Depuis bien des décennies, selon de nombreux instituts de sondages, nos concitoyens expriment le vœu très majoritaire de devenir fonctionnaires. Autrement dit, il y a un fort pouvoir attractif afin que l’Etat soit leur employeur. Bien évidemment, la crise économique renforce ce sentiment car l’Etat signifie bénéficier dans la presque totalité des cas de la sécurité de l’emploi. Et pourtant, à regarder les modalités concrètes de la gestion de ses effectifs par l’Etat, on découvre de graves dérogations au Code du travail.
La dérogation souvent rencontrée est celle du travail effectué mais qui ne reçoit pas la juste et valable qualification. Dans certaines filiales de la SNCF, des agents exécutent des tâches complexes voire dangereuses (entretien des voies) et ne bénéficient pas toujours du plein descriptif contractuel de leurs fonctions.
Cet état de fait représente un manque à gagner salarial mais aussi un risque car ces agents mal qualifiés (au regard de leurs vrais « jobs ») ne reçoivent pas de mise à niveau et de formation directement liées à leur métier.
Un décrochage entre les fonctions effectivement accomplies et la position sur la nomenclature professionnelle est constitutif d’un manque à gagner pour le salarié mais aussi d’un risque potentiel lié à chaque cas d’espèce. Des stratégies d’externalisation de cette main d’œuvre sont fréquemment mises en place afin de transférer une partie du risque et de limiter celui du donneur d’ordre. Dualité et inégalités définissent de telles situations.
S’il peut y avoir non-coïncidence entre le contenu des tâches et le statut de l’agent – comme l’a souvent dénoncé l’ancien Inspecteur du travail emblématique Gérard Filoche - il peut y avoir non-respect du Code du travail dans des proportions assez incroyables.
Tout ministre du Logement ( Loucheur en 1928, Chalandon, Quillès, Périssol, Besson, Daubresse, Borloo, etc.) aura laissé son nom attaché à une loi ou des décrets que des millions de citoyens garderont en mémoire notamment en cas de système de défiscalisation.
Mais que dire de Madame Odile Guibert ? Même l’éminent et humaniste Président de la Poste Jean-Paul Bailly ne doit plus avoir souvenir de son nom. Et pourtant, histoire humaine hors de proportion et situation juridique où l’Etat, s’il était une personne physique, ne pourrait que réellement rougir.
Allons aux faits : en Février 2008, le conseil des prud’hommes d’Albi a condamné La Poste à verser 66 000 euros à une ancienne de ses collaboratrices, Madame Guibert ( 52 ans ) qui aura dû effectuer 247 CDD (contrats à durée déterminée) entre 1976 et 2006. Passons sur les détails, il n’y a eu ni respect humain ni respect de la salariée.
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850 euros nets par mois pour 32 heures effectives et 26 heures payées par semaine : vive Bernard Arnault qui, lui, paye ses employés!
Toutes les affaires que nous jujgeons au Prudhommes qui implique une des entreprises de l'etat (la Poste..SNCF..Hospices, collectivités) toutes perdent sytematiquement..la derniere en date..25 CDD de suite pour le meme poste ...cela nous a "coûté" 65.000€....refus de reclassement avec persistance...3 fois 15.000@ (tous les ans!!)...et des comme ca j'en ai plein..l'etat est dirigé par une bande d'incapable..et de faineants inimaginable dans une entreprise privée!
il en est de même de la précarité dans les mairies, conseils généraux etc. De plus là ce sont les petits barons locaux qui au mépris des règles même de l'administration recrutent pour alimenter l'épicerie électorale, jettent quand le salarié ne vote plus comme il faut. Un exemple mon fils, qui a quitté un CDI pour entrer dans une mairie importante de midi Pyrénées, ils avaient besoin de son niveau de diplôme (bac plus 5 en biologie et hygiène) a qui on a même proposé la responsabilité du service hygiène alors qu'il est contractuel et qu'il s'est fait signifier que son contrat ne serait pas renouvelé en Août juste après les élections législatives, motif le père est journaliste et n'a pas écrit ce qu'il aurait fallut écrire entre les deux tours pour que le candidat maire aux élection législative soit réélu. (ce motif lui a été signifié en lui disant que sont travail n'était pas en cause) Ce n'est pas beau cela !!!
LES MINISTRES SUCCESSIFS, LEURS HAUTS FONCTIONNAIRES se sont montrés depuis un certain temps INCOMPÉTENTS pour ne pas avoir remarqué la persévérance et la capacité à se maintenir en poste malgré les conditions les plus défavorables des contractuels et des CDistes souvent guère mieux lotis.
A savoir dans l'éducation par exemple: des publics difficiles, l'acceptation de l'insécurité sans travail assuré à chaque rentrée, pas de lieu précisé jusqu'au dernier moment, la connaissance du niveau et du programme au dernier moment également!
La hiérarchie la plus proche ne s'y trompe pas en renouvelant leur contrat sur des sièges pourtant très éjectables.
Et 15 ans, même salaire BINGO
Malgré ces critères évidents, incontournables, absents en partie chez ceux qui ont obtenu des postes stables par des voies théoriques, rien n'évolue!
Même sous un régime de gauche, il n'a pas été prévu les concours spéciaux en nombre suffisant qu'ils méritent et qui permettraient aussi d'assurer de ne pas perdre des talents dont a besoin notre éducation tant dans le public que dans le privé!
Pour finir, en langage populaire, ils sont traités comme des bons à rien par des soit disant élites.
15 ans en cdd renouvelé x+1 fois..
mi temps payé à mi-salaire soit 1/4 du salaire d'un débutant ........
ça c'est l'état !!!!!