Roumanie. La soviétisation ne fut cependant pas qu’une période négative pour l’Ukraine. En effet, en 1928, Joseph Staline lança le premier plan quinquennal qui industrialisa la région avec notamment la construction de la plus grande centrale hydraulique d’Europe sur le Dniepr permettant l’électrification de la République et le développement d’un grand bassin métallurgique, le Donbass. Mais la collectivisation des terres agricoles provoqua en 1933 une terrible famine que les Ukrainiens appellent l’Holodomor.Ce fut la dernière grande famine d’Europe. Comme dans toute la Russie, le régime stalinien commis plusieurs milliers d’arrestations et d’assassinats, surtout d’intellectuels ukrainiens durant les Grandes Purges de 1937-1938.

Aussi, quant à l'été 1941, l'Ukraine est envahie par les armées du Reich, les Allemands sont reçus en libérateurs par une partie de la population ukrainienne. Au contraire à l'est du pays, ils rencontrent une forte résistance de la part de la population locale qui se poursuivit jusqu'en 1944. En représailles les Allemands traquent les partisans, et brûlent des centaines de villages. Autre tache dans l’histoire de l’Ukraine, en avril 1943, une division SS Galicie est constituée à partir de volontaires ukrainiens. Elle a notamment été engagée par les allemands en Slovaquie pour réprimer le mouvement national Slovaque. Mais les pro-occidentaux ukrainiens et les américains ont tout fait, à la fin de la guerre, pour jeter un voile sur les atrocités commises par cette division et ne retenir que le combat anti-soviétique. Les historiens estiment que plus de 220 000 Ukrainiens s'engagèrent aux côtés des forces allemandes durant la Seconde Guerre mondiale pour combattre le régime soviétique.

En 1944, l'Armée rouge captura la plus grande partie de l'Ukraine. À la fin de la guerre, les pertes ukrainiennes s'élèvent à 8 millions de personnes dont 1,377 million de militaires de nationalité ukrainienne. Quant aux indépendantistes (présents essentiellement dans les régions ouest), ils continuèrent leur résistance armée contre l'URSS jusqu'en 1954. Ce n’est qu’en 1989 que la libéralisation du régime permit aux Ukrainiens de s’organiser pour défendre leurs droits. L’indépendance fut proclamée le 24 août 1991 et confirmée par le référendum organisé le 1er décembre 1991 : 90,5 % d’électeurs votèrent pour l’indépendance.

Les États-Unis veulent détacher définitivement l’Ukraine de la Russie et l’intégrer dans l’Union européenne et l’OTAN

Les américains depuis la chute du mur en 1989 n’ont qu’une seule crainte : la création d’un grand ensemble européen incluant la Russie qui leur contesterait le leadership mondial.

Alors que Georges Bush avait promis à Gorbatchev de dissoudre l’OTAN s’il liquidait de son côté le Pacte de Varsovie, il trahit sa parole. Le pacte de Varsovie dissous, les États-Unis ont maintenu l’OTAN et, depuis lors, ils n’ont cessé d’œuvrer pour faire coïncider l’Union européenne et l’Otan. J’ai été moi-même le témoin des agissements de l’ambassadeur américain à Bratislava qui distribuait des sommes considérables aux opposants du Premier ministre Vladimir Méciar qui souhaitait intégrer l’Union américain sans intégrer l’OTAN.

L'ancien conseiller national à la sécurité des États-Unis, Zbigniew Brzezinski, publia en 1997 sous le titre "Le grand échiquier" un livre où adoptant les deux concepts, forgés par Mackinder,  d’Eurasie[1] et d’ "heartland", il reprenait à son compte sa maxime célèbre : "qui gouverne, l’Europe de l’Est domine l’heartland ; qui gouverne l’Heartland, domine l’Ile-Monde ; qui gouverne l’île-Monde domine le Monde". Il en déduisait "Pour l’Amérique l’enjeu géopolitique principal est l’Eurasie". Dans une autre publication il explicitait sa pensée[2] "Si l'Ukraine tombait, écrivait-il, cela réduirait fortement les options géopolitiques de la Russie. Même sans les États de la Baltique et la Pologne, une Russie qui garderait le contrôle de l'Ukraine pouvait toujours aspirer avec assurance à la direction d'un empire eurasien.  Mais, sans l'Ukraine et ses 52 millions de frères et sœurs slaves, toute tentative de Moscou de reconstruire l'empire eurasien menace d'entraîner la Russie dans de longs conflits avec des non slaves aux motivations nationales et religieuses."

En janvier 2003, l'ancien ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine, Carlos Pascual, fit devant le Center for Strategic and International Studies à Washington un exposé sur les relations entre les Etats-Unis et l'Ukraine. Il y posait cette question : "L'Ukraine doit-elle appartenir à la communauté euro-atlantique ?" et il y répondait sans hésitation par oui. John Herbst, qui remplaça Carlos Pascual comme ambassadeur en septembre 2004, souligna la même chose devant le comité du Sénat américain qui l'auditionnait à propos de sa nomination. Il qualifia alors "la garantie de l'intégration de l'Ukraine dans la communauté euro-atlantique" de but central de la politique extérieure. "Si je venais à être confirmé dans mes fonctions" assurait Herbst, "je ferai tout mon possible pour garantir que les autorités ukrainiennes donnent aux candidats à la présidence les mêmes chances et pour que les préparatifs pour l'élection, tout comme l'élection elle-même, se déroulent de façon libre et juste. Un processus électoral qui corresponde aux normes de l'OSCE et un résultat qui reflète la volonté du peuple sont décisifs pour le succès des aspirations de l'Ukraine à devenir membre de l'OTAN et à se rapprocher de l'Union européenne."

Entre 2002 et 2004, les États-Unis ont dépensé des millions de dollars afin d'aider l'opposition ukrainienne à accéder au pouvoir. Des millions de dollars provinrent aussi d'instituts privés, comme la Fondation Soros et de gouvernements européens. Cet argent n’est pas allé directement aux partis politiques. Il a servi à "promouvoir la démocratie", comme le déclare le gouvernement américain. L'argent a transité par des fondations et à des organisations non gouvernementales qui conseillèrent l'opposition, lui permettent de s'équiper avec les moyens techniques et les techniques publicitaires les plus modernes. Un câble américain du 5 janvier 2010, publié sur le site Wikileaks, montre l’implication de la Pologne dans la transition et l’effort démocratique des anciens pays de l’Est. Le rôle des ONG y est notamment exposé. Les câbles Wikileaks témoignent de l’effort constant et de la volonté continue des États-Unis d’étendre leur sphère d’influence sur l’Europe de l’Est, comme en Ukraine, ces dernières années. La Pologne apparaît ainsi comme un outil au service des États-Unis pour réformer la démocratie dans les anciennes républiques soviétiques.                         

Une démocratie minée par son passé

Cette histoire, déchirée entre la Russie et l’Europe, se retrouve dans les mouvements politiques qui s’affrontent dans l’Ukraine d’aujourd’hui. Tous les résultats des élections furent contestés par les perdants arguant au bourrage des urnes et à la corruption qui sévit dans chaque camp. Ainsi, les élections législatives de 2007 ont élu une chambre ingouvernable. D’un côté le parti pro-occidental de Ioulia Tymochenko et  les nationalistes de "Notre Ukraine" qui ont essayé de réécrire l’histoire de l’aide au régime hitlérien ; de l’autre le parti communiste et le parti des régions pro-Russe.

En 2010, les Ukrainiens étaient appelés à élire le nouveau président. C’est Viktor Ianoukovytch candidat officiel du Parti des Régions, ancien Premier ministre, qui fut élu chef de l'État, par une majorité d'Ukrainiens, déçus par Ioulia Tymochenko et des espoirs perdus de la Révolution orange de 2004. En 2012 de nouvelles élections législatives donnent un avantage très clair au "parti des régions". L’union pan-ukrainienne héritier du bloc Ioulia Tymochenko est le grand perdant est perd 44 députés par rapport à 2007. Selon l'OSCE, le vote s'est déroulé normalement dans 96 % des bureaux de vote.

Les forces politiques aujourd’hui en présence

Quelles sont les forces politiques en présence à l’issue du scrutin législatif de 2012 ?

Face au président Viktor Ianoukovitch du parti des Régions élu démocratiquement mais non sans corruption (nombreux cas de votes achetés notamment) se dresse une opposition comprenant d’une part le Bloc Ioulia Tymochenko et le Front pour le Changement d’Arseni Iatseniouk et d’autre part l’alliance démocratique ukrainienne pour la réforme ( UDAR)  liée  à la CDU (RFA) de l’ancien Boxeur Vitali Klitschko et L’Union ukrainienne "Liberté", Svoboda, leader Oleh Tyahnybok, parti d'extrême droite très implanté en Galicie. Svoboda est en réalité un parti néo-nazi portant encore, il y a quelques mois, la croix gammée nazi et essentiellement constituée à ce moment-là d’Ukrainiens de Galicie. Ce sont eux les plus déterminés que l’on a retrouvé sur la place de Maïdan, dans une opposition à Ianoukovitch et à une Russie qu’ils haïssent.

 
Commentaires

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  • Par titine - 01/03/2014 - 10:46 - Signaler un abus Enfin

    une voix claire, pragmatique et réaliste qui connait son sujet ! Cet article détonne avec la propagande ou la désinformation de la quasi totalité des médias dont les dits experts en la matière sont soit totalement incultes, soit idéologiquement fermés à toute vérité, aussi déplaisante soit elle. Donc merci à Atlantico de demeurer impartial et avoir le courage de nous éclairer sur cette question urkrainienne complexe.

  • Par Thomas13 - 01/03/2014 - 11:26 - Signaler un abus Pinatel aux affaires étrangères !

    Bon, si je comprends bien, 4 purement hypothétique (en fait il faudrait en préalable que la Russie trouve sa place réelle acceptée dans l'Europe, c'est mal parti) ; 1 OTAN-UE, impossible (vous n'avez même pas abordé les problèmes d'intrication économique avec la Russie) ; 2 Partition très improbable (sauf la Crimée mais probablement pas rattachée directement à la Russie). Reste le 3, l'Ukraine finlandisée. Vous voulez dire balkanisée de l'intérieur avec des régions plus autonomes et un pouvoir central toujours plus faible bloqué par des intérêts antagonistes ? En fait, comme avant, mais en pire ... Cela semble probable. Dans ces conditions, comme d'habitude, ce seront les 40 M d'Ukrainiens qui seront victime. D'autre part même si aujourd'hui c'est la Russie qui semble perdante à court terme, n'est-ce pas l'Europe qui au final va perdre toute crédibilité ?

  • Par jpierrr - 01/03/2014 - 11:29 - Signaler un abus Une vraie réflexion !

    Basée sur l'histoire, qui présente 4 scénarios crédibles. La communauté internationale saura-t-elle mettre en place le 4 ?

  • Par 20dicte - 01/03/2014 - 12:33 - Signaler un abus Un lobby culturo FInancier

    Un lobby culturo FInancier prospère qui surtout lève le coude à la santé de ceux qui trinquent

  • Par Le Lampiste - 01/03/2014 - 12:37 - Signaler un abus ARTICLE REMARQUABLE, d'une lucidité et vérité totale.

    La géopolitique se distingue par la continuité et la persistance des buts du "Grand Échiquier". La crainte de l'encerclement; le dos à l'immense Sibérie qui ne compte que quelque 40 millions d'habitants et à l'Arctique, l'accès libre aux mers chaudes, sont les constantes de la politique Russe depuis Pierre-le-Grand et sa découverte de l'Europe, et de la puissance des thalassocraties anglaise et batave. L'obsession d'une domination mondiale par la conquête des mers, la doctrine du Containment relayée par Brzezinski et Allbright (alias Albrecht) visant une implantation durable sur le flanc sud de la Russie, par les républiques turcophones, la neutralisation de l'Europe par l'OTAN, sont les constantes des USA . Les traités navals de Washington; en 1921 et 22, ont consacré leur suprématie maritime... et leur volonté d'un impérialisme mondialiste, débutant avec la Grande Guerre et qui se concrétise avec la seconde guerre mondiale et Bretton Woods. Reste à interdire définitivement toute résurgence européenne, après l'échec de l'URSS, si pratique pour exclure la Russie du jeu... Tout ça vaut bien de soutenir des clans mafieux ennemis en Ukraine ! Mafia contre mafia, qu'importe!

  • Par Le Lampiste - 01/03/2014 - 12:58 - Signaler un abus Des rêves à la réalité : ou comment l'économie règlera la chose

    Ajoutons qu'au moment où l'agriculture est à la mode chez les bobos parisiens admirateurs des "démocrates bandéristes" et partisans d'une intégration de l'Ukraine, il n'y aurait pas mieux pour faire éclater l'euromachin par la politique agricole dite commune... Si l'Ukraine se scinde, la partie ouest est pauvre, pose les mêmes problèmes de sous-développement que l'Est de la Pologne ou que la Roumanie, Moldavie, mais à beaucoup plus grande échelle. Le moteur économique ukrainien, avec les industries, sidérurgique de base, constructions mécaniques (essentiellement militaires : aéronautique, moteurs pour aviation et blindés, marine militaire), est dans la partie sud-est, russophone et attachée à la Russie. Les liens avec la Russie sont largement sous-estimés. Les ukrainiens semblent assez passifs, car ils ont vécu les alternances politiques comme autant de luttes de clans entre mafieux, que ce soit la Princesse du Gaz, l'acteur dioxiné ou le dernier mollasson en date, tous sont discrédités, ce qui explique aussi l'attente des russes, que la situation économique règle la chose. D'ici fin mai, la raison aura peut-être parlé, ce qui ne veut pas dire que les armes seront remisées...

  • Par Foxfire - 01/03/2014 - 14:30 - Signaler un abus Exact

    Pour avoir voyagé une centaine de fois en Ukraine depuis 1995, du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest, je confirme l'intégralité des propos tenus dans cet article. Bravo mon Général. J'ai constaté de mes yeux l'action insidieuse des US au travers de leurs ONG hyper présentes à l'Ouest du pays s'accompagnant d'un discours "nationaliste", "européiste" et, surtout, russophobe. C'est en voyageant dans ces pays, à l'Est, et en Asie centrale, que j'ai pu me faire une idée des intérêts géopolitiques de chacun, à nous français, de l'Europe, des États-Unis et des russes. Et sans y mettre vos formes je suis arrivé exactement aux mêmes conclusions : une zone Europe forte alliée à une zone CEI forte nous apporterait indépendance, stabilité, et nous permettrait de prospérer. Les évènements récents et actuels donnent un éclairage nouveau sur l'action des États-Unis et de leurs alliés en Europe, du rôle que joue l'Otan, de plus en plus éloignés de nos intérêts. En tout cas merci pour votre article, trop rare, qui permet de décrypter les images que l'on nous balance sans apporter aucun relief.

  • Par lucuis - 01/03/2014 - 15:10 - Signaler un abus ARTICLE TRES LUCIDE ET TRES COMPLET

    Merci beaucoup monsieur Pinatel pour cet article. Cela fait plaisir de voir un vrai professionnel parler avec lucidité et surtout d'un sujet qu'il connait parfaitement alors que beaucoup de pseudos-spécialistes nous assomment depuis plusieurs jours avec des discours décalés. Le problème que j'ai déjà soulevé est de trouver un vrai leader politique reconnu par l'ensemble des ukrainiens et lorsque l'on voit les leaders politiques actuels en Ukraine, cela fait un peu peur... Le problème c'est que le gouvernement provisoire comme le montre très bien le graphique en première page, ne représente qu'une minorité de l'ensemble de l'Ukraine et le fait que certains membres de Svoboda participe a ce gouvernement ne fait qu'accroitre l'illégitimité de ce gouvernement fantoche. Attention aussi aux grandes villes de l'Est de l'Ukraine , DONETSK et KHARKIV, elles sont majoritairement russes et pourraient se soulever comme la Crimée.

  • Par ignace - 01/03/2014 - 16:07 - Signaler un abus article et commentaires trés interessants

    ............

  • Par gegemalaga - 01/03/2014 - 16:11 - Signaler un abus bel article que j'apprecie

    oui ; merci ! on lit tout et n'importe quoi , depuis qq jours ; là au moins , c'est etaillé, documenté et très clair; je vous trouve un peu trop gentil avec les americains ; ils va falloir qu'ils prennent conscience qu'ils " ont raté leur coup " : la C.I.A. ...n'est plus ce qu'elle etait ..., le russebashing à foiré , et Sochi n'a pas fait le bide ...escompté . mais maintenant , les JO sont terminés ( très beau succès en plus) et Poutine à ( en plus de l'aura de la réussite ) les mains libres. et il est clair que la Russie ne lachera pas sa presence en Crimée.

  • Par Le Lampiste - 01/03/2014 - 17:37 - Signaler un abus @Foxfire : l'ouest est un boulet, en fait. Un fossile historique

    Pour les stratèges en chambre qui voient l'Ukraine depuis le Boulevard St Germain, peut-on dire qu'on ne se fait si bien racketter par les flics que dans la partie ouest du pays, qu'on se trouve parfois avec un tronc d'arbre posé sur la route comme "ralentisseur", entre autres joyeusetés locales, qu'on vole le voyageur sur les carburants... sans compter l'agressivité bien spécifique au secteur ! Plus sérieusement, on peut se demander si l'Ukraine n'aurait pas intérêt à se séparer de la région la plus à l'ouest, au niveau de Lutsk à Chernivtsi, et à laisser ces nostalgiques radicaux aux polonais, si ardents pour récupérer cette Bessarabie orientale.... Il n'y a en fait pas grand-chose à gratter dans ce coin, si ce n'est des rejetons de Bandera. Un beau cadeau empoisonné pour l'UE, qui vaut bien le pays basque... A moins que Chevron y ait trouvé du gaz de schistes ?

  • Par nEtRICk - 01/03/2014 - 18:35 - Signaler un abus Ce monsieur ...

    ...oublie un peu vite que la population la plus importante en Crimée, était les Tatars. Population proche des Turcs, détestés par les Russes. En avril 1944, Staline et ses amis, ont déporté toute la population Tatare, accusée de collaboration avec les Nazis, en Asie centrale et en Sibérie. Beaucoup y sont morts. Ils ont été remplacés massivement par des colons russes. Depuis la fin des années 80, les Tatars peuvent rentrer en Crimée, ou ils sont traités comme des sous-hommes par les russes, et dans leur propre pays. Certains Tatars, combattants contre les Nazis à Stalingrad et Koursk, héros de l'Union soviétiques, ont osé protester. Ils n'ont pas pas été déportés mais enfermés dans des asiles psychiatriques soviétiques comme fous dangereux.

  • Par opera - 01/03/2014 - 18:49 - Signaler un abus Merci pour ces precisions

    Nous sommes loin des papiers superficiels et idéologiquement orientés que nous présentent nos journaleux officiels depuis le début de ce conflit:. les bons révoltés démocrates s'opposant à un président corrompu et soutenu par ce tyran de Poutine! Ils nous resservaient la même soupe avariée que celle servie pour la Tunisie ,la Libye et, la Syrie ....... On y voit plus clair / Cela conforte mon analyse publiée sur d'autres posts à savoir que l’intégration de l'Ukraine à l'Europe n'est pas pertinente pour l'instant et dans de telles circonstances

  • Par nEtRICk - 01/03/2014 - 19:14 - Signaler un abus Ce monsieur...

    ...qui semble être un admirateur du csar bleu Putin, semble lui suggérer de faire en Crimée, la même chose que le csar rouge Stalin. Déporter en Asie Centrale toute la population non-russe, comme stalin avait fait avec les Tatars, accusés de collaboration avec les Nazis, parce que l'armée rouge n'avait pas pu empécher la chute de Sebastopol. Tous ces Tatars, habitants originels de la Crimée ont été remplacés par des ruskis bon teints, racistes pur jus. Quand à ceux qui ont protesté, comme le général Petro Grigorenko, héros de l'Union Soviétique, les russes l'ont enfermé dans un hopital psychiatrique ! Une méthode dont putin va peut-être s'inspirer.

  • Par Pierre29000 - 01/03/2014 - 22:02 - Signaler un abus 1920, 1933 : rectifications

    1920 L'auteur n'evoque pas vraiment les invraisemblables massacres et deportations qui ont eu lieu en Ukraine, causes par les Soviets. 1933. L'auteur est un peu leger sur Holodomor : il aurait fallu signaler que le nombre de victimes est evalue autour de 6 millions de victimes. Il aurait fallu dire que ce n'est pas la collectivisation par elle meme qui a cause les morts, mais l'activisme des brigades qui visitaient les maisons pour enlever toute nourriture aux familles. Il aurait fallu dire que Ianoukovitch, les Ukrainiens pro-Russes et les Russes font tout pour effacer le souvenir de ce genocide communiste qui a debute en 1920. Maintenant, preferer un Europe alliee a la Russie, plutot que alliee aux USA, oui d'accord bonne idee, mais sur la base de valeurs democratiques, et en respectant la memoire des victimes du genocide communiste, ce qui n'est pas possible avec Poutine. .

  • Par jean fume - 01/03/2014 - 22:52 - Signaler un abus L'auteur fait bien de nous rappeler l'histoire,

    bien difficile de l'Ukraine. A commencer et surtout comme victime de la vermine soviétique, dont ils ne se sont pas totalement remis et supportent encore les séquelles. Il n'empêche qu'aujourd'hui, malgré les difficultés, et tout nous prouve que rien n'est irrémédiablement acquis, l'Ukraine a réussi à être un pays libre et indépendant. Hormis le cas de la Crimée, où ils ont des accords avec les russes, et les contrats sont faits pour être respectés. Il n'empêche qu'en ce moment, l'Ukraine, tout au moins en partie, est sous occupation Russe. Il faut bien appeler les choses par leur nom.

  • Par Le Lampiste - 02/03/2014 - 01:34 - Signaler un abus @jeanfume : L'Ukraine sous occupation russe ? Vous etes certain?

    Malheureusement, elle est plutôt livrée à une bande de pourris et de crétins qui ne voient que leurs combines et l’intérêt de leurs clans mafieux, et qui s'appuient pour cela sur des individus fanatisés, dont certains sont allés combattre les Russes en Tchétchénie. Voilà qui sont les "experts en démocratie-Molotov" de "l'euromaidan", chimère aussi improbable que "carpe-lapin". Et rassurez vous, juste avant cette orchestration qui n'avait rien de spontanée, l'immense majorité des ukrainiens pensaient à leur business et pas du tout aux années 30. Désolé, la nature humaine commune est oublieuse, sauf pour ceux souffrant de TOC ou de dépression chronique. Quant à la "vermine soviétique", l'emploi de ces termes montre que vous n'avez pas vraiment compris le pays, ni son histoire, ni comment elle est ressentie encore actuellement. C'est plutôt l'occidentalisation récente qui donne les mêmes effets qu'ici, la déshumanisation et la décadence, mais elle se heurte justement à ce qui reste d'une vision de la société qui ne manque pas de grandeur. Regardez "Docteur Jivago", vous comprendrez peut-être mieux les Russes, et les mensonges d'ici, comme les dénonçait Soljenitsyne.

  • Par vangog - 02/03/2014 - 02:23 - Signaler un abus Amalgame et caricature sont les deux armes des

    propagandes dictatoriales, et ce général du passé en use et abuse! Tout son discours-fleuve s'articule sur le parti nationaliste Ukrainien en l'accusant de tous les maux, d'avoir fomenté un coup d'état, de menacer les russes qui ont envahi la Crimée et de torpiller toute union de l'Ukraine avec l'Europe... Non, la situation Ukrainienne est bien plus simple que ces mauvais fantasmes instrumentalisés par les Russes et l'extrême-gauche française: À force d'être opprimé, un peuple à fini par se révolter contre la Nomenklatura corrompue, constituée de fonctionnaires, d'oligarques et de socialistes pro-Russes. Ceux-ci ont réactivé le vieux réflexe des soviets qui ne savaient pas rassembler leur peuple autrement qu'en agitant l'épouvantail fasciste. De fascistes, il n'y en a plus et ce ne sont pas les quelques insignes Nazis brandis par des âmes perdues, qui devraient faire peur aux chars russes! Mais ils sont bien utiles aux crétins comme Melenchon et aux dictateurs comme Poutine (qui en est un vrai, lui, avec empoisonnement ou contrôle fiscal des opposants, selon leur vulnérabilité...) Le seul élan qui unit les Ukrainiens est un élan National et son seul agresseur est la Russie!

  • Par Le Lampiste - 02/03/2014 - 02:29 - Signaler un abus @Pierre29 : lisez "Les Blancs & les Rouges " de Dominique Venner

    1920 : le général a bien résumé la situation. Mais l'Ukraine indépendante ne l'est que par l'occupant allemand, qui crée un Hetman (chef cosaque), lequel va abandonner Kiev aux massacreurs "nationalistes " de Petluira. Les massacres entre factions continuent pendant toute la guerre civile, entre anarchistes de Makno, nationalistes de Petluira, Rouges, Blancs de Denikine, et Cosaques changeant de bord à plusieurs reprises. Il faut aussi imaginer l'état du pays après les combats en Galicie, contre les Austro-Hongrois, puis contre les Allemands, pendant plus de 3 ans. Alors, tout mettre sur les bolcheviques russes est un peu rapide ! Quant à Poutine, je remarque que la famille impériale de Nicolas II a été canonisée en tant que martyrs en 2000, sous son "règne", et qu'il a déclaré un jour qu'il assumait l'ensemble de l'histoire de la Russie, sans en rien exclure. Il me semble que c'est une attitude un peu plus grande que celle qui consiste à dire que la France est née en 1789 après le massacre de quelques invalides défenseurs d'une vieille forteresse, à qui on avait menti en leur promettant la vie sauve après leur reddition sans combattre... sans parler du génocide vendéen...

  • Par MauvaiseFoi - 02/03/2014 - 06:49 - Signaler un abus Ah ! ben ça alors !

    BFM, itélé, canal -, france tv et tous les autres bobomerdias de la rive gauche et du café de flore réunis m'auraient-ils menti à l'insu de leur plein gré. Pour un peu, moi l'ignare lambda, j'aurais presque fini par croire que d'un côté il y avait de gentils petits révolutionnaires bien comme il faut et de l'autre de méchants suppôts du vilain et impérialiste tsar russe. D'ailleurs, il y a une chose que je n'ai toujours pas comprise et que j'aimerais bien qu'on m'explique : si demain des manifestants allaient s'installer Place de la Concorde, y campaient façon Meidan et éjectaient un soi-disant président corrompu, corrupteur et incapable, dans quel camp seraient-ils classés par les pleureuses de St Germain-des-prés ? Et pourtant, les 3, l'Ukrainien, Poutine et le niqueur casqué, ont bien été élus "démocratiquement". Non ? Merci Pinatel. Excellent boulot.

  • Par Rawan - 02/03/2014 - 09:48 - Signaler un abus Ceci n'est pas un nazi

    @ vangog "Le seul élan qui unit les Ukrainiens" L'Ukraine est au bord de la guerre civile, et il y a des autruches françaises pour prétendre que les Ukrainiens sont unis ! Vous connaissez le tableau de Magritte "Ceci n'est pas un pipe" ? Si vous voulez poser votre candidature à Libération, faites vite, c'est bientôt la faillite ! ------- "De fascistes, il n'y en a plus" Comment appelez-vous des types qui commémorent au pas de l'oie, en uniformes SS, les divisions nazies ukrainiennes, et qui s'en vont ensuite, par un putsch, renverser un président démocratiquement élu (je rappelle qu l'OSCE avait elle-même validé les élections) ? Des "patriotes" ? Des "démocrates européens ayant une envie d'Europe" ? Si les "patriotes" français ont la même gueule, ça promet... http://komb-a-ingwar.blogspot.be/2009/07/65.html

  • Par gibsonclassic - 02/03/2014 - 10:16 - Signaler un abus Merci pour cet article clair

    Malgré la complexité de la situation sur place J'ai définitivement arrêté de regardé les informations télévisées surtout canal + et I télé avec ce gland de toussaint et son équipe de taches !

  • Par vangog - 02/03/2014 - 12:55 - Signaler un abus @Rawan Ne tombez pas dans le piège tendu par l'ultra-

    Gauche Melenchonienne, qui, elle-aussi, doit se construire un adversaire fantasmé pour exister! Si la nostalgie du national-socialisme existe chez quelques âmes perdues Ukrainiennes, ce n'est pas par adhésion à une idéologie meurtrière, mais c'est par glorification des sauveurs qui les ont libérés du Socialisme qui avait fort massacré, et bien au delà des morts de la grande guerre... Et si les 3% reconnus de partis ultra-nationalistes reconnus en Ukraine ont monopolisé quelques barricades, c'est uniquement du à leur fervente combativité, excitée par des siècles de soumission et de corruption par le Régime Russe... Que la Russie ou l'ultra-gauche française, allant de Corbière à Melenchon, s'appuie sur ces 3% d'ultra-Nationalistes pour justifier une invasion inacceptable, devrait vous mettre la puce à l'oreille! De la Géorgie au Kazakhstan, les Russes ont toujours procédé ainsi pour protéger leur sphère d'influence menacée par les séparatistes: Exagérer, voire provoquer, l'importance de l'ultra-nationalisme, désigné abusivement comme terroriste, placer silencieusement leurs hommes et leurs troupes, puis attendre l'explosion de colère qui justifie l'intervention Russe..bis repetita!

  • Par Rawan - 02/03/2014 - 13:53 - Signaler un abus Au Kazhakstan, Borat

    Pour se fabriquer un adversaire fantasmé, vous êtes champion, vous hein ! Imaginez seulement qu'en Belgique, des nationalistes flamands, menés par des groupes ultra violents nostalgiques du nazisme, désespérés d'obtenir un jour la majorité à des élections démocratiques, organisent un putsch. Une fois au pouvoir, leur première mesure est de supprimer le français (la langue haïe) comme langue officielle de la Belgique. Lorsque les francophones du Sud se rebellent, occupent les administrations locales, et appellent la France à l'aide, celle-ci déclare timidement être prête à intervenir pour protéger les francophones de Belgique. Au Kazhakstan, Borat, internaute complètement ignare, fulmine "Ah, ces sales frouzes communistes ! Toujours les mêmes ! Ils veulent confisquer leur révolution au vaillant peuple belge qui a tant lutté pour sa liberté ! Les milices nazies ? Mais c'est normal : ces pauvres gens voulaient se libérer du joug francophone. Ne tombez pas dans le piège tendu par l'ultra-gauche mélenchonienne !"

  • Par tattoo - 02/03/2014 - 14:34 - Signaler un abus HUKRAINE

    Nos ZAMIERIQUAIN foute la merde partout ou ils passent...regardez l’état de l’Europe ,et qui est a la manœuvre ??? devinez...je serai a la place de POUTINE je ne me laisserai pas faire...Hollande toi le chef de guerre et toi BHL quesque vous foutez....Laissez leurs faire leurs soupe l’Europe n'est pas crédible... et les US encore moins ,c'est un gros morceau on est pas a la hauteur ,démocratie j'ai mal entendue vous voulez bien répéter ??

  • Par vangog - 02/03/2014 - 15:17 - Signaler un abus Ne vous énervez-pas Rawan! La "théorie du complot

    fasciste", cher aux Russes et aux ultra-gauchistes, c'est complètement dépassé! Et ce n'est même plus d'actualité... Ouvrez votre poste! Tout le monde occidental est en train de se liguer contre l'agression Russe en Ukraine... Et ceci est une réalité qui n'a rien à voir avec votre fantasme éculé de "putsch fasciste", complaisamment relayé par les ultra-gauchistes récurrents sur les chaînes de propagande, Melenchon, Corbières, Laurent etc... L'OTAN demande à la Russie de stopper son agression contre l'Ukraine ( qui n'est pas la Géorgie...), ce que fera la Russie a contre-cœur. Le monde s'apercevra alors que les ultra-nationalistes Ukrainiens représentent au maximum 3% de la population, pas tellement moins que les russophones touristes de Crimée et autres bénéficiaires du passeport "gratuit "Russe, qui ne leur offrira pas plus qu'un "retour simple" vers la Russie...

  • Par Le Lampiste - 02/03/2014 - 15:58 - Signaler un abus @vangrog: qui croit encore à la fable "occident = liberté" ???

    avec un idéologue aussi perspicace que vous l'êtes, les souverainistes n'ont pas besoin d'ennemis. Le "monde occidental"... votre logiciel date un peu, précisément de ces années bénies de la Guerre Froide, quand l'URSS était si commode pour nous faire gober la menace soviétique. Le "péril jaune" des années 30 avait quelque peu perdu de crédibilité, il fallait trouver un fantasme d'ennemi "absolu" pour justifier la militarisation et l'occupation de l'Europe par les troupes US. On est même allé jusqu'à inventer des envahisseurs venus de Mars puis du Cosmos pour la cause du lobby militaro-industriel-scientifique qui tient le monde politique des USA. Le potentiel militaire US était déjà tellement disproportionné que la guerre nucléaire était du domaine du fantasme et de la propagande pure. Le seul but était la fin de l'Europe continentale et les couillons qui ont cru à la comédie des "occidentaux", défense sacrée contre les "orientaux", n'ont fait que le lit de cette mondialisation ayant pour seul objectif l'asservissement au dieu Dollar d'un monde unipolaire. Cette comédie tourne court, grâce à la Chine et à la Russie. Faites un update. C'est vous qui êtes "out" : Sorros existe !

  • Par Rawan - 02/03/2014 - 16:30 - Signaler un abus @ vangog - les affres de la thanksgiving

    Les réunions de dindes occidentales outrées gloussant sur les affres de la thanksgiving n'ont rien donné en Ossétie. Elles n'ont rien donné non plus en Abkhazie. Et elles ne donneront évidemment rien non plus en Crimée. Le rôle des dindes occidentales, ce sera juste de payer les factures de gaz russe pour permettre aux milices néo-nazies du Nord de se chauffer en hiver (et aux Russes d'entretenir leur armée avec cet argent), d'hériter des fissures de Tchernobyl, et de se disputer pour savoir qui va renflouer le général Alcazar pour lui éviter une humiliante faillite. Pour la Crimée, rien n'est encore décidé. Si les Criméens veulent se rattacher à la Russie, c'est bon. S'ils veulent leur indépendance, c'est bon aussi. S'il veulent restés rattachés à une Ukraine du Sud qui a elle-même choisi de prendre son indépendance vis-à-vis de l'Ukraine du Nord, c'est bon aussi. En fait, la seule chose que les Criméens ne veulent pas, c'est d'être dirigés par le général Alcazar et ses 3% de nationalistes (je reprends vos chiffres) qui squattent le pouvoir à Kiev. C'est tout. Vous voyez : ce sont des gens très ouverts !

  • Par frenchy84 - 02/03/2014 - 20:09 - Signaler un abus article vrai

    enfin un article interessant et vrai qui reprend la totalite des problèmes de la situation actuelle non pas comme tous les medias TV qui ne montrent que ce qui arrange ceux qu ils servent en plus les US n ont certainement pas digere snowden et on sait bien tous que leur specialite c est de foutre le bordel dans le monde pour toujours se presenter en sauveur le pire quand meme .... nous pauvres laches européens meme pas capable de tirer sur la laisse que l oncle sam tient d une main ferme .... scandaleux d'etre aux ordres comme ca

  • Par dieux - 03/03/2014 - 20:09 - Signaler un abus 5 eme option

    QUOI?? Des milliards investi,des milliers d’ingénieurs pour des R&D,des centaines de milliers de jeunes motiver. Et finalement on envoie des diplomates négocier le prix du gaz ! Une guerre total se serait quand même plus sympa : des super filmes,des violes,des destructions et ça relancerait l'économie. Heureusement qu'il y à l'Afrique.

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Jean-Bernard Pinatel

Général (2S) et dirigeant d'entreprise, Jean-Bernard Pinatel est un expert reconnu des questions géopolitiques et d'intelligence économique.

Il est l'auteur de Carnet de Guerres et de crises, paru aux éditions Lavauzelle en 2014.

Il anime aussi le blog : www.geopolitique-géostratégie.fr

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