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Chômage : ceux qui ont été détruits, ceux qui n'ont pas encore été inventés... quels sont les emplois qui manquent à l'appel ?

Les chiffres du chômage sont attendus ce mardi soir. Si certains emplois sont condamnés à disparaître, d'autres, auxquels on ne pense pas forcément, vont émerger dans les années à venir.

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Publié le 27 août 2013 - Mis à jour le 28 août 2013
 
En juin, il y avait un record de 3,28 millions d'inscrits à Pôle emploi.

En juin, il y avait un record de 3,28 millions d'inscrits à Pôle emploi. Crédit Reuters

Atlantico : Alors que les chiffres du chômage seront connus ce mardi dans la soirée, le gouvernement a déjà mis en place plusieurs dispositifs pour le contenir. Michel Sapin a par exemple affirmé dans l'émission "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI" que "le cap des 50 000 emplois d'avenir a été franchi", s'estimant confiant pour franchir la barre des 100 000 avant la fin 2013. Mais outre ces dispositifs, quels sont les emplois détruits qui seront recréés par l'économie française ?

Jean-Pierre Corniou L’emploi n’est pas une donnée économique comme les autres. Il touche en effet dans son identité intime chaque famille, chaque individu. L’emploi ouvre la porte d’un revenu, mais aussi d’un statut social et professionnel. Il offre des perspectives de moyen terme à partir desquelles il est possible de construire son projet de vie. C’est pourquoi  la sensibilité aux problèmes d’emploi dépasse largement le cadre de la rationalité économique et il ne faut pas s’en offusquer. Le rôle de l’économie est bien en effet de servir les intérêts des populations et des territoires. Toutefois, nous sommes aussi dans un cadre économique concurrentiel qui pousse les entreprises à traiter l’emploi comme un facteur d’ajustement pour alléger leurs coûts et adapter leur capacité de production à la demande. Or, ce sont les entreprises qui détiennent, in fine, les clefs de l’emploi, quels que soient les mécanismes de soutien publics. Il ne peut exister durablement d’emploi qui ne réponde pas à une logique économique de production de richesse et les chefs d’entreprise qui en sont responsables cherchent à le faire bien, si on écarte les très rares patrons voyous.

Facteur d’équilibre individuel et collectif et en même temps élément clef de la dynamique économique, l’emploi souffre de cette dichotomie car il est devenu un enjeu politique majeur dans un pays qui connait un chômage structurel, facteur endémique de mécontentement social et politique. Tous les gouvernements sont confrontés à cette donnée : comment soutenir l’emploi sans dégrader les autres paramètres macro-économiques, notamment l’équilibre budgétaire, et en respectant les règles internationales et européennes ? Or, si l’emploi se dégrade c’est que comme tous les « vieux pays », la France vit une profonde mutation de son appareil productif qui n’est pas suffisamment compensée par la création d’activités nouvelles.

La désindustrialisation en France a commencé au début des années quatre-vingt. Ce sont 2,2 millions d’emplois industriels qui ont disparu en trente ans. La part de l’industrie dans la valeur ajoutée totale est passée de 20,6% à 10%. Ils répondent à des données structurelles mondiales et à l’évolution de la structure de la demande en Europe. En 2012, c’est 30 000 emplois industriels et 266 usines qui auront disparu. Ce sont des activités dans la pétrochimie, la métallurgie, la mécanique, les sous-traitants automobiles qui ne se reconstitueront pas.

Il est clair également que le niveau d’emploi de certains secteurs n’est conditionné que par la demande interne, elle-même largement liée aux conditions de financement et aux incitations fiscales. C’est le cas de toute l’industrie du bâtiment, qui a perdu plus de 14 000 emplois au premier semestre 2013 à cause de la dépression du marché. Mais c’est une industrie qui répond à des besoins structurels non délocalisables. C’est aussi le cas de l’hôtellerie restauration qui souffre de l’atonie de la demande interne mais en revanche bénéficie de la forte fréquentation étrangère.

Gilles Saint-PaulLa plupart des emplois détruits ne seront pas recréés. On sait qu’au moins 50 % des destructions d’emploi pendant les récessions sont permanentes. Bien qu’une récession soit de nature conjoncturelle, elle tend aussi à accélérer le changement structurel en frappant de façon disproportionnée les secteurs les moins rentables, dont notamment ceux appelés à disparaître. Ainsi, on s’attend globalement à ce que les emplois détruits dans l’industrie ne soient pas recréés mais remplacés par de nouveaux emplois dans le tertiaire. Bien entendu, des activités fortement cycliques comme la construction finiront par repartir. Mais la prochaine phase expansive renforcera les tendances lourdes de l’emploi en France, à savoir la montée des secteurs non échangeables et donc abrités de la concurrence internationale (services à la personne, hôtellerie, etc.) et, pour les biens échangeables, la concentration de l’activité dans un petit nombre de secteurs ou le savoir faire (aéronautique, armement), les effets de marque (mode, luxe), ou le fait de s’appuyer sur une division internationale du travail (grande distribution, automobile peut-être), compensent les problèmes de compétitivité de l’économie française.

Robin Rivaton: Avant toute chose il est bon de rappeler la loi d'Okun. L'économiste américain, Arthur Okun a proposé cette loi en 1962 décrivant une relation linéaire empirique entre le taux de croissance du PIB et la variation du taux de chômage. En dessous d'un certain seuil de croissance, le chômage augmente ; au-dessus de ce seuil, il diminue à élasticité constante. Selon cette loi entre 1990 et 2007, en moyenne, la productivité horaire a augmenté de 1,7% par an, la population active a augmenté de 0,9% par an et la durée du travail a baissé de 0.7% par an. La hausse de la population va prendre fin et la croissance de la productivité se ralentit – ce qui est très néanmoins mauvais pour l'économie mais bon pour l'emploi – ainsi pour que le taux de chômage baisse, il faudrait que l'économie française retrouve une croissance supérieure à 1,50%.

Si l'économie française repart sur ces bases - ce dont on peut raisonnablement douter avant 2015 - un certain nombre d'emplois détruits par la conjoncture devraient normalement être recréés ensuite. Il s'agit notamment de l'intérim dans le BTP et d'emplois à faible valeur ajoutée dans les secteurs des services à la personne ou le tourisme. La reprise peut ainsi être en trompe l'œil. Les Etats-Unis recréent environ 200.000 emplois par mois depuis le début de l'année mais en juin 40% de ces emplois se trouvaient être dans le tourisme et le commerce, et un quart dans la restauration, autant d'emplois à faible valeur ajoutée, de qualité médiocre en ce sens qu'ils offrent des rémunérations très faibles et sont souvent à temps partiel, 26 heures en moyenne pour les emplois dans le tourisme-restauration.

 


Commentaires

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  • Par l'enclume - 27/08/2013 - 22:19 - Signaler un abus Pourquoi pas !

    Salaudepatron - 27/08/2013 - 08:19
    J'ai eu oui dire que certains hôpitaux, viraient les cdd, pour les remplacer par des emplois aidés.
    Elle est pas belle la vie ne hollandie !!!!
    Faites gaffe, les 4.000 euros vont rentrer dans votre CA, si vous faites des bénéfs, ils vont vous en repiquer une partie.
    Je me suis fais piéger, lorsque j'étais artisan.

  • Par la saucisse intello - 27/08/2013 - 17:19 - Signaler un abus @ chacal.........

    Justement, le "métier" se perd. J'ai pensé un moment, pour meubler ma retraite, reprendre une activité à temps partiel ou partagé. J'y ai renoncé, je ne comprends plus ce que je vois, ce que j'entends, je suis un zombie ! Le monde du travail n'est plus fait pour moi, je suis un fossile ! Le personnel, l'encadrement (oui, l'encadrement !), le matériel, je ne comprends plus ce qui se passe ! Et surtout je me demande quelle(s) responsabilité(s) les gens de mon âge portent dans ce désastre dont nous ne saurions totalement nous absoudre.

  • Par la saucisse intello - 27/08/2013 - 17:14 - Signaler un abus @ Salaudepatron.........

    Pour l'intéressement : 100% d'accord avec vous. J'ai participé (début années 80) à la mise en place d'un tel accord dans le groupe qui m'employait alors. Changement RADICAL de mentalité ! Le PDG avait dit "je suis prêt à distribuer de l'argent, à en distribuer beaucoup.........mais il y aura UNE condition : Que les gens se fatiguent !" Résultats au-delà de toute espérance. Et dans une carrière pourtant riche, je considère le fait d'avoir siégé au groupe de travail qui a conçu cet accord comme LA réussite de celle-ci. Sans parler de l'argent que j'ai touché et qui, ajouté à mes participations lorsque j'ai changé d'entreprise m'a permis de payer ma maison en neuf ans au lieu de vingt ! Alors, vous pensez si je vous suis sur ce terrain-là !

  • Par Vinas Veritas - 27/08/2013 - 16:19 - Signaler un abus Le Pôvre

    Gastro : il n'a pas du bien digérer ou digérer tout court le fait que même dans un emploi d'avenir, il faut travailer.
    En entreprise privée, ce n'est pas du tout pareil que de passer 8 heures à la machine à café ou fumer des clopes en regardant les autres s'échiner pour verser leur quota à son salire de remplacement dans le merveilleux monde des collectivités (sur fond) publiques.

  • Par chacal - 27/08/2013 - 14:25 - Signaler un abus @salaudepatron et saucisseintello

    Comme je vous comprends ! Malheureusement vous connaissez des gens dans le gouvernement actuel qui ont votre expérience de l'entreprise ??? Et pourtant ce sont eux qui dirigent notre beau pays et dictent aux entreprises justement ce qu'elles doivent faire....

  • Par jean fume - 27/08/2013 - 13:56 - Signaler un abus @ Salaudepatron

    cocasse la situation !
    Comme j'ai connu ces problèmes de l'embauche, je me délecte.
    "La connerie, c'est maintenant", résume parfaitement.

  • Par prochain - 27/08/2013 - 13:38 - Signaler un abus L'emploi, Le Travail et Le Poste et le chômage déguisé

    Notre Sauveur est en train de "créer" des postes par milliers alléluia!
    Dans les pays du camp saucialiste, les années 80 juste avant la débâcle on a appelé ce genre de "postes garantis à vie" du chômage déguisé.

  • Par un_lecteur - 27/08/2013 - 13:20 - Signaler un abus ouais ouais j'aime bien

    "L'école sous la pression de nouveaux modes de transmission du savoir est menacée. Elle est le système social appelé à être le plus bouleversé dans les années à venir et la reconversion sera lourde pour des personnels pas assez formés à cette révolution en gestation"
    Si je comprends bien, les enseignants auront du mal à suivre une formation.
    J'aime.
    Pour le travail, j'ai l'impression que les tris auteurs de l'article volent trop haut pour voir la réalité. Les Français s'adaptent :
    "Je précise que le démissionnaire, âgé de 25 ans, sans aucune formation, est parti pour bénéficier du chômage pendant 2 ans, comme il avait rechargé ses droits depuis deux qu'il bossait chez moi... Et oui, ça raisonne comme ça les jeunes d'aujourd'hui !"
    Le démissionnaire en question raisonne bien compte tenu du contexte. Il va bénéficier de l'état providence ( en supposant que celui-ci dure encore deux ans), et s'il est un peu courageux il va travailler au noir et aura un bon revenu.
    Eh oui, l'article oublie le travail au noir, qui est en train d'exploser à la vitesse V.
    Et cela change tout.

  • Par Salaudepatron - 27/08/2013 - 12:48 - Signaler un abus Et pour la petite histoire,

    "Mon" Emploi d'Avenir est déjà ce midi en arrêt maladie... Une gastro !
    Contrat signé hier matin...
    Sans commentaires...

  • Par Salaudepatron - 27/08/2013 - 12:36 - Signaler un abus A Saucisse Intello

    Vous m'avez apparemment mal compris :
    Je n'ai recruté qu'un salarié en remplacement de celui démissionnaire, il ne s'agit pas d'un nouvel emploi.
    Je n'ai pas le choix, si je veux que ma boite continue à tourner, j'ai besoin d'opérateurs sur machines. ( Ou alors donnez moi la solution, sachant que certain postes ne sont pas automatisables. )
    Si je ne remplace pas les départs, je n'ai plus qu'à fermer boutique.
    Et pour ce qui est du salaire, il n'est pas plus faible pour l'intéressé, ce sont uniquement les charges qui baissent et un remboursement de l'état qui génère la baisse de 35 %, donc sans incidence pour le salarié.
    Et j'ajoute que je suis totalement d'accord avec vous, pour obtenir du bon boulot, il faut payer les gars correctement... c'est pour ça que j'ai mis en place un intéressement depuis belle lurette. ( Trois mois de salaire en plus les bonnes années ! )

  • Par ledevois - 27/08/2013 - 11:31 - Signaler un abus je suis pas rassuré

    chez pas pourquoi mais j'ai comme une impression que Pierre Gattaz
    c'est fait rouler dans la farine -- en toute franchise je ne vois aucune réforme si petite soit elle qui va dans le bon sens pour baisser les charges des entreprises ,--
    depuis qu'il est élu hollande et le gouvernement ne font que de la com et du mensonge -- Le chef de l’État, aux abois, n’a plus qu’une solution : changer de premier ministre et remanier totalement son gouvernement pour calmer les Français ,

  • Par Vinas Veritas - 27/08/2013 - 11:16 - Signaler un abus Tout est entreprise

    Chaque individu est un entrepreneur qui gère son 'entreprise' comme il l'entend.
    Pour preuve le jeune de 25 ans de Salaud de patron. Pour preuve Salaudde patron.
    Dans la conjoncture actuelle, ils ont tous les é raison de gérer leur entreprise ainsi. et en plus ça accélere l faillite du système. lorsque 100% des adultes auront compris et d'allieront dans un cohésion parfaite pour refaire un nouveau système hors de ces bases pourries, on pourra envisager du positif.

  • Par pratclif - 27/08/2013 - 10:52 - Signaler un abus La Suisse est à moins de 3% de chômage!

    Il faut lire cet article de Pierre Chappaz
    http://bit.ly/180BWiC

  • Par Anguerrand - 27/08/2013 - 10:43 - Signaler un abus Déclin de l'industrie à partir des années 80

    Tiens comme c'est bizarre,juste après l'arrivée de la gauche au pouvoir
    Juste au moment ou ils ont commence à faire du" social" c'est a dire à faire de l'assistance tous azimuts,la retraite à 60 ans au lieu de 65 ,faire des nationalisations,rajouter des vacances,en un mot ou on a expliqué qu'il fallait profiter de la vie et qu'il fallait tout changer.
    Plus tard la gauche revient et ce sont les 35 heures,au moment ou tous les pays se retroussent les manches,nous on prend du bon temps!
    En gros c'est le début de la fin des 30 glorieuses,il n'y a pas de secrets!
    La France peut encore tenter de s'en sortir à condition que de difficiles réformes soient faites,mais la il ne faut pas compter sur Hollande,c'est pas son genre d'être assez courageux pour ça.
    Et la malheureusement je crains le pire,car il lui reste près de 4 ans pour ruiner la France,accueillir toute la misère et la pègre du monde et que Taubirat leurs trouvera toutes les excuses du monde( culture de l'excuse) et le citoyen moyen devra accepter de se faire agresser.

  • Par la saucisse intello - 27/08/2013 - 10:23 - Signaler un abus @ Salaudepatron.........

    A supposer même qu'on vous le livre pour rien et à domicile, aujourd'hui, recruter c'est se mettre la tête sur le billot et fournir la hache ! Et puis dans ma longue carrière, j'ai appris que si l'on veut que les gens produisent, il faut les PAYER. Sur un énorme chantier de génie civil (LGV), nos conducteurs d'engins et de camions (bennes, toupies, etc) faisaient de heures sup et gagnaient trés bien leur vie. Un jour est arrivé un ordre : Plus d'heures sup. Fort bien : Recrutement de personnel en renfort (le chantier, lui, n'attend PAS !), matériel qui change de mains, pannes, casses, aucun suivi (béton collé dans les toupies, réducteurs cassés), pas d'entretien, une hécatombe de machines ! Ah oui, c'est sur, on a économisé sur les heures sup ! Nos salariés titulaires ont pris un énorme coup de ciseau dans leur paye (H.S+primes) avec la démotivation qui a suivi. J'ai présenté en CODIR un magnifique tableau : D'un côté les H.S "économisées", de l'autre les dépenses atelier. Tout le monde était sidéré......à commencer par le boss. Mais ne voulant pas désavouer un connard de "contrôleur de gestion" recruté à prix d'or, le délire a continué. Mais sans moi.

  • Par pemmore - 27/08/2013 - 10:19 - Signaler un abus Un truc qui m'inquiète vraiement,

    c'est l'attaque frontale des "bourgeois" (ceux qui habitent les villes), contre l'agriculture et les terres agricoles(de préférence les meilleures bien sur).
    Hors l'agriculture maintient une certaine activité et crée des emplois nouveaux très techniques (automatisation, robots de traite, approche scientifique des technologies agricoles) il y a aussi l'emergence de nouvelles entreprises agroalimentaires et la pérénité des anciennes.
    Mais s'il n'y a plus de terres agricoles, on fera quoi?
    L'industrie, même électronique est capable de reprendre du poil de la bête, l'industrie Française automobile à commencé à comprendre à l'instar de la dernière clio, ou ds?, qu'il était temps de cesser de fabriquer des voitures abominablement moches.
    Pour l'informatique (vécu chez des proches), il y a un problème gràve, c'est que les enseignants ont moins de compétances que leurs meilleurs élèves.
    Alors comment voulez-vous que nos entreprises ne soient pas obligées de recruter ailleurs.
    Quand aux profs techniques des lycées pro, il feraient bien de passer un an en usine tous les 5 ans pour actualiser leurs connaissances.

  • Par EOLE - 27/08/2013 - 10:09 - Signaler un abus Le petit bout de la lorgnette

    Supposons que toutes les productions de biens et tous les services puissent être automatisés (ce qui n'est plus une rêverie de promeneur solitaire aujourd'hui). Nous poserions-nous le problème principal en terme d'emplois ou de chômage? Bien évidemment non!
    La véritable question est celle de l'optimisation de la valeur ajoutée compatible avec l'optimisation de sa répartition entre les salariés, les capitalistes, les banquiers et, "last but not least", l'Etat.
    Dans l'optique de notre supposition initiale, les salaires représenteraient une très faible masse (très peu d'emplois) et les impôts une masse énorme aux fins de redistribution...
    L'optimum est atteint lorsque l'économie se développe sereinement avec une part suffisante pour inciter les capitaux comme ceux qui restent salariés volontairement, et des revenus aux particuliers qui leur permettent d'acheter les biens et services produits avec un niveau de vie décent. Peu importe d'où viennent ces revenus, peu importe qui est employé...

  • Par halvard - 27/08/2013 - 09:04 - Signaler un abus dictature du salariat

    Emploi ! Emploi ! Emploi et si on pensait en terme d'activité. L'emploi n'est pas une finalité . C'est le travail qui est épanouissant quand on l'a choisi et non pas quand il nous est imposé.
    C'est le disque dur qu'il faut changer ; L'emploi aujourd'hui est un moyen d'asservissement . Libérons nous de ce dogme qui a été pensé pour asservir le plus grand nombre. Redonnons aux hommes le gout de se prendre en charge , le gout de l'indépendance .

  • Par Salaudepatron - 27/08/2013 - 08:19 - Signaler un abus Vive les emplois d'avenir !

    Je viens d'en créer un !
    Non non, rassurez vous, je n'ai créé aucun emploi supplémentaire, j'ai juste suivi les conseils de Pôle Emploi, qui insistait très lourdement pour que je remplace un salarié démissionnaire par un emploi d'avenir.
    Au final, le nouvel embauché va me couter 35 % de moins que le démissionnaire et le nombre de chômeurs en France sera inchangé.
    Je précise que le démissionnaire, âgé de 25 ans, sans aucune formation, est parti pour bénéficier du chômage pendant 2 ans, comme il avait rechargé ses droits depuis deux qu'il bossait chez moi... Et oui, ça raisonne comme ça les jeunes d'aujourd'hui !
    Donc concrètement, l'état va me sponsoriser un salarié que j'aurais de toute façon recruté quand même et tout ça pendant trois ans... merci Flamby !!!
    Cest ce qu'on appelle un bel effet d'aubaine et croyez moi, vu le forcing de Pôle Emploi pour remplir le quota d'emploi d'avenir, exigé par Flamby avant la fin de l'année, je ne suis pas le seul dans mon cas.
    Avec le PS, la connerie, c'est maintenant !!!

Jean-Pierre Corniou Gilles Saint-Paul et Robin Rivaton

Jean-Pierre Corniou est directeur général adjoint du cabinet de conseil Sia Partners. Il est l'auteur de "1,2 milliards d’automobiles, 7 milliards de terriens, la cohabitation est-elle possible ?" (2012).


Gilles Saint-Paul est économiste et professeur à l'université Toulouse I. Il est l'auteur du rapport du Conseil d'analyse économique (CAE) intitulé Immigration, qualifications et marché du travail sur l'impact économique de l'immigration en 2009.


Robin Rivaton est consultant en stratégie dans un cabinet américain. Il est diplômé de l’ESCP Europe et de Sciences Po.

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