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Compétitivité : les quatre propositions de Louis Gallois pour booster le secteur numérique

Dans le rapport Gallois, le numérique n'est cité que cinq fois. Autrement dit, quasiment pas. Pourtant, aux Assises du numérique, le commissaire général à l'investissement, Louis Gallois, a bien présenté le numérique comme une priorité des investissements d'avenir et un facteur majeur de la productivité de l'industrie.

Le numérique, c'est l'avenir !

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Compétitivité : les quatre propositions de Louis Gallois pour booster le secteur numérique

Aux Assises du numérique, Louis Gallois a présenté le numérique comme une priorité des investissements d'avenir. Crédit Reuters

Les 29 et 30 novembre, se sont tenues les Assises du numérique à l’université Dauphine.

Louis Gallois, commissaire général à l’investissement depuis juin 2012, intervenait à cette occasion au sujet du redéploiement des fonds du grand emprunt autour de quatre terminologies, faisant ainsi suite au rapport qu’il a remis au gouvernement le 5 novembre 2012 et à la demande de François Hollande sur la compétitivité de l’industrie française.

Il remettait par là en cause la distribution de l’enveloppe de 4,5 milliards débloquée pour le numérique par Nicolas Sarkozy.

Les fonds étaient répartis entre d’une part les usages, les services et les contenus innovants d’autre part (2,5 milliards), ainsi que le développement des réseaux à très haut débit (2 milliards), et enfin 250 millions étaient destinés au développement des smart grids, des réseaux de distribution électrique intelligents.

Louis Gallois avait évoqué, dans son rapport, le sujet des nouvelles technologies comme l’un des secteurs à réformer pour relancer la croissance et améliorer la compétitivité de la France dans le secteur industriel.

Il a précisé lors des Assises du numérique qu’il fallait une mobilisation plus importante de l’investissement dans quatre domaines.

Il propose d’abord d’investir dans le cloud computing, puis de développer la cyber sécurité, qui représente un coût certain pour les entreprises françaises, moins bien protégées que leurs homologues européens, ainsi que de développer le calcul intensif permettant de gérer d’importants volumes d’informations numériques. Enfin, il préconise le développement des systèmes embarqués.

Selon les analyses de Louis Gallois, il est nécessaire de donner un nouveau souffle au secteur industriel français, en crise depuis plusieurs années (la part de l’industrie dans la valeur ajoutée est tombée de 18% en 2000 à 12,5% en 2011 selon le rapport du Conseil des ministres du 7 novembre 2012). Il conclut que cette faiblesse française est due à un manque d’innovation. L’Etat devrait alors investir davantage dans le numérique notamment pour la formation des travailleurs du secteur industriel, ce dernier étant très sensible aux évolutions technologiques.

De plus, il souligne que les entreprises françaises sont actuellement enfermées dans un cercle vicieux qui les entrainerait à réduire leurs coûts pour accroître leur compétitivité au niveau européen, ce qui entrainerait une baisse de leurs investissements en matière d’économie numérique.

M. Gallois a plaidé également pour la création d’un prêt numérique pour les PME afin de leur faciliter l’accès au NTIC (Nouvelles Technologies de l'information et de la communication) et ce autant dans le processus de décision que dans la production des produits. On constate en effet que seulement 15% des PME bénéficient pleinement du potentiel offert par les TIC.

Le gouvernement pourrait prochainement décider la création du "Passeport pour l’économie numérique" qui consisterait en une offre gratuite de découverte par la mise à disposition des petites entreprises d’une vingtaine de modules d’initiation et d’offres labellisées par lesquelles elles bénéficieront d’avantages et de conditions de financement spécifique.

 
Commentaires

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  • Par Apicius - 09/12/2012 - 10:40 - Signaler un abus Les vents de Mr Gallois

    Si je comprends bien, les propositions Gallois en matière de numérique relèvent de la même constante : défaire ce qu'a fait le gouvernement "illégitime" précédent. Et si l'article rapporte bien la pensée de Mr Gallois, alors son plan numérique relève du Dictionnaire des idées reçues. Du vent, du flan, de l'esbrouffe ...

  • Par troiscentsalheure - 09/12/2012 - 11:45 - Signaler un abus Reliques socialistes

    Louis Gallois, énarque socialiste (ancien adhérent de la CFDT ENA) n'est même pas écouté par ses pairs... Un plan pour aider avec l'argent des autres est plus coûteux que pas de plan et une baisse des charges. Désétatisation et simplification, c'est tout ce dont les entreprises et les citoyens ont besoin aujourd'hui.

  • Par Ravidelacreche - 09/12/2012 - 11:47 - Signaler un abus Que ceux qui ont compris m'explique ? :o)

    la création du "Passeport pour l’économie numérique" qui consisterait en une offre gratuite de découverte par la mise à disposition des petites entreprises d’une vingtaine de modules d’initiation et d’offres labellisées par lesquelles elles bénéficieront d’avantages et de conditions de financement spécifique.

  • Par xeuzuex - 09/12/2012 - 13:11 - Signaler un abus ??

    "cloud computing, la cyber sécurité,calcul intensif permettant de gérer d’important volumes d’informations numériques, systèmes embarqués" Le sens de ses termes est tellement large et vague. Gallois a clairement abusé du pipotron dans son rapport ....

  • Par Rémi57 - 09/12/2012 - 14:16 - Signaler un abus On constate en effet que ...

    J'adore cette phrase ! Avant dernier paragraphe : on constaterait en effet que seulement 15% des PME bénéficient pleinement du potentiel offert par les TIC et ce pour justifier la création d'un prêt numérique. On constate en effet que 98 % des utilisateurs ne bénéficient que de 15 à 20 % de leur ordinateur il faut donc d'urgence créer un prêt spécial afin de les rendre plus compétitifs ! On constate en effet que l'éna n'est plus ce qu'elle a été et qu'il est grand temps de faire revenir l'intelligence au service des vrais progrès. On constate en effet que l'avenir est tourné vers l'économie numérique et que cette révolution serait passée inaperçue sans la contribution si claire et édifiante de ce rapport. On constate en effet que le "fameux" rapport Gallois a coûté bien trop cher au regard de son contenu.

  • Par pemmore - 09/12/2012 - 17:45 - Signaler un abus Ou parler de quelque chose,

    qu'on ne connait pas, ça part quand même d'un bon sentiment, l'informatique c'est d'abord des budgets pour les universités et écoles de pointe et des rapports croisés avec les entreprises, et puis réduire la fracture numérique, le paradoxe étant que le travail se développe plus en province et en campagne qu'en ville et que certaines entreprises parfois liées au numérique ne disposent que d'une ligne adsl et un modem.

  • Par boblecler - 09/12/2012 - 19:17 - Signaler un abus Le manque de robots dans les

    Le manque de robots dans les usines devrait passer par une revalorisation de la filière mécatronique dans la filière de la machine outil comme aux USA avec les imprimantes 3d ou les lasers femto second pour le sls.

  • Par boblecler - 09/12/2012 - 19:18 - Signaler un abus Faudrait transformer les

    Faudrait transformer les incinérateurs d'ordures en haut fourneau et faire de la méthanisation pour la chimie verte pour réduire les matières pétrolières dans les plastiques et ou plexiglas.

  • Par Loupdessteppes - 09/12/2012 - 20:35 - Signaler un abus Le retour de Nosferatu

    La photo est éloquente et rappelle le film de Murnau (1932 ?)... Mais les vampires du socialisme ne réussiront pas à vaincre l'illetrisme numérique - à moins de se montrer eux-mêmes brilliants et géniaux - ce qui n'est visiblement pas le cas...

  • Par vangog - 10/12/2012 - 01:09 - Signaler un abus Drôle, ce Socialiste qui multiplie les " il faut que" et " yaka"

    Invariablement suivis par les mots "argent", "investissement", "prêt" de la part d'un état Socialiste qui s'adonne plus a ses fantasmes traditionnels: "prélèvements", "taxes", "impôts" et "découragement de l'investissement privé "... En gros, Gallois veut remplacer les investissements privés par les investissements publics: énorme et novateur! Mais, je me demande si cela n'a pas déjà été accompli dans les républiques Socialistes du siècle dernier? Un succès complet!...

  • Par vangog - 10/12/2012 - 01:20 - Signaler un abus Drôle, ce Socialiste qui multiplie les " il faut que" et " yaka"

    Invariablement suivis par les mots "argent", "investissement", "prêt" de la part d'un état Socialiste qui s'adonne plus a ses fantasmes traditionnels: "prélèvements", "taxes", "impôts" et "découragement de l'investissement privé "... En gros, Gallois veut remplacer les investissements privés par les investissements publics: énorme et novateur! Mais, je me demande si cela n'a pas déjà été accompli dans les républiques Socialistes du siècle dernier? Un succès complet!...

  • Par Salvatore Migondis - 10/12/2012 - 07:46 - Signaler un abus Louis Gallois..

    68 ans.. tout est dit..

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Antoine Chéron

Antoine Chéron est avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC, fondateur du cabinet ACBM.

Son site : www.acbm-avocats.com

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