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Le coup de cœur de la semaine : "En attendant Bojangles", la grande surprise de la rentrée littéraire

C'est le premier roman d'un inconnu, Olivier Bourdeaut. Mais déjà quelle originalité, quel style, quel talent ! Un formidable hymne à la joie, à la folie, à l'amour.

Atlanti-culture

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Le coup de cœur de la semaine : "En attendant Bojangles", la grande surprise de la rentrée littéraire

La rencontre entre Georges et sa future épouse (p. 29 à 36) est un pur moment de plaisir.

L'auteur

Olivier Bourdeaut a 35 ans et est originaire de Nantes. "En attendant Bojangles" est son premier roman.

Thème 

Un homme et une femme, peu ordinaires, s’aiment passionnément. La vie avec eux est festive, extravagante, pleine de poésie et de fantaisie. Un enfant, le narrateur, partage leur existence. Ainsi qu’un oiseau ramené de voyage et baptisé "Mademoiselle Superfétatoire".

Leur vie est une danse (notamment sur le titre de Nina Simone "Mr Bojangles") jusqu'au jour où la fantaisie de la mère prend le nom de folie.

Points forts

- L’univers du roman : loufoque, inattendu, drôle, poétique.

La vie de ce trio hors d’une quelconque convention semble aussi hors du temps. Pourtant, l’avenir est sombre. 

- La rencontre entre Georges et sa future épouse (p. 29 à 36) est un pur moment de plaisir.

- L’écriture imagée, parfois chantante et toute en sonorités. Chaque mot d’une phrase semble avoir été soigneusement choisi par Olivier Bourdeaut pour rimer avec le suivant.

- L’alternance des pages écrites par le fils et par le père livre un double regard sur la femme de leur vie, celui d’un enfant admiratif et celui d’un mari éperdument amoureux et généreux. Les carnets secrets du père sont particulièrement touchants.

Points faibles

Je n’en vois aucun.

En deux mots

Un hymne à la joie, à la folie, à l’amour, porté par une belle écriture. Il fallait oser écrire ce premier roman.

Une phrase

Qui seront deux :

- "Le temps d’un cocktail, d’une danse, une femme folle et chapeautée d’ailes, m’avait rendu fou d’elle en m’invitant à partager sa démence". (page 36)

 - "Je ne regrettais rien, je ne pouvais pas regretter cette douce marginalité, ces pieds de nez perpétuels à la réalité, ces bras d’honneur aux conventions, aux horloges, aux saisons, ces langues tirées aux qu’en-dira-t-on". (page 122)

Recommandation

 En prioritéEn priorité

Excellent.

Roman

 

 
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Clémence Roux de Luze pour Culture-Tops

Clémence Roux de Luze est chroniqueuse pour le site Culture-Tops. 

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