Zone franche
HEC, INSEAD, ESCP, meilleures formations d'Europe pour gagner beaucoup d'argent rapidement
Les meilleures écoles de commerce et de management d'Europe sont françaises. Mais quel est donc le secret de leur réussite ?

Le classement annuel des écoles de management du Financial Times : la France en tête Crédit DR
Croyez-le ou non, la France compte quelques unes des meilleures écoles de commerce et de management d'Europe (et carrément du monde pour certaines d'entre elles) !
Année après année, le classement du Financial Times, qui est un peu l'équivalent thématique du classement de Shanghai pour les universités ― vous savez bien, celui où nous sommes régulièrement humiliés ―, assure que HEC, l'INSEAD, l'ESSEC ou l'ESCP font la course en tête et laissent littéralement sur place leurs homologues des pays voisins...
C'est bien simple : s'il y avait un championnat d'Europe des business schools modelé sur celui du foot, la France serait l'Espagne et l'Angleterre serait, hum, l'Angleterre, ce pays étant à peu près aussi bien pourvu que le nôtre en centres de formation de porteurs d'attaché-cases en croco.
Le truc c'est que l’Angleterre, on s'y attend un peu, à les trouver là. Business school, attaché-case, c'est bien de l'anglais, non ? Bon OK, attaché-case, en fait, c'est du franglais mais vous voyez ce que je veux dire, ne jouez pas au plus malin...
Donc la France possède quelques une des meilleures écoles de commerce de la planète et même les deux premières toutes catégories pour le Vieux-Continent. Ah, ils font moins les malins, les Allemands, dont la star du genre, WHU, pointe timidement à la 20e place, à égalité avec l'EM Lyon, une école dont il faut pourtant vraiment être du sérail pour avoir entendu parler (ou être de Lyon, d'accord)...
Je ne veux pas faire de mauvais esprit, ou plutôt oui, je tiens absolument à en faire, mais il y a tout de même quelque chose d’un poil ironique à former des cadres sup de première division avant de les envoyer bosser dans des entreprises de second ordre. A moins bien entendu qu'ils n’imitent leurs cousins des centres de formation du foot et, diplôme en poche, se dépêchent de filer dans les pays où le talent managérial est davantage en demande...
Car enfin, si la France et l'Angleterre avaient vraiment les meilleurs managers du monde et les Allemands les pires, Peugeot s'appellerait Porsche et Rover Mercedes, non ?
Le truc, c’est qu’alors que l’on classe les universités sur la base de la qualité de leur recherche, leur densité de prix Nobel au mètre carré ou le nombre de publications de leurs ouailles dans les grandes revues scientifiques, c’est le salaire des diplômés et la rapidité de sa progression qui fait vibrer le jury du Financial Times. Ce qui, pour résumer, signifie qu’une business school haut de gamme est une business school qui fait gagner un maximum de pognon à ses élèves. Un MBA de l’INSEAD de Fontainebleau, par exemple, c’est 147 000 dollars par an dès la première année de boulot, par exemple.
A côté d’un doctorat en biologie marine de l’université de Bretagne occidentale (le smic, parfois moins), c’est sûr, ça en jette.
C'est bien le moins, direz-vous, compte tenu des frais de scolarité maousses qu’elles exigent en en contrepartie mais ça refroidit tout de même un peu question bénéfice pour le pays qui les héberge, ces top-écoles. Bah, pourquoi bouder son plaisir : nous avions déjà le plus grand nombre de millionnaires d’Europe, n'étions pas trop mal placés dans le classement Forbes des plus grandes fortunes mondiales et, en cette période où les raisons de chanter cocorico se font rares, c’est toujours ça de pris. Allez, je me ressers un peu de caviar...
Hugues Serraf
Hugues Serraf est journaliste, écrivain et blogueur.
Aujourd'hui, éditorialiste à Atlantico, il est l'auteur de Petites exceptions françaises (Albin Michel, 2008) et de L'anti-manuel du cycliste urbain (Berg International, 2010).


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C'est navrant de constater que l'ironie bien pesée de l'article a échappé aux forumeurs. Comme c'est souvent le cas d'ailleurs.
Ceci dit, puisqu'on est sur un site de droite et libérale, il est clair que critiquer ceux qui investissent dans une formation de haut niveau pour gagner "égoïstement" un max de fric pour fourguer n'importe quoi à n'importe qui qui peut et veut payer, ça fait tache
Et moi qui m'était laissé conter qu' il existait des libéraux de gauche , dont M Serraf en faisait partie....
Après comment se définir "progressiste" en s'asseyant sur le partage des richesses produites
Vous soutenez sans doute l'expression;
"Plus les riches mangent gras
Plus les miettes sont grosses"
Au fil de vos billets, je ne trouve ,hélas , que enfumage et propagande
l'INSEAD c'est 15% d'étudiants Francais; une fois diplômés, les Indiens, Chinois ou Américains retournent dans leurs pays à salaires très généreux. De + des héritiers d'empires industriels passent par ce MBA. Ces 2 phénomenes concourent à élever la moyenne des salaires, masquant les disparités. Je suis entrepreneur, bien loin des 147 KE. Excellente formation cela dit; étudiants brillants.
Devenir un gros c.. de c..descendant, arrogant, sourire colgate, qui sait vendre sa maman même si elle a la sclérose en plaques et qui fait du caca qui sent bon... çà ne fait que s'y perfectionner dans ces écoles, en général ils ont commencé avant avec l'éducation... par des parents c..patibles, c'est une question de winning attitude, cet argent est nécessaire, il faut bien compenser la c..nerie.
147 000 euros dès la première année?? C'est une honte. Mais votre article l'est encore plus. Alors même que vous oser comparez ces salaires mirobolants avec celui de chercheurs en bio, vous vous félicitez du nombre de millionnaires et de grandes fortunes françaises.
Toujours ce vieux mythe que la bonne santé d'une économie et de son son peuple se jugent à la santé de ses riches. Je suis affligé.