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Conférence sociale : sans petits patrons ni salariés, l’échec est certain

La très attendue Conférence sociale a débuté lundi, avec évidemment la présence des partenaires sociaux. Mais leur légitimité n'est-elle pas remise en cause par leur peu de représentativité au sein des entreprises, ainsi que leur responsabilité dans la situation actuelle de l'entrepreneuriat français ?

Saint-Dicat, priez pour eux !

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Elle avait été promise. La voilà donc ! La Conférence sociale qui débutait ce lundi sera, parait-il, riche de promesses qui seront les fruits des discussions entre les partenaires sociaux… Oui, parce que comme d’habitude, ce sont les partenaires sociaux, ceux-là même qui discutent depuis des lustres et sont content d’être payés pour, qui sont chargés de se mettre d’accord pour redresser l’économie, sauver les emplois, assurer une rémunération juste... autant de sujets majeurs qui seront traités autour de tables rondes qui reproduisent un entre soi habituel, celui-là même qui en quelques décennies a mis la France économique dans la situation déplorable dans laquelle elle se trouve.

Il n’en ressortira rien. Rien au sens de ce qui relèverait de l’intérêt de leur mandants pour le moins, de l’intérêt général si l’on se prenait à rêver d’altruisme de la part de ces parfaits égoïstes.

La charge est lourde ? Voilà une fois de plus mises en avant des organisations qui représentent à peine 8% des patrons et des salariés. Leur désaveu est tel, que les taux de participation aux élections ne cessent de baisser, faisant s’effondrer avec eux toute légitimité démocratique à parler au nom de tous. Les patrons le disent eux-mêmes : ils sont plus de 60% à considérer que « leurs » organisations ne les représentent pas… Quel mandat ces organisations ont-elles reçu des Français pour parler en leur nom et engager leur devenir ?

Dénuées d’assises démocratiques, les syndicats ne peuvent même pas prétendre y substituer leur bilan économique et social : il faudrait, pour commencer, rendre des comptes sur les questions légitimement posées par le rapport Perruchot sur leurs propres modes de fonctionnement et leur financement. Poser la question de la moralisation de la vie publique. Ce dernier thème devrait même interdire aux organisations mises en cause de seulement s’asseoir autour de la table. Il faudrait, ensuite, dresser le bilan des alertes manquées, comme pour la crise de 2008 qu’aucune de ces organisations n’a vue venir, et que toutes annonçaient, il y a encore peu, comme étant derrière nous. Du côté des patrons, comme des salariés. Dresser la liste des entreprises et des emplois perdus : Seafrance, les ports, le livre et tant d’autres… Et qu’on ne vienne pas nous dire que c’est la faute des politiciens ou du reste du monde !

Alors la promesse d’une Conférence sociale sera tenue. Mais pour quel résultat ? Si l’on est convaincu de la réalité de la gravité de la situation, il n’y a d’autre alternative que de (re)mettre tout le pays en mouvement. De créer les conditions d’une mobilisation nationale volontaire, avant qu’elle ne nous soit imposée. Et pour cela, il n’y a pas d’alternative : la Conférence sociale, pour espérer réussir, aurait dû être ouverte aux patrons et aux salariés, à leurs nouveaux représentants. Même si, pour quelque temps encore, il appartient aux partenaires sociaux de finaliser et signer les accords qui doivent permettre à la France de faire face à son destin.

 
Commentaires

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  • Par Montagne - 10/07/2012 - 09:30 - Signaler un abus Peine perdue

    Les structures sociales de la France se sont totalement transformées : Quasi disparition des petits commerçants indépendants. Réduction considérable du nombre de paysans Explosion du nombre de fonctionnaires Le tout associé à une culture généralisée de la lutte des classe et à la propension caractéristique des Français à la jalousie et à la mesquinerie. Comment imaginer que de telles conditions favorisent l'esprit d'entreprise, les patrons étant suspectés de toutes les turpitudes avec pour seul objectif de s'enrichir. Et comme notre président n'aime pas les riches...........

  • Par l'enclume - 10/07/2012 - 14:04 - Signaler un abus Conférence sociale

    Conférence sociale : François Hollande met l'accent sur la compétitivité des syndicats?????? http://www.lepoint2.com/pdf/rapport-perruchot.pdf

  • Par l'enclume - 10/07/2012 - 14:05 - Signaler un abus Conférence sociale

    Conférence sociale : François Hollande met l'accent sur la compétitivité des syndicats?????? http://www.lepoint2.com/pdf/rapport-perruchot.pdf

  • Par Karamba - 10/07/2012 - 15:14 - Signaler un abus Avec les partenaires sociaux qu'on a ...

    ...il conviendrait de parler plutôt de conférence du fonctionnariat soviétisé. Et ça veut élaborer l'ensemble du monde du travail du futur en France, y compris dans le privé. Ca fait pitié. Sarkozy avait raison de vouloir faire sans toute cette clique de bras cassés. Le changement de fraise des bois, c'est bien le retour à la préhistoire.

  • Par slavkov - 10/07/2012 - 18:37 - Signaler un abus socialisme

    ... conférence ou club des amis socialo-communiste qui confisque le pouvoir et la démocratie ...

  • Par ella-elle-l-a - 11/07/2012 - 12:27 - Signaler un abus Vaste mystification...

    Ce truc organisé entre copains et coquins est une des premières vastes fumisteries auxquelles nous allons devoir désormais assister. Décourageons-nous : on va tenter de nous faire avaler d'autres boas, tout en nous caressant dans le sens du poil. Avec le prix du gaz, ce n'est que le début ! Qu'espéraient les doux rêveurs (officiellement 52 %) le 6 mai dernier ??

  • Par zelectron - 11/07/2012 - 19:09 - Signaler un abus les socialistes goebelsiens

    plus le mensonge est gros, mieux il passe...

  • Par titine - 14/07/2012 - 00:43 - Signaler un abus Une honte.

    Les syndicats génocidaires d'entreprises et d'emplois n'avaient rien à y faire. Le principal absent et pourtant le premier employeur de France fort de ses 2 millions d'artisans n'étant pas assujetti à un quelconque syndicat était lui largué dans les oubliettes. Pourtant, le vivier est là. Le besoin d'embauche est immense... seules les taxes l'y empêchent. Pourtant, ce sont eux qui nous font bouffer...

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Hervé Lambel

Hervé Lambel est candidat à la présidence du Medef et co-fondateur du CERF (Créateurs d'emplois et de richesse en France).

D’une lignée d’entrepreneurs, il est diplômé de l’EPSCI (Essec). Il entre en 2000 à la CGPME, puis fonde en 2003 le CERF, dont il devient Président et porte-parole en 2004. Il fait notamment partie des premiers lanceurs d'alerte sur la crise économique et les problèmes de trésorerie des entreprises. Il est également le créateur d’HLDC, société de service et d’investissement.

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