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Clément Weill-Raynal, fusillé du "mur des cons" : quand mes collègues m'ont jugé coupable avant même d'avoir été jugé

Clément Weill-Raynal, journaliste à France 3 et auteur de la vidéo montrant "le mur des cons" du Syndicat national de la magistrature, revient sur cette affaire et la manière dont il l'a vécue. Extrait de "Le fusillé du mur des cons" (2/2).

Bonnes feuilles

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Clément Weill-Raynal, fusillé du "mur des cons" : quand mes collègues m'ont jugé coupable avant même d'avoir été jugé

Clément Weill-Raynal, journaliste à France 3 et auteur de la vidéo montrant "le mur des cons" du Syndicat national de la magistrature Crédit DR

Soudain, je me suis senti pris dans la nasse. Il ne me viendrait pas à l’esprit de me comparer très immodestement à Alexandre Soljenitsyne. Mais, toutes proportions gardées, lorsque les ennuis ont commencé pour moi, c’est un souvenir de lecture d’adolescence qui est remonté à ma mémoire : celui de L’Archipel du Goulag. Dans les premières pages, le génial écrivain russe y décrit les mille et une manières d’être arrêté en URSS. Toujours par surprise, au moment où l’on s’y attend le moins. « Chacun de nous est le centre du monde et l’univers se fend en deux lorsqu’on vous jette dans un sifflement : “Vous êtes arrêté !” » Cette chute vers l’inconnu, raconte-t-il, peut se produire n’importe où, la nuit chez vous, au travail ou dans la rue.

Un inconnu vous accoste, à moins qu’il ne s’agisse d’une connaissance, une voiture s’arrête à votre hauteur. L’homme en souriant vous tient des paroles à la fois anodines et sibyllines, il vous invite à monter à bord en vous prenant par le bras tandis qu’un autre, surgi de nulle part, vous interdit toute hésitation. Sans avoir compris ce qu’il se passait, vous vous retrouvez en route pour la Sibérie. Soljenitsyne relate le cas de cette jeune femme hongroise, Irma Mendel, qui s’était débrouillée pour se procurer au Komintern deux billets de parterre pour le Bolchoï, dans les premières rangées. Un commissaire instructeur lui faisait la cour et elle l’invita. Ils passèrent une soirée fort agréable. Après quoi, il l’emmena en voiture… directement à la Loubianka, la prison du KGB située au centre de Moscou, l’antichambre du Goulag. Et chaque fois, la même réaction de peur et d’incompréhension : « Moi je suis arrêté, mais pourquoi ? » Soljenitsyne poursuit : « Question répétée des millions et des millions de fois avant nous et qui n’a jamais reçu de réponse. » Vous êtes simplement coupable, avant même d’avoir été jugé. Mais coupable de quoi ?

En ce qui me concerne, le basculement s’est opéré, mutatis mutandis, autour de la machine à café. Il va de soi qu’on ne m’a pas placé en état d’arrestation, mais d’une certaine façon tout s’est arrêté à ce moment-là. J’ai eu brusquement le sentiment de me retrouver dans une situation étrange et un peu oppressante que je n’avais jamais connue auparavant. Loin de moi la tentation de comparer la rédaction, où je travaille avec bonheur depuis près de trente ans, à une société totalitaire. Il y règne un climat de liberté qui permet à chaque journaliste de travailler comme il le souhaite et, pour peu qu’il s’en donne la peine, de réaliser ses reportages comme il les conçoit. La règle de la neutralité du service public interdit à nos journaux télévisés toute ligne politique. Les journalistes peuvent être de gauche ou de droite, ils le gardent pour eux et, à l’antenne, ne roulent en théorie pour personne. Notre mission est d’informer un vaste public aux opinions forcément très diverses.

Fort heureusement, l’information n’est pas une matière inerte, sans quoi elle serait très ennuyeuse. Elle est faite de polémiques, de débats passionnés et de déclarations enflammées. Ceux que nous interviewons ne sont pas toujours de bonne foi et peuvent avoir quelques arrière-pensées. Mais il existe deux règles simples pour ne pas se faire piéger et ne pas se laisser associer à une campagne de manipulation : rapporter les faits de la manière la plus exacte possible et respecter le principe de l’échange contradictoire. Veiller à donner la parole à toutes les parties mises en cause. L’objectivité absolue n’existe pas. Mieux vaut viser pour principe directeur l’honnêteté intellectuelle et le souci de l’équilibre. Telle est en tout cas ma vision du métier et je crois pouvoir dire que la quasi-totalité des journalistes que je connais la partage.

Aurais-je fait preuve d’une certaine naïveté ? Car les salles de rédaction ne sont pas non plus peuplées de Bisounours. Que certains syndicats de journalistes n’aient pas pour unique objectif la défense bien comprise des intérêts de la profession constitue un secret de Polichinelle. La CGT, en particulier, ne se donne guère la peine de dissimuler le fait qu’elle possède aussi un agenda politique. Or, s’ils se côtoient parfois, le monde politique et celui des journalistes n’obéissent pas au même mode de fonctionnement. Dans le combat politique, l’absence de règles domine : tous les coups sont permis. On peut mentir, trahir, cacher la vérité si elle n’est pas bonne à dire et, s’il le faut, verrouiller l’information pour l’emporter sur son adversaire. On est loin de la véracité des faits et de la confrontation contradictoire propres au journalisme. Le problème survient quand il y a mélange des genres.

C’est donc en fin de journée, à la machine à café, que je me fais accrocher. Le reportage sur le Mur des cons a été validé par la rédaction en chef et sera diffusé à l’antenne dans moins d’une heure. Un confrère s’approche de moi, arborant un air vaguement inquisiteur et un léger sourire narquois. Nous nous connaissons depuis longtemps, nous avons quasiment débuté ensemble à la télé et nous sortons de la même école, le Centre de formation et de perfectionnement des journalistes de Paris. Malgré de sérieuses divergences sur une foule de questions et en dépit des petites piques acides que nous échangeons de temps à autre, nous sommes plutôt en bons termes. « Dis-moi, es-tu au courant de la rumeur qui court sur ton compte ? » me demande-t-il à brûle pourpoint. « Non, de quoi s’agit-il ? » Et mon interlocuteur d’enchaîner : « C’est toi qui aurais tourné les images du Mur des cons… »

Je reste interdit. Au fond de moi-même, je me doutais bien que nos hôtes du Syndicat de la magistrature finiraient par faire le rapprochement et par m’identifier. La veille, sa présidente, Françoise Martres, avait d’ailleurs mis en cause « un journaliste » en l’accusant de « vol ». À vrai dire, je n’avais pas encore réfléchi aux conséquences qui s’ensuivraient si mon rôle était révélé. J’avais agi de manière instinctive, en estimant faire mon devoir. Je choisis donc de nier en haussant les épaules. « C’est quoi cette connerie ? » N’étant pas très bon menteur, je dois avoir l’air déstabilisé. J’imagine que mon interlocuteur s’en rend compte.

« Le cameraman qui t’accompagnait au Syndicat s’est reconnu sur les images. Tu étais donc dans la pièce au moment où elles ont été tournées. Tu n’aurais pas filmé avec ton portable, par hasard ? »

    Je proteste mollement, en cherchant à clore la discussion :

    « C’est peut-être quelqu’un d’autre qui était aussi sur place. De toute façon, je ne vois pas ce que cela change maintenant que les images sont diffusées partout. »

    Mon confrère esquisse une moue sceptique.

    « C’est curieux, tout de même…

    — Quoi, qu’est-ce qui est curieux ? Tu mènes une enquête de police ?

    — Non, bien sûr. Mais on aimerait savoir…

    — Qui ça, “on” ? »

De fait, je ne vais pas tarder à découvrir qui se cache derrière ce « on ». Visiblement satisfait de son interrogatoire préliminaire, mon confrère s’éloigne, son gobelet de café à la main. Je le vois rejoindre à l’autre bout du couloir un cameraman, délégué CGT. Leur rencontre ne semble pas fortuite. Après avoir effectué sa mission exploratoire, mon interlocuteur est allé en faire un fidèle compte rendu au délégué syndical. Or, ce dernier n’est pas un ami. Depuis de nombreuses années, ce cameraman refuse de partir en reportage en ma compagnie. Motif : mes opinions politiques. Je le vois sourire et capte une bribe de paroles : « Cette fois, on va se le faire ! »

Je regagne mon bureau, perplexe. Un peu inquiet, mais pas trop. Je connais la capacité de nuisance de la CGT au sein de la rédaction. J’imagine qu’ils vont peut-être diffuser un tract pour me mettre en cause, agrémenté de cette langue de bois fleurie dont ils conservent jalousement la recette. Ils l’ont déjà fait par le passé et je n’en suis pas mort. J’apprendrai quelques jours plus tard que ce n’est pas le cameraman qui s’est reconnu sur les images. Ce confrère n’y était en fait pour rien – il se trouvait en vacances, loin, à l’étranger, lorsque l’affaire du Mur des cons a éclaté. Contrairement à la rumeur qui a couru dans la rédaction, ce n’est pas lui qui m’aurait « dénoncé » auprès de la direction de la chaîne avant même de venir m’en parler. Ce sont des membres de la CGT qui ont examiné attentivement les images tournées au Syndicat de la magistrature et repéré sa présence sur un plan furtif.

La CGT a-t-elle réalisé cette enquête en coopération avec le Syndicat de la magistrature ? Les juges auraient-ils demandé à des journalistes de les aider à identifier le fauteur de troubles ? Rien ne me permet de l’affirmer, mais ce qui surviendra au cours des jours suivants démontrera la parfaite identité de vue entre les deux organisations syndicales. Les tracts de la CGT et les communiqués du Syndicat de la magistrature martèleront le même mot d’ordre : l’existence du Mur des cons n’aurait jamais dû être révélée, et le fautif est celui qui en a informé l’opinion.

 Pourquoi avoir nié être l’auteur des images alors que tout aurait peut-être pu se régler plus simplement si j’avais tout de suite reconnu les faits ? Tout au long de l’affaire, ce « mensonge » me sera reproché par la CGT et le Syndicat national des journalistes (SNJ) qui y verront le signe de ma duplicité, qui m’accuseront d’on ne sait quelle manipulation et qui, pour cette raison, se sentiront autorisés à lancer à mon encontre une violente campagne médiatique. Ce sont aussi ces dénégations qui justifieront l’ouverture d’une procédure disciplinaire et la sanction dont je ferai l’objet quelques semaines plus tard. Pourquoi avoir caché la vérité ? Il est toujours facile de refaire l’histoire après coup, et j’ignore comment les choses auraient évolué si je m’étais d’emblée dévoilé.

 Disons-le tout net, si j’ai démenti dans un premier temps, ce n’est nullement parce que je me considérais coupable de quoi que ce soit, mais bien parce que je me sentais menacé. L’interrogatoire improvisé que je venais de subir à la machine à café ne m’encourageait guère à me mettre à découvert. Les sourires et les regards malveillants d’un délégué syndical qui avait d’ores et déjà lancé son enquête n’auguraient pas non plus une attitude confraternelle de sa part. Sur ce point, la suite des événements confirmera grandement mes appréhensions.

Extrait de "Le fusillé du mur des cons", Clément Weill-Raynal, (Plon éditions), 2013. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

 
Commentaires

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  • Par guigou - 29/09/2013 - 10:20 - Signaler un abus Quel melon

    Se comparer aux victimes des goulags soviétiques... Je vous trouvais plutôt courageux jusqu'à maintenant, vous sombrez dans le pathétique !

  • Par ZOEDUBATO - 29/09/2013 - 10:21 - Signaler un abus Merci d'avoir démontré qu'il existait encore des journalistes

    non assujetti à l'idéologie dominante et qui préfère la justice, les valeurs éthiques et garder leur dignité et leur honneur plutôt que d'aller à la soupe

  • Par Salaudepatron - 29/09/2013 - 10:25 - Signaler un abus Ce qui est hallucinant dans cette histoire,

    C'est que les magistrats ne considéraient pas ce mur comme illégal ou abusif, ils étaient seulement choqués que son existence soit révélée au grand public ! Ça résume très bien l'intégrité et la déontologie de cette caste tres majoritairement gauchiste, qui s'estime au dessus des lois...

  • Par rbao - 29/09/2013 - 10:47 - Signaler un abus @guigou : il s'agit de la

    @guigou : il s'agit de la méthode, pas des faits. Votre remarque dénote un manque total de subtilité. Cela dit, ce journaliste à commis une erreur : il n'aurait pas dû nier, mais qui sommes nous pour en juger ? Pris au dépourvu il arrive que les réflexes ne soient pas les bons. Mais au fond, en quoi est-ce important en dehors des conséquences qui peuvent être préjudiciables pour lui et que je déplore ? Sur le fond, je lui suis très reconnaissant d'avoir divulgué ces photos parce qu'il est inadmissible que le CSM se soit livré à ce genre de lynchage. Parce que s'en est un ! Un comble pour une justice qui devrait être non partisane. Une forme de procès stalinien. Tiens on retrouve Soljenitsyne ?!

  • Par Lémovice - 29/09/2013 - 11:27 - Signaler un abus @ Mr Weill-Raynal

    Je ne suis pas surprise par votre récit. Je me doutais bien que, seul face à la coalition des deux syndicats, vous aviez dû connaître un choc rude. Le public, lui, associera désormais votre nom à cette affaire. Il vous est reconnaissant de lui avoir permis l'accès à cette information, capitale pour sa compréhension du fonctionnement actuel de la Justice.

  • Par saintu - 29/09/2013 - 12:00 - Signaler un abus @guigou

    Il est reconnu que l'analphabétisme gagne du terrain en France ! Vous en êtes la preuve vivante, car vous ne savez pas lire ! Je cite l'auteur de l'article:"Il ne me viendrait pas à l’esprit de me comparer très immodestement à Alexandre Soljenitsyne Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/clement-weill-raynal-fusille-mur-cons-quand-collegues-m-ont-juge-coupable-avant-meme-avoir-ete-juge-853124.html#YXly6Bm1SpR2u3q8.99". Votre remarque tombe bien à plat ! La prochaine fois, avant de nous faire part de vos élucubrations, faites-vous expliquer le texte de l'article sur lequel vous voulez intervenir ! Cela vous évitera de passer pour un crétin !

  • Par yavekapa - 29/09/2013 - 13:19 - Signaler un abus Et maintenant ?

    Quelqu'un peut-il aller voir si le mur des cons est toujours en place ? S'il s'est étoffé depuis ?

  • Par Ecamstatus - 29/09/2013 - 13:54 - Signaler un abus 2 questions.

    2questions me viennent à l'esprit: 1- la garde des sceaux à-t- elle pris des sanctions à l'égard du SM? 2- des adhérents ont-ils démissionné suite à ces révélations? Y en a bien une troisième encore, mais je ne sais pas si elle est politiquement correcte; la présidente du SM ne s'est elle pas fait claquer la gueule par l'un des cons du mur?

  • Par lamicahoute - 29/09/2013 - 14:02 - Signaler un abus soutien a clément!

    son réflexe est tout à fait normal, sur cette chaine de gauchos, bobos écolos, ringardos! sachant qu elle est noyauté par la cgt journaliste et le snj : 2 syndicats intolérants et anti professionnels! ceci dit les responsables de la chaine, soumis aux dictats de ces pseudo syndicats, ne valent pas mieux! ils sont tous élus par complaisance, et non sur leurs qualité professionnelles. donc clément a réagi de manière professionnelle, tout en connaissant les risques! merci à lui et encore bravo pour son indépendance!

  • Par Phlt1 - 29/09/2013 - 14:18 - Signaler un abus Trop Gentil ce journaliste....

    Il écrit: "La règle de la neutralité du service public interdit à nos journaux télévisés toute ligne politique. Les journalistes peuvent être de gauche ou de droite, ils le gardent pour eux et, à l’antenne, ne roulent en théorie pour personne" J'ai travaillé à FR3 et je n'ai jamais vu autre chose que des journalistes politisés à gauche cherchant à faire systématiquement passer leur idéologie au dessus de la réalité des faits.!. Qu'il s'étonne de ce qui lui arrive me semble totalement naïf. Et c'est pour cela qu'il faut le soutenir. Par ailleurs, ce qu'il décrit sur l'ambiance au moment de son "arrestation" est parfaitement bien transcrit. C'est à FR3 exactement comme en Union Soviétique: plus sectaire ça n'existe pas.!.

  • Par laurentso - 29/09/2013 - 14:58 - Signaler un abus Plaidoyer pro-domo d'un folliculaire

    dépassé par les événements. Il oublie totalement de préciser sa triple faute professionnelle (filmer un local avec son portable tandis qu'il était venu effectuer une interview, mentir à son rédacteur en chef et réaliser un reportage sans dire qu'il est lui-même la source de son propre commentaire, divulguer des images à l'insu de son employeur, via -probablement- son avocat). Le "mur des cons" est une totale stupidité qui aurait pu être dénoncée autrement. Avec sa boulette, ce fameux "mur" a été détruit et aucune poursuite n'est possible, le fameux avocat susmentionné de CW-R s'y casse les dents... E

  • Par anguerrand 1 - 29/09/2013 - 15:50 - Signaler un abus TAUBIRA ou notre démocratie sous controle

    Quelles sanctions après cette publication, aucune sauf pour ceux qui ont fait leur travail, il est la le scandale; Un journaliste doit protéger ses sources et ceux qui attaquent sur ce site sont certainement cette majorité gauchisante qui veut rééduquer le peuple les cons quoi... Comment faire confiance aux magistrats quand la majorité sont des militants censés etre neutres. Bonjour les dégâts quand vous passez entre les mains de ces individus. Imaginez l'inverse, un mur des cons de personnalités de gauche, pourtant il y a une belle liste à établir, l'affaire n'aurait pas été étouffé comme c'est le cas. SOUTIENT à ces professionnels qui relèvent qq peu le niveau des médias

  • Par carredas - 29/09/2013 - 16:20 - Signaler un abus Quand le sage montre la lune...

    C'est un étonnement toujours renouvelé de constater avec quelle constance les représentants de la gauche moralisatrice dépositaires auto-proclamés de LA vérité, détournent le seul problème important, à savoir la partialité idéologique de magistrats chargés de faire appliquer les lois, pour tenter de porter tort à celui qui dénonce et non à ceux qui sont dénoncés...

  • Par JG - 29/09/2013 - 16:36 - Signaler un abus Le comble de l'internaute de mauvaise foi

    Mon "cher" Laurentso Plutôt que de dénoncer cette infamie, vous dénoncez le journaliste qui la met à jour. S'il avait fallu atttendre comme vous le dites "une dénonciation par un autre moyen" (lequel ? Je suis curieux....) , je pense que ce "mur des cons" existerait toujours et que nombre de ceux qui sont des victimes ou des parents de victimes y figureraient encore. Je pense que vous avez votre place dans ce syndicat stalinien et que, en URSS, vous n'auriez très certainement pas été du côté de ceux qui ont soutenu Soljenitsyne,mais plutôt de ceux qui l'ont condamné... Je vous souhaite de tout coeur de n'apparaître sur le "mur des cons" de personne : en France, être sur un "mur des cons" d'un syndicat proche du pouvoir ne conduit au pire qu'à être mal jugé par un petit juge partial du SM ; dans d'autres pays, que les "idiots utiles" comme vous ont glorifié en leur temps, cela vous conduit au poteau ou au goulag.... Profitez de la présence de sites comme Atlantico et de leur liberté de penser dans un sens non politiquement correct, en Chine, à Cuba, en Corée du Nord, au Vietnam, vous n'auriez même par le droit de les regarder....

  • Par prochain - 29/09/2013 - 16:56 - Signaler un abus Laurentso, une Grande Muraille des cons démocratique hein...

    Apportez votre pierre à l'édifice kamarade.

  • Par Enoch - 29/09/2013 - 17:07 - Signaler un abus Actions / reactions

    C'est a cause du mur des cons que naissent des monstres comme Breivik. Lorsque des gens avec du pouvoir se drapent de position ideologique aussi sectaire, ils generent des reactions de grande violence a leur egard. Vouloir imposer une ideologie a la hussarde n'entraine que des reactions de violence.

  • Par Deckard - 29/09/2013 - 17:12 - Signaler un abus Il y a pire que le mur ces

    Il y a pire que le mur ces cons du S.M. Les syndicats de gauche ont tous leurs petits fichiers avec les "adversaires" à abattre. Autre chose, Clément Weill-Raynal a eu affaire à la CGT, heureusement, avec SUD cela aurait été pire... Quant à laurentso, le gauchiste qui n'a jamais autant mérité son qualificatif, il a fait sienne la citation : "quand le sage montre le lune, l'imbécile regarde le doigt". Mais il n'est pas sage...

  • Par laurentso - 29/09/2013 - 17:22 - Signaler un abus Marrant de se faire insulter

    par la volaille frontiste. Qui ne sait même pas lire, d'ailleurs, puisqu'elle me prête des idées que je n'ai pas. Vieille technique des trolls fachos qui pullulent sur ce site; Bon, autre chose. D.W-R accuse la CGT de tous les maux et en particulier d'avoir écrit dans des tracs : "l’existence du Mur des cons n’aurait jamais dû être révélée, et le fautif est celui qui en a informé l’opinion." Aucune sympathie a priori pour la CGT, mais il m'étonnerait fort que des journalistes expliquent qu'une information ne doit pas être divulguée. Cela a été dit par d'autres (en particulier des syndicats de magistrats) mais pas par des journalistes. L'auteur a des preuves de ce qu'il avance ? J'aimerais bien que ce monsieur qui rédige beaucoup avec des phrases interrogatives (on reconnait la patte de Goldnadel) apporte des preuves de tout ce qu'il raconte.

  • Par yavekapa - 29/09/2013 - 17:59 - Signaler un abus Attention

    Du mur des cons au goulag, il n'y a qu'un pas. Cela procède de la même démarche. Prudence pour les années à venir.

  • Par Benvoyons - 29/09/2013 - 18:11 - Signaler un abus laurenso: grand défendeur des Rom et des Robes les deux sont

    profiteurs de la République sans démocratie et notre laurentso en plus travail le dimanche! Putain ton syndicat Marxiste filiale du PS va te voler dans les plumes! Les juges du Mur des Cons ! mais aussi les juges du "Coran"médiatique!

  • Par laurentso - 29/09/2013 - 18:43 - Signaler un abus Merci "Benvoyons" de me donner raison. Merci, vraiment.

    Sinon, étrange phrase du titre à rallonge d'Atlantico : "Quand mes collègues m'ont jugé coupable avant même d'avoir été jugé." Outre qu'elle est visiblement mensongère (quel "jugement" ?), elle est dans un français pour le moins discutable...

  • Par JG - 29/09/2013 - 20:00 - Signaler un abus Toujours la forme plutôt que le fond

    Mon cher Laurentso Je ne manie pas l'insulte,quand au terme "fachiste" il est tellement utilisé pour diaboliser l'adversaire. C'est ce qu'un penseur dont je ne me souviens plus du nom...peut-être Finkelkraut... appelait la "reductio ad hitlerum" : quand on n'est pas d'accord avec l'adversaire, on l'assimile à un fachiste ou à un nazi, qui , par définition, n'a pas la parole et....le débat est clos , facile !! Je ne pense pas vous avoir insulté en vous assimilant à un "idiot utile" expression employée par Lénine pour les intellectuels occidentaux complices actifs ou passifs du communisme soviétique. cela ne vous disqualifie par pour vous exprimer contrairement à la notion de fachiste Je souhaiterais donc que vous répondiez honnêtement aux deux questions suivantes : 1°) Un journaliste est-il dans son rôle quand il met en évidence un événement de type "mur des cons" ? 2°) Est-il normal que des parents de victimes soient considérés comme "cons" uniquement parce qu'ils défendent l'honneur ou la mémoire de leur proche ? Et surtout est-il normal que des juges, censés être impartiaux agissent de manière aussi partiale (je vous rappelle que le SM a ouvertement appelé à voter contre Sarkozy

  • Par laurentso - 29/09/2013 - 20:18 - Signaler un abus @JG

    Je sais de quoi je parle et à qui je m'adresse. Je ne suis "l'idiot utile" de personne, sauf parfois de la meute sur ce site. Et oui, les trolls qui polluent ce site sont des fachos, puisque par ailleurs ils peuvent exprimer des positions visant à détruire toute forme de presse libre. Sur vos questions : 1/ un JOURNALISTE peut publier toutes les informations qu'il veut, à condition de respecter une certaine déontologie. Ce qui n'a pas été le cas ici, D.W-R. le sait très bien. Il en va de la crédibilité d'ensemble des journalistes. 2/ cette question est sans objet me concernant, où donc ais-je défendu "le mur des cons" ? Mon opinion personnelle sur cette histoire n'a strictement aucune importance, mes propos ici se placent sur le strict point de vue du professionnalisme journalistique. Je n'ai rien contre les "lanceurs d'alerte", à condition qu'ils le fassent de manière efficace et pertinente. Le résultat qu'à obtenu CWR, c'est la destruction dudit mur, que personne ou presque n'en parle, et que toute plainte judiciaire semble -a priori-, vouée à l'échec. Bref, CWR a été, pour le coup, l'idiot utile du SM en en faisant la victime d'une machination maladroite...

  • Par zorglubb - 29/09/2013 - 20:22 - Signaler un abus Courage Clément

    Vous êtes un bon journaliste, avec la présence d'esprit d'attraper l'info quand elle se présente et la capacité à diffuser même si c'est politiquement incorrect. Quand il n'y aura plus de journalistes comme vous, ce sera la dictature.

  • Par laurentso - 29/09/2013 - 20:24 - Signaler un abus @JG

    Et contrairement à ce que vous écrivez, ce n'est pas "la forme plutôt que le fond", au contraire ! Si vous êtes journaliste et que vous filmez un pédophile en train de faire des avances à un enfant, que vous diffusez les images sans précaution, le pédophile (présumé...) peut vous attaquer en justice et vous faire condamner ! Et la justice sera bien en peine de le poursuivre pour son crime, s'il a détruit toute autre preuve que celle de votre reportage. Car une vidéo n'est pas une preuve juridique. Un troll me rétorquerait qu'en écrivant cela, je défends la pédophilie ; mais vous n'êtes pas un troll, n'est-ce pas ?

  • Par Benvoyons - 29/09/2013 - 20:50 - Signaler un abus laurentso - 29/09/2013 - 20:18 Ton problème est donc ton manque

    d'honnêteté. En effet tu as été d'accord pour l'utilisation d'un bout de film sur Sarkozy en off alors que les journalistes d'FR3 l'ont volé à l'entreprise et fait diffuser par un autre média. Et là miracle toute la gauche été d'accord pour une question de devoir d'information ainsi que par la direction de l'information de FR3 puisque les journalistes n'ont eu aucun soucis. Finalement tu es aussi pourri que les journalistes de gauche que tu défends. Ah! mon Dieu de Caton journalistique. La fourberie quand tu nous tiens!

  • Par JG - 29/09/2013 - 21:21 - Signaler un abus Toujours un problème d'honneteté intellectuelle

    @laurentso 1°) Qu'est ce que la déontologie journalistique selon vous ? Consisterait-elle à se retenir quand on voit une infamie de gauche et à la dénoncer quand elle est de droite ? 2°) Entre la poursuite et la dénonciation d'un pédophile où je rejoins votre raisonnement et la dénonciation d'une dérive syndicaliste , je pense qu'il y a une petite nuance que vous ne semblez pas avoir relevé. 3°) Quant à votre absence d'opinion au sujet du mur de cons, quand on traite quelqu'un de fachiste parce qu'on n'est pas d'accord avec lui, je me permets de douter , la "reductio ad hitlerum" étant un poncif de gauche classique. 4°) Enfin la disparition du "mur des cons" ne me semble pas regrettable in fine...et si CWR n'en avait pas parlé, vous ne pourriez rien en dire puisque les divers victimes du "mur" seraient toujours punaisées dessus et que personne ne serait au courant : vous êtes donc ici particulièrement sophiste dans votre raisonnement ! On se doutait un peu que le SM était particulièrement partial ce qui, pour le coup, est un vrai scandale déontologique : CWR n'en a fait qu'apporter la preuve...Peut être que le SM sera moins extrême gauchiste dans l'avenir....j'en doute fort.

  • Par phil2 - 29/09/2013 - 21:27 - Signaler un abus l'arrogance des syndicats

    « A quelques-uns l’arrogance tient lieu de grandeur ; l’inhumanité de fermeté ; et la fourberie, d’esprit. » Le syndicat, c'est fait pour donner raison à des gens qui ont tort (coluche)

  • Par anguerrand 1 - 29/09/2013 - 23:05 - Signaler un abus Syndicat de la magistrature

    Quand on pense que l'on peut etre jugé par de tels individus soutenu par Taubira et les médias. La gauche veut changer le peuple on est tellement primaire qu'il faut nous rééduquer. SOUTIEN à ces pros qui ont denoncé ce "mur des cons" et HONTE à ces journaleux gauchistes qui dans cette tribune dénoncent la liberté de la presse, la vraies liberté pas la leur.

  • Par Imragen - 29/09/2013 - 23:06 - Signaler un abus @laurentso

    Si je comprends bien vos commentaires, - certains, plutôt à droite peuvent être livrés, sans ménagements, à la vindicte populaire, - pour les autres, à gauche, il faut respecter la procédure et s'assurer qu'elle est respectée. Sur le fond, il me semble que vous semblez croire que le mépris affiché par des juges sur certains justiciables, ce n'est pas grave, tout juste une blague de potache Mais qu'un journaliste, surpris, ose prendre une image de cette "blague de potache" et la diffuse constitue une faute déontologique grave qui mérite une condamnation. C'est une façon de voir que nous sommes de plus en plus nombreux à ne pas partager, sans forcement être "frontistes". Mais c'est plus simple (et classique) de discréditer ceux qui osent penser autrement, encore que vous considérez que nous ne pensons pas ou alors mal.

  • Par Ilmryn - 29/09/2013 - 23:23 - Signaler un abus Il existe encore de vrai journalistes avec une déontologie

    et une morale,. Merci M. Clément Weill-Raynal.

  • Par laurentso - 30/09/2013 - 10:31 - Signaler un abus Indécrotables abrutis

    qui me font dire des propos que je n'ai pas tenus, juste pour se conforter dans leurs certitudes imbéciles. Typiques des trolls dont la nature humaine doit vite se débarrasser.

  • Par laurentso - 30/09/2013 - 10:35 - Signaler un abus non Imragen

    vous ne "comprenez pas bien" mes commentaires ! Où ais-je écris que l'information sur le mur des cons ne devait pas être connue ? Où ais-je écris qu'il fallait faire une différence entre la gauche et la droite sur ce point ? Vous reprenez les commentaires des autres, pas les miens. Par exemple, où ais-je approuvé la divulgation d'une cassette sur les propos "off" de Sarkozy ? Jamais, c'est un abruti qui me fait ce procès d'intention. J'ai consacré un long post à expliquer que je m'en tenais à la déontologie journalistique, laquelle ne tient pas à la nature de l'information que l'on divulgue, mais à la manière dont on la divulgue ! Marre d'écrire que A entraine B et m'entendre répondre que je suis un crétin de ne pas avoir parlé de C et de D...

  • Par Ilmryn - 30/09/2013 - 11:14 - Signaler un abus lautentso et la déontologie youpie

    laurentso: 'J'ai consacré un long post à expliquer que je m'en tenais à la déontologie journalistique, laquelle ne tient pas à la nature de l'information que l'on divulgue, mais à la manière dont on la divulgue !' . Absolument rien dans le code de déontologie (que tu n'as pas lu visiblement) ne mentionne cela. . Il a violé éventuellement son contrat de travail mais a respecté l'essence du code de déontologie journalistique: . "1-Respecter la vérité, quelles qu'en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité"

  • Par Vincennes - 01/10/2013 - 00:32 - Signaler un abus @Ecanstatus......pour répondre à votre interrogation, TAUBI RAT

    est incapable de faire quoique ce soit à commencer contre ce "mur des cons", puisque qu'elle a besoin de toute cette clique pour "faire la pluie et le beau temps" comme, elle s'est permis d'embaucher son mec comme Chef de son Cabinet, alors qu'il est Avocat à la Cour de cassation et au Conseil d'Etat!!! beau mélange des genres/ conflits d'intérêts et fuites qui n'arrêtent pas de fuiter!!!

  • Par Vincennes - 01/10/2013 - 00:32 - Signaler un abus @Ecanstatus......pour répondre à votre interrogation, TAUBI RAT

    est incapable de faire quoique ce soit à commencer contre ce "mur des cons", puisque qu'elle a besoin de toute cette clique pour "faire la pluie et le beau temps" comme, elle s'est permis d'embaucher son mec comme Chef de son Cabinet, alors qu'il est Avocat à la Cour de cassation et au Conseil d'Etat!!! beau mélange des genres/ conflits d'intérêts et fuites qui n'arrêtent pas de fuiter!!!

  • Par Vincennes - 01/10/2013 - 00:38 - Signaler un abus suite, parti trop vite.... elle s'est, également, permis de

    faire dessaisir la Magistrate en charge du dossier de l'amiante dans lequel était mise Aubry en accusation......pour s'en occuper elle-même!!! Et concernant son fiston......pourquoi n'en entend t'on plus parler??? pas plus, d'ailleurs, que de celui de Pimprenelle Tourelle? Elle est BELLE leur TRANSPARENCE!!!

  • Par Vincennes - 01/10/2013 - 00:47 - Signaler un abus Et pour toutes ces raisons, remercions des Journalistes comme

    Clément WEILL RAYNALD qui ont le courage de nous informer mais qui, malheureusement, ne sont pas assez nombreux sur les chaines publiques complètement inféodés au PS et verrouillés par un Présigland, roi de l'esquisse, entêté, inapte à la fonction, incompétent et j'en passe car la liste est trop longue Ecrivons en masse à R.PFLIMLIN - France TV - afin que soit établi la pluralité des Journalistes droite/gauche plutôt de toujours voir les mêmes tronches genre Calvi qu'on nous impose sur la 5 et comme si cela n'était pas assez sur la 2 !!! ras le bol de ces mandarins qui envahissent les plateaux et les ondes

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Clément Weill-Raynal

Clément Weill-Raynal  est un journaliste de France 3. Il est l'auteur de la vidéo du "mur des cons" filmée au siège du Syndicat de la magistrature.

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