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Extra

Effets secondaires indésirables...
le porno et les jeux vidéo
en passe de gâcher la vie
de toute une génération

Dans son dernier livre, le psychologue américain Philip Zimbardo s’appuie sur une étude menée sur 20 000 hommes pour arriver à cette conclusion.

Tous addicts

Publié le - Mis à jour le 10 Juin 2012

Dans son dernier livre, le psychologue américain Philip Zimbardo critique sévèrement les jeux vidéo. Écrit en collaboration avec la psychologue et artiste Nikita Duncan, le livre s’intitule "La disparition des hommes : pourquoi les garçons ont des difficultés et comment nous pouvons les aider" (The Demise of Guys : Why Boys Are Struggling and What We Can Do About It). Il s’appuie sur une étude menée par le psychologue en 2011 sur 20 000 hommes.

Selon Philip Zimbardo, les jeux vidéo et la pornographie incitent les jeunes garçons à rechercher une satisfaction instantanée.

Et cette recherche de gratification, les empêcherait, selon lui, d’avancer  et de se développer. Ces satisfactions s’apparentent à une addiction qui empêcherait les jeunes hommes d’avancer dans leur maturité. Les garçons pourraient ainsi avoir tendance, plus tard, à éviter toute situation de la vie un peu risquée : dans leur relation de couple, leurs études ou leur vie professionnelle. "Le cerveau des garçons est transformé par la technologie qui les incite au changement, à la nouveauté, au plaisir et à l’excitation constante, ce qui veut dire qu’ils sont totalement décalés par rapport à leur vie étudiante où les choses sont plus lentes et plus statiques", explique le psychologue.

Mais les deux auteurs du livre ne veulent pas stigmatiser pour autant les jeux vidéo. "Les nouvelles technologies ne sont pas le problème, explique Nikita Duncan, mais leur mauvaise utilisation. Il y a en général une utilisation trop intense des jeux vidéo et du porno qui n’est pas équilibrée par des activités sportives ou sociales".

Une conclusion qui peut effrayer lorsque l’on se penche sur les statistiques sur les jeux vidéos : une étude américaine du National Center for Education Statistics (Centre national pour les statistiques de l’éducation) montre qu’un garçon passe en moyenne 13 heures par semaine à jouer avec sa console. Et à l’âge de 21 ans, un jeune Américain aura passé 10 000 heures à jouer à des jeux vidéo soit deux fois le temps nécessaire pour obtenir une licence. Et la pornographie disponible sur Internet n’arrange pas les choses. Selon Philip Zimbardo, elle incite les hommes à fuir les relations "normales" qui tendent à aboutir à une vie de famille traditionnelle.

 

 
Commentaires

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  • Par alphabeta1d - 09/06/2012 - 09:24 - Signaler un abus Mon avis de joueur de jeux videos (et d'homme :-) ).

    Les jeux videos n'ont jamais eu pour moi ce genre de conséquences, au contraire ils m'ont toujours permis de me détendre et de penser à autre choses pendant mes études, et notamment pendant les périodes d'examens. Faire une coupe du monde à PES (une à deux heures de jeu) après une journée d'étude intensive est une récompense que je m'accordais et qui m'a permis de m'échapper du stress des examens. En fin de session, quand d'autres étaient encore en examen il m'arrivait de décompresser en passant une ou deux journées entières devant mon écran, et cela a été plus bénéfique qu'autre chose. Bien entendu il ne faut pas exagérer et l'excès est mauvais en tout. Au niveau du porno, je pense surtout que ça donne une image totalement décalée du sexe aux jeunes hommes peu malins. Mais surtout ça risque de faire naître des préjugés chez les jeunes femmes qui pensent à tort que ce que tous les hommes recherchent ce sont des relations mécaniques comme dans les films pornographiques. Ce qui peut bien sûr mener à des problèmes relationnels entre les sexes et c'est dommage.

  • Par brennec - 09/06/2012 - 09:42 - Signaler un abus La lute du bien contre le male

    Et la masturbation rend sourd... etc. Le nombre de pseudo sociologues equipés d'une psychologie de bazard qui nous annoncent la fin du male et toutes autres sortes de catastrophes est probablement a l'origine de la depression masculine.

  • Par JO94 - 09/06/2012 - 11:50 - Signaler un abus Il est temps de faire une

    Il est temps de faire une étude épistémologique de la psychologie comme Michel ONFRAY et le livre noir de la psychatrie ont fait. Ben au contraire les jeux vidéos développent les réflexes de l'enfant et des adultes et l'impatience est nécessaire pour brusquer les fonctionnaires et augmenter la productivité au travail. Malheureusement pour le SIDA et le reste, les Parents ne parlent plus de sexualité aux enfants. On veut en faire des oies blanches. Certains pays sont vieux avec ce genre de réflexe, du genre l'Allemagne la Chine et l'Asie qui brident la liberté d'expression. Les Adolescents doivent alors faire leur éducation uniquement sur internet avec le porno qui prône le préservatif!

  • Par gui - 09/06/2012 - 15:00 - Signaler un abus 1)Les jeux video et la violence

    Hitler et Staline jouait à call of duty c'est bien connu, en Syrie les tortionnaires sont des addicts aux jeux qui distinguent mal la réalité du virtuel, c'est pour cela qu'ils rigolent en brûlant leurs victimes, nous connaissons les événements les plus barbares, violents et sanguinaires que l'histoire est connue et ceci sont entièrement créés par les jeux video car sinon inexistants, il suffit d'ouvrir un bouquin d'histoire pour s'en apercevoir. Breivik jouait à call of duty, regarder le télé, porter des jeans, a fait du caté dans son enfance et il buvait du café: autant de critères discriminants évidement, nous avons donc des centaines de millions de Breivik potentiels... Bien au contraire, les jeux video canalisent les violences par effet catharsis mais surtout en donnant une activité car la 1ère source de violence est l'inactivité et l'ennui: les hommes se battent quand ils ont rien d'autres à faire, ça paraît stupide et être un détail pourtant ce phénomène est très nettement perceptible dans les banlieues americaines comme dans les françaises et même dans les quartiers surpeuplés d'Afrique avec des enquêtes sociologiques concrètes. La violence EST dans le mâle, dans sa nature.

  • Par gui - 09/06/2012 - 15:25 - Signaler un abus 2)Les jeux video et la satisfaction instantanée.

    Là je rejoint l'article, en tant que gros joueur depuis l'enfance j'ai personnellement pu constaté une forte démotivation, au lieu de trouver son plaisir vers l'exterieur et vers un développement long et semé d'embûches, on peut avoir tendance à se satisfaire de succès virtuels instantanée qui seraient pratiquement impossible de vivre dans la réalité(exemple: construire un empire dans certains jeux^^), cependant cette critique peut être faîte pour la télévision, pour les livres et encore plus pour les rêves chez les personnes introverties avec une forte imagination... Encore une fois ceci est naturel, pourquoi rêver? Pour s'épanouir, vaincre la frustration, créer son identité et surtout vaincre la dépression créer par un monde trop "réel"(qu'est ce que le réel?), trop matériel(quel sens? personne ne peut en donner). Personnellement les jeux m'ont plus apportés de choses positives, d'ailleurs ils ne m'empêchent ni d'étudier ni de m'épanouir, plutôt le contraire, sans eux... Bref, les jeux video n'apportent rien de nouveaux, ce n'est pas eux qui créent la violence ni eux qui sont à l'origine des maux: bon ou mauvais ce ne sont que des symptômes. Mieux vaut qu'ils soient virtuels...

  • Par decheval - 09/06/2012 - 15:36 - Signaler un abus ?

    En quoi les études avancées en sens contraire sont-elles vraiment contradictoires, vu que d'après l'article, les auteurs parlent de l'utilisation des jeux videos et de la pornographie et de leur caractère incitatif, et non d'une nuisance en soi ou d'une relation de causalité ? Sur ce genre de sujet, je soupçonne les médias de ne jamais expliquer les tenants et aboutissants de ce genre d'études, et de ne retenir que ce qui ne manquera pas d'attirer les trolls et psychologues auto-proclamés.

  • Par gui - 09/06/2012 - 15:37 - Signaler un abus Désolé pour les fautes d'orthographe...

    .

  • Par Karamba - 09/06/2012 - 16:05 - Signaler un abus Que de bêtises proférées...

    et ces gens sont payés pour pondre ces thèses? Mais avant l'apparition d'Internet et du jeu vidéo, les mêmes s'excitaient déjà sur la télé... Tous ces nouveaux médias qui rendent les gens bêtes alors qu'avant, c'est bien connu, tout le monde se trimbalait avec une maîtrise minimum...

  • Par apostrophe44 - 09/06/2012 - 19:06 - Signaler un abus La vie virtuelle

    Les jeux vidéo et la pornographie sont une version moderne de la masturbation intensive. Un enfermement. Le refus de la vie. L'absence de positionnement dans le monde, avec les gens. Un succédané de la vie.

  • Par walküre - 09/06/2012 - 21:31 - Signaler un abus Il s'agit plutôt

    de la propension gauchisante à se plaindre et à se laisser aller à la tentation de l'assistanat. Ne rien faire seul, ne pas être responsable, tendre la sébille, accuser les autres de ses propres maux... Beaux specimens d'analphabètes à 90%. Mais pas de panique, ces jeunes-là ne représentent pas grand-monde. Le porno n'a rien à voir là-dedans. Pas plus que la religion ou le fait de voter écolo-bobo, ce qui est beaucoup plus dangereux pour leur santé.

  • Par decheval - 09/06/2012 - 21:39 - Signaler un abus @ walküre

    Et... vous vous comprenez vous-même ?

  • Par Jameron - 09/06/2012 - 23:41 - Signaler un abus Mais bien sûr !

    De toute façon, dès qu'il y'a un problème dans la société, c'est soit le porno, soit le jeu vidéo.

  • Par vangog - 10/06/2012 - 00:12 - Signaler un abus Il n'y a pas que les jeunes hommes français qui restent en

    enfance. Les femmes sont elles aussi touchées, mais par une addiction différente et aussi dangereuse: le portable, les SMS et les sites de rencontres où elles pullulent! Le résultat: des petites filles qui peinent à sortir de l'adolescence et dont on entend largement les propos infantilisants dans les émissions grand-public et même dans les journaux télévisés qu'elles squattent de plus en plus. Oui, je sais, cette "liberté d'écrire" n'est plus acceptable de nos jours et je vais être taxé d'odieux "Zemmouriste". Tant pis, je prends le risque d'affronter les goulag de la pensée unique française! Mais je tempère mon propos, car il existe, fort heureusement, quelques vraies femmes mures et adultes qui ne sont pas scotchées à leur portable toute la journée et qui réjouissent encorenos yeux et nos âmes...

  • Par protagoras - 10/06/2012 - 13:28 - Signaler un abus Calamité

    Les jeux video sont une calamité à tous égards. On habitue ainsi les jeunes à vivre dans le virtuel au détriment de la réalité qui ne s'acquiert qu'avec l'age, c'est à dire, avec une lente maturation. Et puis la plupart de ces jeux sont violents, on ne s'y lasse pas de flinguer tous ceux que l'on rencontre sur son chemin. On flatte ainsi la dimension égocentrique de l'individu et l'on favorise son isolement dans une société de plus en plus atomisée. Et l'on voudrait après cela que les individus, particulièrement les garçons, soient pacifiques et enclins au respect des autres. Un déni de réalité de plus !

  • Par fms - 10/06/2012 - 14:14 - Signaler un abus arguments déjà entendus pour le jeu de rôles...

    il y a vingt ans, et pour les clubs de vidéo X ou bien avant les maisons closes. Bref, rien de bien neuf, et surtout aucune mise en perspective ou début de quelle proposition intelligente dégagée de la morale judéo-chrétienne.

  • Par Carcajou - 10/06/2012 - 19:23 - Signaler un abus Boucs émissaires

    Tout n'est pas tout blanc, ni tout noir. Notre société est-elle violente? Oui. Cette violence s'est-elle accrue ces dernières années? Oui, elle s'est vulgarisée. Cette violence est-elle nouvelle? Oui dans sa forme, les actes de barbarie sont plus fréquents; non par elle-même, la violence s'amplifie en période de crise c'est à dire de mal être. Les jeux vidéos participent-ils de cette violence? Certainement; mais ils ne sont que l'un des facteurs. Ils sont nocifs en ce sens qu'ils présentent des formes de violence auxquelles l'individu n'aurait pas songer. Ils exacerbent notre violence latente. Mais ils n'en sont pas la cause. La pornographie montre une image dégradée de la femme, souvent présentée comme un objet sexuel soumis aux caprices de l'homme et prenant plaisir à toutes les situations. Contrairement aux jeux vidéos qui révèlent la violence sans la créer, la pornographie engendre des attitudes et des comportements préjudiciables aux bonnes relations sexuelles et sociales. Mais l'accuser des crimes sexuels commis ces derniers temps n'est pas raisonnable. Jeux vidéos et pornographie sont les facteurs aggravants de comportements induits par la société "moderne".

  • Par dylem29 - 12/06/2012 - 01:56 - Signaler un abus Faux

    protagoras : Seulement 5% des jeux-vidéos sont violent . Je joue depuis que je suis tout petit , et merci , je vais bien . J'ai de la culture , j'ai une vie sociale , de bon résultats scolaire , et pourtant je joue au jeux-vidéo violent , ou pas .

  • Par brennec - 12/06/2012 - 14:05 - Signaler un abus rien que ça!

    Le porno et les jeux vont gacher la vie de toute une génération. Bien sur, ce n'est pas comme le chomage, la précarité, l'apprentissage de l'ignorance, le socialisme de la médiocrité, le copinage, l'oligarchie et la presse des balivernes.

  • Par brennec - 12/06/2012 - 14:06 - Signaler un abus rien que ça bis.

    Ah et j'oubliais: la masturbation rend sourd.

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