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Les cinq scénarios du Brexit

Un an après le vote du Brexit, les négociations autour de la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne n'ont pas encore débuté. Les Britanniques sont confrontés à cinq scénarios possibles.

Anticipation

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Les cinq scénarios du Brexit

Alors que les négociations avec l’Union européenne vont entrer dans leur phase opérationnelle, le Royaume-Uni est en pleine confusion. La majorité au Parlement est fragile et la ligne de Theresa May contestée à l’intérieur même des rangs conservateurs. Compte tenu de l’ampleur de la tâche et du coût qu’il représente, le hard Brexit est de moins en moins probable. Les partisans du soft relèvent la tête mais ne savent pas encore en dessiner les contours précis : soft Brexit transitoire ou définitif ?

Dans l’union douanière ou dans l’Espace économique européen ? Certains même évoquent un Brexstay… Cette note propose cinq scénarios pour tenter d’y voir plus clair.

Un an après le référendum du 23 juin 2016, le Royaume-Uni est en pleine confusion. Il a fallu une année entière au Premier ministre Theresa May pour définir une stratégie, notifier la décision de son pays de quitter l’Union européenne et entamer les négociations. Elle a voulu conforter sa position par les élections législatives du 8 juin dernier, qui ont tourné au fiasco pour elle. Le nouveau Parlement paraît fragile avec une coalition informelle entre les conservateurs, profondément divisés sur le Brexit, et les Unionistes nord-irlandais du Democratic Unionist Party (DUP).

Les négociations commencent cet été. Mais se prolongeront-elles longtemps avec Theresa May et, donc, selon sa ligne ? Les agents économiques se mobilisent pour l’infléchir. Les premiers signes d’un ralentissement sont là. Ils contribuent, avec une série noire – quatre attentats terroristes et un incendie particulièrement tragique – à inquiéter l’opinion.

Pour l’orientation que le pays pourrait prendre avec l’Union européenne, tout paraît possible : le hard Brexit, peu probable désormais mais qui reste l’objectif affiché de Theresa May, le soft Brexit, sous une forme entièrement à déterminer, voire même le Brexstay…

Difficile de savoir dans quel sens va tourner la politique britannique dans les prochains mois et quels résultats vont donner les négociations avec l’Union européenne. Au prisme des cinq principaux dossiers de la négociation (solde des comptes, « Great Repeal Bill », future relation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, liberté de circulation et frontière irlandaise), cette note propose cinq scénarios pour tenter d’y voir plus clair.

Le tableau ci-dessous présente les hypothèses « pures » sur lesquelles sont fondés ces scénarios : hard Brexit, soft Brexit dans l’union douanière, soft Brexit dans l’Espace économique européen, Brexstay et No Deal. Attention, comme on va le voir, certains scénarios que nous avançons peuvent combiner plusieurs hypothèses se succédant l’une après l’autre…

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Cet article a été publié initialement sur le site de l'Institut Thomas More. 

 
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  • Par vangog - 16/07/2017 - 10:44 - Signaler un abus Vous avez oublié un soft-Brexit au sein de l'AELE...

    la Suisse a réussi à négocier cette position indépendante au sein de l'espace européen, en s'appuyant sur ses référendums populaires, notamment celui de 2014 fixant des plafonds d'immigration...elle profite du libre échange économique, seul vrai atout de l'Union, et évite les délires mondialistes de la libre circulation des migrants et autres terroristes...évidemment, cela ne plait pas aux immigrationnisteq névrotiques qui hantent les couloirs de Bruxelles et ceux-ci ont tout fait pour torpiller l'accord-cadre qui prévoit un statut évolutif entre Suisse et UE. la GB se dirige vers un tel accord-cadre, qui permet d'éviter les défauts majeurs de l'UE, tout en profitant de son seul avantage économique. Notons que si l'accord-cadre prévoit le maintien d'une circulation relative de capitaux, la City pourra rester à Londres...La Suisse a ouvert une brèche dans les évolutions majeures de statut, pour les pays qui ne souhaitent profiter que des avantages de l'UE, tout en évitant ses délires mondialistes...mais les analystes comme Coffinier oublient "fortuitement" cette solution de soft-brexit qui remet en cause le mondialisme débile de l'UE. Ceci prouve qu'ils en ont très peur...

  • Par Anouman - 16/07/2017 - 13:29 - Signaler un abus Brexit

    Présenté comme ça ce tableau ne veut strictement rien dire.

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Pierre-Alain Coffinier

Pierre-Alain COFFINIER est un chercheur associé à l’Institut Thomas More, conseiller des Affaires Etrangères et ancien Consul général à Edimbourg.

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