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Comment donner l’impression de réduire les dépenses publiques sans le faire vraiment : panorama des tours de passe-passe du gouvernement

Le gouvernement claironne une réduction des dépenses publiques. En y regardant de plus près, il ne s'agit que de subterfuges et d'augmentations des impôts.

Magie

Publié le 29 juillet 2013
 
La réduction des dépenses publiques ? Une économie en trompe-l'oeil.

La réduction des dépenses publiques ? Une économie en trompe-l'oeil. Crédit Flickr commons

Atlantico : Le gouvernement a annoncé 3 milliards d'euros de réduction des dépenses publiques. Or, la moitié de ce montant correspond au plafonnement du quotient familial et l'autre à la baisse des transferts de l'Etat aux collectivités territoriales. Ces mesures reviennent-elles finalement à une hausse d'impôts déguisée ?

Jean-Michel Rocchi : Le plafonnement du quotient familial constitue en effet une hausse d'impôt directe de l'IRPP. La baisse des transferts aux collectivités locales va se traduire inévitablement par une hausse par celles-ci des impôts locaux, c'est à dire une hausse d'impôt indirecte. D'ailleurs, cela fait des années qu'on essaie de nous faire prendre des vessies pour des lanternes en nous disant que les effectifs de la fonction publique d'Etat (FPE) baissent, mais on oublie de nous dire que la fonction publique territoriale a augmenté plus encore (FPT). Si l'on ajoute la fonction publique hospitalière (FPH), on obtient le chiffre total des trois fonctions publiques (3FP). L'emploi total (privé inclus) augmente moins vite que l'emploi public.

La destruction d'emplois dans le privés est assez directement liée aux prélèvements excessifs sur les entreprises pour financer les emplois publics.

A quels autres tours de passe-passe le gouvernement s'adonne-t-il ? 

Une fois de plus les hypothèses macroéconomiques dans le projet de lois de finances (PLF) 2014 sont trop optimistes, ce qui aura pour conséquences : une surévaluation des recettes fiscales, en cours d'exécution un déficit plus important que prévu et la nécessité d'avoir des collectifs budgétaires significatifs. En toute bonne logique, ces collectifs devraient se traduire par des économies nouvelles. Il y a fort à parier qu'ils se traduiront par des impôts nouveaux qui pèseront sur la consommation et, par voie de conséquence, sur l'emploi du secteur privé. 

Si l'on réalise - 0,5 en 2013 et 0,5 en 2014, cela serait déjà très bien, sur la période 2015 - 2017 autour de  1% semble déjà un objectif ambitieux au regard d'une inflation relativement faible et d'une croissance potentielle pour la France à présent malheureusement probablement inférieure à 1%
 
Si l'on essaie rechercher le consensus existant auprès des économistes sur la croissance potentielle on obtient : 
- 1% pour la commission européenne
- l'INSEE retient trois scénarii pour la période 2015 - 2020 : un scénario bas à 1,2%, central à 1,5% et haut à 1,9%
- Une note du 3 juillet 2013 de la recherche économique de Natixis (N°124 de Patrick Artus et Jean-Christophe Caffet) parle d'une croissance potentielle "probablement inférieure à 1%" en France
- Ceux qui donnent les chiffres les plus optimistes pour l'hexagone sont le FMI (1,6%) et l'OCDE (1,8%)  
Remarquons que l'objectif de 2% du gouvernement est supérieur aux prévisions des plus optimistes. 
 
Les raisons du déclins de la croissance potentielle sont liés notamment au recul des frais de recherche et développement, à la baisse de la productivité, au déclin de la part relative de l'industrie dans l'économie. 
 
 
  
Le moins que l'on puisse dire c'est que la tendance n'est pas bonne et que les choses ne s'améliorent pas. 

Les gouvernements successifs ont toujours compté sur la providence, c'est à dire à un retour à une forte croissance pour rééquilibrer les déficits publics et rembourser la dette publique. En fait, ils croyaient à la "blue fairy" (la fée bleue de Pinocchio). Ne rêvons plus, la seule voie réaliste ce sont les économies, une recette qui a fonctionné dans toutes les entreprises. Pourquoi ne fonctionnerait-elle pas s'agissant de l'Etat ?   
 

Lesquels sont actuellement en préparation, notamment dans le PLF 2014, voire dans la très certaine loi rectificative ? 

Les orientations 2014 ne peuvent que dépiter en matière de réductions des dépenses : elles sont introuvables. 

Tout d'abord, on nous parle d'économies là ou il n'y en a pas et notamment pas de réduction réelle de postes de fonctionnaires. Le portail du gouvernement le dit explicitement : "La ligne demeure la maîtrise de la masse salariale et la stabilisation des effectifs sur la durée de législature. En 2014, 14400 postes seront supprimés. A peu près autant créés." Les choses sont dites clairement : il ne peut pas y avoir d'économies réelles à part des tours de passe passe tels des transferts vers les collectivités locales. C'est se moquer du monde avec des effectifs de 1 888 000 emplois à temps pleins dans la fonction publique d'Etat que de parler de réduction avec 1242 ETP supprimés. Bien plus, on sait que ces emplois seront recréés dans la fonction publique territoriale. 
 

Combien de temps cette situation va-t-elle pouvoir perdurer ?

Toutes les manipulations de chiffres reposent peu ou prou sur la confiance, or les gouvernements qui se lancent dans cette voie se condamnent au mensonge perpétuel. En effet, lorsque le subterfuge est découvert l'effondrement est très violent. Les soupçons sur les manipulations de la Grèce étaient anciens mais lorsque les derniers maquillages ont été connus (ceux pour lesquels Goldman Sachs a été tant critiqué), cela a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. La Grèce n'a plus été en mesure d'emprunter sur les marchés car les investisseurs n'avaient plus confiance. Le coût des CDS souverains grecs s'est envolé.  
 
En France, nous n'en sommes pas encore là, mais la tendance est très mauvaise. La Cour des Comptes commence à lever le voile sur les mensonges : le déficit sera de 4% fin 2013 au lieu des 3,7% du gouvernement. Et encore, ce chiffre est obtenu après des manipulations, comme par exemple la vente de titres Aéroports de Paris qui a servi  a financer les dépenses courantes et non le remboursement de la dette publique. Lorsque des biens de l'Etat sont vendus et que le produit est affecté non au remboursement de la dette publique mais aux dépenses courantes, cela s'appelle une politique de terre brûlée pour le gouvernement qui suivra (la dette publique nette augmente). Le gouvernement actuel a t-il déjà accepté une future défaite ou est-il encore plus aux abois qu'il n'y paraît ? Le déficit 2013 plus important que prévu est d'ailleurs la conséquence de prévisions macroéconomiques trop optimistes qui avaient sur-estimées les recettes, ce qui est un classique. On nous refait d'ailleurs le coup pour le PLF 2014 : "errare humanum est, perseverare diabolicum" .  
 
Aux Etats-Unis lorsque les républicains ont refusé de voter la levée du plafond de l'endettement public fédéral, déclenchant ainsi les mesures d'économies automatiques, de pseudo-économistes avaient annoncé une quasi fin du monde outre atlantique. La réalité est cruelle, l'Amérique se redresse et pas nous. Disons le clairement même si ce n'est pas politiquement correct dans l'hexagone : moins d'Etat c'est plus d'emplois privés. Le gouvernement actuel n'ira pas dans ce sens et continuera à nier l'évidence, la meilleure preuve en est la loi en préparation sur l'économie sociale et solidaire : le nouveau pays de cocagne. 
 
La solution est plus simple, c'est de refaire de la France un vrai pays capitaliste moderne.   
 

Pourquoi le gouvernement a-t-il tant de mal à s'attaquer aux dépenses publiques ? Comment contourner le problème ? Par où commencer ? 

 
Tout d'abord, en théorie le gouvernement incarne l'intérêt général, mais en pratique il arbitre des intérêts particuliers. A tort ou à raison il considère que les fonctionnaires constituent son fonds de commerce électoral. Il ne veut donc pas leur déplaire. D'autre part, il existe en France une pensée à la fois sectaire et fausse qui est  entretenue chez les électeurs selon laquelle l'Etat est la solution à tous les problèmes. On pourrait appeler cela l'étato-soviétisme qui est un syncrétisme assez spécifiquement français de culture étatiste colbertiste (idéologie plutôt de droite) et de crypto-communisme (idéologie de gauche héritée du CNR). Le résultat est une fantasmagorie : l'Etat est infaillible, incontestable et il peut tout.
 
Partant de là, il faut bercer d'illusions les électeurs. La chose sur laquelle il existe un tabou est le refus de s'interroger sur l'impact négatif d'un Etat omnipotent sur le fonctionnement du marché. Toutes les destructions d'emplois dans le secteur privé sont plus ou moins directement liées aux impôts et aux prélèvements sociaux excessif pour financer une bureaucratie assez largement inefficace. Actuellement, l'explosion du nombre des faillites d'entreprises en France s'explique tant par la crise que par un niveau anti-économique de prélèvements obligatoires. Avec des dépenses publiques qui représentent 57% du PIB, nous détenons un record mondial. Cela sert notamment à financer 90 agents publics pour 1000 habitants, autre record mondial du système étato-soviétique. Autre chiffre à avoir en tête : on a mesuré que la fonction publique employait 5,2 millions de personnes à fin 2010, soit 20 % de l’emploi total en France. 
 
D'autre part, un gros problème provient d'une lecture idéologique du keynésianisme, qui est devenu une légitimation des égarements de la bureaucratie. Aucun écrit de Keynes n'a jamais justifié 39 années consécutives de déficit budgétaire. Dans certaines circonstances précises et lorsqu'il s'agit de dépenses d'investissement (multiplicateur keynésien), il a attribué un impact positif au déficit budgétaire (lequel est d'ailleurs contesté par l'école des anticipations rationnelles). Notre déficit est à 97% composé de dépenses de fonctionnement, c'est un mauvais déficit qui n'a aucun effet favorable sur l'économie. Le réduire doit être une priorité cela ne pourra s'effectuer que par des économies et non par l'improbable retour à la croissance. Par ailleurs, les technocrates oublient souvent que Keynes a consacré un grand rôle aux entrepreneurs, eux qui sont poussés des "esprits animaux". Ils feraient bien de lire ou de relire la Théorie générale.   
 
Pour commencer à réformer, il faut du courage et aussi donner des explications car s'il y a de vraies réformes il faut accepter qu'il y ait des mécontents dans la rue. 
 
On peut commercer par réduire le train de vie de l'Etat : fermer par exemple de nombreuses sous-préfectures qui ne servent à rien (l'Alsace est un bon exemple, mais ce n'est pas le seul département concerné) vendre les immeubles et affecter 100% du produit des recettes au remboursement de la dette publique. Il faut appliquer à l'Etat ce qu'ont fait toutes les entreprises depuis des années : voyager en 2e classe, limiter les voitures de fonction, limiter les notes de frais etc ... Supprimer l'enveloppe discrétionnaire des députés et sénateurs qui sert au mieux à rémunérer le clientélisme et au pire à des petits arrangements entre amis. Il existe des centaines de mesures immédiates et simples à prendre. Les petites rivières feront les gros fleuves. Bref, copier toutes les recettes qui ont très bien fonctionné dans toutes les entreprises.
 
Ensuite, il faut toucher aux effectifs. La Cour des Comptes propose de ne pas remplacer 1 fonctionnaire sur 6, effort louable mais insuffisant, c'est un fonctionnaire sur 3 ou sur 2 partant à la retraite qu'il ne faut pas remplacer. De nombreuses subventions étatiques sont inefficaces et devraient être purement et simplement supprimées. Faire immédiatement cesser l'institutionnalisation du gaspillage de fin d'année : dans de nombreuses administrations il existe un budget annuel et lorsqu'on a été économe et que l'on n'a pas dépensé toute l'enveloppe on sera pénalisé l'année suivante par une réduction automatique du budget. Il faut revoir cette règle : nous marchons sur la tête! On pourrait par exemple imaginer un écrétage et que toutes les sommes économisées par les bons élèves aillent à l'Agence France Trésor et soient obligatoirement affectées à 100% au remboursement de la dette publique. Les bons élèves ne seraient plus sanctionnés et il deviendrait rationnel d'être un bon élève.    
 
Il faut dire la vérité et elle n'est pas bonne à entendre ni pour les français (les contribuables --> ceux qui financent l'Etat) ni pour les fonctionnaires. L'Etat français est en quasi-défaillance, c'est ce que le professeur Minsky appelle un "Ponzi borrower", c'est à dire un emprunteur qui rembourse ses dettes (les vielles OAT qui arrivent à échéance) par l'émission de nouvelles dettes (nouvelles OAT). Dans le langage courant on appellerait cela de la fuite en avant ou de la cavalerie. Les traitements et les augmentations des fonctionnaires sont financés par de la cavalerie. S'ils ont un minimum de bon sens, ils vont comprendre que cela ne pourra pas durer éternellement. Le gel du point d'indice devrait être une évidence et non un drame. Alors qu'on parle à tort et à travers de la solidarité, il serait grand temps que les fonctionnaires qui ont aussi une part de responsabilité dans dans la quasi-défaillance de l'Etat, se sentent concernés et solidaires. Il ne s'agit pas de faire leur procès mais de leur expliquer l'état réel des choses. 
 
 


Commentaires

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  • Par MauvaiseFoi - 30/07/2013 - 11:50 - Signaler un abus @td

    La soviétisation du pays entre dans sa phase finale avec la paupérisation généralisée des citoyens pour corollaire.
    La surprise, cher ami fonctionnaire, est que, lorsqu'il sera définitivement ruiné, il ne pourra plus vous payer ni vos traitements ni vos retraites actuels car l'état ne trouvera plus ni contribuables ni prêteurs pour le faire.

  • Par winnie - 30/07/2013 - 08:37 - Signaler un abus Comment sortir de ce marigo ?

    tout ceci est connu depuis des dizaines d'années et rien ne se fera si nous gardons notre système électoral qui ne bénéficie qu'au grand partis ; grands partis qui ne veulent absolument pas tuer la poule aux œufs d'or.
    Donc le changement,le vrai ,pas celui de Hollande ,ne viendra que de l'effondrement de la société ou d'un parti neuf sans contamination par l'exercice du pouvoir.La les Français vont devoir pour une fois prendre réellement leurs responsabilités.

  • Par Catalyne24 - 29/07/2013 - 22:51 - Signaler un abus Ne soyez pas méchants avec les fonctionnaires

    Lebranchu a dit un matin sur RTL : "ce sont eux qui portent les valeurs républicaines".
    Je n'ai pas bien saisi de quelles valeurs "républicaines" il s'agissait.
    Un fonctionnaire peut-il éclairer ma lanterne et me dire en quoi mes valeurs de salariée du privé vaudraient moins que celles d'un fonctionnaire ?

  • Par jerem - 29/07/2013 - 22:11 - Signaler un abus on comprend pas la proposition et son effet

    "Faire immédiatement cesser l'institutionnalisation du gaspillage de fin d'année : dans de nombreuses administrations il existe un budget annuel et lorsqu'on a été économe et que l'on n'a pas dépensé toute l'enveloppe on sera pénalisé l'année suivante par une réduction automatique du budget. Il faut revoir cette règle : nous marchons sur la tête! On pourrait par exemple imaginer un écrétage et que toutes les sommes économisées par les bons élèves aillent à l'Agence France Trésor et soient obligatoirement affectées à 100% au remboursement de la dette publique. Les bons élèves ne seraient plus sanctionnés et il deviendrait rationnel d'être un bon élève."
    effectivement c'est la vieille histoire des camions qui tournent dans la caserne pour bouffer du gasoil pour maintenir le budget energie du regiment pour l'année suivante....;
    MAIS en quoi la solution proposée rendrait elle les comportements vertueux ?

  • Par jerem - 29/07/2013 - 22:07 - Signaler un abus Arretez on va songer au batiment de l'imprimerie nationale

    " Lorsque des biens de l'Etat sont vendus et que le produit est affecté non au remboursement de la dette publique mais aux dépenses courantes, cela s'appelle une politique de terre brûlée pour le gouvernement qui suivra (la dette publique nette augmente"
    doit on se refaire une petite historique de la vente a 80 millions puis du rachat 4 ans apres la renovation a 300 millions de l'imprimerie nationale ....?
    une gestion de chef

  • Par jerem - 29/07/2013 - 22:01 - Signaler un abus sauf a etre sourd comme un pot

    "cela fait des années qu'on essaie de nous faire prendre des vessies pour des lanternes en nous disant que les effectifs de la fonction publique d'Etat (FPE) baissent, mais on oublie de nous dire que la fonction publique territoriale a augmenté plus encore (FPT)."
    non c'est bon on n'est pas sourd depuis une décennie sur le sujet. on a meme branche les sonos en 2007 .... et d'ailleurs de nombreux maires de droite comme de gauche ont "reagi" pour continuer de plus belle .
    Mais on a bien entendu , on n'a pas les pavillons encrassés, faut pas croire

  • Par EOLE - 29/07/2013 - 17:53 - Signaler un abus @td

    "pour entretenir vos a priori idéologiques"...
    Cessez de prendre votre vessie pour une lanterne!
    Un simple décompte des différentes fonctions publiques entre la France et la RFA vous démontre, sans aucune ambiguité, la disproportion d'environ 45% entre les deux pays... 90 fonctionnaires pour 1000 français contre 50 pour 1000 allemands; rémunération des fonctionnaires français 12% du PIB contre 7% en RFA.
    Les Services publics français sont ils pour autant 45% supérieur en qualité aux services allemands?

  • Par Bainville - 29/07/2013 - 15:24 - Signaler un abus Gaspillage de l'argent public financé par les efforts du privé

    Bien des agents publics ne travaillent que 3 ou 4 heures par jour.
    Et quel travail, bien facile parfois.
    J'ai des exemples multiples, des bibliothèques ou musées, en passant par les services de renseignements, des finances où tout est informatisé.
    Le privé se remet sans cesse en cause, avec la peur au ventre, bien des cadres travaillent jusqu'à 21 ou 22 heures.
    C'est la réalité... et ce système de ponction indéfinie du public sur le privé est destructeur de l'économie et de la politique.
    Les journaux abusent les électeurs endormis et la classe politique est dominée par l’administration.
    Tout est tromperie, il faut abandonner cet électoralisme et changer de modèle politique, car c'est le pays qui change actuellement et pour le pire.

  • Par prochain - 29/07/2013 - 15:23 - Signaler un abus Le compte n'est pas bon

    5.2 millions de fonctionnaires + , 1.7 millions assimilés, 3 millions fonctionnaires retraités , entreprises publiques (Orange etc.), régimes spéciaux et retraités, "le poste" et les revenus sont garantis à vie entre 3.5 5 millions euros en 67 ans, le haut fonctionnaire 5-8 fois plus.
    Chut, ne le dites pas trop fort aux chômeurs...

  • Par jurgio - 29/07/2013 - 14:41 - Signaler un abus L'objectif est un second mandat.

    Chercher autre chose est une perte de temps. Consolider son électorat et disséminer les réformes qui, en bloc, seraient électoralement suicidaires. Les socialistes savent qu'on approche d'une période où la politique devra radicalement changer. Donc, autant en profiter à plein. On a les énarques qu'on a voulu.

  • Par un_lecteur - 29/07/2013 - 13:44 - Signaler un abus Bonne analyse, mais ensuite ?

    Ces faits sont connus depuis longtemps : Rapports de la cour des comptes, rapport Pébereau...
    Aucun dirigeant n'a eu le courage de s'attaquer au problème.
    Mais celui qui aurait annoncé qu'il s'attaquerait au problème aurait-il été élu ? Probablement pas.
    Dans la France actuelle, le problème ne peut pas être réglé dans le cadre démocratique.
    Personnel politique trop médiocre, système politique miné par la démagogie et l'électoralisme...
    Il le sera donc
    - Soit par un régime non démocratique, genre Pinochet
    - Soit par force après un effondrement, comme dans le cas de la Grèce ( Ce qui pourrait aussi mener à un régime autoritaire).

  • Par vangog - 29/07/2013 - 13:41 - Signaler un abus L'institutionnalisation du gaspillage de fin d'année,

    cette aberration économique et financière, n'existe pas seulement pour l'état socialiste pléthorique, elle existe aussi pour les collectivités (socialiste) et l'Hopital (de gestion typiquement socialiste depuis 40 ans, par peur d'une "gestion comptable").
    Elle n'existe ni pour les ménages, ni pour les entreprises privées!
    Cherchez l'erreur...

  • Par golvan - 29/07/2013 - 12:11 - Signaler un abus @ td

    Avec des posts comme les vôtres on se rend compte:
    1) que tout va bien.
    2) que les fonctionnaires ne sont pas trop nombreux.
    3) que les Suédois qui, au milieu des années 90, ont drastiquement réduit le nombre de fonctionnaires avec courage tout en changeant leur statut, sont des imbéciles car il suffit de continuer à emprunter chaque mois pour les payer comme chez nous.
    4) qu'il ne faut surtout rien changer dans les effectifs de la fonction publique, qui, bien que pléthorique en comparaison des autres pays européens, est une nécessité en France parce que le formidable travail qu'elle produit ne peut l'être par personne, surtout des gens qui aurait un autre statut.
    5) bref que le socialisme à la française est un horizon indépassable.
    6) vous êtes sans doute fonctionnaire.
    7) il suffirait d'une petite reprise pour que tout le monde puisse se rendormir paisiblement et surtout que rien ne change.

  • Par td - 29/07/2013 - 09:59 - Signaler un abus Commentaires sur le graphique (fin)

    .
    En résumé, le graphique montre :
    - une augmentation des effectifs de la fonction publique locale, sans doute excessive.
    - celle ci explique l'augmentation des effectifs totaux de la fonction publique, qui est de 5% (et non de 12%) compte-tenu de l'augmentation de la population.
    - une forte baisse des effectifs de la fonction publique d'Etat (juges, gardiens de prisons, policiers, militaires, professeurs) d'autant plus inquiétante que la population française augmente.
    - une augmentation - forte que celle de la population de l'emploi dans le secteur privé.
    -
    Compte-tenu de la grande qualité des profs. des université en économie, un vigoureux transfert de ceux-ci vers le secteur privé s'impose, pour illustrer leur prodigieux talent...

  • Par td - 29/07/2013 - 09:59 - Signaler un abus commentaires sur le graphique

    Le graphique sur l'emploi dans la fonction publique montre une augmentation de 12% de l'emploi public (courbe bleue) de 1999 à 2010.
    .
    Ceci doit bien sûr être rapproché de l'augmentation de la population totale sur la même période :
    http://en.wikipedia.org/wiki/Demographics_of_France
    qui est de 7,3%.
    .
    On constate une augmentation dans la FPH de 20%, sans doute liée aux 35h. En effet, 120*35/39 = 107, c'est à dire l'augmentation de la population.

  • Par Spiripontain - 29/07/2013 - 09:58 - Signaler un abus Libération provisoire

    Même si elle est symbolique la date du 29 juillet 2013 symbolise avant tout l'augmentation permanente des dépenses de l'état
    http://pont-saint-esprit.rassemblement-contribuables.fr/2013/07/fete-des-contribuables.html

  • Par td - 29/07/2013 - 09:37 - Signaler un abus tours de passe-passe des libéraux

    Et on continue à taper sur l'Etat.
    .
    La réalité, comme le Figaro le rappelait hier, c'est que se sont les dépenses sociales qui sont importantes en France :
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/07/26/20002-20130726ARTFIG00491-la-france-championne-des-depenses-sociales.php
    Par rapport aux autres pays européens, les dépenses liées à l'Etat sont dans la moyenne des autres pays, alors que la France a des charges supplémentaires liées à l'éducation (plus d'enfants par femme=>plus de dépenses, de l'ordre de 1,5% du PIB) et à la défense. Dans les deux cas, cela est sain, et c'est à l'inverse la dénatalité des autres pays qui pose et posera problème.
    .
    Donc, Monsieur Rocchi, faites SVP correctement votre travail de fonctionnaire : arrêtez d'entretenir l'ambiguité entre dépense sociale et dépense d'administration, pour entretenir vos a priori idéologiques.

  • Par EOLE - 29/07/2013 - 09:27 - Signaler un abus 75 ans de retard

    La véritable question qui se pose: combien d'emplois privés faudra-t-il encore détruire par incapacité et incohérence du système politico-administratif avant que les français se rendent compte que l'Etat les mène droit dans le mur à accélération croissante?
    Plus la vitesse d'impact sera élevée et plus brutales seront les conséquences. S'il faut attendre 4 ans augmentés du temps de mise en oeuvre de véritables réformes, il est plus que probable que le tissus économique n'aura pas pu résister et les français pourront dire adieu, pour jamais, à leur modèle social issu de l'utopie du CNR, certes compréhensible après 4 ans de Front Populaire et 4 d'occupation.
    On ne voit d'ailleurs aucunement, dans l'éventail politique actuel, se profiler une proposition de cadre de référence cohérent pour toutes ces réformes structurelles indispensables...

  • Par XI - 29/07/2013 - 09:19 - Signaler un abus Article éminemment partisan ,

    Article éminemment partisan , qui occulte complètement le coût abyssal de l'assistanat organisé pour acheter la paix sociale . Avec des professeurs comme cela , on ne peut qu'avoir les résultats que l'on connait actuellement .

  • Par ledevois - 29/07/2013 - 09:17 - Signaler un abus un pays en déclin

    les réformes ne se feront pas avec nos politiques actuels --
    faut autre chose , un homme arrivant d'une autre planète ou d'un courageux qui osera s'attaquer aux principes ,
    je vois pas qui actuellement ; quand on sait combien les politiques sans rien faire gagne autant de fric , - pour ma part il faudrait commencer par confisquer cet argent mal gagné par des profiteurs ou plutot fumistes de la société !

  • Par Eddy K - 29/07/2013 - 09:03 - Signaler un abus Autres économies à faire

    Il faut lutter contre le copinage politicien qui consiste à financer à 80 ou 90% des associations bidons qui ont très peu d'adhérents (voire même des assos qui ne sont que des faux-nez de certaines administrations). Certaines de ces assos ne sont que des groupuscules politiques extrémistes qui n'existent que grâce à nos impôts.
    Il faut lutter contre l'assistanat, non seulement au niveau des individus (RSA, factures d'eau, de gaz, d'électricité, cantines et crèches à des prix dérisoires, vacances quasi gratuites pour les enfants), mais aussi au niveau des villes ou des départements !
    Il est anormal que des villes soient en faillite et que leur Maire exige des aides de l'Etat pour compenser leur gestion démagogique ! Stop à la "solidarité" entre départements !
    Dans certaines villes, lorsque la Sécu ou la CAF refuse une aide, la Mairie verse l'équivalent de cette aide injustifiée. Cette démagogie doit cesser, une ville ou un département ruinés doivent être mis sous tutelle, et son Maire poursuivi pour sa mauvaise gestion volontaire.
    Enfin rappelons que nous subissons une immigration aussi massive que coûteuse et difficile à gérer. Les hôtels payés aux clandestins, ça suffit !

Jean-Michel Rocchi

Jean-Michel Rocchi est professeur affilié de Finance à l’université Paris-Dauphine.

Il est auteur ou co-auteur de plus d’une dizaine d’ouvrages dédié à la finance. Il est notamment l'auteur de Les paradis fiscaux (Sefi, mai 2011) et de plsuieurs ouvrages sur les hedge funds.

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