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Comment l'Education nationale massacre l’orientation des élèves au nom d'un égalitarisme forcéné... et en sacrifiant les enfants des classes moyennes

La démagogie et l’hypocrisie sont les deux mamelles de la déséducation nationale. C’est peu de dire que l’école se porte mal. Elle constitue la principale caisse de résonance d’un malaise qui la dépasse et qui gangrène la société. Elle souffre surtout d’une entreprise de destruction massive orchestrée par une administration ministérielle aux mains d’idéologues pédagogistes qui ne sont pas seulement de naïfs Trissotins. Extrait du livre "Témoin de la déséducation nationale" de Jean-Noël Robert aux éditions Les Belles Lettres (2/2).

Bonnes feuilles

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Comment l'Education nationale massacre l’orientation des élèves au nom d'un égalitarisme forcéné... et en sacrifiant les enfants des classes moyennes

L’orientation : voilà la grande affaire du moment. Qu’allons-nous faire de nos chères têtes blondes ou brunes ? Chacun s’en préoccupe dès leur plus jeune âge. La question est d’actualité parfois même dès l’école maternelle. Les parents échafaudent pour leur progéniture des projets grandioses, car le petit n’est pas seulement le plus beau, il est aussi le plus intelligent de la terre, et ce point de vue parental est bien compréhensible. Les enfants sont déjà sous pression, sous le poids d’un avenir imaginaire qui sera d’autant plus rose qu’on l’envisage glorieux.

Se pose-t-on un moment la question de leurs capacités, de leurs aptitudes, de leurs envies mêmes ? Que nenni ! Ils feront ce dont leurs parents rêvent pour eux.

Chose entendue : un brave père de famille, ouvrier de son état, vient consulter le professeur principal de son fils qui suit une première S. Les résultats sont édifiants : le jeune n’a la moyenne dans aucune discipline, et surtout pas en mathématiques ou en sciences (les notes tournent plus autour de 5/20 que de 10). Mais, n’est-ce pas, il veut être médecin. Le professeur se tourne vers le garçon, d’un naturel sympathique, mais qui ne travaille pas et traîne après lui un ennui qui fait pitié. La médecine est cependant son seul souhait. Que dire au paternel ? Sans doute qu’une autre orientation serait préférable pour envisager une terminale couronnée de succès. Le père en est conscient ; il est effondré : « J’aurais tellement voulu qu’il puisse réaliser ce que moi je n’ai pas pu faire ! » Puis il se reprend : « Mais ne peut-il tout de même aller en terminale S ? » Le professeur le rassure : le choix de l’orientation de son fils ne dépend que de lui. Il suffit qu’il choisisse ce qu’il veut. Ouf ! Le père est rasséréné : « Alors il ira en terminale S pour faire médecine » décide-t-il en conclusion, en glissant dans sa poche un bulletin dont il ne veut plus voir les notes et en entraînant derrière lui un fils à l’air blasé qui ne s’est pas départi un moment de son apathie naturelle. Fallait-il lui rappeler qu’en première année de médecine,  seuls 15 % des étudiants réussissent leur concours ? Était-il en état de l’entendre ?

Mais avant d’arriver au lycée et de choisir une voie dans l’enseignement supérieur, il faut d’abord passer par le collège et tenter d’obtenir un bon établissement. Car c’est un effet de l’égalitarisme forcené qui sévit dans notre Éducation nationale : tout le monde doit être traité exactement de la même façon et avoir les mêmes chances quels que soient son niveau et ses aptitudes. Et, bien entendu, tous les collèges et tous les lycées doivent se trouver sur un pied d’égalité. J’entends une petite voix au fond de moi, celle du célèbre biologiste Jean Rostand qui disait, voici plus d’un siècle : « Nous sommes des individus et l’on veut faire de nous une collection de semblables. » Soyons clairs. Je suis le premier à souhaiter que les enfants des milieux défavorisés puissent être aidés et révéler leurs aptitudes. Notre devoir est d’éviter que de futurs Mozart soient assassinés, pour reprendre le titre d’un roman du siècle dernier.

Toutefois, l’égalitarisme n’est pas l’égalité, même s’il existe une inégalité qu’il est noble de vouloir combattre, l’inégalité sociale. Qui peut croire que tous les enfants pourront un jour bénéficier des mêmes conditions sociales pour étudier ? Celui qui est né dans une famille culturellement pauvre, dans laquelle même les parents ne parlent pas le français, ne pourra jamais rivaliser avec celui qui baigne depuis sa naissance dans un environnement culturel riche pour peu que ses parents lui portent un peu d’attention (ce qui n’est pas toujours le cas). Il n’existerait qu’une seule solution à la véritable égalité des chances, celle qui consiste à retirer les enfants de leur famille pour les élever tous ensemble selon un modèle unique. Il n’y eut à ma connaissance dans l’histoire que deux tentatives pour réaliser cette folle utopie. La première à Sparte dans l’Antiquité, mais l’objectif était tout autre ; il s’agissait de créer une émulation entre les jeunes et leurs aînés fondée sur des liens affectifs forts pour le plus grand bénéfice de l’efficacité militaire. La seconde dans l’Union soviétique de Staline qui regroupait en communauté les jeunes enfants dès l’âge de 7 ans ; cette dernière tentative n’a pu se prolonger très longtemps parce qu’une société ne peut ainsi briser avec profit la cellule familiale. Aujourd’hui, il est clair que l’école est un creuset dans lequel les futurs citoyens se retrouvent et apprennent à vivre ensemble, théoriquement quelle que soit leur origine sociale. L’école de la IIIe République avait assez bien réussi dans ce sens, mais de nos jours la seule considération économique est davantage créatrice d’inégalité que d’égalité. La principale raison de cette erreur d’appré- ciation tient dans la définition de la notion d’égalité des chances. L’école de Jules Ferry estimait que cette égalité devait être offerte à la base, c’est-à-dire que tous les enfants devaient avoir la même chance de pouvoir apprendre à lire, à écrire et à compter ; à eux ensuite, suivant leurs capacités et leurs aptitudes, de faire fructifier ce savoir fondamental jusqu’aux plus hautes études, s’ils le pouvaient. De nos jours, on conçoit l’égalité des chances à l’arrivée, sans tenir compte des capacités des uns ou des autres ; tout le monde doit avoir un baccalauréat, signe indubitable d’une égalité de niveau supposée ouvrant la voie à toutes les possibilités d’études supérieures sans différenciation. Un titulaire de baccalauréat professionnel, même s’il n’a jamais entendu parler de philosophie de toute sa scolarité, peut, s’il le désire, s’inscrire à la Sorbonne pour étudier Kant ou Nietzsche. Et voilà comment, nourris d’illusions, de nombreux jeunes sont fatalement laissés librement se diriger vers l’abattoir, avec comme perspective encore ignorée l’échec, l’abandon des études, une profonde frustration et, dans la foulée, avec l’absence de toute qualification, une appétence certaine pour le chômage…

Mais revenons de façon concrète à la manière dont l’institution prépare cette gabegie. Le seul remède que le ministère conçoit pour lutter contre la différence culturelle qui sépare les jeunes des familles modestes de ceux dont les familles ont les moyens, ou pour parler plus crûment les pauvres et les riches, se nomme l’argent. Le dieu des temps modernes. On va donc distribuer des bourses et des aides multiples. Je précise tout de suite que ces aides financières sont très utiles, souvent indispensables, et qu’il ne faudrait surtout pas en faire l’économie. Mais là où se niche l’hypocrisie, c’est de faire croire qu’une allocation supplée aux carences de l’éducation et de l’instruction réunies. Or, dans l’orientation des élèves du collège au lycée, notre ministre pense qu’il suffit de brasser les élèves dans les établissements pour que tout s’arrange. En effet, un nombre de points substantiel est accordé aux boursiers qui leur permet d’obtenir le lycée de leur choix. Cela constitue l’égalité sociale. Mais comme les murs desdits lycées ne sont pas extensibles, et que certains – horreur ! – conservent le titre (toujours valable ou non) de « bons lycées », aux avantages offerts par la bourse s’ajoute la nécessité de présenter une bonne moyenne générale en troisième pour y entrer. Cette sélection s’avère impensable dans la démarche égalitariste de notre hiérarchie. C’est pourquoi, depuis 2012, les recteurs ont pour mission de mettre en place une autre forme d’égalité que l’on nomme « égalité scolaire ». De quoi s’agit-il ?

Le raisonnement officiel est très clair : s’il est normal que les enfants défavorisés socialement puissent obtenir le lycée de leur choix, il n’est pas juste que seuls y parviennent parmi eux ceux qui ont une bonne moyenne générale. Il faut donc pouvoir accorder cette « chance » également à ceux qui n’ont rien fait et ont eu de pitoyables résultats. Ainsi, dans le pourcentage de boursiers venus de quartiers défavorisés qui ont obtenu « un bon lycée », il faudra que l’on trouve, à côté d’élèves jugés bons, un certain nombre d’éléments en grande difficulté. Il ne vient pas à l’esprit de tous ces stratèges subtils que tous les enfants ne sont pas faits pour entrer dans un même moule avec des capacités qui sont identiques. Il en résultera que ces élèves très faibles seront rapidement démotivés, créant parfois des troubles importants dans les classes où on les aura parachutés, empêchant les autres de travailler, et finissant généralement par nourrir un absentéisme chronique. Dans la réalité, ces élèves, qui n’arrivent pas à suivre et subissent souvent un temps de trajet trop long, se retrouvent désocialisés parce qu’ils sont sortis de leur milieu et doivent être réorientés. La mixité sociale n’aura duré qu’un an.

La stratégie admet un corollaire inévitable : le sacrifice des enfants des classes moyennes même lorsque leurs résultats sont bons. Je ne parle pas ici des jeunes issus des milieux aisés parce que, grâce à la fortune paternelle, de plus en plus d’établissements privés leur offriront un enseignement de qualité qui leur permettra de sortir de cet imbroglio par le haut. Veut-on un exemple concret ? Ces années dernières, seule une quinzaine à peine d’élèves de troisième du collège Charlemagne à Paris (alors qu’il existe quatre classes de troisième dans cet établissement) ont obtenu de pouvoir poursuivre en seconde au lycée Charlemagne, situé de l’autre côté de la rue. C’est dire que même de bons élèves ont été envoyés dans des lycées plus lointains et souvent, disons-le, de moindre renommée. Mais près d’un élève sur deux est entré en seconde dans ce même lycée en provenance des arrondissements les plus défavorisés (souvent en ZEP) uniquement parce qu’ils étaient boursiers et que les points accordés de ce fait leur donnaient la priorité. Peut-on parler d’égalité lorsque votre enfant, qui a obtenu d’excellentes notes dans le collège proche de chez vous se voit interdit le passage au lycée voisin et expédié dans un établissement de piètre réputation situé à quarante minutes de métro ? Ne se dit-on pas que l’État veut vous faire payer le malheur de n’être pas un indigent, titulaire d’une bourse, mais d’être simplement une personne qui vit du fruit de son travail ? Que faire pour vos enfants méritants si votre salaire moyen ne vous permet pas de les inscrire dans un établissement privé ? De surcroît, il existe une grande inégalité entre les lycées parisiens puisque, Paris étant divisé en quatre secteurs, les lycées du centre-ville qui appartiennent au secteur est doivent accueillir un beaucoup plus grand nombre de boursiers (jusqu’à 83 % au lycée Turgot par exemple) que les lycées du secteur ouest (10 %). Ainsi voit-on se confirmer la grande hypocrisie de l’égalité. En outre, il est clair que, pour les bons élèves issus de la classe moyenne, il vaut mieux ne pas habiter l’est parisien.

Extrait du livre "Témoin de la déséducation nationale" de Jean-Noël Robert, aux éditions Les Belles Lettres

 
Commentaires

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  • Par nemeton - 30/12/2017 - 12:00 - Signaler un abus Si

    tristement vrai

  • Par kelenborn - 30/12/2017 - 14:58 - Signaler un abus Ben oui mais

    On ne peut que souscrire au constat mais les choses s'éclairent si l'on veut bien considérer que les élites au pouvoir veulent protéger leur progénitures mais aussi leurs maîtresses et leurs copains, et que, quand l'enseignement se démocratise et que même les "sans-dents " peuvent envoyer leur gamin à la fac, rien ne va plus! Il faut inventer un moyen de casser cette saloperie d'ascenseur social: il y a d'abord la parité et les discriminations positives (pourquoi croyez vous que la droite s'en est accommodée) et comme ça ne suffit pas, on casse l'école en tant que système de formation au motif que ce serait trop difficile pour Yacine !!!! Cela a été très bien décrit par des gens comme Paretto ou Michels au debut du 20 eme! Et ces gens la n'étaient pas de gauche! désolé Vangode!

  • Par ajm - 30/12/2017 - 15:40 - Signaler un abus Déconstruction de l'éducation nationale.

    Le plan Langevin-Wallon de l'après-guerre, le pédagogisme triomphant, Bourdieu et autres qui ont colonisé l'éducation nationale, ils venaient bien de la gauche . Mai 68 qui a parachevé la destruction de l'éducation nationale n'est pas venu de la droite non plus. La droite a été pleutre et hypocrite ( le rôle d'un Edgar Faure notamment après 1968) mais elle n'est pas principalement à l'origine de la situation, contrairement à la gauche.

  • Par zen-gzr-28 - 30/12/2017 - 16:23 - Signaler un abus Pour arriver à un désastre de cette ampleur

    chaque parti doit avoir une part de responsabilité avec un plus pour la gauche sans oublier les parents des élèves, collégiens et étudiants. Les associations de parents d'élèves se sont-elles rebellées une temps ? Quant aux syndicats ...que dire ?

  • Par philippe de commynes - 30/12/2017 - 17:29 - Signaler un abus Et pourtant ...

    placer un enfant en dehors de sa famille ne serait pas forcément une mauvaise idée ... Si c'est lui qui en fait la demande, parcequ'il préfère être en internat même au niveau de l'école primaire ou du Collège, plutôt que de rester dans une famille hostile au livre à la culture à l'instruction. Il y aura juste une petite chose a changer par rapport au cursus ordinaire : Parce que de tels enfants seraient en moyennes plus doués et plus motivés, ils risqueraient de réussir mieux , et donc de s'attirer l'hostilité des profs bien pensants lambda : Une telle exception à la règle commune c'est de l'élitisme ! Il faudrait à l'avance prévoir une parade que cette exception à la règle commune ne coûte pas plus , bien au contraire, en prévoyant la possibilité de faire le cursus scolaire en un nombre moindre d'années, donc d'autant moins cher. Ca démonterait par avance les revendications gauchistes "augmenter le budget de l'Education pour augmenter l'égalité des chances" , et aussi les rengaines "si des enfants réussissent moins bien, c'est qu'ils sont défavorisés" :Si ce n'est que ça (et pas qu'en plus ils ne soient ni doués ni travailleurs), alors rien ne les empêche de réussir : la preuve.

  • Par conrad - 30/12/2017 - 18:06 - Signaler un abus Oui, et puis...

    Cet extrait constitue une bonne analyse, qui omet toutefois un aspect important de l'égalitarisme forcené en vogue depuis plusieurs décennies: la soumission aux dogmes gauchistes prônant la valorisation aveugle et inconditionnelle des jeunes défavorisés issus de l'immigration, sorte de contre-société peine de ressentiments et victimisée à outrance...

  • Par adroitetoutemaintenant - 30/12/2017 - 18:09 - Signaler un abus Et le QI ?

    A quoi peut bien servir de faire entrer à l'Université un bas du QI ?

  • Par kelenborn - 30/12/2017 - 19:37 - Signaler un abus Ah la la

    On pourrait faire une utile comparaison: L'Education Nationale a reçu de plus en plus de moyens pour des résultats qui ne donnent pas à pavoiser! Atlantico se décarcasse pour publier des articles intéressants et il suffit de lire certains commentaires pour avoir une idée de ce qu'est la confiture pour les cochons....Allons, un au hasard: Adroitetoute....j'imagine que ...enfin..vous n'avez jamais vu l'université!

  • Par ajm - 30/12/2017 - 21:38 - Signaler un abus Discussion normale.

    Kelenborn vos commentaires sont souvent intelligents et drôles mais vous avez à certains moments des commentaires curieux et une capacité à mépriser les autres qui semble un peu pathologique . Contrairement à ce que vous pensez, les "autres" ne sont pas toujours stupides et ont une expérience que vous n'avez pas nécessairement. et, n'en déplaise au dieu indien du blog, des neurones en état pas si mauvais, malgré l'âge pour certains, et des CV qui ne sont pas ridicules.

  • Par Piwai - 31/12/2017 - 00:51 - Signaler un abus :-(

    Et pourtant la qualité de l'education et le niveau de connaissance d'un peuple sont les 2 piliers de son developpement, j'ai été effacer de decouvrir l'hostilité d'une majorité des francais a l'amelioration de la vaccination infantile. L'aculturation risque de se payer cher un jour en France.

  • Par vangog - 31/12/2017 - 01:03 - Signaler un abus Le Front National n’est pas responsable de ce massacre!

    Seuls les partis archaïques, quasiment tous rebaptisés pour tenter de faire oublier leurs erreurs et leurs corruptions sont responsables de quarante années de politique destructrice du système éducatif. Le Front National a commencé à déciller les yeux des Français. Seule solution: virer les médiocres et les trotskos...le seul parti qui aura ce courage: le Front National. Sinon, les gogos-bobos, continuez à subir et préparez-vous à souffrir, vous ou vos enfants!

  • Par Bobby Watson - 31/12/2017 - 09:05 - Signaler un abus Les examens ?

    Il n' y a pas de solution miracle pour remonter cette pente fatale et continue vers l'abîme. Mais les dernières mesures du ministre Blanquer vont dans le bon sens. Remettons au centre de l'Ecole le mérite, " l'élitisme républicain", en dehors de toute autre considération. Peut-être en rétablissant les examens de passage, qui motivaient les élèves et leurs parents. Au minimum, en rendant au Baccalauréat son rôle de sélection pour l'entrée à l'Université. Quelques consignes de sévérité données aux correcteurs suffiraient...

  • Par pale rider - 31/12/2017 - 09:33 - Signaler un abus @bobby Blanquer va dans le bon sens

    maintenant comment imaginer une éducation fondée sur le mérite alors que tous les encadrants de l'ed nat y sont absolument rétifs ?

  • Par Djib - 31/12/2017 - 09:36 - Signaler un abus Et les masters bidons qui gavent des universitaires médiocres?

    Je dois confesser, à ma grande honte, avoir accepté de remplacer au pied levé un collégue défaillant, qui était intervenant dans un master d'une université de province que je ne nommerai pas. Par honnêteté, j'avais contacté le responsable de ce master pour lui dire que je n'avais pas les mêmes domaines de compétence que mon collègue. J'ai été abasourdi de l'entendre me dire que çà n'avait aucune importance et que je pouvais en gros raconter ce que je voulais. Discutant avec deux étudiantes de ce master, j'appris qu'elles s'étaient rabattues sur ce cursus par défaut, ayant été refusées dans des masters plus prestigieux. Leurs parents, manifestement des gens modestes, louaient un studio dans cette ville paumée et les soutenaient financièrement, pensant qu'ils assuraient leur avenir en ignorant que ce master ne valait pas un clou, sauf pour la bande d'universitaires qui animent ces formations médiocres.

  • Par adroitetoutemaintenant - 31/12/2017 - 14:00 - Signaler un abus @Kelenborn le branleur de la très petite ENA

    A 16 ans je commençais mes études de médecine. A 19 je faisais ma première opération chirurgicale solo. A 21 ans je devais obtenir une dérogation ministérielle pour occuper un poste d’interne. De nouveau une dérogation à 23 ans pour occuper un poste de chef de clinique en neurochirurgie. A 27 ans, j’obtenais dans un pays étranger anglo-saxon une seconde spécialité. Racontez-nous ce que vous faisiez aux âges cités. Allez, je vais vous aider : 16 ans il découvre que le gland peut produire autre chose que de l’urine. A 19, il se branle en regardant des photos. A 23 ans il couche avec une pute. A 27, tout juste sorti de l’ENA, il découvre la sodomie avec un copain.

  • Par Deneziere - 31/12/2017 - 14:54 - Signaler un abus Encore une fable de gôôôche...

    Que le niveau de revenu des parents soit LE déterminant de réussite scolaire n'est plus vrai depuis des décennies. Chaque fois que vous voyez une statistique semblant indiquer le contraire, dites vous bien qu'elle volerait en éclat si on essayait de la débiaiser en éliminant les facteurs ethniques, linguistiques et de capacité intellectuelle mesurable. Cela a été mesuré dans plusieurs autres pays, et c'est informellement connu, quoique tabou, en France.

  • Par Patatras47 - 01/01/2018 - 09:21 - Signaler un abus Le rouleau compresseur de l'éducation nationale

    De nos jours, les idéologues de l'éducation nationale sont avant tout politiques et se mêlent de tout car ils considèrent que les parents sont des incapables; ils ont oublié la mission de l'instruction publique qui était de transmettre le savoir. L'enfer est pavé de bonnes intentions.

  • Par kelenborn - 01/01/2018 - 19:39 - Signaler un abus ajm - 30

    Puisque vous lisez mes commentaires (je lis aussi les votres), vous auriez du remarquer que lorsque je fais une erreur, y compris sur quelqu'un , je le reconnais. pour prendre l'exemple de Ganesha que j'ai pas mal canardé , je me suis aperçu qu'il disait des choses intelligentes même si je n'étais pas d'accord avec lui (et loin sen faut!) Même chose pour Assou! En revanche, je fais une allergie à l'imbécillité mais ce n'est pas cette dernière qui me dérange le plus. Ce qui m'exaspère c'est que les "aboyeurs" pavloviens (tout le monde les connait) sont les mêmes qui auraient en 41 crié "Vive Pétain " puis auraient en 44 courageusement tondu les salopes ayant couché avec les boches ! Pour le reste, en dehors d'une allergie totale aux écolos (là pas de quartier) je suis ouvert au débat pour autant qu'il soit argumenté!

  • Par kelenborn - 01/01/2018 - 19:50 - Signaler un abus adroitetoutemaintenant

    J'ai appris à l'ENA un truc étonnant: selon une étude réalisée au RU , et toutes corrections statistiques faites , le taux de mortalité était plus élevé dans les zones où la densité médicale était la plus forte. Mon dernier médecin s'est suicidé et a rendu un grand service tant sa nullité était légendaire. Votre humour de carabin débile est à la mesure de celui de vos semblables biberonés à l'apprentissage par coeur en première année ce qui permet de sélectionner les meilleurs abrutis capables de vaincre Glodorak en mathémathiques. Il suffisait de vous lire pour comprendre que vous étiez un crétin, maintenant on sait pourquoi! Quant à vos élucubrations hallucinatoires sur les bites , les culs et les paires de fesses , j'ai peur que votre expérience qui doit se résumer à trousser les infirmières dans une salle de garde soit à peu près ce que Saussage Party doit être à la partouze infernale ! Mais si la double pénétration vous tente achetez un deuxième chien! A très bientôt !

  • Par kelenborn - 01/01/2018 - 20:13 - Signaler un abus Ah et j'oubliais...

    Il y a un astrophysicien anglais très connu du nom de Hawking. Personne ne conteste que ce type est un génie dans sa spécialité! Il a eu son bac au même age qu'Adroitetoute et le moindre problème de mathématiques devait trembler de terreur quand il s'en emparait. Comme un certain nombre de génies, au lieu de rester dans son labo, le voila qui disserte sur tout, sur Dieu sur ( non pas sur les bites car comme il est tordu sur sa chaise ça doit pas être simple de prendre en levrette) et qui sort même cette chose remarquable "Les hommes ne devraient pas se réjouir de voir arriver des extra-terrestres car s'ils venaient, ce serait pour prendre nos matières premières(sic) " comme si des créatures ayant franchi des milliers d'années lumières avaient besoin de venir faire le plein chez Total... il a du regarder Prédator !!! Voila ! un génie c'est aussi un autiste qui a investi toute son intelligence sur un domaine étroit (les mathématiques font l'affaire) et qui peut être totalement gogol sur le reste! Alors Adroitetoute , cure toi les narines avec ton scalpel et ne te mêle pas de ce pour quoi tu n'es pas fait! J'oubliais, pour la double ...pas besoin de chien il y a Ah2bouts!

  • Par 2bout - 01/01/2018 - 22:58 - Signaler un abus Toujours le même plaisir de vous lire, machin

    Une malformation fœtale mal dépistée ayant entraîné des séquelles sévères, et voilà l'abruti mettant en ligne sur son compte Tweeter une vidéo déjà vue 800 000 fois. De quoi relativiser l'importance donnée par certains à leurs diplômes... Combien ? 199 vues pour un tutoriel de jardinage sur Youtube ? On peut avoir fait l'ENA et n'être que très très peu de chose ! PS; Avec un Bac+7 ou 8, on fait pâle figure face à un chirurgien dont certaines spécialités exigent 14 ans après le Bac.

  • Par kelenborn - 02/01/2018 - 08:13 - Signaler un abus Oui ah2bouh

    Tu confirmes bien que tu n'es qu'un tout petit bout de chose, un minable petit roquet qui croit bon de venir aboyer quand il se croit protégé par un gros chien! Au passage, toi tu me sers de ramasse -crottes quand je m'ennuie! Quand au docteur Folamour à la libido errante et à domicile erratique, je m'en charge ! Retourne à ta niche , Johnny t'a laissé un os!

  • Par 2bout - 02/01/2018 - 08:49 - Signaler un abus Au fait Machin,

    combien à table à Noël et pour le Réveillon ? On fabrique ce que l'on est. Voyez ce que vous avez fait de vous.

  • Par 2bout - 02/01/2018 - 10:35 - Signaler un abus Et de la façon dont j'en parle,

    qui donc pourrait penser trouver chez moi des disques ou CD de Johnny Hallyday à l'exception de vous ? Parmi mes amis, il y a comme je vous les déjà écrit des Bac+17, des gens simples sans prétention parce que justement utiles à leurs congénères. Le contraire de vous, en quelque sorte..

  • Par kelenborn - 03/01/2018 - 20:40 - Signaler un abus Remarque Ah2bouh...

    Tu n'en rates pas une:"il y a comme je vous les déjà écrit des Bac+17, des gens simples sans prétention" déjà deux fautes de français, alors je conçois que même avec des bacs +36 en perfusion , ta cause est désespérée!!!Au demeurant , quand on est bac +17 c'est qu'on a redoublé beaucoup de fois ou que l'on est effectivement à la fac mais comme....technicien de surface! En second lieu et s'agissant du réveillon tu faisais quel rôle dans la crêche? Le boeuf ou l'âne?. A mon avis c'est Adroiteprout qui faisait l'âne car dans le dessin de Reiser ( tu sais que c'est mon papa Noel , Reiser) et bien c'est l'âne qui encule le boeuf tandis que le petit Jesus crie "non mais ça va pas"! T'es maso! oui parce que pour revenir à la charge tu dois aimer ça! Va draguer Vangode! Il a ce qu'il faut! Y a de la vaseline sur e-bay !

  • Par 2bout - 04/01/2018 - 02:14 - Signaler un abus machin,

    avec ce lien lien tout simplement, vous arriverez au chiffre annoncé : http://www.imaginetonfutur.com/chirurgien.html + 1 année de Service National de coopération + 1 année de « césure » + 1 année = 17. Une question encore ?

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Jean-Noël Robert

Jean-Noël Robert est latiniste et historien de Rome. Auteur de nombreux livres sur l’antiquité romaine, dont Pompéi, De Rome à la Chine et Les plaisirs romains, il est aussi directeur de collections aux Belles Lettres. 

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