Devant un parterre de militants enthousiastes Barack Obama a accepté la nomination de son parti et sollicité le vote de ses concitoyens pour un second mandat. Non pas en défendant son bilan, mais en attaquant le programme de ses adversaires. Comme s’il n’avait pas déjà passé quatre ans à la Maison-Blanche. Comme s’il n’avait pas déjà eu l’occasion de mettre en place ses projets.
Lorsqu’un président américain en exercice se présente à un second mandat, la question centrale de la campagne en devient simple : Est-ce qu’il mérite quatre années de plus? Pour répondre à cette question, les électeurs sont invités à se poser une autre question : « Etes-vous aujourd’hui dans une meilleure situation qu’il y a quatre ans ? ». En anglais cela donne « Are you better off today than you were four years ago ? »
La question n’est pas simplement économique. Elle touche au porte-monnaie certes. Donc à l’emploi. Mais aussi à des éléments plus immatériels, comme l’état d’esprit, ou la fierté nationale.
C’est Ronald Reagan qui a rendu cette question célèbre parce qu’il a constamment invité ses concitoyens à se la poser. En 1980 quand il a défié Jimmy Carter. En 1984 quand il a brigué un second mandat. Dans le premier cas la réponse était «non». La présidence Carter avait été désastreuse, en économie comme ailleurs. Les électeurs étaient en droit de lui refuser un second mandat. Ce qu’ils ont fait. Dans le second cas la réponse était « oui ». Reagan avait entamé le redressement du pays et redonné le moral aux Américains. Les électeurs pouvaient le réélire. Ce qu’ils ont fait.
Aujourd’hui, tandis que Barack Obama brigue un second mandat, si l’élection se jouait sur cette même question, il perdrait. Selon un sondage de The Hill, (La Colline), le quotidien qui suit le Congrès, 54% des électeurs américains estiment qu’ « Obama ne mérite pas un second mandat ». Et 52% des Américains se déclarent « dans une situation moins bonne aujourd’hui qu’il y a quatre ans ».
Avec un électorat dans un tel état d’esprit, la logique voudrait que les Républicains martèlent ce thème contre Obama. C’est ce que Mitt Romney a fait tout au long des primaires. Tandis que ses poursuivants républicains l’attaquaient de toutes parts, lui concentrait son feu sur le président Obama en dénonçant « le bilan catastrophique de son mandat ». Un bilan qui tenait en quelques chiffres: 23 millions d’Américains sans emploi ou en sous –emploi, soit un taux de chômage situé entre 8% et 10%, ce qui est très élevé dans le contexte américain ; un déficit budgétaire supérieur à mille milliards de dollars pour trois années consécutives, du jamais vu aux Etats-Unis ; et une dette nationale qui a augmenté de 50% en quatre ans pour atteindre seize mille milliards de dollars, l’équivalent du PIB américain.
Mais depuis les conventions de cet été, et en particulier depuis la désignation de Paul Ryan comme colistier de Mitt Romney, le bilan d’Obama semble être passé au second plan. Ce n’est plus lui qui doit se justifier pour ses difficultés à relancer la machine économique et l’aggravation dramatique des déficits, mais les Républicains pour leur plan d’assainissement budgétaire.
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Avec un programme qui ne peut convenir qu'à l'électorat blanc, rural, âgé, chrétien, conservateur et masculin, j'ai du mal à imaginer que les républicains puissent l'emporter.
Les Français ne peuvent s'empêcher de "rosifier" le bilan et les propos d'Obama. La vérité c'est que les blancs américains ne veulent plus d'Obama, mais ne veulent pas encore de Romney. Mais attendons le torrent de pub négatives que ce dernier va déverser dans les deux mois avant de se déterminer. Cependant, je pense qu'Obama sera réelu sans enthousiasme par les grands électeurs, et que les US iront de plus en plus mal, car les vrais créateurs d'entreprises (Obama les méprise et pense qu'ils sont inutiles) le lui feront payer par un chômage de masse terrifiant. Et oui si j'avais de l'argent j'investirais dans les automates aux US pour éviter l'embauche de personnels et les "taxes"sociales liées à l'emploi.
En même temps il vaut meiux attendre les résultats avant de dire cela :
• Obama s'exprimait là devant ses militants. Ceux-ci ne vont pas le siffler.
• les journalistes français, notamment ceux du Monde, ont une … légère préférence pour le camp démocrate et Obama a tout pour leur plaire. Il représente :
→ ce camp démocrate,
→ la société multiculturelle,
→ la vision laïque à la française de la société.
donc "wait & see" ‼ On ne peut pas comparer avec certitude les résultats d'une élection qui a eu lieu, avec ceux d'une élection qui va avoir lieu.
Aïe , si Obama se met à plagier Guimauve , il y aura bientôt autant de cocus- mécontents aux States qu'en France . A l'échelle de ce pays-continent cela fera beaucoup de monde . En anglais, comment traduit - on: "le changement c'est maintenant" ? Allez Barak, rengaine ta fierté et tu seras réélu !
Comme quoi un candidat sortant avec un mauvais bilan peut conserver toutes ses chances d'être réélu s'il est intelligent.
faudra plus d'un mandat pour atteindre nos objectifs", habilement, cela lui évite de dire la vérité sur son bilan et c'est aussi un demi aveu d'échec!
Quand il fustige l'administration précédente qui ne lui aurait pas permis de résoudre les problèmes de la dette et du chômage, alors on frise le procès en sorcellerie qui n'est pas sans rappeler les stratégies fumeuses-mais efficaces, l'espace de trois mois- d'un certain Flamby...
Il en faudra plus que ces vieilles ficelles de la "Social-démagogie en échec" usées jusqu'à la corde, pour l'aider à briguer un second mandat!
Les USA ont la chance de posséder des médias impartiaux qui ne confondent pas charisme populaire et efficacité économique...
Obama a malheureusement été élu avec un programme social dans une période de crise économique. Son bilan est catastrophique parce-qu'il n'a jamais pensé avoir à gérer une telle crise. Il n'en a jamais eu les capacités non-plus.
A lire les électeurs démocrates, on sent très bien qu'ils s'accordent à dire qu'Obama n'a pas été l'homme de la situation.
On peut voir une fuite en avant des US depuis quelques années aux travers de décisions souvent prises dans la précipitation. L'Amérique Latine prend ses distances avec les USA, la Chine est devenue le principal bailleur des institutions américaines, l'Europe n'est plus un soutien stable à cause de la crise et la Russie se replace en opposition aux décisions américaines. Seuls les pays riches de leurs pétrodollars restent un soutien sérieux à l'économie des USA. Le marché intérieur bat de l'aile, extérieur se voit supplanté par la Chine, l’Inde, ...
Il ne manque plus que le Venezuela avec l'aide d'autres pays imposent un choix des monnaies dans le payement du pétrole et le dollar ne vaudra plus rien du tout. On ne parlera pas de récession, mais de banqueroute totale à l'instant même de la ratification d'une telle décision. Ca craint!
"Comme s’il n’avait pas déjà eu l’occasion de mettre en place ses projets." et bien justement non du fait d'un Congrès républicain qui a bloqué ses projets tels le plan de relance de l'emploi.
D'autre part si la dette US a bien augmenté de 50% depuis 2008 en passant de 10 mille à 16 mille milliards, il faut rappeler que les républicains n'ont pas de leçons à donner dans ce domaine puisque la dette était de 5600 milliards en 2001 et de 10 mille milliards en 2008 . Deux guerres (discutables surtout pour l'irak) et des baisses d'impot non financées pour les plus riches expliquent en grande partie l'explosion du déficit durant la période Obama.