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Comment les Républicains, paniqués, se préparent à la catastrophe Trump

Même si le milliardaire n'est pas encore officiellement choisi, les membres du Parti républicain américain commencent à préparer l'après-Trump. Deux camps se dessinent nettement : les "collabos" et les "résistants".

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Comment les Républicains, paniqués, se préparent à la catastrophe Trump

Donald Trump n'est pas encore officiellement le candidat désigné du Parti républicain. Et s'il reste une toute petite chance pour le camp anti-Trump de le battre, la plupart des Républicains commencent à se rendre à l'évidence : Trump sera selon toute probabilité le candidat du Parti républicain. Presque toutes les élites du parti sont contre cette idée.

D'abord parce qu'une candidature Trump semble vouée à l'échec. L'institut de sondage Gallup a trouvé que Trump était le candidat à la présidentielle qui recueille les opinions défavorables les plus élevées de l'histoire. Selon un autre sondage, 48% des électeurs républicains déclarent qu'ils ne voteraient pas pour Trump s'il était le candidat du parti - difficille de réunir une majorité lorsque la moitié de son propre camp ne veut pas voter pour vous, et ce avant même que l'adversaire n'ait commencé à vous taper dessus.

Ensuite parce qu'une très longue liste de prises de position de Trump vont à l'encontre de l'orthodoxie du Parti républicain - contre les réformes des systèmes de santé et de retraite, contre le libre-échange, pour l'avortement... Et enfin parce que c'est un démagogue qui pourrait faire n'importe quoi s'il arrive au pouvoir.

A LIRE AUSSI : Quand le New York Times dessine le scénario par lequel Marco Rubio pourrait encore battre Donald Trump même en perdant tous les Etats du Super Tuesday

Ce qui se passe est clairement une OPA hostile du Parti républicain. Ou une invasion, en mode blitzkrieg. Et comme après toute invasion, deux camps se détachent rapidement : les "collabos", et les "résistants". 

Les "collabos"

Dave Kaup / Reuters

Le premier des "collabos" est Chris Christie, le gouverneur du New Jersey et ancien candidat malheureux à la présidentielle. Il a choqué le monde politique en annonçant son soutien à Donald Trump, et ce d'autant plus que pendant sa campagne il avait très fortement critiqué le milliardaire, le traitant de démagogue et assurant que son programme était fantaisiste. 

D'autres élus commencent à lui emboîter le pas. Même si Mike Huckabee, ancien gouverneur de l'Arkansas et figure de la droite religieuse américaine, n'a pas encore officiellement apporté son soutien à Trump, sa fille a été recrutée comme membre de son équipe, et il le défend dans la presse. Kevin McCarthy, chef du groupe républicain à la Chambre des représentants, a indiqué qu'il "pourrait travailler" avec Trump s'il était élu. Ted Cruz, sénateur du Texas, pour l'instant concurrent de Trump, a assuré qu'il le soutiendrait si ce dernier était élu.

Reince Priebus, président du parti, a expliqué à CNN qu'il était obligé par les statuts du parti de soutenir Trump. Dans les coulisses, la panique est évidente. Daniel Strauss du journal Politico a ainsi mis en lumière les préparatifs qui se mettent en place au QG pour essayer de gérer l'ère post-Trump. Notamment, l'idée serait de forcer Trump à "rentrer dans les rails" du parti en termes de programme et de "dérapages" en échange des soutiens institutionnels que seul le parti peut offrir. Pour de nombreux commentateurs, le RNC prend ses désirs pour des réalités : Trump ne s'est jamais laissé mettre dans des rails, et respecte rarement ses engagements...

 
Commentaires

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  • Par Oyentin - 01/03/2016 - 14:53 - Signaler un abus Impasse

    Le parti républicain n'a pas eu besoin de Trump pour se mettre dans une impasse. Les Bushes y ont suffit.

  • Par vangog - 01/03/2016 - 15:00 - Signaler un abus Ah oui...le vote par défaut!

    la mode lancée par les UMPS français , et dont on voit le résultat minable en France, devrait devenir la règle aux USa: ne pas voter pour celui que l'on préfère, mais voter contre celui que l'on déteste. Comme les moutons gauchistes français, ces Américains manipulés par des médias pervers ne savent pas très bien pourquoi ils détestent Trump, mais ils le détestent...quitte à changer d'avis, dans deux mois!

  • Par Liberte5 - 01/03/2016 - 15:20 - Signaler un abus "Prendre des vessies pour des lanternes"

    " Et comme après toute invasion, deux camps se détachent rapidement : les "collabos", et les "résistants"..P.E Gobry prend ses rêves pour des réalités. Car c'est bien D. Trump, et non l'inverse qui résiste à l’establishment qui a laissé une immigration clandestine envahir les USA. C'est Trump qui secoue un cocotier d'où tombe les fruits pourris. C'est Trump qui dénonce le déclassement des couches moyennes et qui résiste à Wall Street où la finance spéculative a pris le pas sur la finance soutenant l'économie. Les collabos de la mondialisation "heureuse" sans frein , dont profite une élite mondialisée n'ont jamais pris en compte les attentes des couches moyennes et pauvres du pays. B. Obama est aimé partout dans le monde. Aux USA il est détesté. Quant à H Clinton les casseroles qu'elle a aux fesses vont la faire chuter. Si ce n'était B. Obama elle devrait déjà être condamnée.

  • Par Texas - 01/03/2016 - 15:29 - Signaler un abus Différence de perception

    Pour l' auteur , " les Collabos " sont ceux qui s' allient à D.J.Trump . Pour l' électorat Républicain , ce sont plutôt les cadres du G.O.P , Reince Priebus , John Boehner , Ryan qui ne s' opposent que si timidement à Barack Obama . Je crois que dans un sursaut de survie , le pourcentage de Républicains hésitants préférera un D.J.Trump qu'une H.R.Clinton . Ce qui , je le répète , ne préjuge en rien d' une victoire de Mr Trump

  • Par Texas - 01/03/2016 - 15:54 - Signaler un abus D' autant que...

    ...Me Clinton , ne fait pas le plein parmi l' électorat Démocrate , ce qui explique les demi-succès de Sanders . " Too big to Jail " comme elle est surnommée désormais , n' a pas non plus , une victoire assurée .

  • Par Alapage - 01/03/2016 - 18:27 - Signaler un abus Clinton

    Cette election n'est absolument pas pliée pour Clinton. Trump va profiter d'une forte dynamique et se recentrer une fois nominé. Tout le monde veut le faire passer pour un cretin et un incapable. Pour mieux le denigrer. Il suffit de voir le parcours du gars pour comprendre qu'il est intelligent, sur de lui et charismatique. Il colle à la tendance du moment. Donc rien n'est joué Mr Gobry

  • Par Marie-E - 01/03/2016 - 20:24 - Signaler un abus ce sont les

    élites républicaines auto proclamées élites qui ont peur de Trump et surtout qu'il gagne parce qu'elles ne pourront pas le manipuler. Clinton (elle et le mari) qu'on voit depuis des décennies me fait penser à la gauche caviar et est dangereuse dans ses opinions en particulier avec la Russie. Pas mieux. Pour le fun j'aimerais bien qu'elle perde. J'ai du mal à me remettre d'Obama, l'idole des Européens

  • Par Texas - 01/03/2016 - 21:11 - Signaler un abus @ Marie-E

    L' idole du Politiquement correct Européen . Quand on songe qu' Hillary Clinton envisage de nommer Barack Obama à la Cour Suprême si elle est élue . La Constitution et le Second Amendement risque de ne pas s' en remettre .

  • Par patamoto - 02/03/2016 - 07:30 - Signaler un abus Je ne voudrais pas être

    Je ne voudrais pas être américain pour avoir à choisir entre un Trump inculte , raciste, démagogue à l'égo surdimensionné et une Clinton vieille politicienne rompue à toutes les ficelles du monde politique pour enfin atteindre Le Pouvoir!

  • Par Marie-E - 02/03/2016 - 07:49 - Signaler un abus oui Texas

    Clinton ou les liaisons dangereuses Au fait dans la série casseroles on ne parle pas beaucoup du fiasco de Benghazi ni des e mails

  • Par Phlt1 - 02/03/2016 - 10:29 - Signaler un abus Dénoncer....

    Dénoncer n'est pas construire.!. Facile pour Trump de trompeter les problèmes de l'Amérique, comme il était facile pour Hollande de faire de l'antisarkozysme. Mais Trump n'a pas l'ombre d'une solution. La seule chose que voit Trump, c'est l'enrichissement personnel qu'il tirera à coup sur de son élection s'il est élu. Le plus grand Hold Up de l'histoire de l'humanité a eu lieu sous Bush Junior et sa guerre en Irak: 500 Milliards de dollars d'argent public détournés au profit de la famille Bush et de ses amis.!; Trump est prêt à une guerre pour ça. Que ce soit Hollande, Trump ou Bush, le principe de l'arnaque en politique est l'énormité du mensonge. Pour cela, il faut être un être humain parfaitement cynique, comme Trump, Hollande et Bush. C'est le "principe" du cynisme qui s'habille de différentes façons selon les époques et les pays, mais le résulta est le même: une VRAIE catastrophe. La seule réponse possible pour démolir ces cyniques est la force: c'est la seule chose qu'ils comprennent. Les réactions pro Trump de cet articles feraient bien d'y réfléchir...

  • Par Texas - 02/03/2016 - 10:52 - Signaler un abus @ Phlt1

    Merci de nous rappeler qu' un peu de cynisme est utile en Politique . Machiavel ne disait rien d' autre au.....XVIe Siècle . Le succès de D.J.Trump explique simplement l' agacement d' une large frange de la population sur la captation du pouvoir à Washington . Je lui préfère Rand Paul qui vient de se faire sortir . Rassurez-vous les Médias tenaient le même discours lors de l' investiture de Ronald Reagan . Parmi votre liste des abus de pouvoirs , vous avez même oublié les Clinton .et bien d' autres encore nous concernant .

  • Par vangog - 02/03/2016 - 10:57 - Signaler un abus Phlt1 Trump pèse dix milliards de dollars!

    Quatre milliards pour les gauchistes, qui n'aiment pas l'argent ( whaaaarffff!), mais c'est déjà pas mal! Êtes vous certain de votre argument "enrichissement personnel", qui semble sorti tout droit d'une pochette surprise trotskyste?...

  • Par zouk - 02/03/2016 - 11:15 - Signaler un abus Parti républicain

    Qui peut imaginer que le Parti Républicain est incapable de réaliser les limitations d'un animateur de talk show ( ce que fut 10 ans durant D.T. initiateur et animateur d'un talkshow à sa propre gloire). Il a insulté et très grossièrement les femmes et les hispaniques et chaque américain sait très bien qu'aux primaires ne votent que les convaincus, démocrates ou républicains, laissant à conquérir les "indépendants", de loin les plus nombreux.

  • Par Alain Proviste - 02/03/2016 - 11:25 - Signaler un abus POINT GODWIN

    Les termes de "collaborateurs" et "résistants" sont beaucoup trop connotés pour cette situation. Pour l'auteur, Trump = Hitler ? C'est d'autant moins approprié que la force écrasante à laquelle il est difficile de "résister" est justement celle de l'establishment allié à Wall Street, qui soutient les Clinton justement.

  • Par Phlt1 - 02/03/2016 - 13:06 - Signaler un abus @vangog, @Texas

    Vangog, vous n'avez jamais mis les pieds aux USA. Sinon vous comprendriez immédiatement que le seul but d'un type comme Trump est de s'enrichir encore plus.!. Rien de Trotkyste là dedans, mais dur à comprendre pour ceux qui ne voit le monde qu'à travers leur confort français. Si ce n'était pas le but de Trump, il avancerait quelques solutions crédibles. @Texas: bien sûr que le cynisme est utile en politique, mais avec quelle intention.?. La respectable grandeur d'un pays, ou l'irrespectable ego d'un crétin.?. Et même dans cette dernière catégorie, il y a différents échelons, acceptables et pas acceptables. Je confirme: Trump, Hollande, Bush sont inacceptables, ainsi que la famille Le Pen, c'est à dire tout ceux qui font du pouvoir un business familial. Ca ne va pas plaire à Vangog, mais il en va ainsi de l'échelle des valeurs. Quant aux autres politiciens, les conséquences de leurs actes sont terribles, juste un peu moins terribles que les premiers cités. Machiavel le disait: "face aux pires des maux, il faut savoir choisir le moindre". Enfin...on peut aussi virer tous ces crétins de gauche et de droite.

  • Par Leucate - 02/03/2016 - 13:37 - Signaler un abus voir la bio de Trump

    Certains ne voient en lui qu'un imbécile heureux. Sa bio https://fr.wikipedia.org/wiki/Donald_Trump montre qu'il est au contraire un homme d'affaires avisé, diplômé en économie (université de Pennsylvanie) et un grand bâtisseur (gratte-ciels et bâtiments de prestige) avec une fortune estimée à 4,5 milliards de dollars. Ce n'est pas un self made man parce que sa famille était déjà aisée, son père étant entrepreneur, mais il a développé l'entreprise familiale pour en faire une affaire qui compte. Politiquement, il fut un fervent admirateur de Ronald Reagan avant de soutenir Ross Perrot. Donald Trump se définit comme un « Républicain conservateur ». Mais les commentateurs et les enquêtes d'opinion indiquent qu'il est beaucoup moins perçu comme un réel conservateur (true conservative) ou comme une personne religieuse (religious) que les autres personnalités du Parti républicain.

  • Par Leucate - 02/03/2016 - 13:53 - Signaler un abus voir la bio de Trump (suite)

    Le nom de Ross Perrot est apparu dans le fil précédent. Qui était-il ? Il fut le candidat indépendant d'une scission du parti républicain, le "parti réformateur". Ross Perrot était un officier de la Navy qui travailla ensuite pour IBM avant de fonder sa propre compagnie de traitement des données informatiques, EDS electronic data system, qui en fit un milliardaire. Il se présenta à l'élection présidentielle de 1992 contre Bush père et Bill Clinton.

  • Par jurgio - 02/03/2016 - 14:08 - Signaler un abus Détrumpez-vous !

    En effet, des effets oratoires outranciers sont de la pure campagne électorale. Il faut marquer les esprits. Je suis certain que ce candidat de droite saura mieux que ses concurrents démocrates se placer en face de la réalité. Hillary Clinton, une calamité en vue...

  • Par adroitetoutemaintenant - 02/03/2016 - 18:01 - Signaler un abus @Leucate

    Ross Perot (un seul r, pas comme perroquet) est surtout un héros. Quand l’horreur de la révolution iranienne des mollahs s’est déclenchée, deux de ses employés ont été pris en otage par ces salauds. Perot qui ne pouvait rien attendre d’un Carter a donc monté une opération commando et est allé les libérer dans des conditions incroyables. Ken Follett en a écrit un bouquin « Comme un vol d’aigles ». Et Ross Perot a eu droit à une « ticker tape parade ». C’est ensuite qu’il s’est lancé en politique. La lecture de ce bouquin m’avait beaucoup frappé à l’époque. Je ne savais pas que j’allais me sortir des griffes d’un des plus grands terroristes de l’époque en m’en inspirant.

  • Par vangog - 02/03/2016 - 19:18 - Signaler un abus @phlt1 c'est vous qui écrivez sans savoir...

    J'ai passé plusieurs mois aux USA, dont je connais plusieurs états, et où j'ai suivi l'enseignement de la Saint Patrick'school à Potland, Me. Dire que Trump ne fait aucune proposition, c'est relayer bêtement la propagande des Medias europeistes, pour qui Trump est l'homme à abattre, et qui se gardent bien de relayer son programme, se contentant de retransmettre de petites phrases, toujours les mêmes, "I'm gonna make America great again!", comme si les discours de Trump était une boucle continue de cette simple phrase...ou comment essayer de faire d'un homme guai par les gauchistes, un benêt? écoutez ses discours, ses interviews, et, par dessus tout, cessez d'écouter la presse gauchiste française qui a déjà choisi sa championne, Clinton, mais ne peut encore l'avouer...

  • Par Texas - 02/03/2016 - 20:18 - Signaler un abus @ Phlt1

    En matière d' ego de crétin narcissique , vous en avez un pur à la Maison-Blanche en ce moment , qui trépigne à vouloir modifier la Constitution , raviver les tensions raciales , mettre une zone sans nom sur le Système de santé , déchristianiser le pays , négliger ses vétérans mais pas ses illégaux ,, déplumer sa Défense ....etc . Et vous vous étonnez que le Peuple des Indépendants plus que des Républicains se manifeste pour soutenir Trump ? ;

  • Par Septentrionale - 03/03/2016 - 17:03 - Signaler un abus Trump versus la plante ornementale politique fossilisée

    Trump est un homme rare, libre car autarcique. Un homme lucide autonome qui fracasse les codes de la pensée empesée et attestée par des convenances stériles abusives institutionnalisées. Il le fait dans un jeu affranchi magistral. ~~~~ Secrètement ils envient tous son irrépressible liberté, car ils deviennent des nains avec leur langage dissimulateur, hypocrite. ~~~~~~ Plus rien ne sera pareil après Trump.

  • Par grou14 - 04/03/2016 - 12:39 - Signaler un abus M. Le journaliste...catastrophe ? sans guillemets ?

    Trump, une catastrophe, une catastrophe ? et sans les guillemets ? cela réflète donc l'opinion du journaliste d'Atlantico ? Non, Trump est tout sauf une cata., il est le dernier espoir de l'occident .Lecteurs, ne vous laissez pas insidieusement influencer par les journalistes sciences-po formatés "à gauche"

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Pascal-Emmanuel Gobry

Pascal-Emmanuel Gobry est journaliste pour Atlantico.

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