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Le combat entre les talibans de l'austérité et les économistes keynésiens se poursuit

Dans l'œil des marchés : Jean-Jacques Netter, vice-président de l'Institut des Libertés, dresse, chaque mardi, un panorama de ce qu'écrivent les analystes financiers et politiques les plus en vue du marché.

Revue d'analyses (financières)

Publié le 9 octobre 2012
 
Jean-Jacques Netter évoque un véritable combat entre les talibans de l’austérité et les économistes keynésiens

Jean-Jacques Netter évoque un véritable combat entre les talibans de l’austérité et les économistes keynésiens Crédit Reuters

La route de la sortie de crise est encore longue, ce qui ne signifie pas que les marchés ne vont pas continuer de progresser. Explication. L’Occident n’a plus le monopole de la croissance molle puisque la dynamique des pays émergents s’essouffle. Cela va avoir pour conséquence de faire baisser les résultats des entreprises. La prospérité économique dépend des responsables politiques qui ont décidé d’utiliser des « moyens non conventionnels » que l’on désignait dans les bons cours d’économie politique par « la création de monnaie ». Aujourd’hui on nous explique qu’elle est « stérilisée » donc non inflationniste. A voir…

Combler les déficits principalement par la hausse de la fiscalité comme le fait la France, plombe la croissance,  dit Jean Michel Six Chef économiste de Standard & Poor’s. C’est pourquoi, selon lui, le pire reste à venir.  Des générations d’étudiants en économie ont pourtant appris qu’une forte taxation des plus riches n’augmentait pas les rentrées fiscales, bien au contraire. La fameuse  « Courbe de Laffer » modélise très bien une notion simple : « trop d’impôts tue l’impôt ». Tout à l’air de se passer comme si nos dirigeants qui n’ont pratiquement jamais vécu dans une entreprise, avaient oublié leurs cours d’économie !

Le « bal des banques centrales » vise à s’opposer à la tendance de l’économie puisqu’il consiste à inonder les marchés de liquidités. Nous sommes donc dans une phase de consolidation des marchés pense Andrew Garthwaite du Crédit Suisse. C’est, depuis 2002,  le quatrième plus long  mouvement de hausse boursier sur le marché américain sans avoir connu une correction de 5%.

Etats Unis : les indicateurs économiques s’améliorent

Mitt Romney est ressorti nettement vainqueur de son premier débat télévisé avec Barack Obama. Cela a constitué une surprise pour la majorité des médias européens qui sont systématiquement favorables au candidat démocrate. Trois indicateurs importants sont passés au vert : l’indice ISM manufacturier et l’indice ISM Services en septembre publiés lundi dernier après trois mois de contraction ; le taux de chômage de la population active en recul à 7,8%. Cela n’empêche pas le débat sur l’efficacité du QE3 de se poursuivre.

Après une hausse de 112% depuis le 2 mars 2009, de nombreux investisseurs estiment que le marché va faire une pause en raison des incertitudes des prochaines semaines sur le résultat  des élections présidentielles américaines du 6 novembre prochain et du sort qui sera réservé au fameux « Fiscal Cliff » (=mur de la dette).

Le QE3 ne peut que produire une nouvelle récession, car des taux d’intérêt négatifs permettent de maintenir en vie artificiellement des sociétés non compétitives.  Pour Charles Gave de GaveKal cela encourage surtout les détenteurs de liquidités à investir dans des actifs improductifs comme l’or, l’art ou la terre. Henri de Casties président d’Axa a lui aussi expliqué publiquement cette semaine que le niveau des taux d’intérêt ne permettait plus de valoriser correctement les différentes classes d’actif.

 


Commentaires

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  • Par DEL - 09/10/2012 - 23:20 - Signaler un abus Tout est dit , en effet...

    les pigeons veulent se débarrasser de l'état pour agir sans contrôle à leur seul profit...et le gouvernement a cédé.

  • Par Democrator - 09/10/2012 - 21:41 - Signaler un abus Tout est dit ! Mais...

    Tout est dit :
    " Les marchés ont bien compris qu’il était avant tout destiné à satisfaire la clientèle électorale du PS."
    Mais cependant, il reste à faire comprendre à des millions d'électeurs décérébrés, que c'était bien la seule pensée de Hollande, une fois élu : satisfaire pour assurer le renouvellement de son mandat de Président !
    Il s'avère (si l'on en croit les sondages) qu'une majorité souhaiterait voir Nicolas Sarkozy à l’Élysée, plutôt que François Hollande...
    Ah oui, ça, c'est vraiment étonnant !... et pose deux questions...
    1/ pourquoi ceux qui regrettent un Président efficace ont-ils été
    capable de voter pour un "imposteur" ?
    2/... mais plus encore : pourquoi venir se plaindre aujourd'hui ?.
    Rappel : "" Les marchés ont bien compris qu’il était avant tout destiné à satisfaire la clientèle électorale du PS."
    Fonctionnaires, RSA, pauvres marginaux -pardon : marginalisés- par une droite inique... votez pour moi... Vous en serez récompensés... Le droit de vote, le mariage, l'adoption...
    De quoi redresser effectivement l'économie !
    Mais de quoi être élu !

  • Par zenitude - 09/10/2012 - 18:09 - Signaler un abus je propose un nouveau titre à l'auteur de ce navet hebdomadaire.

    Le combat sanglant entre les méchants talibans de la sévère austérité et les très gentils économistes financiers se poursuit dans l'angoisse générale face à la montée de la violence conjoncturelle.
    cool....

  • Par HdT - 09/10/2012 - 18:00 - Signaler un abus @ Laulau (09/10/2012 17h42)

    Tous les entrepreneurs ne s'appellent pas L'OREAL ou même MICHELIN, la plus grande majorité à vrai dire. Attention de ne pas confondre celui qui risque tout tous les mois et ceux qui naissent avec une cuiller en or entre les dents. Mais sans doute que seuls les entrepreneurs ont conscience de ça, et beaucoup, aiment avoir la certitude de pouvoir signer les chèques de leurs salariés à la fin du mois parce que cela veut dire que pour le moment la clef n'est pas sous la porte.

  • Par Laulau - 09/10/2012 - 17:42 - Signaler un abus Quelle rigolade!

    " Le salarié est sûr d’avoir son chèque à la fin du mois"
    Sauf quand il se retrouve au chômage!
    "l’entrepreneur qui prend le risque de créer une entreprise n’a lui aucune certitude."
    C'est vrai ça, la patronne de Loréal vit dans l'incertitude permanente, et c'est le cas de le dire puisque c'est son papa qui fit fortune dans la teinture pour les cheveux.

  • Par Gégé Foufou - 09/10/2012 - 17:15 - Signaler un abus Il y en a que ces dissertations laissent de marbre

    Par exemple ce sénateur P.S. en plus questeur au Sénat donc chargé du contrôle des dépense de ce machin qui ne sert à rien (dixit le général De Gaulle) a trouvé un moyen de faire sa pelote: les notes de frais de restaurant bidon.
    Il s'agit de M. Jean Marc Pastor qui avait demandé le remboursement de 2 notes de restaurant (qui appartient à sa fille !!!!!) en juin 2011 de 1428€ et 1064 € soit près de 2500€
    Bon il s'est fait gauler comme un beu et a remboursé mais ça aurait pu marcher.
    Au fait ce brave homme est toujours Sénateur.
    Vous pouvez vérifier ww.lemonde.fr/société/article/2011/07/05

  • Par Jean-Francois Morf - 09/10/2012 - 15:50 - Signaler un abus A la fin du Keynésianisme, tout le monde avait un job...

    Puis les riches prix Nobel monétaristes prétendirent que multiplier les frais financiers des entreprises et des supermarchés allait faire baisser les prix à la consommation!
    Ce qui est un pur mensonge, juste destiné à les rendre réellement plus riches, eux.
    A aucun moment ils n'ont réfléchit qu'ils fallait bien transformer les travailleurs en nouveaux pauvres pour que les monétaristes deviennent plus riches!
    Mais les mensonges de l'école de Chicago continuent à être enseignés dans les universités du monde entier!
    A votre avis, si tout le monde avait un vrai job comme juste avant le monétarisme, y aurait-il tant de violence?

  • Par Equilibre - 09/10/2012 - 15:12 - Signaler un abus Sur le taux de chomage des ricains

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=QTYneF0Uvyg
    Cet indice est encore plus pipoté qu'une mobylette de banlieue (expression copyright Jovanovic).

  • Par ZOEDUBATO - 09/10/2012 - 14:34 - Signaler un abus Le vrai combat est entre ceux qui vivent des impôts et ceux qui

    ont du mal a bouclé les fin de mois pour payer ces impôts
    Les syndicats voyous sont directement responsables d’un bon tiers de la dette et de la moitié du chômage.
    En bafouant les principes d’humanisme, d’égalité et de justice sociale ils ont mis en œuvre, par la violence d’un pouvoir de nuisance illégale, les barbaries sociales, humaines et économiques suivantes :
    Pour le secteur Public : Pas de prise en compte de l’aspect comptable : la dépense irresponsable et non contrôlée et le personnel à statuts a été exempté de participer à l’effort national et de prendre en compte des besoins réels du pays et les services supplémentaires
    Pour le secteur Social : pas d’économies structurelles ni de contrôles d’ayant droit, la fraude annuelle réelle serait du même ordre de grandeur que le déficit de la Sécurité Sociale
    Pour l’Emploi : Pas de prise en compte du coût du travail et des besoins, les travailleurs subissent tous les jours des plans sociaux du à l’impossibilité d’investir, d’être compétitif et de pouvoir s’adapter aux besoins des consommateurs
    Alors à quand une taxation des Syndicats et du personnel à statut au nom de la justice sociale et d’une juste répartition des efforts

Jean-Jacques Netter

Jean Jacques Netter est vice-président de l’Institut des Libertés, un think tank fondé avec Charles Gave en janvier 2012.

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