"Aux innocents les mains pleines"
Stéphanie raconte son appétence pour la cuisine : "Mes grands-parents étaient restaurateurs, un secteur que je connaissais assez bien, donc ça m’a permis de m’affranchir de certaines barrières". "Pas simple" de faire changer les mentalités : "On a affaire avec une population d’entreprises mal comprises. Ils ont l’impression que personne ne comprend à quel point ils bossent, que les marges sont serrées". Certains sont dérangés par cette femme entrepreneuse, ils veulent parler "entre hommes". "Il y a toujours plein de restaurateurs qui te dragouillent.
Finalement tu y arrives aussi bien qu’un mec de 50 piges, et aussi bien que si tu étais un unijambiste de 25 ans."
Et grâce à cette stratégie, le bilan s’est très largement redressé : "En 2011 on a fait 150 000 euros de CA et quasiment 1,7 million de pertes cumulées. En 2013, on a clôturé à un peu plus de deux millions de profit. On est largement rentable". Les objectifs : "faire un peu plus de 4 millions et maintenir une rentabilité à deux chiffres". Beaucoup de prudence… jusque dans sa propre assiette. Fini "le gratin dauphinois" que lui servaient ses grands-parents. Place aux sachets de thé royal qu’elle nous montre, mi-dépitée, mi-amusée.




















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