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Comme la Société Générale, Laurent Wauquiez ne veut pas de Marine Le Pen ! Mais pas pour les mêmes raisons…

Le candidat à la présidence des Républicains fait son timide. La banque, elle, est bien plus expéditive.

Malheur aux blondes

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Comme la Société Générale, Laurent Wauquiez ne veut pas de Marine Le Pen ! Mais pas pour les mêmes raisons…

Le monde change. Les femmes s'émancipent. Deviennent entreprenantes. Et même dévergondées. Au temps de l'Espagne des Rois très catholiques les caballeros allaient faire la sérénade sous les fenêtres de leurs belles. Aujourd'hui ce sont les belles qui poussent la chansonnette devant les domiciles des hommes qu'elles convoitent.

Ainsi, Marine Le Pen n'a pas hésité à faire des avances extrêmement pressantes et très équivoques, à Laurent Wauquiez. Séduite par le timbre de sa voix et par le contenu de ses mélopées, elle lui a proposé une alliance. "Tu parles comme moi : unissons-nous !".

Wauquiez, oublieux de ce qu'est la galanterie, l'a envoyé paître. Quel goujat !

Pauvre, pauvre Marine le Pen ! Un malheur n'arrivant jamais seul elle avait déjà été brutalement éconduite la veille par la Société Générale. La banque a en effet décidé de clôturer le compte du Front National jugeant que son endettement dépassait l'entendement. En un mot, la Société Générale reproche au parti de Marine le Pen de lui piquer des sous.

Tel n'est pas le propos de Laurent Wauquiez : lui ce qu'il veut c'est piquer des électeurs au Front National ! Dans un passé lointain le Parti communiste mit au point une stratégie visant à "plumer la volaille socialiste". Et ça marcha du tonnerre de dieu. Jusqu'à Mitterrand qui s'employa avec succès –sa maestria était grande - à "plumer la volaille communiste".

Wauquiez veut "plumer la volaille frontiste". Et il ne s'y prend pas trop mal. Marine le Pen, il la veut sans plumes. A poil si on peut se permettre cette expression ! La présidente du Front National se consolera d'avoir été plaquée par la Société Générale : les banques russes sont d'habitude bienveillantes à son égard…

Avec Laurent Wauquiez, c'est une autre paire de manche. Reprendrait-elle à son compte la phrase de son père "les électeurs préféreront toujours l'original à la copie" que cela ne servirait pas à grand-chose. Car ses électeurs ont quand même compris que l'original n'arriverait jamais au pouvoir. Tandis qu'avec la copie… 

 
Commentaires

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  • Par vangog - 23/11/2017 - 09:52 - Signaler un abus Dix millions d’électeurs patriotes français...

    C’est la seule chose que convoite Laurent Wauquiez, homme de peur et de peu de convictions. En venant sous les fenêtres de Laurent Wauquiez, Marine Le Pen lui a offert courageusement sa couche...mais Wauquiez est un Don Juan qui séduit, mais ne couche pas! Il préfère le magot électoral de Marine Le Pen à Marine Le Pen. Il vaut mieux prévenir tout de suite Don Juan: Les électeurs patriotes ne sont pas des péronnelles qu’il séduira avec ses beaux atours (Le manteau ripoublicain est déjà bien rapiécé...), et il nous faut plus que de vains mots pour suivre un Don Juan rapiécé. Nous sommes de la campagne française, certes, mais pas ce type de péronnelle...

  • Par cloette - 23/11/2017 - 10:12 - Signaler un abus effectivement

    Il vaut mieux ne pas "offrir sa couche" .

  • Par assougoudrel - 23/11/2017 - 10:36 - Signaler un abus MLP est finie et

    "malheur aux vaincus". Même dans son parti, des voix s'élèvent contre elle. Wauquièz n'a qu'a tendre un filet dans le courant, à condition qu'il vire les centristes et autres mous du "service trois pièces". Par contre, je ne suis pas d'accord avec Mr Rayski qui parle de copie. Wauquièz parle ni plus ni moins comme les gens de Droite. Quand à moi, pour le moment, je ne suis pour personne et j'attends, car jusqu'ici, on a vu qu'une Droite imbécile et débile, se faisant rouler dans la farine par la Gauche et on a eu encore la preuve dernièrement. Je vis avec les chiens, mais mon chaudron est accroché bien haut.

  • Par assougoudrel - 23/11/2017 - 10:38 - Signaler un abus Pardon

    on n'a vu

  • Par Alain Briens - 23/11/2017 - 10:46 - Signaler un abus Très bien vu !

    Le dernier paragraphe constitue une excellente analyse. MLP ayant amplement démontré qu'elle n'avait pas le niveau, Wauquiez a un boulevard pour réaliser une OPA sur ses électeurs. C'est à cette fin qu'il cultive actuellement une image droitière alors qu'il a plutôt à l'origine le profil d'un "gaulliste social". Entre Wauquiez, qui n'est pas si à droite qu'il veut bien le dire et Macron, il y aura très peu de place pour exister. A droite, les allergiques à Wauquiez n'auront pas d'autre choix que se soumettre ou rejoindre les marcheurs. La politique française aura achevé sa recomposition avec un grand centre dominant incarné par le Président, à gauche sociétalement et libéral économiquement, une droite plus à droite qu'auparavant avec l'influence de Sens Commun, un FN affaibli aux alentours de 10/15 % et une extrême gauche à 15% qui tient beaucoup à la personnalité de Mélenchon. Pour le PS, inutile de dire qu'exister ne va pas être simple non plus...

  • Par vangog - 23/11/2017 - 13:35 - Signaler un abus @AlainBriens la seule façon de démontrer qu’on n’a pas le niveau

    c’est d’exercer le pouvoir et de dresser le bilan. Les Français étant incapables de dresser le bilan des gouvernements passés, il leur paraît sans doute plus facile, comme à vous, de se fonder sur une impression fugace, de quelques minutes, montée en épingle par tous les médias de propagande, et répétée par les naïfs (Wauquiez en tête)...

  • Par Bertrand DARGNIES - 24/11/2017 - 19:50 - Signaler un abus Florence PORTELLI future Présidente des REPUBLICAINS ?

    Pour qu’enfin LA DEMOCRATIE VIVE chez LES REPUBLICAINS ! D’une façon ou d’une autre il faut d’ici le 10 Décembre que chaque militant ait une connaissance approfondie des 3 candidats et de leur programme ! Sinon le vote aura une très faible valeur et la Présidente ou le Président n’aura pas LA LEGITIMITE pour ce qui est y un préliminaire : RENOVER le mode de fonctionnement du parti ! Sinon il disparaîtra DEFINITIVEMENT comme c’est le cas pour le PS dont plus personne ne parle ... Le DEBAT entre les 3 est la solution démocratique de BON SENS qui n’est pas partagée par 1 candidat pour une raison inconnue des 200.000 militants ! Trois LONGS ENTRETIENS SEPARES sur une chaîne gratuite pourraient faute de mieux faire l’affaire si le BON SENS ne peut pas prévaloir ce qui serait mieux que RIEN Si ce qui est indiqué ci-dessus est réalisé on peut espérer 180.000 votants ce qui donnerait une forte assise à la nouvelle Présidence. En effet devant leur écran il y aura de très nombreux sympathisants qui ont voté FILLON ainsi que beaucoup de citoyens qui ont voté MACRON et sont soit déçus soit déboussolés. Les signataires préciseront qu’ils quitteront LES REPUBLICAINS si ce grand débat DEMO

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Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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