Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Dimanche 31 Août 2014 | Créer un compte | Connexion
Extra

Conférence sociale : sans petits patrons ni salariés, l’échec est certain

La très attendue Conférence sociale a débuté lundi, avec évidemment la présence des partenaires sociaux. Mais leur légitimité n'est-elle pas remise en cause par leur peu de représentativité au sein des entreprises, ainsi que leur responsabilité dans la situation actuelle de l'entrepreneuriat français ?

Saint-Dicat, priez pour eux !

Publié le

Car les questions les plus importantes, encore une fois, ne sont portées par aucun des membres de cette oligarchie agonisante : qui parle de l’impérieuse nécessité de faire de la lutte contre les défaillances d’entreprises la priorité absolue en matière d’action économique ? Car plus que pour des questions de compétitivité, les entreprises et les emplois disparaissent pour des raisons structurelles qui ne seront donc pas mises sur la table. L’absence de diagnostic pertinent est la garantie que les bonnes solutions ne seront pas mises en œuvre.

Adieu douce utopie du redressement productif.

Aucune de ces organisations ne pose, dans une perspective d’une rémunération plus juste, la question du revenu des patrons. Si l’on peut comprendre qu’elle intéresse peu les syndicats de salariés dans leur organisation actuelle, on ne peut qu’être surpris du peu de cas que les représentants des patrons en font : ils sont à peu près aussi éclairés sur la question qu’un Jean-Luc Mélenchon qui tire ses informations éculées d’une organisation patronale ! Pourtant, ce niveau de rémunération détermine avec certitude les marges de manœuvre dont disposent les entreprises pour supporter des augmentations de salaires que certains voudraient imposer de façon autoritaire. Et quand on acceptera de regarder les chiffres et de constater qu’un patron gagne moins de 2000 € par mois, en rémunération de son travail et du capital investi, alors on comprendra pourquoi il reste peu « à gratter » et pourquoi la question de la lutte contre les faillites doit être la priorité. Et que d’elle, tout découle… Toutes les autres avancées bien sûr seront bonnes à prendre. Et obtenir une baisse du coût du travail, par exemple, que nous appelons de nos vœux, peut faire partie des bonnes nouvelles. Mais sans s’attaquer aux autres problèmes, cela reviendra à offrir un sursis au mourant…

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par Montagne - 10/07/2012 - 09:30 - Signaler un abus Peine perdue

    Les structures sociales de la France se sont totalement transformées : Quasi disparition des petits commerçants indépendants. Réduction considérable du nombre de paysans Explosion du nombre de fonctionnaires Le tout associé à une culture généralisée de la lutte des classe et à la propension caractéristique des Français à la jalousie et à la mesquinerie. Comment imaginer que de telles conditions favorisent l'esprit d'entreprise, les patrons étant suspectés de toutes les turpitudes avec pour seul objectif de s'enrichir. Et comme notre président n'aime pas les riches...........

  • Par l'enclume - 10/07/2012 - 14:04 - Signaler un abus Conférence sociale

    Conférence sociale : François Hollande met l'accent sur la compétitivité des syndicats?????? http://www.lepoint2.com/pdf/rapport-perruchot.pdf

  • Par l'enclume - 10/07/2012 - 14:05 - Signaler un abus Conférence sociale

    Conférence sociale : François Hollande met l'accent sur la compétitivité des syndicats?????? http://www.lepoint2.com/pdf/rapport-perruchot.pdf

  • Par Karamba - 10/07/2012 - 15:14 - Signaler un abus Avec les partenaires sociaux qu'on a ...

    ...il conviendrait de parler plutôt de conférence du fonctionnariat soviétisé. Et ça veut élaborer l'ensemble du monde du travail du futur en France, y compris dans le privé. Ca fait pitié. Sarkozy avait raison de vouloir faire sans toute cette clique de bras cassés. Le changement de fraise des bois, c'est bien le retour à la préhistoire.

  • Par slavkov - 10/07/2012 - 18:37 - Signaler un abus socialisme

    ... conférence ou club des amis socialo-communiste qui confisque le pouvoir et la démocratie ...

  • Par ella-elle-l-a - 11/07/2012 - 12:27 - Signaler un abus Vaste mystification...

    Ce truc organisé entre copains et coquins est une des premières vastes fumisteries auxquelles nous allons devoir désormais assister. Décourageons-nous : on va tenter de nous faire avaler d'autres boas, tout en nous caressant dans le sens du poil. Avec le prix du gaz, ce n'est que le début ! Qu'espéraient les doux rêveurs (officiellement 52 %) le 6 mai dernier ??

  • Par zelectron - 11/07/2012 - 19:09 - Signaler un abus les socialistes goebelsiens

    plus le mensonge est gros, mieux il passe...

  • Par titine - 14/07/2012 - 00:43 - Signaler un abus Une honte.

    Les syndicats génocidaires d'entreprises et d'emplois n'avaient rien à y faire. Le principal absent et pourtant le premier employeur de France fort de ses 2 millions d'artisans n'étant pas assujetti à un quelconque syndicat était lui largué dans les oubliettes. Pourtant, le vivier est là. Le besoin d'embauche est immense... seules les taxes l'y empêchent. Pourtant, ce sont eux qui nous font bouffer...

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Hervé Lambel

Hervé Lambel est candidat à la présidence du Medef et co-fondateur du CERF (Créateurs d'emplois et de richesse en France).

D’une lignée d’entrepreneurs, il est diplômé de l’EPSCI (Essec). Il entre en 2000 à la CGPME, puis fonde en 2003 le CERF, dont il devient Président et porte-parole en 2004. Il fait notamment partie des premiers lanceurs d'alerte sur la crise économique et les problèmes de trésorerie des entreprises. Il est également le créateur d’HLDC, société de service et d’investissement.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€